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Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la SAS Corsica Sole 19, qui contestait le rejet de son offre dans le cadre d’un appel d’offres pour la construction d’installations solaires photovoltaïques dans les zones non interconnectées. La société soutenait que la décision était entachée d’erreurs de droit et d’appréciation, notamment concernant la validité de son permis de construire et l’interprétation du cahier des charges. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans préciser de textes spécifiques dans le résumé, mais en se basant sur les dispositions du code de l’énergie et du code de justice administrative. La solution retenue est donc le rejet des conclusions à fin d’annulation, d’injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de Mme G B épouse D. La requérante contestait un titre exécutoire émis par le département de La Réunion pour le remboursement de traitements perçus, ainsi qu'un arrêté mettant fin à son congé pour invalidité temporaire imputable au service. Le tribunal a jugé que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables faute de liaison du contentieux et que les moyens soulevés, notamment le défaut de signature du titre exécutoire et l'absence de base de liquidation, n'étaient pas fondés. La solution retenue repose sur l'application des dispositions du code de justice administrative et du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la société Pierre et Bois d’une demande de condamnation de la commune de Sainte-Marie au paiement d’intérêts moratoires et d’une indemnité forfaitaire pour retard de paiement de factures, ainsi que de 300 000 euros en réparation de préjudices liés à ce retard et à l’arrêt du chantier. La société requérante s’est désistée de l’instance par un mémoire enregistré le 6 mars 2025. Le tribunal a pris acte de ce désistement, qui est pur et simple, et a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête. Aucune condamnation au titre des frais de justice n’a été prononcée.
Le Tribunal administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B, professeur, qui contestait le refus implicite du recteur de l'académie de lui accorder la protection fonctionnelle. Le requérant invoquait un vice de procédure, une violation de la loi et un harcèlement moral discriminatoire. Le tribunal a jugé que les éléments présentés par M. B ne permettaient pas de présumer l'existence d'un harcèlement moral, et que l'administration n'avait donc pas méconnu les articles L.134-5 et L.135-6 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B, qui contestait trois délibérations du conseil communautaire de la CASUD du 14 avril 2023 relatives aux taux d’imposition et au budget primitif 2023. Le requérant soulevait notamment l’illégalité de la délibération d’orientations budgétaires du 24 février 2023, en raison de l’incompétence présumée du signataire de la convocation. Le tribunal a examiné l’exception d’illégalité soulevée, en application des articles L. 2121-10, L. 2121-12 et L. 2122-17 du code général des collectivités territoriales. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a statué sur les moyens soulevés, incluant le défaut d’information des élus et la violation alléguée du principe de sincérité budgétaire.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la SAS Razel-Bec, qui contestait son assujettissement à la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2016 et 2017, à hauteur de 37 178 euros. La société soutenait que les installations modulaires de chantier (bureaux, cantonnements) n'étaient pas de véritables constructions imposables au sens de l'article 1381 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que ces biens, utilisés pour les besoins de l'activité professionnelle sur le chantier de la nouvelle route du littoral, constituaient des locaux imposables à la CFE en application des articles 1467 et 1473 du même code. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge fiscale.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la société SBTPC-SOGEA REUNION, qui demandait la condamnation de la région Réunion à lui verser 629 483,64 euros HT pour surcoûts liés à l’allongement du marché de réhabilitation du lycée Lislet Geoffroy, ainsi que la décharge des pénalités de retard. Le tribunal a estimé que la société ne justifiait pas que les difficultés rencontrées, telles que la découverte d’amiante ou le retard d’autres entreprises, constituaient des sujétions imprévues ayant bouleversé l’économie du contrat au sens du code de la commande publique. En conséquence, la responsabilité de la région n’a pas été retenue, et la demande de la société a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a pris acte du désistement pur et simple de M. A de sa requête en annulation de deux délibérations du conseil communautaire de la CASUD (budget annexe des transports et budget principal, approbation des comptes administratifs 2022). La CASUD s'est également désistée de ses conclusions fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté comme irrecevables les conclusions de la CASUD tendant à l'application d'une amende pour requête abusive sur le fondement de l'article R. 741-12 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé la délibération du 23 décembre 2022 par laquelle la commission permanente du conseil régional avait instauré un "chèque-cadeau" de 50 euros pour ses agents, ainsi que le refus de retrait de cette délibération. Le tribunal a jugé que ce dispositif, attribué sans participation des bénéficiaires et sans tenir compte de leurs revenus, ne relevait pas de l'action sociale au sens des articles L. 731-1 et L. 731-3 du code général de la fonction publique. Il a considéré que cette gratification constituait un complément de rémunération illégal, contraire au principe de parité avec la fonction publique d'État prévu à l'article L. 714-4 du même code. La solution retenue est l'annulation pour incompétence de la commission permanente et illégalité du dispositif.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui contestait une délibération de la communauté d'agglomération du Sud (CASUD) relative à l'actualisation de la participation aux frais de branchement. La CASUD s'est également désistée de ses conclusions reconventionnelles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté comme irrecevables les conclusions de la CASUD tendant à l'application de l'article R. 741-12 du code de justice administrative, cette faculté relevant d'un pouvoir propre du juge.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération de la communauté d’agglomération du Sud (CASUD) créant un conseil de développement. Le requérant contestait notamment la compétence du signataire de la convocation et la composition du conseil au regard de l’article L. 5211-10-1 du code général des collectivités territoriales. M. A s’est désisté de sa requête, et la CASUD a accepté ce désistement tout en se désistant de ses propres conclusions. Le tribunal a donné acte de ces désistements et rejeté les conclusions de la CASUD tendant à l’application de l’article R. 741-12 du code de justice administrative, cette faculté relevant du pouvoir propre du juge.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. A, ingénieur territorial stagiaire, contestant son arrêté de nomination du 30 novembre 2022, notamment pour erreur sur l'intitulé du poste, le volume horaire et l'ancienneté, ainsi que le refus de la commune de Saint-Paul de lui accorder des tickets restaurant et une place de parking. La commune a soulevé une exception de non-lieu à statuer, arguant que le licenciement de M. A en fin de stage rendait le litige sans objet, mais le tribunal a écarté cette exception, faute de retrait de l'arrêté contesté. Sur le fond, le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de M. A, jugeant que la décision de rejet du recours gracieux émanait d'une autorité compétente et que les autres griefs n'étaient pas fondés. La requête a été rejetée, et les conclusions de M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B, professeur certifié, qui contestait son affectation sur une zone de remplacement et son rattachement administratif au rectorat, décidés après la fin de son détachement. Le tribunal a jugé ces conclusions irrecevables, considérant que les arrêtés d'affectation constituent des mesures d'ordre intérieur ne faisant pas grief, dès lors qu'ils ne portent pas atteinte aux droits statutaires, n'emportent pas de perte de responsabilités ou de rémunération, et ne traduisent ni discrimination ni sanction. La solution retenue s'appuie sur la jurisprudence relative aux mesures d'ordre intérieur et sur les dispositions du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. C, professeur certifié, qui contestait l'arrêté du 21 décembre 2022 du ministre de l'éducation nationale mettant fin à son détachement dans le corps des attachés d'administration de l'État. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant que le signataire disposait d'une délégation de signature régulière et que la décision énonçait les considérations de droit et de fait requises par les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions indemnitaires de Mme B, qui demandait la condamnation de la commune de Saint-Leu à lui verser 4 159 euros suite à un accident survenu le 31 août 2013. La solution retenue est fondée sur le fait que la somme demandée, assortie des intérêts, avait déjà été versée le 29 novembre 2019 par l'assureur de la commune, la SMACL assurances, en exécution d'un précédent jugement, et que cet assureur ne contestait pas la responsabilité de la commune ni ne demandait la restitution des sommes. En application des articles R. 222-1 (3°) et (5°) du code de justice administrative, le tribunal a donc constaté que les conclusions indemnitaires étaient devenues sans objet. Les conclusions de Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. D, professeur, d’une demande de condamnation personnelle de neuf agents du rectorat à des dommages et intérêts pour préjudice moral, en raison d’écrits qu’il estimait diffamatoires ou racistes, sur le fondement de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, rappelant qu’il ne peut se prononcer sur la responsabilité personnelle d’agents publics, celle-ci relevant de la compétence du juge judiciaire. Seule la responsabilité de l’administration pour faute de service peut être engagée devant le juge administratif.
Le Tribunal administratif de La Réunion a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre neuf délibérations du conseil communautaire de la communauté d’agglomération du Sud (CASUD) du 14 avril 2023, relatives aux budgets primitifs 2023 et aux autorisations de programme. Le requérant invoquait notamment l’illégalité de la délibération d’orientations budgétaires préalable et l’insincérité budgétaire. En cours d’instance, M. A s’est désisté purement et simplement de sa requête, désistement accepté par la CASUD qui a également retiré ses conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Le tribunal a donné acte de ces désistements et a rejeté comme irrecevables les conclusions de la CASUD tendant à l’application de l’article R. 741-12 du même code.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la requête de M. C, professeur, contestant le refus implicite du recteur de l'académie de La Réunion de lui accorder un congé pour invalidité temporaire imputable au service (A) à la suite d'un accident survenu le 25 novembre 2022. Le tribunal a relevé que l'imputabilité au service de l'accident avait été reconnue en cours d'instance pour la période du 25 novembre 2022 au 28 février 2024, mais que l'arrêté du 25 septembre 2023 limitait le bénéfice du A en qualité d'attaché d'administration au 14 janvier 2023. La solution retenue par le tribunal, fondée sur les articles L. 822-10 et L. 822-18 du code général de la fonction publique, a consisté à annuler l'arrêté du 25 septembre 2023 en tant qu'il fixait la fin du A au 14 janvier 2023, et à enjoindre au recteur de prolonger ce congé jusqu'au 28 février 2024, sans astreinte.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B qui déposait une plainte pour violences physiques et traitements humiliants contre des surveillants du centre de détention du Port. La juridiction administrative s'est déclarée manifestement incompétente, considérant que ces conclusions relèvent de l'ordre judiciaire en vertu de l'article 40 du code de procédure pénale. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la société Dean et Simmons France d’un recours en excès de pouvoir contre deux notes aux opérateurs des 7 et 28 février 2023 de la direction régionale des douanes, fixant le prix minimum de vente au détail des tabacs manufacturés à La Réunion. Le tribunal a d’abord jugé ces notes recevables car impératives et de nature à affecter la situation des opérateurs. Sur le fond, il a annulé ces notes au motif que la direction régionale des douanes était incompétente pour fixer un tel prix minimum, en l’absence de texte l’y habilitant, cette compétence relevant du législateur ou du pouvoir réglementaire national. La décision s’appuie notamment sur les règles de compétence issues du code des douanes et du code général des impôts.