20 628 décisions disponibles — page 267/1032
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. B, ressortissant malien, contestant l'arrêté du 15 janvier 2025 par lequel le préfet du Cher lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de trois ans. Le tribunal a annulé cette décision, estimant qu'elle était entachée d'une erreur de droit et d'un défaut de base légale, car le préfet n'a pas suffisamment motivé sa décision au regard des critères prévus par les articles L. 612-6, L. 612-7 et L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté attaqué, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de Mme A B, ressortissante marocaine, contestant l'arrêté du préfet du Finistère du 18 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi, prononçant une interdiction de retour de deux ans et imposant des obligations de présentation. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que les décisions étaient suffisamment motivées et proportionnées, et a confirmé la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. I et autres demandant l'annulation d'un arrêté du 28 novembre 2022 par lequel le maire de Paimpol a accordé un permis d'aménager un lotissement de 5 lots. Après avoir écarté les fins de non-recevoir soulevées par la commune et le pétitionnaire, le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens des requérants, notamment ceux tirés de l'insuffisance du dossier de demande, de la méconnaissance des articles L. 153-11, L. 121-8, L. 111-3, L. 111-6, R. 111-5 et R. 111-27 du code de l'urbanisme, ainsi que de l'absence d'avis de l'architecte des Bâtiments de France. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête et mis à la charge des requérants une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C, qui demandait l'annulation du refus implicite du maire de Le Juch de dresser un procès-verbal d'infraction pour des travaux réalisés sans autorisation d'urbanisme. Le tribunal a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction, car un permis de construire régularisant les travaux litigieux avait été délivré le 4 novembre 2022. En conséquence, la demande de M. C est devenue sans objet. Les dispositions des articles L. 480-1 et L. 481-1 du code de l'urbanisme ont été appliquées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme A B, aide-soignante à l'Établissement Public de Santé Mentale du Finistère Sud, contestant le refus de lui accorder la nouvelle bonification indiciaire (NBI) prévue par le décret n° 96-92 du 31 janvier 1996 pour les agents travaillant auprès de personnes polyhandicapées. La requérante soutenait que les patients de son unité relevaient de cette définition. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que les patients accueillis ne présentaient pas les caractéristiques du polyhandicap telles que définies par l'article D. 312-0-3 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est donc le rejet des conclusions aux fins d'annulation et d'injonction, ainsi que des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté les requêtes de Mme B et autres contestant deux certificats d'urbanisme délivrés par le maire de Plozévet. Le premier, un certificat d'information du 21 juillet 2023, indiquait l'inconstructibilité des parcelles en application de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme (principe d'urbanisation limitée en zone littorale). Le second, un certificat opérationnel du 10 octobre 2023, confirmait la non-réalisabilité d'un projet de lotissement sur le même fondement. Le tribunal a jugé que les décisions étaient légales, la requérante n'ayant pas d'intérêt à agir contre le premier acte et le moyen unique étant infondé pour le second.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. D, de nationalité gabonaise, contestant un arrêté du préfet du Finistère du 5 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et un arrêté d'assignation à résidence du préfet des Côtes-d'Armor. Le tribunal a estimé que la décision était fondée sur le 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que la signature était régulière par délégation, et que la motivation était suffisante. Il a également jugé que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et d'une erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment établis en France.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) d'accorder les conditions matérielles d'accueil à M. A, un demandeur d'asile pakistanais en situation de réexamen. Le tribunal a admis le requérant à l'aide juridictionnelle provisoire. Il a annulé la décision de l'OFII du 13 mars 2025 au motif que l'office n'avait pas procédé à une évaluation préalable de la vulnérabilité du demandeur, comme l'exigent les articles L. 522-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de M. A dans un délai de trois jours.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné deux requêtes de M. A B, l'une contestant des ordres de reversement de trop-perçus émis par l'Établissement public d'insertion de la défense (Epide) et l'autre demandant l'annulation du rejet implicite de sa demande de protection fonctionnelle pour harcèlement moral. S'agissant de la première requête, le tribunal a jugé que, bien que les ordres de reversement ne comportaient pas les mentions des voies et délais de recours, le requérant en avait eu connaissance à des dates précises en 2022 et n'avait saisi le tribunal que le 9 mai 2023, soit au-delà du délai raisonnable d'un an. Par conséquent, la requête n° 2302534 a été rejetée comme irrecevable pour tardiveté, en application du principe de sécurité juridique et des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme et M. D de deux requêtes. La première (n° 2204711) visait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 18 juillet 2022 déclarant d'utilité publique l'acquisition de parcelles pour la conservation du site des "dunes et étangs de Kerouiny" à Trégunc. La seconde (n° 2304479) contestait les arrêtés de cessibilité des 28 avril et 5 octobre 2023 pris pour sa mise en œuvre. Les requérants invoquaient divers moyens, notamment l'irrégularité de l'enquête publique, le défaut d'utilité publique de l'opération et des vices de procédure affectant les arrêtés de cessibilité. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ces demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par la SARL Guillet d’une demande d’annulation du refus implicite de Lannion-Trégor-Communauté de lui communiquer des documents administratifs, notamment les dossiers de demande d’arrêtés de circulation et le cahier des clauses techniques particulières (CCTP) d’un marché de travaux. La juridiction a constaté que la collectivité avait finalement transmis la plupart des documents demandés, rendant la requête sans objet sur ces points. Pour les documents restants, le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, estimant que le délai de recours contentieux n’avait pas couru faute de mention des voies et délais de recours dans la décision de refus implicite. La solution retenue est un non-lieu à statuer sur la majeure partie de la demande, le tribunal appliquant les articles L. 311-1, R. 311-12 et R. 311-13 du code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la SARL Ambulances urgence 29 contestant le refus de l’Agence régionale de santé (ARS) Bretagne d’autoriser la mise en service d’un véhicule de transport sanitaire. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire de la décision, une délégation de signature régulière ayant été accordée. Il a également substitué à la base légale initiale (arrêté du 20 janvier 1987) les dispositions de l’arrêté du 12 décembre 2017 et du code de la santé publique, sans que cela ne modifie le sens de la décision. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, confirmant ainsi le refus d’autorisation.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de la SCI Quimper Kéréon visant à annuler l'arrêté préfectoral du 16 août 2022 déclarant cessibles les terrains nécessaires au projet de requalification de la galerie Kéréon à Quimper. La requérante soulevait une exception d'illégalité de la déclaration d'utilité publique (DUP) du 2 janvier 2020, notamment en raison d'une sous-estimation du coût des acquisitions foncières dans l'appréciation sommaire des dépenses. Le tribunal a écarté ce moyen, jugeant que le montant de 2 814 000 euros, basé sur l'évaluation du pôle d'évaluation domaniale, n'était pas manifestement sous-estimé. La solution s'appuie sur les articles R. 112-4 et R. 112-6 du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. A, un ressortissant soudanais, contestant la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 26 février 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Cette décision était motivée par le dépôt d'une nouvelle demande d'asile sous une identité différente. Le tribunal a admis M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a annulé la décision de l'OFII, estimant que l'administration n'avait pas suffisamment examiné la situation de vulnérabilité de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 522-1 et L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 20 de la directive 2013/33/UE.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du 15 mai 2023 du SHOM le classant au 10e échelon de la deuxième classe des techniciens supérieurs d'études et de fabrications à compter du 1er octobre 2023. M. B soutenait que ses services en tant qu'officier marinier auraient dû être pris en compte pour une nomination au 1er janvier 2023, en application de l'article 25 du décret n° 2009-1388 du 11 novembre 2009. Le tribunal a jugé que la décision attaquée n'était entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation et que les moyens soulevés étaient infondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions à fin d'injonction.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A, technicien supérieur d'études et de fabrications (TSEF) au SHOM, qui contestait son classement au 8ème échelon de la deuxième classe à compter du 1er décembre 2023. La requérante soutenait que la décision méconnaissait l'article 25 du décret n° 2009-1388 du 11 novembre 2009 en ne prenant pas en compte ses services d'officier marinier pour une nomination au 1er janvier 2023. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés étaient infondés, confirmant ainsi la légalité de la décision de classement prise par le SHOM.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. A pour contester le refus implicite du préfet du Finistère de lui délivrer un passeport et une carte nationale d'identité, et demander réparation des préjudices subis. Le tribunal a donné acte du désistement de M. A sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction, le préfet ayant fait droit à sa demande en octobre 2023. Sur les conclusions indemnitaires, le tribunal les a rejetées, estimant que le délai de traitement de la demande (environ quatre mois) n'était pas déraisonnable et qu'aucune faute de l'administration n'était établie, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir tirée de l'absence de décision préalable.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. A, ressortissant angolais, contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil au motif que sa demande d'asile avait été déposée plus de quatre-vingt-dix jours après son arrivée en France. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de l'absence d'évaluation de la vulnérabilité, et de la méconnaissance des articles L. 551-10 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a considéré que la décision était légalement fondée sur les dispositions applicables, sans erreur d'appréciation. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné les requêtes de Mme C B contestant son affectation à l'issue du concours de technicien supérieur d'études et de fabrication (TSEF) du ministère des armées. La requérante soutenait que la procédure de "matching", qui classe ensemble les lauréats des concours externe et interne malgré des épreuves différentes, violait les articles L. 325-36 et L. 325-37 du code général de la fonction publique ainsi que l'arrêté du 15 décembre 2022 fixant le nombre de postes. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la procédure litigieuse n'était pas contraire aux textes applicables, et a donc rejeté les demandes d'annulation et d'injonction.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. B, demandeur d'asile mongol, pour contester le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a annulé cette décision, estimant que l'OFII n'avait pas suffisamment examiné la situation particulière et la vulnérabilité du requérant, en méconnaissance des articles L. 522-1 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue impose à l'OFII de réexaminer la demande de M. B dans un délai de huit jours.