20 628 décisions disponibles — page 321/1032
Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi par Mme A B d’un recours en excès de pouvoir contre une contrainte émise par Pôle emploi (France Travail) le 22 mai 2023, visant à recouvrer un trop-perçu d’allocation de retour à l’emploi (ARE) de 1 818,34 euros. Le tribunal a constaté que le litige portait sur une prestation relevant du régime conventionnel d’assurance chômage, dont le contentieux relève de la compétence du juge judiciaire en application des articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction administrative incompétente.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, qui demandait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties assignée à son épouse décédée pour un bien situé à Lanester. Le tribunal a constaté que M. B n'était pas propriétaire du bien et n'avait pas qualité pour contester cette imposition, seul l'héritier légataire universel étant redevable. Faute de mandat régulier produit dans le délai de recours, la réclamation préalable et la requête ont été jugées manifestement irrecevables sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par une association cultuelle contestant une taxe d’habitation pour 2023. L’administration ayant accordé un dégrèvement total, elle a conclu au non-lieu. Faute pour l’association d’avoir confirmé le maintien de sa requête dans le délai imparti, le président de la 2ème chambre a constaté son désistement sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative. L’ordonnance donne acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C, qui contestait une contrainte émise par France Travail (ex-Pôle emploi) pour le recouvrement d’un trop-perçu d’allocation de solidarité spécifique de 8 243,15 euros. Le juge a estimé que l’activité non salariée de gérant de camping exercée par le requérant depuis 2018, non déclarée, justifiait le trop-perçu, et que l’erreur de plume dans la qualification de l’activité (salariée au lieu de non salariée) était sans incidence. La solution retenue s’appuie sur les articles R. 5411-6, R. 5411-7, R. 5425-1 et R. 5425-2 du code du travail, qui imposent la déclaration de toute activité professionnelle et limitent à trois mois le cumul de l’allocation avec une reprise d’activité.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la société Conditionnement d'eau minérale Guillaume, qui demandait l'annulation d'un ordre de recouvrement de 92 354,69 euros émis par l'Agence de services et de paiement pour un trop-perçu d'allocations d'activité partielle. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'ordre de recouvrement, estimant que les bases de la créance étaient suffisamment détaillées pour permettre à la société de les contester. Il a ensuite examiné le bien-fondé de la créance, en application des articles L. 5122-1 et R. 5122-10 du code du travail, et a conclu que les anomalies constatées lors du contrôle justifiaient le reversement des sommes. La demande de la société a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par le préfet du Morbihan d’un déféré tendant à l’annulation de l’arrêté du 11 août 2022 par lequel le maire de Belz ne s’est pas opposé à une déclaration préalable de détachement d’un lot à bâtir. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l’incompétence du signataire de l’arrêté, une délégation de signature régulière ayant été accordée. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme, après avoir vérifié la conformité du projet avec les dispositions du schéma de cohérence territoriale applicables. En conséquence, la requête du préfet a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé l'élection de Mme C B et Mme D A en tant que conseillères municipales de Kergrist-Moëlou, lors du premier tour des élections partielles du 24 novembre 2024. Saisi par un déféré du préfet des Côtes d'Armor, le tribunal a jugé que, bien qu'elles aient obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés, leur nombre de voix (95 et 99) était inférieur au quart des électeurs inscrits (114), en méconnaissance de l'article L. 253 du code électoral. La solution retenue est l'annulation des élections, conformément à l'article L. 253 du code électoral. La demande reconventionnelle des élues visant à confirmer la position des services préfectoraux sur la validité des délibérations municipales a été rejetée comme irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B A contestant l'arrêté du maire de Ploubazlanec du 25 août 2022 qui s'opposait à sa déclaration préalable pour des aménagements sur une terrasse. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que l'arrêté mentionnait précisément les motifs de refus fondés sur l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et l'article UB 11 du plan local d'urbanisme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le tribunal ayant jugé que la décision était légalement justifiée.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, qui contestait une mise en demeure de payer la taxe annuelle sur les engins maritimes à usage personnel pour 2024. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit l'acte attaqué ni justifié avoir préalablement saisi l'administration d'une réclamation, comme l'exigent les articles R. 412-1 du code de justice administrative et L. 281 du livre des procédures fiscales. Malgré une invitation du tribunal à régulariser sa demande, M. A n'a pas fourni les documents requis dans le délai imparti.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B A, qui visait à déposer une plainte contre l'ex-directeur du cercle des officiers mariniers de Brest "Océan". La juridiction a estimé que cette requête, tendant à signaler une infraction pénale, ne relevait manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 2ème chambre a donc rejeté la demande comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Manche du 19 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que, la Géorgie étant un pays d'origine sûr, le rejet de sa demande d'asile par l'OFPRA en procédure accélérée avait mis fin à son droit de se maintenir sur le territoire, conformément aux articles L. 611-1, L. 542-2 et L. 531-24 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté le moyen tiré de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute d'éléments probants établissant un risque de mauvais traitements en cas de retour en Géorgie.
Le Tribunal administratif de Rennes rejette la requête de M. C contestant une contrainte de France travail pour le remboursement d’un trop-perçu d’allocation de solidarité spécifique (1 822,67 €). Le juge écarte le moyen de prescription triennale tiré de l’article L. 5422-5 du code du travail, inapplicable à cette allocation, et retient la prescription quinquennale de droit commun (article 2224 du code civil), non acquise. Il estime également que la situation financière du requérant est sans incidence sur le bien-fondé de la créance. La décision est fondée sur les articles L. 5423-7 du code du travail et 2224 du code civil.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet d’Ille-et-Vilaine de faire droit à sa demande de regroupement familial pour son épouse et son fils mineur. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant a été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, mais n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 24 janvier 2025, le président de la 2ème chambre a constaté le désistement d’office de M. A et lui en a donné acte, conformément à l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet d'Ille-et-Vilaine de le convoquer pour le renouvellement de son titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge constate que M. A a déjà bénéficié d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 17 janvier 2025, laquelle lui permettait de justifier de la régularité de son séjour et d'exercer ses droits. La demande est rejetée car elle ne présente pas un caractère d'urgence suffisant au sens des dispositions applicables.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de refus était compétente et motivée par le dépôt tardif de la demande d'asile, sans motif légitime, conformément aux articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, qui demandait la décharge de la taxe annuelle sur les engins maritimes à usage personnel pour son bateau "Amarox III" au titre des années 2022 à 2024. Le juge a considéré que les moyens invoqués par le requérant, tirés de sa situation professionnelle et financière précaire, étaient inopérants pour contester le bien-fondé de la taxe. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme ne comportant que des moyens inopérants. La décision s'appuie sur les dispositions du code des impositions sur les biens et services, notamment l'article L. 423-14 fixant le fait générateur de la taxe au 1er janvier de chaque année.
Cette décision du Tribunal Administratif de Rennes concerne un recours en excès de pouvoir formé par Mme B contre une contrainte émise par France travail (ex-Pôle emploi) pour le recouvrement d’un indu d’allocation de solidarité spécifique de 11 296,31 euros pour la période d’octobre 2018 à juillet 2021. Le tribunal rejette la fin de non-recevoir soulevée par France travail, estimant que la requête, bien que succincte, expose un moyen en contestant le bien-fondé de la créance. Sur le fond, il rappelle que le bénéfice de l’allocation de solidarité spécifique est compatible avec une activité non salariée uniquement pendant la durée de l’aide à la création ou reprise d’entreprise, soit un an. Mme B n’ayant pas déclaré sa reprise d’activité, le tribunal annule la contrainte.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. A, ressortissant afghan, pour contester le retrait du bénéfice des conditions matérielles d'accueil par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) le 17 août 2023, ainsi que le refus de reprise en charge de sa demande d'asile le 8 septembre 2023. Le tribunal a annulé la décision du 17 août 2023, estimant que l'OFII n'avait pas respecté la procédure prévue à l'article D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en ne permettant pas à M. A de présenter ses observations préalablement au retrait. En revanche, le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre la décision du 8 septembre 2023, considérant que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte manquait en fait et que les autres moyens étaient infondés. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-16 et D. 551-18 du CESEDA, ainsi que sur les principes généraux du droit administratif relatifs à la procédure contradictoire.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 200 euros en réparation du préjudice subi lors de fouilles intégrales réalisées les 18 et 20 avril 2023 au centre pénitentiaire pour femmes de Rennes. La requérante soutenait que ces fouilles, effectuées à l'issue d'une permission de sortie et d'un séjour en unité de vie familiale, étaient illégales et contraires à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme ainsi qu'aux articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire. Le tribunal a jugé que les fouilles étaient justifiées par les risques pour la sécurité et le bon ordre de l'établissement, conformément aux dispositions applicables, et que le préjudice invoqué n'était pas établi. En conséquence, la demande indemnitaire a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du préfet du Morbihan refusant le renouvellement de la carte de résident de M. B, ressortissant tunisien. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance de l'intérêt supérieur de l'enfant, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le défaut de doute sérieux suffisant à fonder le rejet. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.