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Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B contestant des indus de prime d'activité et d'aide personnalisée au logement notifiés par la CAF du Var. La requérante soutenait une erreur sur la date de début de sa vie commune, mais n'a pas fourni d'argumentation suffisante pour étayer son moyen, malgré une demande de régularisation. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, a jugé que le moyen n'était pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.
Le Tribunal Administratif de Toulon a partiellement condamné l’État à indemniser M. B, ouvrier exposé à l’amiante au sein de la direction des constructions navales jusqu’au 31 mai 2003, pour un préjudice d’anxiété. La responsabilité de l’État a été engagée pour manquement à son obligation de sécurité, sur le fondement du décret du 17 août 1977, mais limitée à la période où il était employeur. Le tribunal a accordé 6 000 euros avec intérêts au taux légal à compter du 17 septembre 2020, rejetant les autres préjudices faute de preuve.
Le Tribunal administratif de Toulon rejette la requête de Mme A B, qui contestait une mise en demeure de payer une pénalité financière de 55 000 euros infligée par le Conseil national des activités privées de sécurité. Le tribunal se déclare incompétent pour connaître de la contestation relative au recouvrement de cette créance non fiscale, en application de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales, qui renvoie la compétence au juge de droit commun pour ce type de litige. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour incompétence de la juridiction administrative.
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de la société Distribution Casino France (DCF) contestant un titre de perception de 43 350 euros émis par la DREETS PACA pour des manquements à la législation du travail. Le tribunal a jugé que le recours contentieux formé contre l'amende administrative sous-jacente n'était pas suspensif, rendant la créance certaine au moment de l'émission du titre. Il a également écarté l'exception d'illégalité de l'amende, estimant que le système de décompte des horaires n'était pas en cause et que les dispositions des articles L. 8115-1 et L. 8115-3 du code du travail permettaient de multiplier le montant de l'amende par le nombre de travailleurs concernés. La demande de frais de justice a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SARL S.F.T, qui contestait la décision du directeur départemental des finances publiques du Var du 16 avril 2022. Cette décision mettait à sa charge un trop-perçu d’aides du fonds de solidarité Covid-19 et refusait l’octroi d’aides pour décembre 2020 et janvier 2021. Le tribunal a relevé d’office que les conclusions dirigées contre les refus d’octroi étaient tardives, le délai raisonnable de recours étant dépassé en l’absence de notification régulière. La requête a donc été jugée irrecevable sur ce point, et le surplus des conclusions a été rejeté comme infondé.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la société Distribution Casino France (DCF) contestant un titre de perception de 83 200 euros émis par la DREETS PACA pour une amende administrative pour manquements au droit du travail. Le tribunal a jugé que le recours contentieux contre l’amende n’avait pas d’effet suspensif, rendant la créance certaine lors de l’émission du titre. Il a également écarté l’exception d’illégalité de l’amende, estimant que le système de décompte des horaires n’était pas en cause et que le montant de la sanction, multiplié par le nombre de travailleurs concernés, était conforme aux articles L. 8115-1 et L. 8115-3 du code du travail.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la société Distribution Casino France (DCF) contestant un titre de perception de 49 140 euros émis par la DREETS PACA pour une amende administrative pour manquements au code du travail. Le tribunal a jugé que le recours contentieux contre l’amende n’ayant pas d’effet suspensif, la créance était certaine lors de l’émission du titre. Il a également écarté l’exception d’illégalité de l’amende, estimant que le système de décompte des horaires n’était pas en cause et que le montant de la sanction, multiplié par le nombre de travailleurs concernés, était conforme aux articles L. 8115-1 et L. 8115-3 du code du travail. La demande de frais de justice a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B et de la société Vinidréa contestant la décision du préfet du Var du 4 août 2022 qui s'opposait à l'utilisation d'une hélisurface sur une parcelle à Ramatuelle. Le tribunal a jugé que la parcelle se situait en zone agglomérée selon la carte aéronautique OACI au 1/250 000, ce qui rendait l'hélisurface interdite par l'article R. 312-1-5 du code de l'aviation civile, sans possibilité de déclaration préalable. L'erreur d'appréciation et l'exception d'illégalité de la carte ont été écartées, le préfet étant tenu de s'opposer à la déclaration. Les frais de justice ont été refusés à la partie perdante.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation de la décision du 4 juillet 2022 par laquelle le préfet du Var avait refusé sa demande de création d'une hélisurface sur sa propriété à Hyères. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, jugeant que le courrier du 4 juillet 2022 constituait bien une décision faisant grief. Sur le fond, le tribunal a considéré que le préfet se trouvait en situation de compétence liée pour refuser l'autorisation, dès lors que le terrain de M. B se situait dans la zone d'interdiction de 18,5 km autour de l'aéroport de Hyères-Toulon, défini par l'arrêté du 22 février 1971 pris pour l'application du code de l'aviation civile. Par conséquent, les moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'erreur d'appréciation et de l'illégalité de la carte OACI, ont été jugés inopérants.
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de la société Coulon Escoffier, qui contestait un arrêté du maire de Saint-Raphaël du 30 juin 2022 réglementant l'utilisation d'un ponton à Agay. Le tribunal a relevé d'office que cet arrêté était confirmatif d'un précédent arrêté du 26 janvier 2022, ayant le même objet. En l'absence de changement de circonstances, le délai de recours contentieux de deux mois, expiré le 28 mars 2022, n'était pas respecté. La requête, enregistrée le 5 juillet 2022, a donc été jugée tardive et irrecevable. La société a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de l'association syndicale libre (ASL) Domaine de la Vallée. Celle-ci demandait l'annulation du refus implicite du maire de La Croix-Valmer de moderniser les canalisations du lotissement pour la défense incendie. Le tribunal a jugé que la commune n'avait pas méconnu ses obligations issues des articles L. 2213-32 et L. 2225-1 et suivants du code général des collectivités territoriales. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de l'ASL, y compris celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d’instance de Mme C, qui contestait une contrainte émise par la caisse d’allocations familiales du Var pour le recouvrement d’un indu de prime d’activité de 877,05 euros. La requérante n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti, en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 du même code pour constater ce désistement.
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la condamnation de l’État à lui verser 30 000 euros en réparation des préjudices liés à son exposition à l’amiante durant son emploi à la direction des constructions navales. La requérante invoquait un manquement de l’employeur à son obligation de sécurité, fondé sur le décret du 17 août 1977 relatif à l’hygiène en milieu professionnel exposé à l’amiante. Le tribunal a estimé que Mme A n’apportait pas de preuves suffisamment précises et circonstanciées de la réalité et de l’intensité de son exposition aux poussières d’amiante, malgré la production d’attestations de collègues. En conséquence, la responsabilité de l’État n’a pas été engagée, et l’ensemble des conclusions de la requête a été rejeté.
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par le département du Var et la société Eiffage Construction Sud-Est d'une demande d'homologation d'un protocole transactionnel, conclu le 22 août 2024 à l'issue d'une médiation, visant à mettre fin à un litige portant sur l'indemnisation de travaux de rénovation énergétique de collèges. La juridiction a fait droit à cette demande sur le fondement de l'article L. 213-4 du code de justice administrative. Elle a constaté que l'accord, régulièrement signé, comportait des concessions réciproques et équilibrées, ne contrevenait pas à l'ordre public et ne constituait pas une libéralité illicite de la part de la personne publique, conformément aux articles 2044 du code civil et L. 423-1 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal a homologué la transaction et lui a donné force exécutoire.
Le Tribunal administratif de Toulon, saisi en référé par la maire de Toulon sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné une expertise d'un immeuble situé rue Pierre Sémard présentant des désordres structurels (fissures) constituant un péril pour la sécurité publique. Le juge a désigné un expert avec pour mission d'examiner l'immeuble dans les 24 heures, de constater son état et celui des bâtiments mitoyens, de donner un avis sur la gravité du péril et de proposer des mesures provisoires. Cette décision est fondée sur les dispositions précitées du code de la construction et de l'habitation et sur les articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral du 26 août 2024 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Le juge a estimé que cette mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa présence récente en France (environ trois ans), de la situation irrégulière de son épouse et de la possibilité de reconstituer sa cellule familiale en Tunisie. La solution retenue confirme la légalité de l'interdiction de retour, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 16 mai 2024 par lequel le préfet du Var refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant sénégalais, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas suffisamment examiné l'intérêt supérieur de l'enfant de M. B, en méconnaissance de l'article 3.1 de la Convention internationale des droits de l'enfant (CIDE). Il a également écarté la fin de non-recevoir du préfet, estimant le recours recevable. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour défaut d'examen de la situation familiale au regard de la CIDE.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SAS clinique chirurgicale du golfe de Saint-Tropez, qui demandait l’annulation de huit titres exécutoires émis par le centre hospitalier de Saint-Tropez pour un montant total de 515 456 euros, correspondant à des redevances d’occupation du domaine public. Le tribunal a estimé que les titres comportaient suffisamment de précisions sur les bases de liquidation, en référence au contrat d’occupation du domaine public du 2 septembre 2013, et que la société, qui continuait à occuper les lieux sans titre régulier, était redevable d’une indemnité d’occupation fondée sur les articles L. 2125-1 et L. 2125-3 du code général de la propriété des personnes publiques. La demande de décharge et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Toulon a annulé la décision du 3 février 2022 par laquelle le recteur de l'académie de Nice avait prononcé une sanction d'exclusion définitive sans sursis à l'encontre de l'élève B C, scolarisé au collège Pierre Gassendi. Saisi d'un recours pour excès de pouvoir par les parents de l'élève, le tribunal a jugé que si les faits de propos irrespectueux envers des agents de la cantine étaient matériellement établis, la sanction d'exclusion définitive était disproportionnée au regard de l'âge de l'élève (14 ans) et de l'absence d'antécédents de comportement agressif ou menaçant. La solution retenue se fonde sur l'article R. 511-13 du code de l'éducation, qui énumère les sanctions disciplinaires et impose au juge de vérifier la proportionnalité de la sanction retenue à la gravité des fautes. Le tribunal a enjoint à l'administration d'effacer toute mention de cette sanction du dossier scolaire de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Toulon, saisi par la société Corsica Ferries d’une demande de liquidation provisoire de l’astreinte prononcée pour assurer l’exécution des jugements des 24 octobre 2019 et 3 décembre 2020, a examiné si le préfet avait entièrement exécuté ces décisions. Le tribunal a constaté que le préfet avait procédé à un réexamen de la demande d’abrogation de l’arrêté du 13 mars 2019 par une décision du 15 mars 2024, et que la société requérante n’apportait pas d’éléments suffisants pour établir une inexécution persistante. En application de l’article L. 911-7 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la demande de liquidation de l’astreinte et les conclusions accessoires, estimant que l’administration avait satisfait à ses obligations.