24 999 décisions disponibles — page 61/1250
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête en référé de M. B..., ressortissant angolais, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet du Bas-Rhin de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour pour lui et son épouse. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution des arrêtés de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet le 17 décembre 2025. En outre, la demande concernant l'épouse de M. B... a été jugée irrecevable, celle-ci n'ayant pas signé la requête. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête en référé suspension de Mme A..., qui contestait le refus d'attribution d'un logement social T4 adapté au handicap de son époux. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité des décisions de la commission d'attribution de la société Néolia et du préfet du Bas-Rhin, notamment au regard des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Le juge des référés a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. En conséquence, la demande de suspension, les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. et Mme D..., ressortissants turcs, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de leur octroyer les conditions matérielles d'accueil. Les requérants invoquaient notamment un défaut d'information sur les conséquences d'une demande d'asile tardive et une erreur d'appréciation de leur situation familiale. Le tribunal a rejeté leur demande d'annulation, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier les articles relatifs à l'évaluation de la vulnérabilité et aux conditions d'octroi des conditions matérielles d'accueil.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi en référé pour suspendre un arrêté du maire de Kuntzig du 15 décembre 2025 mettant en demeure Mme A... de démolir un carport sous astreinte. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie. Il a estimé que l'exécution de la mesure de démolition n'affectait pas gravement la situation de la requérante, compte tenu d'un jugement antérieur du tribunal judiciaire de Thionville ordonnant la même démolition. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 481-1 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A..., ressortissant afghan, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII avait procédé à un examen individuel de sa situation, notamment via un entretien d'évaluation. Il a également estimé que M. A... n'avait pas démontré sa vulnérabilité liée à son état de santé, ni justifié d'une erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. E..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet du Bas-Rhin du 7 janvier 2026 fixant le pays de destination de sa reconduite à la frontière. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance du principe du contradictoire et des droits de la défense, faute d'avoir été entendu spécifiquement sur le pays de renvoi. La magistrate désignée a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé, sans méconnaître l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. D..., ressortissant pakistanais, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil suite à sa demande de réexamen d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était compétente, suffisamment motivée et que l'OFII avait bien procédé à un examen de la vulnérabilité du demandeur, conformément à l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que le certificat médical produit ne démontrait pas une vulnérabilité particulière justifiant l'octroi des conditions matérielles d'accueil.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur une requête en suspension d’un refus implicite de titre de séjour, constate que le préfet du Bas-Rhin a délivré un titre de séjour à M. B... après l’introduction de la requête. En conséquence, le juge des référés prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension et d’injonction, devenues sans objet. Il admet toutefois provisoirement le requérant à l’aide juridictionnelle. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative et la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur une requête en suspension d’un refus implicite de renouvellement de titre de séjour, a constaté que le préfet de la Moselle avait délivré un titre de séjour valable du 6 août 2025 au 5 août 2026 après l’introduction de la requête. En conséquence, le juge a estimé que les conclusions à fin de suspension et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Le tribunal a également admis le requérant au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire sur le fondement de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal administratif de Strasbourg a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) rejetant son recours préalable obligatoire relatif au retrait de la prime « MaPrimeRénov’ ». En cours d’instance, l’ANAH a accordé une prime de 4 000 euros par une décision rectificative du 29 juillet 2025. Le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 29 janvier 2026, le tribunal a constaté le désistement d’office de M. A... et lui en a donné acte.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme B... pour contester le refus du préfet de la Moselle d'enregistrer sa demande de titre de séjour en tant qu'étranger malade. Après l'introduction du recours, le préfet a finalement enregistré la demande le 8 janvier 2026, rendant les conclusions en annulation et injonction sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions par une ordonnance fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative. En revanche, il a condamné l'État à verser 1 000 euros à l'avocate de la requérante au titre des frais d'instance.
Le Tribunal administratif de Strasbourg a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. et Mme B... contestant l'arrêté du 27 octobre 2025 par lequel l'Agence régionale de santé Grand Est avait déclaré insalubre un logement leur appartenant. Les requérants n'ont pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation, en méconnaissance des articles R. 421-1 et R. 612-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code, prononce le rejet de l'ensemble des conclusions.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, saisi par M. B... d’une contestation de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2021 et 2022, a constaté son incompétence territoriale. Les impositions litigieuses ayant été établies par les services fiscaux du Doubs, le tribunal a ordonné, sur le fondement des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Besançon, seul compétent.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait à ce que l’État lui propose une solution d’hébergement d’urgence. Le requérant invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à l’hébergement d’urgence garanti par l’article L. 345-2-2 du Code de l’action sociale et des familles. Le juge a estimé que les pièces produites, notamment une décision de rejet de la commission de médiation et des courriels du SIAO, ne permettaient pas de caractériser une telle atteinte. En conséquence, les conditions posées par l’article L. 521-2 du code de justice administrative n’étant pas remplies, la requête a été rejetée sans instruction ni audience.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme C..., professeure des écoles, qui contestait le refus implicite de l’administration de lui accorder la protection fonctionnelle pour des faits de harcèlement moral et de discrimination syndicale, et demandait réparation de ses préjudices. Le tribunal a jugé que la décision implicite de rejet n’était pas illégale du seul fait de son absence de motivation, et que les moyens soulevés, notamment l’erreur d’appréciation et la violation du droit syndical, n’étaient pas fondés. S’agissant de la demande indemnitaire, il a estimé qu’aucune faute de l’administration n’était établie, que la réalité des préjudices n’était pas démontrée, et que la perte de la prime REP+ ne pouvait être indemnisée dès lors que Mme C. n’exerçait plus dans un établissement éligible. La décision s’appuie sur le code général de la fonction publique et le code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du président de la communauté de communes du Kochersberg et de l'Ackerland d’abroger partiellement le plan local d'urbanisme intercommunal, qui classe sa parcelle en zone naturelle Nm2. Le requérant soutenait que ce classement était entaché d’une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article R. 151-24 du code de l’urbanisme. Par un mémoire du 17 décembre 2025, M. B... s’est désisté purement et simplement de sa requête, désistement auquel la communauté de communes a donné son accord en renonçant à ses propres conclusions. Le tribunal a donc donné acte du désistement de M. B... et de celui de la communauté de communes concernant les frais de justice, mettant ainsi fin à l’instance.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. B..., demandeur d'emploi inscrit depuis 2015, qui estimait que Pôle emploi (devenu France Travail) avait commis une faute en ne lui proposant pas un dispositif de préparation opérationnelle à l'emploi. Il réclamait 320 000 euros en réparation de ses préjudices financier et moral. Le tribunal a jugé que M. B... n'apportait pas la preuve d'une faute de l'administration, ni d'un lien de causalité direct entre le manquement allégué et les préjudices invoqués. En conséquence, il a rejeté l'intégralité de ses conclusions indemnitaires, en application des articles L. 5311-1 et suivants du code du travail.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme C..., attachée d'administration, qui demandait réparation du préjudice moral subi suite à son éviction du bureau des affaires juridiques et du contentieux du rectorat. La juridiction a jugé que le changement de rattachement hiérarchique de l’agent, motivé par des difficultés dans sa manière de servir et pris dans l’intérêt du service, ne constituait pas une sanction disciplinaire ni une erreur manifeste d’appréciation. Les conclusions indemnitaires ont donc été rejetées, faute de faute de l’administration. Aucun texte spécifique n’est mentionné, la décision s’appuyant sur les principes généraux de la responsabilité administrative.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B..., qui contestait le refus implicite du garde des sceaux de reprendre son expérience dans le secteur privé pour le calcul de son ancienneté, sur le fondement de l'article 10 du décret du 14 avril 2006 modifié. La requête a été jugée irrecevable car tardive : la décision implicite de rejet est née deux mois après la demande, et le requérant a introduit son recours plus de deux mois après cette naissance, sans qu'une décision explicite ultérieure n'ait rouvert le délai. Le tribunal a appliqué les articles R. 421-2 du code de justice administrative et L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... qui demandait la décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2019 et 2020. Le requérant n'a pas démontré avoir transmis dans le délai légal de quatre-vingt-dix jours la déclaration d'achèvement des travaux de sa construction, condition nécessaire pour bénéficier de l'exonération temporaire prévue à l'article 1383 du code général des impôts. L'administration fiscale a donc légitimement refusé l'exonération, et la demande de M. A... a été rejetée.