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Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête d'un ressortissant tunisien demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral de rejet de sa demande de titre de séjour et une injonction à délivrer une carte. Le tribunal a jugé que les articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas applicables, car la situation relève en premier lieu de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. La décision relève que le préfet conserve un pouvoir discrétionnaire pour accorder une admission exceptionnelle au séjour, mais que son refus en l'espèce n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête d'un agent territorial demandant l'annulation du refus de le placer en congé de longue maladie. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, considérant que l'agent aurait dû préalablement contester l'avis défavorable du conseil médical devant le conseil médical supérieur, conformément à l'article 17 du décret n°86-442 du 14 mars 1986. La décision administrative attaquée est donc maintenue.
**Sujet principal** : Demande de décharge ou réduction d'une somme réclamée par un lycée pour la dégradation d'un bien mobilier par une élève. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (ordonnance du président de la 1ère chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que le litige principal (contestation du montant de la réparation) relève de la compétence des juridictions judiciaires et non administratives. Les autres griefs concernant le personnel du lycée sont jugés irrecevables. **Textes appliqués** : Article R. 222-1 du code de justice administrative (rejet par ordonnance pour incompétence ou irrecevabilité manifeste) et article R. 421-68 du code de l'éducation (règles de recouvrement des créances par un EPLE).
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant sénégalais, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et lui ordonnant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que sa situation personnelle, caractérisée par une relation récente et non établie ainsi qu'une absence d'insertion professionnelle ou sociale, ne présentait ni considérations humanitaires ni motifs exceptionnels au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'accord franco-sénégalais et de l'article 8 de la CEDH ont également été écartés.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant par ordonnance, se prononce sur une requête en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal constate que le requérant, initialement placé en rétention à Rouen mais désormais résidant en Ille-et-Vilaine, relève de la compétence territoriale du tribunal administratif de Rennes. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
La SAS Stragen conteste devant le Tribunal Administratif de Rouen un titre de recettes émis par le CHU de Rouen suite à une rupture d'approvisionnement de médicaments. Le tribunal, se déclarant incompétent, renvoie l'affaire au juge de l'exécution. Cette solution s'appuie sur les articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales, qui attribuent la compétence pour les contestations relatives au recouvrement des créances non fiscales des établissements publics de santé.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre plusieurs arrêtés préfectoraux concernant un ressortissant algérien. Le tribunal a annulé l'arrêté du 8 août 2025 refusant le titre de séjour et ordonnant l'éloignement, ainsi que l'arrêté du 24 août 2025 prononçant l'assignation à résidence, pour insuffisance de motivation et erreur manifeste d'appréciation. Il a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" au requérant. Les décisions s'appuient notamment sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Sujet principal : Recours contre un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'une demandeuse d'asile vers l'Espagne en application du règlement Dublin III. Juridiction : Tribunal Administratif de Rouen (formation Pôle Urgences). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête en annulation. Il écarte notamment le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, relevant qu'une délégation de signature était régulière, et estime que les autres griefs (méconnaissance du règlement Dublin III, défaut d'examen particulier) ne sont pas fondés. Textes appliqués : Règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Rouen, saisi en plein contentieux, a ordonné une expertise sur l'origine des désordres affectant une habitation et la route départementale RD 313 aux Andelys. Le juge a estimé cette mesure utile pour déterminer les causes des désordres et les responsabilités, en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La demande de la commune des Andelys d'être mise hors de cause a été rejetée, l'expertise devant également examiner son éventuelle implication.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction contre le préfet de la Seine-Maritime pour la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction d'un titre de séjour. La requérante s'étant désistée de sa demande, le juge a constaté ce désistement pur et simple. La procédure a donc pris fin sans examen au fond, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Sujet principal : Recours contre l'éviction présumée d'une liste électorale municipale pour non-respect de la parité. Juridiction : Tribunal Administratif de Rouen (ordonnance de référé). Solution retenue : La requête est rejetée. Les conclusions sont jugées irrecevables (car aucune décision préfectorale de refus de récépissé n'est intervenue) et portées devant un juge incompétent (le juge administratif ne peut trancher les litiges entre personnes privées sur la composition d'une liste). Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative (irrecevabilité manifeste et incompétence), et article L. 265 du code électoral (définit la procédure de dépôt des candidatures et le recours contre un refus de récépissé).
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté municipal refusant de reconnaître l'imputabilité au service de sa lombalgie avec sciatique bilatérale. La juridiction a jugé que le requérant n'apportait pas la preuve que sa maladie, non inscrite aux tableaux de maladies professionnelles, était essentiellement et directement causée par son accident de service de 2016, considéré comme guéri le jour même. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique (article L. 822-20) et du code de la sécurité sociale relatives aux conditions de reconnaissance d'une maladie imputable au service.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant algérien. Le tribunal a annulé la décision du préfet de la Seine-Maritime, estimant que l'administration n'avait pas suffisamment motivé son refus d'accorder un délai de départ volontaire, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, les autres mesures (fixation du pays de renvoi et interdiction de retour) ont également été annulées.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a ordonné une expertise sur l'origine de l'incendie d'un véhicule électrique acheté par la commune de Grand-Quevilly. Cette mesure, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, est jugée utile pour éclairer un futur litige indemnitaire ou une demande en résolution du contrat de vente. La juridiction a rejeté la demande de la société DG Automobiles d'être mise hors de cause à ce stade de la procédure.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... A... qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers la Suisse au titre du règlement Dublin III. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure, notamment la consultation du fichier Visabio et l'acceptation suisse, était régulière. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du règlement (UE) n° 604/2013 (règlement Dublin III) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande du préfet de la Seine-Maritime visant à obtenir réparation d'un prétendu préjudice lié à une entente sur les prix des camions. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, considérant que l'État, n'étant pas partie aux contrats d'acquisition passés par l'Union des groupements d'achats publics (UGAP), ne justifiait pas d'un intérêt à agir pour invoquer un vice de consentement ou fonder une action indemnitaire directe. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit administratif et de la responsabilité, sans application spécifique de l'article L. 481-7 du code de commerce invoqué par le préfet.
**Sujet principal** : Recours en annulation d'un arrêté municipal retirant les délégations de fonctions d'un adjoint au maire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (4ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et valide le retrait des délégations. Il estime que la perte de confiance du maire, fondée sur des ingérences répétées de l'adjoint dans des domaines non délégués (gestion du personnel, demandes de documents confidentiels, contestation du fonctionnement du conseil), constitue un motif légal et pertinent pour ce retrait, conforme à la bonne marche de l'administration. **Textes appliqués** : Article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales, qui régit le pouvoir de délégation du maire et les conditions de son retrait.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, rejette la demande du préfet de l'Eure visant à obtenir réparation d'un prétendu préjudice lié à une entente sur les prix des camions. La juridiction estime que le préfet ne justifie pas de sa qualité pour agir et ne démontre pas l'existence d'un lien contractuel direct entre l'État et les sociétés mises en cause, ni la réalité du préjudice allégué. La décision s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité et les conditions de recevabilité de l'action en justice.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant burkinabé, qui demandait l'annulation du rejet de sa demande de titre de séjour étudiant. Le tribunal a jugé que le préfet de la Seine-Maritime avait légalement rejeté la demande, car M. B... ne justifiait pas de son inscription dans un établissement d'enseignement supérieur, condition exigée par l'article 9 de la convention franco-burkinabé. La juridiction a ainsi confirmé la décision administrative sans enjoindre la délivrance d'un titre de séjour.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 3 juillet 2025 refusant son admission au séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment quant à la compétence de son signataire et à sa motivation, et que le préfet était fondé à refuser le titre de séjour en l'absence de visa de long séjour. Les moyens invoqués, y compris la méconnaissance des articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et de l'article 8 de la CEDH, ont été écartés.