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Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. B, ingénieur des travaux publics de l’État, contestant un arrêté du 22 avril 2022 du ministre de la transition écologique modifiant rétroactivement son affectation au 1er octobre 2019. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le ministre, jugeant que cette décision, entraînant un changement de résidence administrative, n’était pas une simple mesure d’ordre intérieur. Sur le fond, il a annulé l’arrêté contesté au motif que l’administration ne peut légalement prendre une mesure rétroactive que pour assurer la continuité de la carrière d’un agent ou régulariser sa situation, ce qui n’était pas établi en l’espèce. La solution retenue s’appuie sur le principe général d’application des décisions administratives pour l’avenir.
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. B, adjoint administratif, contestant la sanction de rétrogradation qui lui a été infligée par le directeur du crédit municipal de Toulon. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par l'administration, estimant que la requête, bien que rédigée sans avocat, contenait des conclusions suffisamment claires. Sur le fond, le juge a rappelé les principes applicables en matière de sanction disciplinaire et de harcèlement moral, notamment l'obligation de réserve et le droit de dénonciation. La décision a été rendue en application des lois n° 83-634 du 13 juillet 1983 et n° 84-53 du 26 janvier 1984.
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) annule l'arrêté du 2 juillet 2024 par lequel le préfet du Var a refusé de délivrer un titre de séjour "conjoint de français" à M. A, ressortissant algérien, et l'a obligé à quitter le territoire. Le juge estime que le préfet a méconnu l'article 6 de l'accord franco-algérien de 1968, car M. A justifiait d'un titre de séjour italien valable lors de sa demande, rendant son entrée en France régulière. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination sont également annulées.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la requête de M. A B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 27 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et lui interdisant d’y retourner pour une durée de deux ans. Le juge estime que la décision d’éloignement est fondée sur l’entrée irrégulière de l’intéressé et l’absence de titre de séjour, conformément aux articles L. 611-1 et L. 612-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il considère que le préfet n’a pas commis d’erreur manifeste d’appréciation, M. A B ne justifiant pas d’une intégration suffisante en France et conservant des attaches familiales en Tunisie. Enfin, l’interdiction de retour est jugée proportionnée au regard du risque de soustraction à la mesure d’éloignement et de l’absence de circonstances humanitaires.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Var refusant son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'avis du collège des médecins de l'OFII était régulier, le médecin rapporteur n'ayant pas participé à la délibération, et a écarté les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance des articles 2 et 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 425-9.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. C visant à suspendre la décision du 2 octobre 2024 par laquelle France Travail l'a radié de la liste des demandeurs d'emploi pour six mois et lui a supprimé ses allocations. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, malgré la situation financière précaire du requérant, et qu'aucun des moyens soulevés (notamment le défaut de motivation, l'incompétence de l'auteur de l'acte, et la violation du principe contradictoire) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 13 janvier 2022 du préfet du Var ordonnant son expulsion. Le requérant, condamné à 12 ans de réclusion criminelle pour viol en réunion, invoquait une insuffisance de motivation de l'arrêté et une méconnaissance de l'article L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui protège les étrangers entrés en France avant l'âge de 13 ans. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et considérant que les faits de viol commis en réunion constituaient un comportement de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de l'État, justifiant l'expulsion malgré la protection prévue par l'article L. 631-3.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Var refusant le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a estimé que le préfet avait légalement fondé son refus sur l'insuffisance des ressources de M. C, dont la moyenne mensuelle de 1 045 euros était inférieure au SMIC, en application de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, considérant que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif de Toulon, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme C, a examiné la légalité de l’arrêté du 27 octobre 2021 prononçant sa rétrogradation. Après avoir écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, le tribunal a exercé un contrôle normal sur la matérialité des faits et la proportionnalité de la sanction. Il a rappelé que les fonctionnaires ne peuvent être sanctionnés pour avoir dénoncé un harcèlement moral, sous réserve du respect de l’obligation de réserve. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’analyse s’appuie sur les articles 29 et 6 quinquies de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983.
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme B G C épouse A, qui contestait l'arrêté du 10 décembre 2021 par lequel le préfet du Var avait refusé le regroupement familial pour ses deux enfants. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement apprécié la majorité des enfants à la date du dépôt du dossier complet, conformément aux articles L. 434-2 et R. 434-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Var lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le refus ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, car M. B, entré en France à 50 ans, n'a pas démontré l'intensité de ses liens familiaux sur le territoire et reste marié à une compatriote en Algérie. La décision n'est pas non plus entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Les conclusions relatives aux frais d'instance ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du préfet du Var refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant malien, et les mesures d'éloignement associées. La juridiction a estimé que le préfet avait méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'insertion sociale et professionnelle du requérant, arrivé mineur et formé en France. Le tribunal a relevé sa présence continue depuis 2016, son parcours professionnel stable dans un métier en tension, et son intégration, malgré l'usage d'un faux document. L'arrêté a donc été jugé disproportionné, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête du préfet du Var qui demandait l'annulation d'un arrêté municipal de non-opposition à une déclaration préalable. Le tribunal a jugé que la construction existante était légale, car un permis de construire avait été délivré en 1974 pour un garage sur les mêmes parcelles, et que la demande de changement de destination n'avait donc pas à porter sur l'ensemble du bâtiment. Les autres moyens du préfet, tirés de la méconnaissance des articles N1 et N2 du PLU et des articles L. 151-11, R. 151-25, R. 151-35, R. 421-13, R. 421-14 et R. 421-17 du code de l'urbanisme, ont été écartés.
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 18 janvier 2024 par lequel le préfet du Var a refusé un titre de séjour à M. B et l'a obligé à quitter le territoire. Le juge a constaté que la requête en référé n'était pas accompagnée d'un recours au fond en annulation, le précédent recours ayant déjà été rejeté par un jugement confirmé en appel. En application de l'article R. 522-1 du code de justice administrative, la demande a été jugée irrecevable, faute de requête distincte et de copie de la requête au fond.
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur demande de la maire de Draguignan, a désigné un expert pour examiner un immeuble menaçant ruine situé place du Marché. La décision se fonde sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, qui permet au maire de solliciter une expertise avant un arrêté de mise en sécurité. L'expert devra constater l'état du bâtiment, évaluer la gravité du péril et proposer des mesures provisoires dans un délai de 24 heures. Cette ordonnance vise à garantir la sécurité publique face aux désordres structurels constatés.
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par l’association « Comité de Sauvegarde de la Baie de Cavalaire » et plusieurs particuliers d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Cavalaire-sur-Mer du 21 juin 2023. Cet arrêté délivrait un permis de construire à la société LNC YODA PROMOTION pour la démolition d’un hôtel et la construction d’un immeuble de 54 logements. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles R. 111-2, R. 423-53 et L. 121-13 du code de l’urbanisme, ainsi que des règles du plan local d’urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’association ne justifiait pas d’un intérêt à agir et que les autres moyens étaient infondés.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme C, qui contestait son placement en congé de maladie ordinaire. La requérante n'avait pas déclaré sa rechute d'accident de service dans le délai d'un mois prévu par le décret n°87-602 du 30 juillet 1987, ce qui liait la compétence du directeur du crédit municipal pour refuser de la reconnaître. Par conséquent, les moyens soulevés par Mme C, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et le défaut de motivation, ont été écartés comme infondés. La décision a également mis à la charge de Mme C une somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Toulon a examiné la requête de Mme B, agent du crédit municipal de Toulon, contestant son arrêté de rétrogradation du 14 novembre 2022. Le tribunal a d'abord écarté les fins de non-recevoir soulevées par l'établissement, jugeant la requête recevable car la décision attaquée avait été produite et le recours n'était pas tardif. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté de rétrogradation, estimant que les faits reprochés n'étaient pas constitutifs d'une faute disciplinaire justifiant une telle sanction. La solution a été rendue en application des articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. A B, adjoint administratif, contestant son arrêté de rétrogradation pris par le directeur du crédit municipal de Toulon le 14 novembre 2022. Le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment ceux tirés d'un vice de procédure, d'un détournement de pouvoir et de la méconnaissance du principe non bis in idem. Il a considéré que les faits reprochés constituaient une faute et que la sanction de rétrogradation n'était pas disproportionnée, exerçant un contrôle normal sur la proportionnalité. La requête a été rejetée, et les conclusions de M. B fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées, tandis que le crédit municipal a obtenu le versement de 2 000 euros au même titre.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet du Var du 4 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français et lui interdisant le retour pour deux ans, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence. Le juge a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, et a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni ne méconnaissait l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant). La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 614-1 à L. 614-19.