17 482 décisions disponibles — page 110/875
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la demande de la Société des Autoroutes Paris-Normandie (SAPN) visant à engager la responsabilité de l'État pour les préjudices subis lors de vingt-deux manifestations des Gilets Jaunes sur son réseau autoroutier en Seine-Maritime, entre novembre 2018 et juillet 2019. La société invoquait l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, relatif à la responsabilité de l'État pour les dommages causés par des attroupements. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les conditions d'engagement de cette responsabilité n'étaient pas réunies, les faits ne constituant pas des attroupements au sens de cet article. En conséquence, la décision implicite de rejet du préfet a été maintenue et les conclusions indemnitaires de la SAPN ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B..., professeur certifié, qui contestait le refus implicite de la rectrice de l’académie de Normandie de le promouvoir à la hors-classe. Le juge a estimé que la demande d’annulation partielle du tableau d’avancement, acte indivisible, était irrecevable en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La décision s’appuie sur le décret n° 72-581 du 4 juillet 1972 relatif au statut des professeurs certifiés et le décret n° 2005-1090 du 1er septembre 2005 sur l’avancement de grade. Le tribunal a également rappelé à M. B... le caractère abusif de son recours, sans toutefois lui infliger d’amende.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... qui demandait la décharge des pénalités fiscales mises à sa charge au titre de l’année 2017. Le tribunal a estimé que l'administration avait suffisamment établi le caractère délibéré du manquement déclaratif concernant une rémunération de 20 000 euros, que M. A... n'avait pas démontré ne pas avoir perçue. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions du requérant, sur le fondement des articles 62 et 1729 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 30 octobre 2025 prolongeant d'un an son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé au regard des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. C... contre l'arrêté du préfet de l'Eure du 6 novembre 2025 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et l'assignant à résidence. Le juge a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, estimant l'arrêté régulièrement signé et suffisamment motivé au regard des articles L. 435-1 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, sans faire droit aux demandes d'annulation et d'injonction.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A... contre son transfert aux autorités finlandaises. Le requérant contestait la décision du préfet de la Seine-Maritime du 16 octobre 2025, invoquant notamment un défaut de motivation et une méconnaissance des articles 4, 5 et 17.1 du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser davantage son analyse sur les autres griefs. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A..., incluant ses demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal administratif de Rouen a examiné les requêtes de M. A..., ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 6 août 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de deux ans, et une assignation à résidence du 21 octobre 2025. Statuant en formation de juge unique des référés, le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et des conclusions accessoires, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et l'accord franco-algérien.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en formation d'urgence, a examiné les recours de M. D... contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA) et les titres exécutoires émis pour leur recouvrement. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives aux avis de sommes à payer, retirés par le département. S'agissant des indus de RSA, le tribunal a rejeté les requêtes, opposant l'autorité de la chose jugée à M. D... et écartant les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la prescription biennale et de l'irrégularité formelle des titres exécutoires au regard de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté préfectoral du 18 février 2025. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, le préfet ayant visé les textes applicables et exposé la situation personnelle et familiale du requérant. Il a également estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. En conséquence, la décision de refus de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination ont été validées.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 27 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un mois. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant la décision suffisamment fondée en droit et en fait. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas méconnu les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en refusant la régularisation. En conséquence, les décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination et interdiction de retour) ont été jugées légales.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant nigérian, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le refus était légalement fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le requérant ayant présenté sa demande d'asile plus de 90 jours après son entrée en France sans motif légitime. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif de Rouen (3ème chambre) a rejeté la requête de M. C..., ressortissant camerounais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 7 mars 2025 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de trois mois. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, sans méconnaître les articles L. 423-23 du CESEDA, l'article 8 de la CEDH ou l'article 3-1 de la CIDE. Les autres moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire et de l'interdiction de retour, ont également été écartés comme non fondés.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant azerbaïdjanais, contestant l'arrêté préfectoral du 6 novembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de l'absence de liens familiaux stables en France. Les moyens tirés de l'illégalité du refus de délai de départ volontaire et de l'assignation à résidence ont également été écartés, le requérant ne justifiant d'aucune garantie de représentation suffisante.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. E..., accompagné de son fils mineur, demandeur d'asile, afin d'obtenir un hébergement d'urgence. Le juge a constaté que l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait proposé une place en CADA à compter du 1er décembre 2025, mais que la famille se trouvait sans solution d'hébergement entre le 28 novembre et cette date, et sans allocation pour demandeur d'asile en raison d'un problème informatique. Considérant l'atteinte grave et manifestement illégale portée au droit d'asile et à l'intérêt supérieur de l'enfant, le juge a enjoint au préfet de la Seine-Maritime de proposer un hébergement d'urgence à M. E... et son fils jusqu'au 1er décembre 2025, sous astreinte de 60 euros par jour de retard. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative, L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles, et la convention internationale des droits de l'enfant
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté les requêtes de la société RELYENS MUTUAL INSURANCE (venant aux droits de la SHAM) qui contestait cinq titres exécutoires émis par l'ONIAM pour un total de 156 357,07 €. Le tribunal a jugé que les titres étaient réguliers en la forme et que la responsabilité de l'assureur était engagée sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, en raison d'une perte de chance pour le patient imputable à une faute de l'établissement de santé. La société a été condamnée à rembourser les sommes à l'ONIAM, assorties des intérêts au taux légal et d'une pénalité de 15 % prévue à l'article L. 1142-15 du même code.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, annule l'arrêté du 7 août 2025 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a ordonné le transfert de Mme B... aux autorités allemandes. Le juge retient que le préfet n'a pas démontré que la requérante était domiciliée dans son département à la date de la décision, alors qu'elle avait déposé sa demande d'asile dans l'Essonne, ce qui entache l'arrêté d'incompétence territoriale. La décision se fonde sur les dispositions du règlement (UE) n° 604/2013 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante camerounaise, contestant l'arrêté préfectoral du 16 mai 2025 lui refusant le séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la durée récente du séjour en France et de l'absence d'attaches familiales stables. Le tribunal a également écarté l'exception d'illégalité soulevée contre la décision fixant le pays de destination et a estimé que l'interdiction de retour de six mois était légale au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté les requêtes de M. B... A..., ressortissant algérien, contestant un arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 6 août 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans, ainsi qu'un arrêté du 21 octobre 2025 l'assignant à résidence. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance de l'accord franco-algérien, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et des conclusions accessoires. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et les conventions internationales précitées.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné les recours de M. B..., chasseur, contre deux arrêtés préfectoraux lui ordonnant la remise de ses armes et l’interdisant d’en détenir, pris sur le fondement des articles L. 312-7 et L. 312-9 du code de la sécurité intérieure. Le tribunal a annulé l’arrêté du 22 août 2023, estimant que le préfet avait commis une erreur d’appréciation en considérant que le comportement de M. B..., qui s’était saisi d’une arme lors d’une dispute conjugale sans la dégainer ni menacer quiconque, présentait un danger grave pour lui-même ou autrui. Par voie de conséquence, l’arrêté du 17 décembre 2024 a également été annulé. Le tribunal a enjoint au préfet de restituer les armes à M. B... et de le radier du fichier national des interdits d’acquisition et de détention d’armes.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné les requêtes de M. B... contestant deux arrêtés préfectoraux lui ordonnant la remise de ses armes et l'interdisant d'en détenir, pris sur le fondement des articles L. 312-7 et L. 312-9 du code de la sécurité intérieure. Le tribunal a jugé que le comportement de M. B..., qui s'était saisi d'une arme lors d'une dispute conjugale sans la dégainer ni menacer quiconque, ne caractérisait pas un danger grave pour lui-même ou autrui justifiant une telle mesure. En conséquence, le tribunal a annulé les arrêtés des 22 août 2023 et 17 décembre 2024, enjoint au préfet de restituer les armes et de radier M. B. du fichier des interdits d'acquisition et de détention d'armes, et condamné l'État à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.