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Le Tribunal administratif de Saint-Martin a rejeté la requête de M. B A, ressortissant vénézuélien, qui contestait un arrêté préfectoral du 18 juillet 2022 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement fondé la mesure sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. B A ne justifiant pas d'une entrée régulière ni d'un titre de séjour valide. Il a également estimé que l'absence de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour n'étaient pas entachées d'erreur d'appréciation et ne portaient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision a ainsi confirmé la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Saint-Martin a annulé, à la demande du préfet, la décision implicite de non-opposition à une déclaration préalable, le certificat d'autorisation tacite et le rejet du recours gracieux concernant la reconstruction de boutiques à Marigot. La juridiction a retenu que le projet, situé dans le champ de visibilité de monuments historiques, méconnaissait l'article 45-2 du code de l'urbanisme de Saint-Martin faute d'avis de l'architecte des bâtiments de France. Le tribunal a également jugé que le projet ne pouvait être qualifié de reconstruction au sens de l'article 3 du plan de prévention des risques naturels, car il n'était pas détruit par le cyclone Irma, et qu'il méconnaissait l'article UP6 du plan d'occupation des sols en étant implanté à moins de cinq mètres du rivage.
Le Tribunal Administratif de Saint-Martin a été saisi par la Collectivité d'outre-mer de Saint-Martin d'une demande d'expulsion de M. A, occupant sans droit ni titre des parcelles (AR 536 et AR 537) appartenant au domaine public aéronautique, acquises pour l'extension de l'aéroport de Grand Case. Le tribunal a constaté que M. A, bien que mis en demeure, n'a pas produit de mémoire en défense, ce qui le conduit à être réputé avoir acquiescé aux faits. Sur le fondement des articles L. 2122-1 et L. 1 du code général de la propriété des personnes publiques, le tribunal a jugé l'occupation irrégulière et a ordonné l'expulsion de M. A des dépendances domaniales. La solution retenue est donc favorable à la Collectivité, qui obtient l'expulsion de l'occupant illégal.
Le Tribunal Administratif de Saint-Martin a rejeté la requête de Mme B veuve A, ressortissante haïtienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour d'un an. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a considéré qu'aucun des moyens soulevés n'était fondé, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral du 25 janvier 2022.
Le Tribunal Administratif de Saint-Martin a rejeté la requête de Mme B, ressortissante dominicaine, qui contestait un arrêté du 22 juillet 2022 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La décision, prise par le représentant de l'État à Saint-Barthélemy et Saint-Martin, incluait un refus de titre de séjour, une obligation de quitter le territoire, une fixation du pays de destination et une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour était motivé et que la commission du titre de séjour n'avait pas à être saisie, car les dispositions de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne sont pas applicables à Saint-Martin. Les moyens soulevés par la requérante, notamment la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Saint-Martin a été saisi par la Collectivité d'outre-mer de Saint-Martin d'une demande d'expulsion de M. A..., occupant sans droit ni titre des parcelles du domaine public aéronautique (AR 536 et AR 537) acquises pour l'extension de l'aéroport de Grand Case. Constatant que M. A..., mis en demeure, n'a pas contesté les faits et que l'occupation irrégulière est établie, le tribunal a ordonné son expulsion ainsi que celle de tous occupants de son chef, avec le concours de la force publique si nécessaire, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. La décision se fonde sur les articles L. 2122-1 et L. 1 du code général de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal Administratif de Saint-Martin a été saisi par la Collectivité d'outre-mer de Saint-Martin d'une demande d'expulsion de M. A, occupant sans droit ni titre la parcelle AR 111 située sur le domaine public aéronautique, acquise pour l'extension de l'aéroport de Grand Case. Constatant que M. A n'a pas contesté les faits malgré une mise en demeure, le tribunal a fait application des articles L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques et R. 612-6 du code de justice administrative. Il a ordonné l'expulsion de l'occupant sans délai, sous astreinte de 200 euros par jour de retard à compter du 1er juillet 2024, et a rejeté la demande d'indemnité d'occupation comme irrecevable, la collectivité pouvant émettre un titre exécutoire.
Le Tribunal Administratif de Saint-Martin a rejeté la requête de M. A, qui demandait la communication de documents suite à une ordonnance d’orientation vers le juge pénal. La demande a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni conclusions, ni moyens de droit, ni décision attaquée, en violation des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. L’ordonnance a été rendue le 30 septembre 2024 par le président du tribunal.
Le Tribunal administratif de Saint-Martin, statuant par ordonnance, a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin rejetant sa demande de naturalisation. En application de l’article R. 312-18 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que ce litige relève de la compétence territoriale du tribunal administratif de Nantes. Par conséquent, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction, conformément à l’article R. 351-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Saint-Martin a rejeté la requête en référé suspension de Mme B, ressortissante vénézuélienne, contestant un arrêté préfectoral du 5 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait une atteinte grave à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) en raison de son Pacs avec un Français et de sa résidence à Saint-Martin depuis 2019. Le juge a estimé que la requête était manifestement mal fondée, faute pour Mme B de démontrer une vie stable et continue avec son partenaire ou une insertion professionnelle, et compte tenu de ses attaches familiales au Venezuela. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, permettant un rejet sans audience pour absence d'urgence ou de doute sérieux sur la légalité.
Le Tribunal Administratif de Saint-Martin a été saisi par la SELARL BCM d’une demande de suspension de l’exécution d’un certificat d’urbanisme, au motif que celui-ci mentionnait à tort l’existence d’un droit de préemption urbain simple sur des parcelles. La société requérante s’est finalement désistée purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 12 septembre 2024, le juge des référés a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions présentées au titre des frais de justice. Aucune appréciation sur le fond du litige n’a été formulée.
Le Tribunal administratif de Saint-Martin, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait réparation du préjudice moral subi en raison de dysfonctionnements dans une procédure judiciaire. Le juge a estimé que la juridiction administrative était incompétente pour connaître de ce litige, car les dommages invoqués relèvent de l'exercice de la fonction juridictionnelle judiciaire, compétence exclusive du juge judiciaire. La décision se fonde sur l'article L. 522-3 du code de justice administrative et l'article 32 du décret n° 2015-233 du 27 février 2015.
Le Tribunal Administratif de Saint-Martin a été saisi par le Groupement d'information et de soutien des allocataires (GISAF) d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 2 février 2024 autorisant la captation d’images par drones. La validité de cet arrêté expirait le 29 février 2024, date même d’enregistrement de la requête. Constatant que la décision contestée avait cessé de produire ses effets, le tribunal a estimé le litige devenu sans objet. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a prononcé un non-lieu à statuer.
Le Tribunal Administratif de Saint-Martin a été saisi par M. A B d’une demande d’indemnisation pour des préjudices résultant de dysfonctionnements du service public de la justice lors d’une procédure judiciaire. Par ordonnance du 28 août 2024, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a rappelé que, conformément à l’article 32 du décret du 27 février 2015, seul le juge judiciaire est compétent pour connaître des actions en responsabilité de l’État liées à l’exercice de la fonction juridictionnelle judiciaire.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Saint-Martin concerne une requête en excès de pouvoir du Groupement d'information et de soutien des allocataires (GISAF) visant à annuler un arrêté préfectoral du 2 février 2024 autorisant la captation d'images par drones. Le tribunal constate que l'arrêté attaqué avait une validité expirant le 29 février 2024, date d'enregistrement de la requête. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, il prononce un non-lieu à statuer, la requête étant devenue sans objet. La demande de frais de justice est implicitement rejetée.
Le tribunal administratif de Saint-Martin, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Koktel Kreol demandant la suspension de l'arrêté préfectoral du 25 juillet 2024 ordonnant la fermeture administrative de son établissement "Arhawak" pour deux mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, les difficultés économiques invoquées étant inhérentes à toute mesure de fermeture et non spécifiques à la période de basse saison. Il a également jugé que l'atteinte à la liberté d'entreprendre n'était pas manifestement illégale, l'administration ayant fondé sa décision sur les articles L. 8211-1, L. 8221-5 et L. 8272-2 du code du travail en raison de la constatation de travail dissimulé concernant deux salariés sur quatre.