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Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. A, ressortissant comorien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 1er mars 2024 lui refusant un titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, estimant que le préfet n’avait pas commis d’erreur de droit ni d’appréciation. La solution retenue confirme la légalité des décisions contestées.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé l'arrêté du 8 décembre 2023 par lequel le préfet de La Réunion refusait un titre de séjour à Mme A, ressortissante malgache, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son concubinage stable depuis 2015 avec un compatriote titulaire d'une carte de résident, de son ancienneté de séjour depuis 2013 et de l'absence d'attaches familiales à Madagascar. L'annulation est prononcée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés, et l'exécution du jugement implique la délivrance d'un titre de séjour.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B A, ressortissant comorien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le préfet avait légalement pu refuser le titre en raison de l'absence de justification de l'état civil du requérant, les documents produits présentant des incohérences (dates et lieux de naissance contradictoires). Il a appliqué les dispositions de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 47 du code civil, qui permettent de combattre la force probante d'actes d'état civil étrangers en cas d'irrégularité ou de falsification.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la requête de M. B, ressortissant comorien, contestant l'arrêté préfectoral du 17 novembre 2023 lui refusant un titre de séjour pour raison médicale et l'obligeant à quitter le territoire. Le préfet a soulevé une exception de non-lieu à statuer en raison de la délivrance d'une carte de séjour temporaire en cours d'instance, mais le tribunal l'a écartée, estimant que ce titre n'était pas équivalent au titre pluriannuel sollicité. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté, jugeant que le motif de menace à l'ordre public retenu par le préfet était entaché d'erreur d'appréciation, en application des articles L. 425-9 et L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A, qui contestait un permis de construire délivré le 1er mars 2022 à M. C pour une maison d'habitation. La requérante, propriétaire d'une parcelle voisine, a été jugée sans intérêt à agir car son terrain n'est pas immédiatement adjacent à celui du projet, étant séparé par une autre parcelle non bâtie. En application de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, le tribunal a considéré que les nuisances alléguées n'étaient pas suffisamment établies pour affecter directement ses conditions de jouissance. Les demandes de régularisation, d'annulation du permis et d'indemnisation ont donc été déclarées irrecevables.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le rejet implicite de sa demande de retrait d’un titre de perception de 17 000 euros émis en 2018 pour des infractions à la réglementation des installations classées pour la protection de l’environnement. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés par le requérant, notamment l’illégalité de la notification du titre et l’exception d’illégalité de l’arrêté préfectoral du 24 septembre 2018, étaient inopérants ou irrecevables. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. A, incluant sa demande d’injonction et celle fondée sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Les textes appliqués sont le code de l’environnement, le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012, et l’arrêté du 30 juin 1997 relatif aux installations classées.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil municipal de Saint-Louis du 27 octobre 2021, autorisant le maire à préempter plusieurs parcelles. La requérante a ensuite présenté un désistement pur et simple de sa requête, de l’instance et de toutes actions. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné Mme B à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé le permis de construire délivré le 30 décembre 2022 par le maire de Saint-Benoît à M. B pour un hôtel-lodge. Saisi par le préfet, le tribunal a jugé que le dossier de demande était incomplet, car il ne comportait pas d'étude d'impact, requise en application des articles R. 122-2 du code de l'environnement et R. 431-16 du code de l'urbanisme, l'emprise totale du projet (10 550 m²) dépassant le seuil de 10 000 m². Cette omission a faussé l'appréciation de l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
Le Tribunal Administratif de La Réunion annule l'arrêté du 29 août 2022 par lequel le maire des Trois-Bassins ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de M. A pour l'extension d'un bâtiment en zone agricole. Le tribunal retient que le projet méconnaît l'article A1.2 du plan local d'urbanisme (PLU) qui interdit les constructions non nécessaires à l'exploitation agricole, et ne peut bénéficier de la dérogation de l'article A2.2, 6 (extension limitée à 20 m²) car la rehausse dépasse cette surface. De plus, les travaux ne sont pas justifiés comme nécessaires à la préservation du bâtiment ancien, édifié sans autorisation. La solution est fondée sur le code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du 18 février 2022 rejetant sa demande de retrait d'un titre de perception de 130 750 euros. Ce titre faisait suite à des manquements aux prescriptions applicables aux installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE), notamment des activités illégales d'extraction de sable et de non-respect des règles de sécurité. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés par M. A, tirés d'un défaut de motivation et de l'illégalité de l'arrêté du 23 décembre 2020, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le code de l'environnement, le décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012, et l'arrêté du 30 juin 1997 relatif aux ICPE sous la rubrique n°2515.
Le Tribunal administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A, ressortissant comorien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 24 novembre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pendant un an. Le tribunal a estimé que le refus de titre ne méconnaissait ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la durée et des conditions du séjour de l'intéressé. Par voie de conséquence, l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour ont été jugées légales. Les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. D, ressortissant malgache, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant français, condition requise par l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les pièces produites (attestation peu circonstanciée, factures, virements) ont été jugées insuffisantes pour établir cette contribution. Par conséquent, les moyens tirés de la méconnaissance de cet article, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante comorienne, qui demandait une injonction de délivrance d’un titre de séjour sous astreinte. La requérante invoquait l’urgence liée à son impossibilité de travailler pour subvenir aux besoins de ses enfants, ainsi qu’une atteinte à sa vie privée et familiale. Le juge a estimé que les éléments fournis ne démontraient pas une urgence suffisante justifiant une intervention dans les 48 heures, au sens de l’article L. 521-2 du code de justice administrative. Par conséquent, la demande a été rejetée comme manifestement infondée, sans examen de l’atteinte aux libertés fondamentales, sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B épouse C pour suspendre le refus implicite du préfet de La Réunion d'enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet a accordé à l'intéressée la carte de résident sollicitée le 17 décembre 2024, rendant sans objet les conclusions principales de suspension et d'injonction. Le tribunal a constaté ce non-lieu à statuer et a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Il a également condamné l'État à verser 800 euros à son avocat au titre des frais exposés, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, a été saisi par M. B pour suspendre la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour « parent d'enfant français ». Le juge a constaté que la demande, déposée par téléservice, était complète et que l'administration n'avait pas justifié le blocage technique invoqué, rendant le refus implicite contestable. Il a ainsi admis l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision et, compte tenu de la situation précaire du requérant, a ordonné la suspension de l'exécution du refus. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les articles L. 423-7 et L. 423-23 du CESEDA.
Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion du territoire français pris par le préfet de La Réunion à l'encontre de M. A. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'absence de menace grave à l'ordre public, la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et de l'article 3-1 de la CIDE, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La requête est rejetée, y compris les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu la décision implicite du préfet refusant d'enregistrer la demande de titre de séjour de Mme D, ressortissante malgache. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie compte tenu de la situation précaire de la requérante, indispensable au soutien de son époux gravement malade, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité du refus, lequel méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du CESEDA et les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a enjoint au préfet de procéder à l'enregistrement de la demande et de délivrer une autorisation provisoire de séjour.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. B, neurologue libéral, d’une demande d’annulation de la décision du 2 décembre 2021 par laquelle l’Agence Régionale de Santé (ARS) lui avait notifié une interdiction d’exercice pour défaut de présentation des justificatifs vaccinaux requis par la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire. Le tribunal a constaté que la décision attaquée avait été retirée par l’ARS le 27 mai 2022, avant l’introduction de la requête. Par suite, il a prononcé un non-lieu à statuer, la requête étant devenue sans objet.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la demande de M. D, professeur, visant à faire reconnaître comme imputable au service un accident survenu le 3 décembre 2021 suite à un message téléphonique menaçant de sa hiérarchie. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration avait valablement refusé la reconnaissance d'imputabilité au service. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du décret n° 86-442 du 14 mars 1986, notamment ses articles 47-2 et 47-3, relatifs à la procédure de déclaration d'accident de service.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a été saisi par les sociétés VNM Transports et Moutoussamy et Fils pour contester la procédure d'attribution de délégations de service public de transport urbain (lots 1, 2 et 3) organisée par A. Le juge a rejeté la requête, jugeant d'une part irrecevables les conclusions relatives au lot 3, faute d'intérêt à agir des requérantes, et d'autre part non fondés les manquements allégués (défaut d'information, modification du DCE, dénaturation des offres). La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique et du code de justice administrative.