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Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par Mme B C d’un recours en plein contentieux contre la décision implicite de la CAF de La Réunion rejetant sa contestation d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 8 327,79 euros. Le tribunal a jugé que la notification d’indu du 12 juillet 2023 était irrégulière, car elle ne précisait pas la nature, la date et le motif des versements en cause, en méconnaissance des articles R. 262-92-1 du code de l’action sociale et des familles et R. 133-9-2 du code de la sécurité sociale. Il a constaté que les indications fournies étaient insuffisantes et que le montant réclamé ne correspondait pas à la réalité de la dette. En conséquence, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet et accordé la décharge de l’obligation de payer la somme de 8 327,79 euros.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la requête de M. B contestant trois indus de revenu de solidarité active (RSA) et une pénalité administrative, tous liés à la non-déclaration de sa pension militaire. Le tribunal a jugé irrecevable la contestation du premier indu de 4 010,91 euros, car la décision de remise partielle notifiée en janvier 2022 était devenue définitive. Pour l'indu de 7 337,88 euros, il a estimé que la CAF avait correctement appliqué le code de l'action sociale et des familles en incluant la pension dans les ressources, et que la bonne foi de l'intéressé était sans effet sur le bien-fondé de la dette. Enfin, le tribunal a rejeté la demande de remise gracieuse pour ce même indu, considérant que la CAF n'avait pas commis d'erreur d'appréciation compte tenu des revenus réguliers de M. B.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en formation de juge unique (R.222-13), a annulé la contrainte émise par la CAF de La Réunion le 29 décembre 2022 pour le recouvrement d'un indu de 152,45 euros au titre de la prime exceptionnelle de fin d'année 2019. Le tribunal a jugé que la CAF avait remis en cause à tort le droit au RSA de M. C pour les mois de novembre et décembre 2019, son séjour à Mayotte étant médicalement justifié et ne constituant pas une renonciation à résider à La Réunion. En revanche, le tribunal a rejeté les conclusions additionnelles de M. C tendant au versement d'arriérés de RSA et de dommages et intérêts, faute de justifier de sa situation de précarité et de démontrer des fautes de la CAF. La décision se fonde notamment sur le décret n° 2019-1223 du 10 décembre 2019 relatif à la prime exceptionnelle de fin d'année.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par Mme B C d'un recours en plein contentieux contestant des décisions d'indu de revenu de solidarité active (RSA), de prime d'activité et d'aide au logement, notifiées par la CAF de La Réunion, ainsi que la suspension de son RSA. Le tribunal a jugé que les notifications d'indu du 17 décembre 2021 étaient insuffisamment motivées, car elles se bornaient à mentionner une régularisation suite à une enquête sans préciser la nature, la date, le montant des versements en cause et le motif justifiant la récupération, en méconnaissance des articles R. 262-92-1 du code de l'action sociale et des familles et des dispositions équivalentes des codes de la sécurité sociale et de la construction et de l'habitation. En conséquence, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet de la réclamation de Mme C et l'a déchargée de l'obligation de payer les sommes réclamées, tout en enjoignant au département de La Réunion de lui rembourser les sommes déjà recouvrées et de la rétablir dans ses droits au RSA à compter d'octobre 2021.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association Cultures permanentes et autres. Celle-ci contestait la procédure d'attribution d'un marché de maîtrise d'œuvre lancé par le Département de Mayotte, invoquant un défaut d'information sur les motifs de rejet de leur offre en méconnaissance des articles R. 2181-1 et R. 2181-4 du code de la commande publique. Le juge a estimé que le moyen soulevé n'était pas fondé, sans préciser la solution retenue dans l'extrait fourni. Les demandes de suspension, d'annulation de la procédure et de communication de documents ont donc été rejetées.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet de Mayotte du 8 novembre 2024 refusant l'admission au séjour de M. C et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence était satisfaite en raison du risque d'éloignement immédiat du requérant. Il a également retenu que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension a été ordonnée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A visant à suspendre la décision du 2 octobre 2024 par laquelle l'Établissement Public Foncier de La Réunion (EPFR) a exercé son droit de préemption sur un bien immobilier situé à Saint-Paul. La requérante invoquait notamment l'urgence et l'absence de notification régulière de la décision, mais le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui conditionne la suspension à l'existence d'une urgence et d'un moyen sérieux.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A, ressortissant comorien, contestant l'arrêté préfectoral du 15 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour était suffisamment motivé et que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, fondé sur l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE, était inopérant à l'encontre d'une autorité nationale. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, sans qu'il soit fait droit à ses demandes d'annulation, d'injonction ou de frais de justice. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme et la Charte des droits fondamentaux de l'UE.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par l’association syndicale libre (ASL) des Hauts de Lancastel d’une demande d’indemnisation pour les préjudices matériels résultant de l’ouverture de brèches dans un parapet par le département de La Réunion lors de la tempête Berguitta en 2018, ainsi que d’un défaut de conception d’un ouvrage hydraulique. Le tribunal a jugé que le département, en tant que maître d’ouvrage public, est responsable des dommages causés aux tiers, même sans faute, sauf à prouver une faute de la victime ou un cas de force majeure. Il a écarté l’exception de force majeure, estimant que les précipitations, bien qu’exceptionnelles, n’étaient pas imprévisibles dans cette région. La solution retenue engage la responsabilité du département sur le fondement du droit administratif de la responsabilité du fait des ouvrages publics, sans application de textes spécifiques autres que les principes généraux du droit administratif.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la Société réunionnaise du radiotéléphone de quatre requêtes (n°s 2201429, 2201430, 2201431, 2201432) visant à obtenir l'annulation et la décharge d'avis de sommes à payer émis par la commune de Saint-Denis pour le recouvrement de redevances d'occupation du domaine public au titre de l'année 2021 pour quatre antennes-relais. La société requérante contestait notamment la légalité de la délibération du 14 novembre 2009 fixant le barème des tarifs, invoquant l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'absence de corrélation entre le tarif forfaitaire et les avantages retirés par l'occupant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la délibération était inopérant et que les autres moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les principes régissant les redevances d'occupation du domaine public et les dispositions du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la Société réunionnaise du radiotéléphone de quatre requêtes (n° 2201429, 2201430, 2201431, 2201432) visant à contester des avis de sommes à payer émis par la commune de Saint-Denis pour le recouvrement de redevances d'occupation du domaine public au titre de l'année 2021, pour un montant de 9 221,51 euros chacun, concernant l'implantation d'antennes-relais. La société requérante invoquait notamment l'illégalité de la délibération du 14 novembre 2009 fixant le barème des tarifs, en raison de l'incompétence de l'organe auteur et de l'absence de corrélation entre le tarif forfaitaire et les avantages tirés par l'occupant. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la délibération était inopérant et que les autres moyens n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme H, Mme G, M. C, Mme F et du collectif des usagers des jardins de Manapany, qui demandaient l'annulation de la décision implicite de la commune de Saint-Joseph refusant de rouvrir au public l'accès aux parcelles BI 98 et BI 151. Le tribunal a accueilli les fins de non-recevoir soulevées par la commune, estimant que les requérants, en tant que simples habitants ou contribuables, ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisant, et que le collectif ne disposait pas de la capacité juridique pour ester en justice. La solution retenue est donc l'irrecevabilité de la requête, sans examen au fond, sur le fondement des principes généraux de la recevabilité des recours pour excès de pouvoir.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la région Réunion d’une demande d’expulsion de M. B A, qui occupait sans titre depuis plus de vingt ans plusieurs dépendances du domaine public régional du Domaine de Maison-Rouge, classé monument historique et affecté au Musée des arts décoratifs de l’Océan indien. Constatant que l’occupation irrégulière méconnaissait l’article L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques, le tribunal a ordonné l’expulsion de M. A et de tout occupant de son chef sous un mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, avec possibilité de recours à la force publique. Il a également condamné M. A à verser 1 500 euros à la région Réunion au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par les ayants droit de M. A B, décédé, afin d’engager la responsabilité du Centre Hospitalier Ouest Réunion (CHOR) pour un retard de diagnostic de trois mois lors de son hospitalisation. Le tribunal a reconnu une faute du CHOR, mais a estimé que le retard n’était que de deux mois et n’avait causé qu’un préjudice moral d’anxiété, indemnisé à hauteur de 5 000 euros. La demande au titre de la perte de chance de survie a été rejetée, faute de lien direct entre le retard et le décès. Les autres préjudices (perte de gains, préjudice d’agrément, pretium doloris) ont également été écartés, et les demandes des ayants droit pour leurs préjudices propres ont été rejetées ou réduites. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité hospitalière pour faute et les dispositions du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la Société réunionnaise du radiotéléphone (SRR) de quatre requêtes (n°2201429 à 2201432) visant à obtenir l'annulation et la décharge d'avis de sommes à payer émis par la commune de Saint-Denis pour le recouvrement de redevances d'occupation du domaine public au titre de l'année 2021 pour quatre antennes-relais. La société requérante contestait notamment la régularité formelle des titres de recettes et soulevait, par voie d'exception, l'illégalité de la délibération du 14 novembre 2009 fixant le barème des tarifs, en invoquant l'incompétence de l'auteur de l'acte et la méconnaissance des principes de l'article L. 46 du code des postes et des communications électroniques. La commune de Saint-Denis a conclu au rejet des requêtes. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de la SRR, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a mis à sa charge le versement de 3 000 euros à la commune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la requête de la SARL Foncière des Mascareignes demandant l'annulation de l'arrêté préfectoral du 24 février 2022 enregistrant l'installation de la SA Sermental Réunion. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la société requérante ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant, car elle ne détenait aucun droit réel sur les parcelles concernées et n'avait pas démontré l'existence d'une pollution directe. La solution retenue s'appuie sur l'article R. 514-3-1 du code de l'environnement, qui exige un intérêt direct pour les tiers contestant une décision en matière d'installations classées.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la Société réunionnaise du radiotéléphone de quatre requêtes (n°s 2201429, 2201430, 2201431, 2201432) tendant à l'annulation d'avis de sommes à payer émis par la commune de Saint-Denis pour le recouvrement de redevances d'occupation du domaine public au titre de l'année 2021 pour quatre antennes-relais. La société requérante invoquait notamment l'illégalité de la délibération du 14 novembre 2009 fixant le tarif forfaitaire de 6 700 euros par antenne, en raison de l'incompétence de l'organe décisionnaire et de l'absence de corrélation entre le tarif et les avantages retirés par l'occupant. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette délibération était inopérant, car la société, en tant que signataire d'une convention d'occupation, ne peut contester le tarif applicable. Les autres moyens, relatifs à la régularité formelle des titres de recettes et à la compétence de la régie, ont été écartés comme non fondés. En conséquence, le tribunal a rejeté
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la Société réunionnaise du radiotéléphone de quatre requêtes (n°s 2201429, 2201430, 2201431, 2201432) tendant à l'annulation d'avis de sommes à payer émis par la commune de Saint-Denis pour le recouvrement de redevances d'occupation du domaine public au titre de l'année 2021 pour quatre antennes-relais. La société requérante contestait notamment la régularité formelle des titres de recettes et soulevait, par voie d'exception, l'illégalité de la délibération du 14 novembre 2009 fixant le barème des redevances, en invoquant l'incompétence de l'auteur de l'acte et la méconnaissance des principes de tarification des occupations du domaine public. La commune de Saint-Denis a conclu au rejet des requêtes en faisant valoir que le moyen tiré de l'exception d'illégalité était inopérant et que les autres moyens n'étaient pas fondés. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes de la société.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la Société réunionnaise du radiotéléphone de quatre requêtes (n°s 2201429 à 2201432) tendant à l'annulation d'avis de sommes à payer émis par la commune de Saint-Denis pour le recouvrement de redevances d'occupation du domaine public au titre de l'année 2021 pour quatre antennes-relais. La société requérante contestait notamment la légalité de la délibération du 14 novembre 2009 fixant le tarif forfaitaire de 6 700 euros par antenne, invoquant l'incompétence de l'auteur de l'acte et la méconnaissance des principes de l'article L. 46 du code des postes et des communications électroniques. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la délibération était inopérant et que les autres moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code des postes et des communications électroniques.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de deux arrêtés (21 novembre et 27 décembre 2024) plaçant d'office un inspecteur du travail en congé de longue maladie. Le juge a considéré que le retrait du premier arrêté n'étant pas définitif, le recours était dirigé contre les deux décisions. Il a rejeté la requête, estimant qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'erreur de qualification juridique des faits au regard de l'article L. 822-6 du code général de la fonction publique et de l'article 34 du décret n° 86-442, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des arrêtés.