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Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours en plein contentieux fondé sur le droit au logement opposable, a enjoint au préfet de La Réunion de proposer un logement à Mme A..., reconnue prioritaire le 12 juin 2025, en application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Le juge a constaté que l’administration n’avait pas exécuté son obligation de résultat et que l’urgence persistait. Il a assorti cette injonction d’une astreinte de 1 000 euros par mois de retard à compter du 1er mai 2026, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait d’enjoindre à la CAF de régulariser ses droits à l’aide au logement pour la période antérieure à décembre 2025. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute de retard anormal de l’administration pour statuer sur la réclamation du requérant. La solution retenue est le rejet de la requête, sans examen au fond.
Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant en urgence sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation (CCH), a ordonné au préfet de La Réunion de proposer un logement à Mme B..., reconnue prioritaire et devant être logée d’urgence depuis le 12 juin 2025. Constatant qu’aucune offre concrète n’avait été faite et que l’urgence persistait, le juge a estimé que le relogement devait être ordonné de manière manifeste. Il a assorti cette injonction d’une astreinte de 1 000 euros par mois de retard à compter du 1er mai 2026, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement. La décision s’appuie sur le CCH et la loi n° 2021-1729 du 22 décembre 2021.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, a fait droit à la requête de Mme B... fondée sur le droit au logement opposable. Constatant que la requérante, reconnue prioritaire le 22 mai 2025, n'avait toujours pas reçu d'offre de logement, le juge a ordonné au préfet de La Réunion de lui proposer un logement adapté à ses besoins et capacités. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 1 000 euros par mois de retard à compter du 1er mai 2026, conformément à l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B... contre la décision du 27 décembre 2023 du groupe hospitalier Est Réunion (GHER) prononçant sa radiation des cadres. La requérante contestait cette radiation et demandait à être dispensée du remboursement d'une somme de 46 387,54 euros au titre de son engagement de servir, tout en s'engageant à réintégrer l'établissement à mi-temps thérapeutique. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions relatives à la dispense de remboursement, la décision attaquée ne mettant pas cette somme à sa charge, et celles tendant à une déclaration de droits, une telle demande n'entrant pas dans les prévisions des articles L.77-12-1 et suivants du code de justice administrative. Sur le fond, le tribunal a considéré que la radiation des cadres était légalement intervenue, Mme B... n'ayant pas sollicité le renouvellement de sa disponibilité dans les délais impartis, et a rejeté le moyen tiré du manquement à l'obligation d'information.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours pour excès de pouvoir fondé sur le droit au logement opposable, a enjoint au préfet de La Réunion de proposer un accueil en structure d’hébergement à M. A..., reconnu prioritaire par une décision du 25 septembre 2025. Constatant l’inertie persistante de l’administration et l’urgence de la situation, le juge a fait application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, issu de la loi du 22 décembre 2021, pour ordonner cette mesure par ordonnance. L’injonction est assortie d’une astreinte de 1 000 euros par mois de retard à compter du 1er mai 2026, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
Le Tribunal administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B..., 11ème adjoint au maire de Saint-André, qui contestait l'arrêté municipal du 24 juin 2025 retirant ses délégations de fonctions et de signature. Le tribunal a jugé que cette décision de retrait, fondée sur la perte de confiance du maire en raison de critiques publiques et du non-respect du cadre réglementaire, est une mesure d'organisation du service à caractère réglementaire. À ce titre, elle n'entre pas dans les catégories de décisions devant être motivées en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a également estimé que le maire peut, à tout moment, mettre fin aux délégations consenties à un adjoint, sous réserve que la décision ne soit pas inspirée par un motif étranger à la bonne marche de l'administration communale, ce qui n'était pas établi en l'espèce.
Le Tribunal administratif de La Réunion a annulé la décision de la maire de Saint-Denis d’apposer un drapeau palestinien sur le parvis de l’hôtel de ville, au motif qu’elle portait atteinte au principe de neutralité des services publics. Le juge a estimé que cette action constituait une prise de position politique sur un conflit en cours, incompatible avec l’affichage sur un édifice public, indépendamment de la reconnaissance diplomatique de l’État de Palestine par la France. Il a enjoint à la commune de retirer le drapeau sans délai, sans assortir cette injonction d’une astreinte. La décision s’appuie sur le principe général de neutralité des services publics.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé la décision non formalisée de la présidente de la région Réunion d’apposer un drapeau palestinien sur le parvis de l’hôtel de région. Le tribunal a jugé que cette décision portait une atteinte grave au principe de neutralité des services publics, en exprimant une prise de position politique sur un conflit en cours, ce que ce principe interdit. La circonstance que la reconnaissance de l’État palestinien corresponde à la position diplomatique officielle de la France n’a pas été jugée pertinente pour écarter cette violation. La solution retenue s’appuie sur le principe général de neutralité des services publics, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens soulevés par le préfet.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme C... qui contestait la décision de la Caisse d’allocations familiales lui imposant le remboursement d’un trop-perçu de revenu de solidarité active (RSA) de 4 450,11 euros. La requérante n’avait pas déclaré des revenus d’activité professionnelle pour l’année 2023 et jusqu’en août 2024, ce qui constitue un manquement à ses obligations déclaratives. Le tribunal a estimé que le bien-fondé de l’indu était établi et que Mme C..., qui n’a pas démontré une situation de précarité suffisante, ne pouvait prétendre à une remise de dette. La décision s’appuie sur les articles L. 262-2, R. 262-37 et L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme C... contestant le refus partiel de remise gracieuse d’un indu d’aide personnelle au logement de 2 186 euros. La requérante invoquait sa précarité et une erreur de la CAF, mais le tribunal a constaté que l’indu résultait d’une discordance entre les frais réels déclarés à la CAF et sa déclaration fiscale, sans explication de sa part. En application des articles L. 822-5 et R. 822-3 du code de la construction et de l’habitation, la CAF a régulièrement réintégré la somme dans ses ressources. Le juge a estimé que la situation de précarité de Mme C... ne justifiait pas une remise totale, la remise partielle de 1 093 euros accordée par la CAF étant suffisante.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus partiel de remise de dette d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 766,23 euros. La requérante sollicitait l’annulation de la décision de la caisse d’allocations familiales (CAF) qui lui avait accordé une remise partielle de 383,12 euros. Le tribunal, statuant en plein contentieux, a estimé que la bonne foi de Mme B... n’était pas établie en raison d’une omission déclarative des salaires de son mari, et que sa situation financière ne justifiait pas une remise supplémentaire, la dette étant en voie d’être soldée. La décision s’appuie sur l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la demande de M. D... visant à obtenir l'annulation du refus implicite de remise gracieuse totale de sa dette d'aide personnalisée au logement (APL) et de majoration pour vie autonome. Saisi en plein contentieux, le tribunal a d'abord décliné sa compétence pour le litige relatif à la majoration pour vie autonome, relevant de la compétence du tribunal judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 211-16 du code de la sécurité sociale. Sur le fond, concernant l'APL, le tribunal a rejeté la requête en considérant que la situation de précarité et l'état de santé invoqués par M. D... ne justifiaient pas une remise totale de sa dette, la CAF ayant déjà accordé une remise partielle. La solution s'appuie sur les articles L. 821-1, L. 825-3 et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme C... demandant l'annulation du refus de remise de dette de 860 euros pour un indu de prime d'activité. La magistrate désignée a estimé que la requérante, qui ne contestait pas l'indu, n'établissait pas une situation de précarité suffisante, compte tenu des revenus cumulés du foyer (43 814 euros annuels). La décision s'appuie sur l'article L845-3 du code de la sécurité sociale, qui conditionne la remise de dette à la bonne foi ou à la précarité du débiteur.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A... C... contestant un indu d’allocation de logement sociale (ALS) de 57 euros notifié par la CAF. Le juge a estimé que la décision implicite de rejet de la commission de recours amiable s’était substituée à la décision initiale, rendant inopérant le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de cette dernière. Le tribunal a également écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour le requérant d’avoir demandé la communication des motifs dans le délai légal. La solution s’appuie sur les articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, ainsi que sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation.
Le Tribunal Administratif de La Réunion rejette la requête de Mme D... contestant un indu de RSA et d'ALS de 11 321,86 euros pour la période de septembre 2022 à décembre 2023. La requérante soutenait une simple colocation, mais le tribunal retient, sur la base d'un rapport d'enquête et d'aveux de l'intéressée, l'existence d'une vie de couple (concubinage) avec son colocataire. En application des articles L.262-3 du code de l'action sociale et des familles et L.822-5 du code de la construction et de l'habitation, les ressources du foyer doivent être prises en compte globalement, justifiant l'indu. La solution retenue est le rejet au fond de la requête.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B... contestant le remboursement d’un indu de prestations sociales (RSA, prime d’activité, aide au logement) d’un montant total d’environ 24 629 €, notifié par la CAF suite à un contrôle. La magistrate désignée (formation R222-13) a jugé que les moyens tirés d’un vice de forme de la décision initiale étaient inopérants, la décision sur recours préalable s’y étant substituée. Sur le fond, elle a estimé que l’omission intentionnelle par Mme B... de déclarer les sommes versées par son ex-conjoint constituait une fraude, justifiant le bien-fondé de l’indu au regard des articles L. 822-5 et R. 822-3 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que des dispositions du code de la sécurité sociale et du code de l’action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la SCI JN Villa Gold d’un recours de plein contentieux contestant la taxe foncière mise à sa charge pour 2024. En cours d’instance, l’administration fiscale a accordé le dégrèvement sollicité. Le juge, faisant application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté que la requête était devenue sans objet. Par ordonnance, il a prononcé un non-lieu à statuer.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du ministre de l'intérieur du 21 juillet 2025 invalidant le permis de conduire de M. B... A... pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer l'impossibilité d'utiliser des modes de transport alternatifs pour son activité professionnelle dans le BTP. La requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... contestant la taxe d'habitation mise à sa charge pour 2023. La solution retenue est fondée sur l'irrecevabilité manifeste de la requête, car la réclamation préalable de M. A... auprès de l'administration fiscale, présentée le 30 juillet 2025, était tardive au regard de l'article R. 196-2 du Livre des procédures fiscales. En effet, la taxe ayant été mise en recouvrement en octobre 2023, le délai de réclamation expirait le 31 décembre 2024. Le tribunal a donc fait application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans instruction complémentaire.