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Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante colombienne, contestant l'arrêté préfectoral du 21 octobre 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également jugé que la requérante ne justifiait pas de liens personnels et familiaux suffisamment intenses et stables en France pour bénéficier d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination et interdiction de retour ont été maintenues.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de la SAS EVEHA, qui sollicitait la condamnation de la région Normandie à l’indemniser de son éviction d’un marché d’assistance technique pour des fouilles archéologiques. La société invoquait des pratiques anticoncurrentielles et le caractère anormalement bas de l’offre retenue, mais le tribunal a jugé ces manquements non fondés et le préjudice non établi. La décision s’appuie sur le code de la commande publique et le code du patrimoine.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné les demandes indemnitaires de M. B, agent territorial, qui imputait une rechute de son état de santé à ses conditions de travail au sein de la commune du Mesnil-Esnard, et un accident de service initial à la commune de Vibeuf. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B, jugeant que la rechute n'était pas imputable au service de la commune du Mesnil-Esnard et que la prescription quadriennale était acquise pour les préjudices liés à l'accident de 2013 survenu à la commune de Vibeuf. En conséquence, les appels en garantie formés entre les communes ont été rejetés. La solution retenue s'appuie sur les principes de la responsabilité sans faute pour accident de service et sur la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances publiques.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante comorienne, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Oise du 26 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, considérant que l'arrêté visait les textes applicables (notamment le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile) et exposait suffisamment la situation personnelle et administrative de l'intéressée. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision 48 SI du 3 octobre 2024 invalidant le permis de conduire de Mme B pour solde de points nul. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu de l'absence de démonstration d'une atteinte grave et immédiate à la situation professionnelle ou personnelle de la requérante, de son délai de quatre mois pour saisir le juge, et de la répétition de 12 infractions routières en un mois traduisant un comportement négligent contraire à la sécurité routière. La requête a été rejetée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par la société Guérin TP d’un litige relatif au solde d’un marché de travaux de VRD pour la construction d’un EHPAD à Conches-en-Ouche. La société contestait le décompte général notifié par l’EHPAD, notamment des pénalités de retard de 83 407,59 euros et une retenue de garantie de 41 703,79 euros, invoquant la force majeure liée au Covid-19, des retards imputables au maître d’ouvrage et à d’autres intervenants, ainsi que le caractère excessif des pénalités. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la société requérante, estimant que les pénalités étaient fondées sur le CCAP, que les retards n’étaient pas justifiés par des circonstances indépendantes de sa volonté, et que la retenue de garantie était légitime en raison de réserves non levées. La décision s’appuie sur les stipulations du cahier des clauses administratives particulières (CCAP) et les principes généraux du droit des contrats administratifs.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par la société Guérin TP d’un litige relatif au solde d’un marché de travaux de VRD pour la construction d’un EHPAD à Conches-en-Ouche. La société contestait le décompte général notifié par l’EHPAD, notamment des pénalités de retard de 83 407,59 euros et une retenue de garantie de 41 703,79 euros, invoquant la force majeure liée au Covid-19 et des fautes du maître d’ouvrage. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la société requérante, considérant que les pénalités étaient fondées sur le CCAP et que les retards et non-conformités étaient imputables à la société. La décision s’appuie sur les stipulations du contrat et les principes du droit administratif des marchés publics, sans faire droit aux conclusions subsidiaires ni aux demandes au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B A. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer une convocation pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a estimé que la mesure sollicitée avait perdu son utilité, le préfet ayant entre-temps délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 27 mai 2025. La solution retenue est fondée sur l'absence d'utilité de la mesure au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a examiné la requête de M. B contestant un indu d'allocation logement de 10 030 euros mis à sa charge par la CAF de la Seine-Maritime, ainsi que la décision de remise partielle de cet indu. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation et une méconnaissance du principe contradictoire. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. B, en se fondant sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration et du code de la sécurité sociale, et a mis à sa charge une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision de la CAF de la Seine-Maritime de ne lui accorder qu’une remise partielle de sa dette d’aide personnalisée au logement (APL). Mme B sollicitait une remise gracieuse totale de l’indu de 1 049 euros, invoquant sa bonne foi et ses difficultés financières. Le tribunal a estimé que, malgré sa bonne foi non contestée, sa situation de précarité n’était pas établie, ses ressources mensuelles (environ 1 100 euros) lui permettant de faire face au solde de la dette. La décision s’appuie sur les articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la demande de Mme A tendant à la remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 1 106,25 euros, pour la période d’octobre 2021 à mars 2023. La requérante n’a pas établi sa bonne foi, ayant déjà fait l’objet d’un précédent indu pour défaut de déclaration, ni démontré une précarité financière suffisante au regard de ses ressources mensuelles de 2 600 euros. Le juge a appliqué les articles L. 842-3, L. 842-4 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale, ainsi que l’article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné les requêtes de M. D, ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour "étudiant" (arrêté du 20 février 2023) et la décision lui accordant un délai de départ volontaire de trente jours (arrêté du 21 février 2023). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'erreur de droit dans l'application de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, il a rejeté les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A B, qui contestait le refus du maire d'Eslettes de lui délivrer un permis de construire pour régulariser des boxes à chevaux. La juridiction a considéré que la demande était irrecevable, faute pour M. B de justifier d'un intérêt à agir, et a également écarté les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la motivation et à l'erreur de droit. Les textes appliqués sont le code de l'urbanisme et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A contestant la décision de la CAF de la Seine-Maritime mettant fin à son droit au revenu de solidarité active (RSA) pour défaut de transmission de justificatifs. Statuant en qualité de juge de plein contentieux, le tribunal a estimé que M. A, qui n'avait pas fourni les documents demandés malgré de nombreuses relances et ne les a pas produits en cours d'instance, ne justifiait pas remplir les conditions d'ouverture du droit au RSA. La solution est fondée sur les articles R. 262-35, R. 262-40, R. 262-83 du code de l'action sociale et des familles et L. 161-1-4 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de la SASU Initiatives, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 8 avril 2024 par lequel la commune de Saint-Jean-du-Cardonnay avait retiré et refusé son permis d'aménager. Le tribunal a jugé que l'arrêté attaqué était suffisamment motivé, en se fondant sur les articles R. 111-2 et R. 111-8 du code de l'urbanisme relatifs aux risques naturels, et que la procédure contradictoire préalable au retrait avait été respectée. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, les moyens soulevés par la société n'étant pas fondés.
Le Tribunal administratif de Rouen a annulé l'arrêté du 26 juin 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime refusait un titre de séjour à M. A, ressortissant ivoirien, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en estimant à tort que M. A ne justifiait pas de sa vie commune avec ses deux enfants français et leur mère, alors que les pièces produites établissaient cette communauté de vie. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français a également été annulée par voie de conséquence. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. A une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par une association syndicale libre et plusieurs sociétés civiles immobilières (SCI) pour demander l'annulation d'une délibération du 7 juillet 2022 de la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole. Cette délibération instaurait un périmètre de prise en considération sur le site des magasins généraux, au titre de l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme, dans le cadre d'un projet de réaménagement. Les requérants contestaient la compétence de la communauté urbaine, arguant que le site était composé de terrains privés sans maîtrise foncière publique. Le tribunal a rejeté ce moyen, jugeant que l'autorité compétente pour prendre cet acte est celle qui décide du projet, indépendamment de la nature privée ou publique des propriétés, et que la communauté urbaine était compétente en vertu de l'article L. 5215-20 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal administratif de Rouen a examiné les recours de M. D, ressortissant algérien, contre un arrêté du 28 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire, et fixant le pays de destination, ainsi que contre un arrêté du 19 décembre 2024 lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a jugé que la demande de titre de séjour relevait de l'accord franco-algérien et non de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais a substitué cette base légale par le pouvoir de régularisation du préfet. Après avoir vérifié la motivation des décisions et leur conformité à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par M. D, confirmant ainsi la légalité des arrêtés préfectoraux.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la demande de remise gracieuse de Mme B A concernant deux indus de revenu de solidarité active (RSA). Pour l'indu portant sur la période d'août 2020 à avril 2021, le tribunal a opposé l'autorité de la chose jugée, cette demande ayant déjà été rejetée par un jugement du 20 avril 2023 en raison de l'absence de bonne foi de la requérante. Concernant l'indu pour la période du 1er mai 2021 au 30 avril 2022, le tribunal a appliqué l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, qui conditionne la remise à la bonne foi ou à la précarité du débiteur, sauf en cas de fausse déclaration. La solution retenue est le rejet de la requête, la requérante n'ayant pas démontré sa bonne foi face à des omissions déclaratives volontaires.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par l'association syndicale libre des propriétaires du lotissement des magasins généraux et plusieurs SCI pour demander l'annulation de la délibération du 7 juillet 2022 par laquelle la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole a instauré un périmètre de prise en considération sur ce secteur, en application de l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme. Les requérants contestaient la compétence de la communauté urbaine, arguant que le site était constitué de terrains privés sans maîtrise foncière publique. Le tribunal a rejeté ce moyen, jugeant que la compétence pour prendre un tel acte appartient à l'autorité publique compétente pour décider du projet, indépendamment de la nature privée des propriétés concernées. La solution retenue confirme ainsi la légalité de la délibération attaquée.