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Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 2 octobre 2024 par laquelle le directeur général du CHU de La Réunion a refusé de verser l'allocation de retour à l'emploi (ARE) à Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la privation de cette allocation plaçant la requérante dans une situation financière précaire. Il a également retenu un doute sérieux sur la légalité de la décision, considérant que Mme B, agent non titulaire dont le contrat à durée déterminée avait pris fin sans refus de renouvellement, était involontairement privée d'emploi au sens de l'article L. 5424-1 du code du travail.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a pris acte du désistement pur et simple de la société SEDRE, qui demandait la condamnation de la commune de Sainte-Marie au titre de clauses contractuelles (garantie d'équilibre financier et financement de travaux). L'ordonnance, rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, constate que rien ne s'oppose à ce désistement et y donne acte. Aucun texte de fond n'est appliqué, la décision se limitant à clore l'instance.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A visant à suspendre la décision implicite du Garde des Sceaux refusant le maintien de la majoration de traitement outre-mer. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, les difficultés financières et les conséquences sur l'état de santé invoquées n'étant pas suffisamment démontrées en l'espèce. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, notamment tirés de l'absence de base légale à la suppression de la majoration en cas d'arrêt maladie, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres conditions de la suspension.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet de La Réunion refusant la délivrance d'une carte de résidente à Mme B, épouse C, ressortissante malgache mariée à un Français. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, faute de preuve de la délivrance effective du titre. Il a jugé la condition d'urgence remplie, la décision contestée plaçant la requérante dans une situation précaire et constituant un refus de renouvellement de titre de séjour. La solution retenue est la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet, en raison d'un doute sérieux sur sa légalité au regard de l'article L. 423-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par M. B, maître de conférences, d'une demande d'injonction visant à publier un message électoral sur le site de l'université avant les élections du 12 décembre 2024. Le juge a constaté que les opérations électorales étaient achevées à la date de son ordonnance, rendant la requête sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer, sans examiner le bien-fondé de l'atteinte alléguée aux libertés fondamentales.
Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’une décision de mutation d’office prise par le président du conseil départemental de La Réunion à l’encontre de Mme A. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, faute pour la requérante d’avoir démontré une atteinte grave et immédiate à sa situation. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B, qui contestait un tableau d'avancement au grade d'adjoint administratif principal de 1ère classe en tant qu'il ne la promouvait pas. La solution retenue est un rejet pour irrecevabilité manifeste, fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Le tribunal a jugé que, le tableau d'avancement ayant un caractère indivisible, les conclusions de l'agent tendant à son annulation partielle étaient irrecevables.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme C, qui contestait un tableau d'avancement au grade d'adjoint administratif principal de 2ème classe en tant qu'il ne la promouvait pas. Le tribunal a rappelé qu'un tableau d'avancement, lorsqu'il fixe un nombre maximum d'agents, est indivisible, et que des conclusions visant à l'annuler partiellement sont irrecevables. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1, 4° du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la SAS Réunion Hard Discount Océan Indien (RHDOI) qui contestait le calcul de sa cotisation foncière des entreprises pour les années 2019, 2020 et 2021. La société, qui supportait la charge de la preuve, n'a pas démontré le caractère exagéré des impositions, notamment en ce qui concerne les surfaces retenues par l'administration pour évaluer la valeur locative de son supermarché. Le tribunal a également jugé irrecevables les conclusions relatives aux intérêts moratoires, faute de litige né et actuel avec le comptable. La décision s'appuie sur les articles 1498 du code général des impôts et R. 194-1 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A, attachée principale, qui contestait son arrêté de révocation pris par le maire de l'Etang-Salé le 17 juillet 2023. La sanction faisait suite à sa condamnation pénale définitive pour recel de prise illégale d'intérêts. Le tribunal a écarté les moyens de procédure, estimant que la communication du dossier avait été régulière et que la composition du conseil de discipline ne révélait pas de partialité. Il a jugé que les faits, établis par l'autorité de la chose jugée au pénal, constituaient une faute disciplinaire grave justifiant la sanction de révocation, sans erreur manifeste d'appréciation ni détournement de pouvoir.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la requête de M. B, professeur affecté à Wallis-et-Futuna, qui demandait réparation pour divers préjudices résultant d'erreurs dans le calcul de ses traitements et indemnités suite à des accidents de service. Le tribunal a partiellement fait droit à sa demande, condamnant l'État à lui verser 6 733,90 euros pour la différence entre le traitement perçu en congé maladie ordinaire et celui dû au titre du congé pour accident de service, en application des dispositions du code général de la fonction publique et de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983. En revanche, les autres chefs de préjudice (indemnité d'éloignement, frais médicaux, préjudice moral, etc.) ont été rejetés, faute de lien de causalité direct ou de justification suffisante. La solution retenue repose sur le principe de la responsabilité pour faute de l'administration, limitée aux seuls manquements établis dans le paiement des traitements.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B, professeur, qui contestait une décision de retenue sur salaire pour service non fait du 1er au 7 juin 2021. La requête a été jugée irrecevable pour tardiveté, car le recours contentieux a été introduit plus de deux mois après la notification de la décision du 8 juin 2021, et le second recours gracieux du 20 octobre 2021 n'a pas interrompu ce délai. Le tribunal a appliqué les articles R.421-1 et R.421-2 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion annule la décision du 15 mars 2022 par laquelle la rectrice de l'académie de La Réunion a refusé de verser à Mme A, professeure, la majoration et l'indexation applicables aux fonctionnaires dans les départements d'outre-mer durant son congé administratif du 22 décembre 2020 au 19 février 2021. Le tribunal estime que Mme A a démontré, par un faisceau d'indices (anciennes cartes d'électeur, livret de famille, contrat de bail, scolarité de son fils né à La Réunion), que le centre de ses intérêts matériels et moraux se situait à La Réunion. En refusant le bénéfice de cette sur-rémunération, la rectrice a fait une inexacte application de l'article 7 du décret n° 96-1026 du 26 novembre 1996. Le tribunal enjoint au recteur de verser les sommes dues.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant comorien, d'une demande de suspension de la décision de refus d'enregistrement de sa demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français (article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile). Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, l'absence de délivrance d'un récépissé autorisant à travailler plaçant le requérant dans une situation financière précaire et entravant son insertion professionnelle. Il a également estimé que le moyen tiré de l'erreur de droit, au regard des articles R. 431-12 et R. 431-14 du même code, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution de la décision de refus d'enregistrement et a enjoint au préfet de La Réunion de procéder à cet enregistrement et de délivrer un récépissé autorisant M. A à travailler, sous astreinte.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande de M. C, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2014 à 2016, d’un montant total de 242 488 euros. Le requérant soutenait notamment pouvoir bénéficier d’une demi-part supplémentaire pour un enfant dont il n’était pas le parent, et contestait la qualification de revenus distribués ainsi que la majoration pour manquement délibéré. Le tribunal a jugé que la charge d’entretien d’un enfant mineur, lorsqu’elle est partagée entre les parents, ouvre droit à une majoration du quotient familial pour chaque parent, mais que M. C ne justifiait pas de la prise en charge de l’enfant concerné. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles 193, 194 et 196 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande de la SARL ADIS, qui contestait des suppléments d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2013 à 2015. La société invoquait la prescription du droit de reprise de l'administration, mais le tribunal a jugé que la notification de la proposition de rectification le 1er décembre 2016 avait valablement interrompu ce délai. Sur le fond, le tribunal a estimé que les provisions pour créance douteuse et le passif injustifié n'étaient pas justifiés, confirmant ainsi les rectifications opérées par l'administration. La décision s'appuie sur les articles L. 169 et L. 189 du livre des procédures fiscales, ainsi que sur l'article 39 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la commune de Saint-Leu d’une requête en annulation d’un arrêté préfectoral du 26 décembre 2023, qui constatait sa carence en matière de logements sociaux et fixait un taux de majoration de 80 % sur la période triennale 2020-2022, sur le fondement de l’article L. 302-9-1 du code de la construction et de l’habitation. La commune contestait également la constitutionnalité du paragraphe III de l’article L. 302-5 du même code, invoquant une atteinte au principe d’égalité. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les moyens soulevés, notamment l’erreur manifeste d’appréciation liée aux contraintes naturelles du territoire, n’étaient pas fondés, et a jugé que la question prioritaire de constitutionnalité était dépourvue de caractère sérieux, refusant ainsi sa transmission au Conseil d’État.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A, adjoint technique territorial, qui contestait son exclusion temporaire de deux ans prononcée par le maire de Sainte-Marie pour des faits d'agression sexuelle. La juridiction a écarté les moyens de légalité externe, jugeant que la convocation au conseil de discipline avait été régulièrement envoyée à l'adresse figurant au dossier et que l'arrêté était bien signé par le maire. Sur le fond, le tribunal a rappelé l'indépendance des procédures disciplinaire et pénale, écartant l'atteinte à la présomption d'innocence, et a estimé que la sanction était proportionnée à la gravité des faits, établis par une condamnation pénale et des témoignages. La décision s'appuie sur les articles L.533-1 du code général de la fonction publique et le décret n° 89-677 du 18 septembre 1989.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande de M. A, chef de service éducatif, qui sollicitait le versement de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) à compter de 2015. La juridiction a considéré que, bien que le requérant intervienne dans des zones couvertes par des contrats locaux de sécurité, il n'établissait pas exercer ses fonctions de manière effective et principale dans un quartier prioritaire de la politique de la ville ou dans le ressort territorial d'un tel contrat, comme l'exige l'annexe du décret du 14 novembre 2001. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal estimant que les conditions d'attribution de la NBI n'étaient pas remplies.
Le Tribunal Administratif de La Réunion annule l'arrêté du 20 septembre 2022 par lequel le président du conseil départemental de La Réunion a radié M. A des cadres pour abandon de poste. La décision est annulée en raison d'une insuffisance de motivation en droit, l'arrêté ne comportant pas les considérations de droit précises exigées par les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Les conclusions indemnitaires de M. A sont rejetées comme irrecevables, faute de demande préalable. Le tribunal enjoint au département de réintégrer M. A et de reconstituer sa carrière.