17 482 décisions disponibles — page 48/875
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a ordonné une expertise sur l'origine de l'incendie d'un véhicule électrique acheté par la commune de Grand-Quevilly. Cette mesure, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, est jugée utile pour éclairer un futur litige indemnitaire ou une demande en résolution du contrat de vente. La juridiction a rejeté la demande de la société DG Automobiles d'être mise hors de cause à ce stade de la procédure.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête d'un ressortissant marocain demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral de rejet de sa demande de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant et qu'il n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en s'abstenant d'user de son pouvoir discrétionnaire de régularisation, au regard notamment de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et des conditions d'exercice de l'activité salariée. Les conclusions aux fins d'injonction et de prise en charge des frais ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande d'indemnisation d'une ancienne agent technique territorial licenciée pour inaptitude physique. Le tribunal a reconnu que le licenciement était entaché d'illégalités procédurales (absence de communication du dossier administratif et convocation irrégulière devant le comité médical), constituant une faute de la part du SIVOS de l'Oison. Cependant, il a estimé que la requérante n'apportait pas la preuve de son aptitude à reprendre son poste à la date du licenciement, rompant ainsi le lien de causalité direct entre les fautes commises et les préjudices financier, moral et de retraite allégués.
La SAS Stragen conteste devant le Tribunal Administratif de Rouen un titre de recettes émis par le CHU de Rouen suite à une rupture d'approvisionnement de médicaments. Le tribunal, se déclarant incompétent, renvoie l'affaire au juge de l'exécution. Cette solution s'appuie sur les articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales, qui attribuent la compétence pour les contestations relatives au recouvrement des créances non fiscales des établissements publics de santé.
**Sujet principal** : Demande de provision en référé par une entreprise contre une commune pour le paiement du solde d'un marché public de travaux. **Juridiction** : Tribunal administratif de Rouen (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande de provision, estimant que l'obligation de payer n'est pas suffisamment établie pour être considérée comme "non sérieusement contestable", notamment en raison d'un désaccord sur la régularité de la procédure de décompte final. **Textes appliqués** : Article R. 541-1 du code de justice administrative (conditions pour accorder une provision) et les articles 13.3.1 et suivants du cahier des clauses administratives générales (CCAG) applicables aux marchés publics de travaux, régissant l'établissement et la notification du décompte final.
Le Tribunal Administratif de Rouen, saisi en plein contentieux, a ordonné une expertise sur l'origine des désordres affectant une habitation et la route départementale RD 313 aux Andelys. Le juge a estimé cette mesure utile pour déterminer les causes des désordres et les responsabilités, en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La demande de la commune des Andelys d'être mise hors de cause a été rejetée, l'expertise devant également examiner son éventuelle implication.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par deux requérants contestant des arrêtés préfectoraux rejetant leur demande de titre de séjour et prononçant leur éloignement. Le sujet principal est le contrôle de la légalité de ces décisions d'éloignement et de refus de titre de séjour au regard du droit des étrangers. La juridiction a annulé les décisions attaquées, considérant que le préfet avait méconnu les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment en ne procédant pas à une consultation obligatoire de la commission du titre de séjour. Les textes appliqués sont principalement les articles L. 432-13, L. 423-23 et L. 435-1 du CESEDA, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté préfectoral du 9 juillet 2025 ordonnant l'éloignement de M. B..., un ressortissant tunisien. La juridiction a jugé que l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) était entachée d'une erreur de droit, car l'intéressé, entré régulièrement avec un visa de travailleur saisonnier, ne pouvait être considéré comme étant en situation irrégulière dès son entrée. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et a rejeté les autres conclusions du requérant.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. H..., un ressortissant chinois, qui contestait le refus de son titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la rétention de son passeport. La juridiction a estimé que le préfet de l'Eure n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le titre de séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, considérant que le requérant n'avait pas suffisamment démontré l'intensité de ses liens familiaux en France ni la fixation du centre de ses intérêts privés. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la motivation de l'arrêté, à sa base légale et à la compétence de l'autorité ayant retenu le passeport, ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la fixation du pays de destination notifiés par arrêté préfectoral du 18 avril 2024. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment quant à la compétence du signataire et à sa motivation, et que les conditions légales pour l'obtention d'un titre de séjour "vie privée et familiale" au titre de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) n'étaient pas remplies. La demande d'injonction et la demande de somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 3 juillet 2025 refusant son admission au séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment quant à la compétence de son signataire et à sa motivation, et que le préfet était fondé à refuser le titre de séjour en l'absence de visa de long séjour. Les moyens invoqués, y compris la méconnaissance des articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et de l'article 8 de la CEDH, ont été écartés.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, rejette la demande d'indemnisation de Mme B... dirigée contre le département de l'Eure à la suite du retrait de son agrément d'assistante familiale et du refus d'un agrément d'accueillant familial. La juridiction estime que les décisions litigieuses, dont l'une a été annulée puis légalement reprise, ne sont pas constitutives d'une faute de nature à engager la responsabilité du département, et que le préjudice allégué ne présente pas le caractère anormal et spécial requis pour une responsabilité sans faute. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives à l'agrément.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, rejette la demande d'indemnisation de Mme B... dirigée contre le département de l'Eure. La juridiction estime que le retrait d'agrément d'assistant familial et le refus d'agrément d'accueillant familial, bien qu'annulés dans un premier temps, ont été légalement rétablis par une décision ultérieure, ce qui exclut l'existence d'une faute ou d'un préjudice anormal et spécial de nature à engager la responsabilité du département. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives à l'agrément.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a examiné deux requêtes en annulation pour excès de pouvoir visant des mesures d'éloignement et d'assignation à résidence prises par le préfet de la Seine-Maritime. Le tribunal a rejeté les conclusions des requérants, considérant que les moyens soulevés (dont l'absence de consultation médicale préalable, le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en procédure d'urgence, a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment le défaut de délégation de signature, l'insuffisance de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH ou des articles L. 612-10 et L. 612-11 du CESEDA, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a examiné deux requêtes en excès de pouvoir visant des mesures d'éloignement et d'assignation à résidence prises par le préfet de la Seine-Maritime. Le tribunal a annulé l'arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et les mesures connexes (interdiction de retour, fixation du pays de renvoi) au motif d'une procédure irrégulière, notamment l'absence de consultation préalable du collège de médecins de l'OFII et un défaut d'examen particulier de la situation personnelle du requérant au regard des articles L. 613-1 du CESEDA et 8 de la CEDH. En conséquence, l'arrêté d'assignation à résidence, qui dépendait de la légalité de l'OQTF, a également été annulé.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a examiné le recours en excès de pouvoir d'un demandeur d'asile guinéen contre un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers l'Allemagne. Le tribunal a annulé la décision de transfert, considérant qu'elle était insuffisamment motivée au regard des exigences de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du règlement Dublin (UE n° 604/2013). Il a également admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant par ordonnance, se prononce sur une requête en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal constate que le requérant, initialement placé en rétention à Rouen mais désormais résidant en Ille-et-Vilaine, relève de la compétence territoriale du tribunal administratif de Rennes. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
**Sujet principal** : Demande de décharge ou réduction d'une somme réclamée par un lycée pour la dégradation d'un bien mobilier par une élève. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (ordonnance du président de la 1ère chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que le litige principal (contestation du montant de la réparation) relève de la compétence des juridictions judiciaires et non administratives. Les autres griefs concernant le personnel du lycée sont jugés irrecevables. **Textes appliqués** : Article R. 222-1 du code de justice administrative (rejet par ordonnance pour incompétence ou irrecevabilité manifeste) et article R. 421-68 du code de l'éducation (règles de recouvrement des créances par un EPLE).
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une autorisation de transfert d'officine de pharmacie. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que les sociétés requérantes n'ont pas démontré l'existence d'une urgence suffisamment grave et immédiate justifiant la mesure, faute d'éléments concrets (comme des données statistiques) établissant un préjudice imminent à leur activité. **Textes appliqués** : L'ordonnance est motivée par l'application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, permettant le rejet sans audience lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence manifeste.