5 367 décisions disponibles — page 34/269
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la requête de la SCEA « Chemin L’évêque – Indivision C... F... » contestant le refus de l’ODEADOM de lui accorder l’aide à la production de canne à sucre pour la campagne 2021. La société invoquait notamment un défaut de motivation, une incompétence de l’auteur de l’acte et une erreur de droit. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour la société d’avoir été représentée par un avocat, conformément à l’article R. 431-2 du code de justice administrative, dès lors que ses conclusions tendaient au paiement d’une somme d’argent.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la SCEA « Chemin L’évêque – Indivision D... E... » qui contestait le refus de l’ODEADOM de lui verser l’aide à la production de canne à sucre pour la campagne 2021. La juridiction a jugé la requête irrecevable car la société, qui demandait le paiement d’une somme d’argent, n’était pas représentée par un avocat, en méconnaissance de l’article R. 431-2 du code de justice administrative. Les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et l’erreur de droit, n’ont donc pas été examinés au fond.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A..., ressortissant malgache, contestant l’arrêté préfectoral du 10 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas d’une contribution effective à l’entretien et à l’éducation de son enfant français, condition requise par les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ni l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, compte tenu de l’absence de vie commune avec l’enfant et de la faiblesse des liens familiaux démontrés.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. B... de deux requêtes en excès de pouvoir, l'une contestant le rejet implicite de sa demande de congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) et l'autre le refus d'une contre-expertise. En cours d'instance, le recteur de l'académie a reconnu l'imputabilité au service de la pathologie de l'intéressé par une décision du 22 mai 2025 et a régularisé son traitement. Le tribunal a constaté que ces mesures rendaient les requêtes sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, en application des articles L. 822-21 du code général de la fonction publique et R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé l'arrêté du 7 février 2025 par lequel le préfet de La Réunion obligeait M. B..., ressortissant congolais, à quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur la violation des articles L. 542-1 et L. 611-1, 4° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a considéré que la notification de la décision de rejet de la demande d'asile par l'OFPRA n'était pas établie, privant ainsi le préfet de la possibilité de prendre une obligation de quitter le territoire français.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par Mme A..., ressortissante malgache, d’une requête en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 21 mars 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raison médicale et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante contestait notamment l’appréciation de la disponibilité de son traitement à Madagascar et invoquait une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a examiné le moyen tiré de l’erreur d’appréciation au regard de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en rappelant la charge de la preuve en matière d’avis médical. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’instruction a été clôturée et une injonction potentielle de délivrance d’une autorisation provisoire de séjour a été envisagée.
Le Tribunal Administratif de La Réunion était saisi par la SCEA « Chemin L’évêque – Indivision B... » de demandes d’annulation des refus implicites du préfet de lui verser l’aide à la production de canne à sucre livrée pour 2021, ainsi que des demandes de pièces complémentaires formulées par la DAAF. Le tribunal a constaté que l’aide avait été intégralement versée à la société requérante, rendant sans objet les conclusions principales des requêtes. Il a également jugé que les conclusions dirigées contre les demandes de pièces complémentaires étaient irrecevables, car ces actes étaient préparatoires à une décision relevant de la compétence de l’ODEADOM et non du préfet. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives au versement de l’aide et rejeté le surplus des conclusions comme irrecevables.
Le Tribunal Administratif de La Réunion était saisi par la SCEA « Chemin L’évêque – Indivision B... » de conclusions tendant à l’annulation de demandes de pièces complémentaires et de décisions implicites de refus de versement d’une aide à la production de canne à sucre pour 2021. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'irrecevabilité tiré de ce que la décision de refus de versement de l'aide relève de la compétence de l'Office de développement de l'économie agricole d'outre-mer (ODEADOM) et non du préfet, en application des articles D. 696-1 et suivants du code rural et de la pêche maritime. Par conséquent, les conclusions dirigées contre le préfet étaient irrecevables car elles visaient des actes préparatoires à une décision relevant d'une autre autorité. La solution retenue est donc l'irrecevabilité des requêtes.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par Mme B..., propriétaire d’une parcelle, d’une demande visant à obtenir la dépose de poteaux électriques installés par EDF ou, à titre subsidiaire, une indemnisation. Le tribunal a rappelé que, pour les ouvrages publics, il lui appartient d’apprécier la régularité de l’implantation et, le cas échéant, de concilier les intérêts privés et l’intérêt général. En l’espèce, il a constaté que l’installation des poteaux en 2002-2003 n’était pas justifiée par une déclaration d’utilité publique ou une convention avec le propriétaire, comme l’exigent les articles L. 323-3 et suivants du code de l’énergie et le décret n° 67-886 du 6 octobre 1967. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a examiné l’irrégularité de l’emprise au regard de ces textes.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé la décision du 22 juin 2023 par laquelle le directeur du centre pénitentiaire de Saint-Denis avait refusé de délivrer un permis de visite à Mme A... pour son conjoint incarcéré, M. B.... Le tribunal a jugé que ce refus, motivé par le fait que la requérante était victime des faits reprochés au détenu, était disproportionné au regard du droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. L'administration n'ayant pas démontré que cette mesure était nécessaire pour assurer la sécurité ou le bon ordre de l'établissement, la décision a été annulée sur le fondement de l'article L. 341-7 du code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la SCEA « Chemin L’évêque – Indivision B... » d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté préfectoral n° 1431 du 12 juillet 2023 fixant les conditions de l’aide à la production de canne à sucre pour la campagne 2022-2023. La requérante invoquait notamment l’incompétence négative du préfet, le défaut de base légale, la méconnaissance des principes d’égalité et de clarté de la norme, ainsi que des atteintes aux droits fondamentaux (vie privée, liberté contractuelle, secret des affaires). Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, jugeant que l’arrêté litigieux était légalement fondé sur le décret n° 2011-1927 du 22 décembre 2011 et que les conditions d’éligibilité contestées (numéro SIRET, maîtrise foncière, distinction agriculteur principal/pluriactif) étaient suffisamment précises et justifiées par l’objectif de soutien à la filière canne-sucre. En conséquence, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par une société civile d’exploitation agricole d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 7 septembre 2022 fixant les conditions de l’aide à la production de canne à sucre. La requérante contestait plusieurs conditions d’éligibilité, notamment l’exigence d’un numéro SIRET, de la maîtrise foncière des parcelles et la distinction entre agriculteurs « à titre principal » et « pluriactifs », invoquant des moyens d’incompétence, d’insécurité juridique et de violation du principe d’égalité. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, jugeant que l’arrêté était légalement fondé sur l’habilitation prévue par le décret du 22 décembre 2011 et que les critères contestés étaient suffisamment précis et justifiés par l’objectif de l’aide. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la validité de l’arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante comorienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 24 mai 2024 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, écartant les moyens d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen. Il a également écarté comme inopérant le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu fondé sur l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, cette disposition ne s'appliquant qu'aux institutions de l'Union. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles à fin d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L.551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SAS Les Grands Travaux de l'Océan Indien (LGTOI). La société contestait le rejet de son offre pour les lots n°3 et 4 d'un marché public de construction, estimant que le pouvoir adjudicateur avait dénaturé son offre en la jugeant incomplète. Le juge a rappelé qu'une offre est irrégulière si elle ne respecte pas les exigences du règlement de la consultation, mais qu'une erreur purement matérielle sans conséquence sur le contenu de l'offre ne justifie pas son élimination. En l'espèce, le tribunal a considéré que le document requis (études d'avant-projet sommaire) n'était pas formellement présent dans le sous-dossier prévu, et que sa présence dans un autre fichier ne permettait pas de le considérer comme régulièrement fourni, sans qu'il incombe au pouvoir adjudicateur de le reconstituer. La solution retenue s'appuie sur les articles L.2152-1 et L.2152-2 du code de la commande publique.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A... B... visant à suspendre son expulsion vers les Comores. Le juge a reconnu l’urgence, mais a estimé que l’atteinte à la vie privée et familiale n’était pas grave et manifestement illégale, faute pour le requérant de démontrer contribuer à l’entretien de son enfant français. La solution retenue s’appuie sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de l’association FC PARFIN, qui demandait l’annulation d’une décision de la Ligue réunionnaise de football validant un tirage au sort. Le juge a constaté que la requête était manifestement irrecevable, car l’association n’a pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation. Cette irrecevabilité est fondée sur l’article R. 412-1 du code de justice administrative, qui impose de joindre l’acte contesté. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance, en application du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal administratif de La Réunion a constaté le désistement d’office des requérants, qui demandaient l’annulation d’un arrêté municipal portant transfert d’un permis de construire. Ce désistement est intervenu en application de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, les requérants n’ayant pas confirmé le maintien de leur requête au fond dans le délai d’un mois suivant le rejet de leur demande de suspension par le juge des référés. L’ordonnance donne acte de ce désistement et clôt l’instance.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B... visant l'annulation d'un procès-verbal de conseil d'école. Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable, car elle se bornait à énoncer des critiques générales sur les pratiques locales sans moyen de légalité opérant. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement infondées.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait la décision du préfet de La Réunion du 29 août 2025 classant sans suite sa demande d'acquisition de la nationalité française. Le tribunal a jugé que ce classement, intervenu après le désistement de l'intéressée, ne constituait pas une décision faisant grief et n'était donc pas susceptible d'un recours pour excès de pouvoir. Cette solution est fondée sur l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative et l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L.551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société ICP Roto. Celle-ci contestait la passation du lot n°2 d'un accord-cadre pour l'impression du magazine régional, en invoquant une dénaturation de son offre technique et un défaut de contrôle de l'offre de l'attributaire. Le juge a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la régularité de la procédure de passation menée par la Région Réunion.