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Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par la société Viamedis d’un recours pour excès de pouvoir contre des titres de recettes émis par le Centre hospitalier intercommunal de Brignoles-Le-Luc et une saisie administrative à tiers détenteur. Le tribunal a jugé que le contentieux du recouvrement des créances non fiscales d’un établissement public de santé relève de la compétence du juge de l’exécution, et non du juge administratif. En conséquence, les conclusions de la société Viamedis dirigées contre la saisie administrative à tiers détenteur ont été rejetées comme portées devant une juridiction incompétente, sur le fondement des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé la décision du 17 octobre 2022 par laquelle la directrice du centre pénitentiaire de Toulon-La Farlède a refusé de délivrer un permis de visite à Mme B, compagne d’un détenu condamné pour violences intrafamiliales. Le tribunal a relevé que l’administration, bien que mise en demeure, n’a produit aucun mémoire en défense et est réputée avoir acquiescé aux faits. Il a jugé que le motif de refus, fondé sur la qualité de victime de la requérante, ne relevait pas des motifs légaux prévus par les articles L. 341-7 et R. 341-1 du code pénitentiaire, à savoir le maintien du bon ordre, la sécurité ou la prévention des infractions. En conséquence, la décision a été annulée pour excès de pouvoir.
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé la décision du 13 mai 2022 par laquelle le président de la métropole Toulon Provence Méditerranée a déclaré sans suite la procédure de sélection pour l'occupation d'un chalet, ainsi que le rejet du recours gracieux. La juridiction a jugé que cet abandon, intervenu après que l'offre de la société requérante ait été retenue, devait être assimilé à un refus d'autorisation soumis à une obligation de motivation en vertu de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. La décision attaquée, motivée par des considérations générales et vagues sans fondement juridique précis, a été jugée insuffisamment motivée. En conséquence, le tribunal a annulé les décisions et condamné la métropole à verser 1 500 euros à la SAS Les Paddles au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Toulon a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui contestait le refus implicite de la Mutualité sociale agricole Provence Azur de lui accorder une remise de dette de 3 559,35 euros pour un indu de prime d'activité. La MSA avait déjà accordé une remise totale de l'indu lors de la commission de recours amiable du 17 septembre 2024, conduisant à une conclusion de non-lieu à statuer. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, l'ordonnance donne acte du désistement d'instance, mettant fin au litige.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant par ordonnance, a rejeté les conclusions de M. B relatives au refus d’allocation aux adultes handicapés (AAH) et à l’attribution d’une carte mobilité inclusion (CMI) mention « priorité » au lieu de « invalidité », pour incompétence de la juridiction administrative. Ces litiges relèvent en effet de la compétence du tribunal judiciaire, conformément aux articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles. Le dossier a été transmis au pôle social du tribunal judiciaire de Toulon en application de l’article 32 du décret du 27 février 2015. En revanche, les conclusions concernant le refus de CMI mention « stationnement » ont été rejetées pour irrecevabilité, faute pour le requérant d’avoir produit la décision attaquée ou la preuve de sa demande, malgré une demande de régularisation.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté l'opposition de M. A contre une contrainte émise par la CAF du Var pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité de 5 838,31 euros. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant étaient sans incidence sur la régularité et le bien-fondé de la contrainte, et que sa requête n'était pas suffisamment motivée malgré une demande de régularisation. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement infondées.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B. Celle-ci demandait d'ordonner au préfet du Var de lui délivrer une attestation pour bénéficier des prestations de la CAF et à la CAF de lui verser ces prestations. Le tribunal estime que la demande d'injonction au préfet se heurte à une contestation sérieuse, faute pour la requérante de justifier de la présence de son enfant sur le territoire. En outre, il rappelle qu'il ne peut statuer sur les droits aux prestations familiales ni faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative.
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur demande du maire de Bauduen, a désigné un expert sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Cette décision fait suite à des éboulements survenus en octobre et novembre 2024, ayant endommagé des immeubles d'habitation et créé un péril pour la sécurité publique. L'expert devra examiner les bâtiments concernés, constater leur état, évaluer la gravité du péril et proposer des mesures provisoires de mise en sécurité. La mission doit être accomplie dans un délai de 24 heures pour le constat et de 48 heures pour le dépôt du rapport.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'affectation de M. B, infirmier, au " Pool de jour " du centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne-sur-Mer. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment celui tiré de l'existence d'une sanction disciplinaire déguisée et de la méconnaissance d'un mi-temps thérapeutique, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Toulon rejette la requête de Mme B A, qui demandait la communication de ses bulletins de salaire, le paiement de son salaire et des dommages et intérêts pour préjudice subi pendant sa grossesse. Le tribunal constate que la requête est manifestement irrecevable, faute pour la requérante d'avoir saisi la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA) préalablement à son recours, comme l'exige l'article L. 342-1 du code des relations entre le public et l'administration. De plus, elle n'a pas justifié avoir adressé une réclamation préalable à la commune pour ses demandes indemnitaires et salariales. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête est rejetée sans examen au fond.
Regroupement familial – Désistement après accord de l'administration – Tribunal Administratif de Toulon – Ordonnance du 3 décembre 2024. La requérante contestait le refus du préfet du Var d'autoriser le regroupement familial pour son époux. Le préfet ayant finalement accédé à la demande, la requérante s'est désistée de ses conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement et, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, a condamné l'État à lui verser 800 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme D, Mme C et Mme A, qui demandaient l’annulation du permis de construire délivré par le maire de Cavalaire-sur-Mer à la société Signal Immo MDB. En application de l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme, les requérantes devaient notifier leur recours contentieux à l’auteur de la décision et au titulaire de l’autorisation dans un délai de quinze jours. N’ayant justifié que de la notification à la société pétitionnaire, et non à la commune, leur requête a été déclarée irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions de la société Signal Immo MDB au titre des frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Toulon a pris acte, par ordonnance du 3 décembre 2024, du désistement pur et simple de M. et Mme D de leur recours en excès de pouvoir. Ce recours visait à obtenir l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de la Cadière-d'Azur pour l'extension d'une habitation avec pool house et piscine. La solution retenue est le donné acte du désistement, mettant fin à l'instance, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A, agent de la commune de Toulon, qui contestait une retenue sur son salaire. La juridiction a constaté que le litige, portant sur une décision individuelle défavorable relative à la rémunération, relevait de la médiation préalable obligatoire prévue par le décret n°2022-433 du 25 mars 2022 et l'article L. 213-11 du code de justice administrative. Mme A n'ayant pas justifié avoir engagé cette médiation malgré une demande de régularisation, sa requête a été jugée irrecevable. Le dossier a été transmis au centre de gestion de la fonction publique territoriale du Var pour mise en œuvre de la médiation.
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Var du 18 août 2023 refusant son titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a pris une décision favorable le 9 juillet 2024, et M. B s’est désisté purement et simplement de sa requête le 7 novembre 2024. Le tribunal, constatant que ce désistement est pur et simple, en donne acte par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A contestant un refus de reconnaissance de catastrophe naturelle sécheresse pour son domicile à Six-Fours-les-Plages. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen au sens de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, et ce défaut n'a pas été régularisé dans le délai de recours. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du même code, a été rendue le 3 décembre 2024.
Requête en annulation d'une décision du maire de Fréjus imposant la consommation de viande aux enfants de Mme B à la cantine scolaire. Le Tribunal administratif de Toulon rejette la requête comme manifestement irrecevable, faute pour la requérante d'avoir exposé des moyens juridiques dans le délai de recours, en application des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a fait droit à la demande de la maire de Hyères fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Constatant un péril imminent pour la sécurité publique en raison de désordres structurels (rupture de planches d'enfustage et tomettes descellées), le juge a désigné un expert. La mission de l'expert consiste à examiner l'immeuble dans les 24 heures, à évaluer la gravité du péril et à proposer des mesures provisoires de sécurité. Le rapport devra être déposé sous 48 heures.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B A, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation des arrêtés préfectoraux du 13 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour d'un an et l'assignant à résidence. Le juge a estimé que le requérant n'établissait pas la réalité de sa vie privée et familiale en France, notamment sa communauté de vie avec une ressortissante française, et a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue se fonde sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier les articles L. 612-6 et suivants.
Le Tribunal administratif de Toulon a ordonné une expertise médicale collégiale (chirurgien orthopédique et infectiologue) à la demande de Mme C, qui soutient avoir contracté une infection nosocomiale lors de son hospitalisation à l’hôpital d’instruction des armées Sainte-Anne le 21 octobre 2021. La mesure, fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a été jugée utile car susceptible de se rattacher à un futur litige en responsabilité. La demande de l’ONIAM visant à imposer un pré-rapport a été rejetée, l’expert restant libre d’organiser ses opérations dans le respect du contradictoire. Les droits de la caisse primaire d’assurance maladie du Var ont été réservés.