17 482 décisions disponibles — page 108/875
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. B..., professeur des universités, contestant le refus de renouvellement de son détachement pour cinq ans auprès du GENES, puis son autorisation pour une durée d'un an seulement. En cours d'instance, l'université a finalement accordé un détachement de cinq ans à compter du 1er septembre 2025. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions en annulation et injonction étaient devenues sans objet, prononçant un non-lieu à statuer. Les demandes au titre des frais d'instance ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le ministre a produit un relevé d’information intégral démontrant que le permis de M. A... est désormais valide avec un capital de douze points, la décision contestée ayant été retirée. En conséquence, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête. Les conclusions accessoires, notamment celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative, ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A... contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Seine-Maritime. Le tribunal a jugé que ce classement, motivé par l'absence de légalisation de son acte de naissance cambodgien, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours pour excès de pouvoir. L'argument de la requérante sur la production d'un document tamponné par une traductrice assermentée a été écarté, car l'acte ne satisfaisait pas à l'exigence de légalisation prévue par l'article 9 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable, sans préjudice du dépôt d'un nouveau dossier.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Seine-Maritime. Le tribunal a jugé que ce classement, fondé sur l’article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d’être attaquée, car le dossier du demandeur était incomplet à la date de la mesure. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme C... contestant le refus du président du conseil départemental de la Seine-Maritime de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme C... n'a pas justifié avoir exercé le recours préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, conformément à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation, elle n'a pas produit la décision sur ce recours ni la preuve de son envoi. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
Rejet d'une requête pour irrecevabilité manifeste. Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. B... d'une simple transmission d'un courrier du préfet classant sans suite sa demande de naturalisation. Le tribunal a constaté que le requérant n'avait produit aucune requête formelle contenant l'exposé de ses conclusions et moyens, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable, sans préjudice du dépôt d'une nouvelle demande de naturalisation.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... comme manifestement irrecevable. Le requérant avait transmis au tribunal un courrier du préfet de la Seine-Maritime classant sans suite sa demande de naturalisation, mais n'avait pas présenté de conclusions ni de moyens, comme l'exige l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée sans invitation à régulariser. Cette décision n'empêche pas M. A... de déposer une nouvelle demande de naturalisation.
Le Tribunal Administratif de Rouen, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’éloignement, se déclare incompétent territorialement. Constatant que la requérante réside à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne) et que sa rétention administrative a pris fin, il applique les articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative. En conséquence, il transmet le dossier au Tribunal Administratif de Melun, territorialement compétent.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par un ressortissant afghan se déclarant mineur isolé, demandant une injonction d'hébergement d'urgence au département de l'Eure. En cours d'instance, le département a fixé un rendez-vous pour évaluer sa situation, ce qui a conduit le requérant à se désister de ses conclusions principales. Le juge a donné acte de ce désistement et a condamné le département à verser 600 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle. La décision applique les articles L. 521-2 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A... B... visant à suspendre la décision 48SI constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas démontré que son activité professionnelle de radiologue ou les déplacements de sa famille nécessitaient impérativement la conduite de son véhicule. Il a également relevé le lourd passif d'infractions routières de l'intéressé, faisant prévaloir les exigences de sécurité routière sur ses intérêts personnels. La requête a été rejetée sans audience en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. B... d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2017 et 2018. En cours d’instance, l’administration fiscale a prononcé un dégrèvement partiel de 39 116 euros, conduisant le requérant à se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 1er décembre 2025, la magistrate désignée a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune application des textes fiscaux (code général des impôts, livre des procédures fiscales) n’a été nécessaire au fond, la solution retenue étant purement procédurale.
Le Tribunal Administratif de Rouen, saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 26 novembre 2025 l’obligeant à quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que l’intéressée, ressortissante congolaise, a été remise en liberté et dispose d’une adresse stable à Lille, le tribunal applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Il ordonne en conséquence la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Lille, seul compétent pour connaître du litige.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de France travail Normandie du 25 août 2025. Cette décision confirmait la radiation de M. B... de la liste des demandeurs d’emploi pour douze mois et la suppression définitive de ses allocations. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car M. B... était hébergé par ses parents et percevait des revenus d’activité, et qu’aucun des moyens soulevés (notamment le défaut de motivation et la méconnaissance des articles R. 5412-7 et R. 5412-3-1 du code du travail) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de Mme B... contre France Travail au titre de l'allocation de sécurisation professionnelle (ASP – CSP). La juridiction a estimé que ce litige, portant sur une prestation relevant du régime conventionnel d'assurance chômage, ne relève pas de la compétence du juge administratif mais de l'ordre judiciaire. Cette solution s'appuie sur les articles L. 5312-12 et L. 1233-68 du code du travail, qui maintiennent la compétence judiciaire pour les prestations chômage. La requête a donc été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme A... contre l'arrêté du préfet du Pas-de-Calais du 22 novembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de méconnaissance du droit d'être entendu, en se fondant sur les articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-3, L. 612-6, L. 612-10 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a notamment relevé que la requérante, entrée récemment en France et interpellée alors qu'elle tentait de gagner la Grande-Bretagne, ne justifiait pas d'attaches suffisantes pour contester la mesure d'éloignement.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 23 juillet 2024 par laquelle le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé le renouvellement de la carte professionnelle de M. A.... Le juge a constaté que la requête au fond en annulation, enregistrée le 30 septembre 2024, était tardive car introduite au-delà du délai de deux mois suivant la notification de la décision intervenue le 26 juillet 2024, laquelle mentionnait les voies et délais de recours. En conséquence, la demande de suspension, accessoire à un recours principal irrecevable, a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B..., principal adjoint, contestant le montant de son complément indemnitaire annuel (CIA) pour 2024/2025. Le juge a constaté que le litige, portant sur une décision individuelle défavorable relative à la rémunération, relevait de la procédure de médiation préalable obligatoire prévue par le décret n° 2022-433 du 25 mars 2022. En l'absence de saisine préalable du médiateur de l'académie de Normandie, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Le dossier a été transmis au médiateur compétent.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci avait transmis au tribunal un recours gracieux adressé au préfet de la Seine-Maritime, contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation. La juridiction a constaté que ce courrier ne contenait aucune conclusion soumise au juge, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rappelé qu'il n'a pas compétence pour connaître d'un recours gracieux, lequel relève de l'autorité administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative par M. A..., qui demandait d'enjoindre au maire de Neville de constater une infraction et d'ordonner l'interruption de travaux réalisés par la société Les marbres du Paradis, consistant en l'installation d'un espace d'exposition de monuments funéraires sans autorisation d'urbanisme. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'atteinte visuelle invoquée par le requérant ne constituant pas un préjudice grave et immédiat, et que la mesure sollicitée n'était pas utile dès lors que les travaux pouvaient être contrôlés ultérieurement. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative, L. 480-1 et L. 480-2 du code de l'urbanisme, ainsi que sur le règlement du plan local d'urbanisme de la commune.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par la société Assurances du Crédit Mutuel IARD, subrogée dans les droits de son assurée, afin d’obtenir réparation des dégradations subies par une agence bancaire CIC à Rouen lors de la manifestation du mouvement des "gilets jaunes" le 5 janvier 2019. Le tribunal a jugé que la responsabilité sans faute de l’État était engagée sur le fondement de l’article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, estimant que les dégradations, commises par jets de projectiles et tags, présentaient un caractère délictuel et étaient liées à la manifestation, sans qu’il soit établi qu’elles émanaient de groupes étrangers au mouvement. La solution retenue ouvre droit à indemnisation pour la société requérante, sous réserve de la justification des préjudices allégués.