Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2303871(TA83-2303871)
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a été saisi par Mme A de trois requêtes visant à contester son admission à la retraite et le refus de son maintien en activité au-delà de la limite d'âge, décisions prises par le maire de Hyères-les-Palmiers. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, jugeant irrecevables les conclusions dirigées contre l'arrêté du 25 juillet 2023 en raison de leur tardiveté, et celles contre la décision du 14 novembre 2023, considérée comme purement confirmative. À titre subsidiaire, il a estimé que le refus de prolongation d'activité était légalement justifié par la tardiveté de la demande de Mme A, qui n'avait pas été présentée dans le délai de six mois précédant la date d'effet de la retraite, conformément aux dispositions applicables. Les conclusions indemnitaires et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA83-2400799(TA83-2400799)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. et Mme C, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par la maire de Toulon à la SA Uniti Habitat pour la construction d'une résidence-services séniors. Les requérants contestaient notamment la compétence de l'auteur de l'acte, la légalité d'une dérogation préfectorale, et la méconnaissance de plusieurs articles du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) relatifs aux accès, au stationnement, aux distances entre bâtiments et à l'aspect extérieur. Le tribunal a jugé l'ensemble de ces moyens infondés, considérant que le projet respectait les dispositions applicables du code de l'urbanisme et du PLU. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée.
N° TA83-2403809(TA83-2403809)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du permis de construire délivré par le maire de Carqueiranne à la sci Maison de la Mer pour une extension de maison. Les requérants, voisins immédiats, invoquaient plusieurs moyens, notamment la méconnaissance des articles UE 7, UE 9 et UE 13 du règlement du PLU, ainsi que l’application de la jurisprudence « Madame D ». Le juge a estimé qu’aucun moyen n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté, et que la condition d’urgence, bien que présumée en application de l’article L. 600-3 du code de l’urbanisme, n’était pas suffisante pour justifier la suspension. La requête a été rejetée, et les requérants ont été condamnés à verser 1 500 euros à la commune et 1 500 euros à la sci Maison de la Mer au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2401926(TA83-2401926)
Le Tribunal Administratif de Toulon, saisi par la société Corsica Ferries d’une demande de liquidation provisoire de l’astreinte prononcée pour assurer l’exécution des jugements des 24 octobre 2019 et 3 décembre 2020, a examiné si le préfet avait entièrement exécuté ces décisions. Le tribunal a constaté que le préfet avait procédé à un réexamen de la demande d’abrogation de l’arrêté du 13 mars 2019 par une décision du 15 mars 2024, et que la société requérante n’apportait pas d’éléments suffisants pour établir une inexécution persistante. En application de l’article L. 911-7 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la demande de liquidation de l’astreinte et les conclusions accessoires, estimant que l’administration avait satisfait à ses obligations.
N° TA83-2402323(TA83-2402323)
Le Tribunal administratif de Toulon a annulé la décision du 3 février 2022 par laquelle le recteur de l'académie de Nice avait prononcé une sanction d'exclusion définitive sans sursis à l'encontre de l'élève B C, scolarisé au collège Pierre Gassendi. Saisi d'un recours pour excès de pouvoir par les parents de l'élève, le tribunal a jugé que si les faits de propos irrespectueux envers des agents de la cantine étaient matériellement établis, la sanction d'exclusion définitive était disproportionnée au regard de l'âge de l'élève (14 ans) et de l'absence d'antécédents de comportement agressif ou menaçant. La solution retenue se fonde sur l'article R. 511-13 du code de l'éducation, qui énumère les sanctions disciplinaires et impose au juge de vérifier la proportionnalité de la sanction retenue à la gravité des fautes. Le tribunal a enjoint à l'administration d'effacer toute mention de cette sanction du dossier scolaire de l'enfant.
N° TA83-2402819(TA83-2402819)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 16 mai 2024 par lequel le préfet du Var refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant sénégalais, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas suffisamment examiné l'intérêt supérieur de l'enfant de M. B, en méconnaissance de l'article 3.1 de la Convention internationale des droits de l'enfant (CIDE). Il a également écarté la fin de non-recevoir du préfet, estimant le recours recevable. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour défaut d'examen de la situation familiale au regard de la CIDE.
N° TA83-2403202(TA83-2403202)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral du 26 août 2024 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Le juge a estimé que cette mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa présence récente en France (environ trois ans), de la situation irrégulière de son épouse et de la possibilité de reconstituer sa cellule familiale en Tunisie. La solution retenue confirme la légalité de l'interdiction de retour, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA83-2202928(TA83-2202928)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé la décision du 17 octobre 2022 par laquelle la directrice du centre pénitentiaire de Toulon-La Farlède a refusé de délivrer un permis de visite à Mme B, compagne d’un détenu condamné pour violences intrafamiliales. Le tribunal a relevé que l’administration, bien que mise en demeure, n’a produit aucun mémoire en défense et est réputée avoir acquiescé aux faits. Il a jugé que le motif de refus, fondé sur la qualité de victime de la requérante, ne relevait pas des motifs légaux prévus par les articles L. 341-7 et R. 341-1 du code pénitentiaire, à savoir le maintien du bon ordre, la sécurité ou la prévention des infractions. En conséquence, la décision a été annulée pour excès de pouvoir.
N° TA83-2202424(TA83-2202424)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la société Distribution Casino France (DCF) contestant un titre de perception de 83 200 euros émis par la DREETS PACA pour une amende administrative pour manquements au droit du travail. Le tribunal a jugé que le recours contentieux contre l’amende n’avait pas d’effet suspensif, rendant la créance certaine lors de l’émission du titre. Il a également écarté l’exception d’illégalité de l’amende, estimant que le système de décompte des horaires n’était pas en cause et que le montant de la sanction, multiplié par le nombre de travailleurs concernés, était conforme aux articles L. 8115-1 et L. 8115-3 du code du travail.
N° TA83-2403256(TA83-2403256)
Le Tribunal administratif de Toulon a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui contestait le refus implicite de la Mutualité sociale agricole Provence Azur de lui accorder une remise de dette de 3 559,35 euros pour un indu de prime d'activité. La MSA avait déjà accordé une remise totale de l'indu lors de la commission de recours amiable du 17 septembre 2024, conduisant à une conclusion de non-lieu à statuer. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, l'ordonnance donne acte du désistement d'instance, mettant fin au litige.
N° TA83-2402424(TA83-2402424)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant par ordonnance, a rejeté les conclusions de M. B relatives au refus d’allocation aux adultes handicapés (AAH) et à l’attribution d’une carte mobilité inclusion (CMI) mention « priorité » au lieu de « invalidité », pour incompétence de la juridiction administrative. Ces litiges relèvent en effet de la compétence du tribunal judiciaire, conformément aux articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles. Le dossier a été transmis au pôle social du tribunal judiciaire de Toulon en application de l’article 32 du décret du 27 février 2015. En revanche, les conclusions concernant le refus de CMI mention « stationnement » ont été rejetées pour irrecevabilité, faute pour le requérant d’avoir produit la décision attaquée ou la preuve de sa demande, malgré une demande de régularisation.
N° TA83-2000250(TA83-2000250)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la condamnation de l’État à lui verser 30 000 euros en réparation des préjudices liés à son exposition à l’amiante durant son emploi à la direction des constructions navales. La requérante invoquait un manquement de l’employeur à son obligation de sécurité, fondé sur le décret du 17 août 1977 relatif à l’hygiène en milieu professionnel exposé à l’amiante. Le tribunal a estimé que Mme A n’apportait pas de preuves suffisamment précises et circonstanciées de la réalité et de l’intensité de son exposition aux poussières d’amiante, malgré la production d’attestations de collègues. En conséquence, la responsabilité de l’État n’a pas été engagée, et l’ensemble des conclusions de la requête a été rejeté.
N° TA83-2301175(TA83-2301175)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par le département du Var et la société Eiffage Construction Sud-Est d'une demande d'homologation d'un protocole transactionnel, conclu le 22 août 2024 à l'issue d'une médiation, visant à mettre fin à un litige portant sur l'indemnisation de travaux de rénovation énergétique de collèges. La juridiction a fait droit à cette demande sur le fondement de l'article L. 213-4 du code de justice administrative. Elle a constaté que l'accord, régulièrement signé, comportait des concessions réciproques et équilibrées, ne contrevenait pas à l'ordre public et ne constituait pas une libéralité illicite de la part de la personne publique, conformément aux articles 2044 du code civil et L. 423-1 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal a homologué la transaction et lui a donné force exécutoire.
N° TA83-2400678(TA83-2400678)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté l'opposition de M. A contre une contrainte émise par la CAF du Var pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité de 5 838,31 euros. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant étaient sans incidence sur la régularité et le bien-fondé de la contrainte, et que sa requête n'était pas suffisamment motivée malgré une demande de régularisation. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement infondées.
N° TA83-2301191(TA83-2301191)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d’instance de Mme C, qui contestait une contrainte émise par la caisse d’allocations familiales du Var pour le recouvrement d’un indu de prime d’activité de 877,05 euros. La requérante n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti, en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 du même code pour constater ce désistement.
N° TA83-2201784(TA83-2201784)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de la société Coulon Escoffier, qui contestait un arrêté du maire de Saint-Raphaël du 30 juin 2022 réglementant l'utilisation d'un ponton à Agay. Le tribunal a relevé d'office que cet arrêté était confirmatif d'un précédent arrêté du 26 janvier 2022, ayant le même objet. En l'absence de changement de circonstances, le délai de recours contentieux de deux mois, expiré le 28 mars 2022, n'était pas respecté. La requête, enregistrée le 5 juillet 2022, a donc été jugée tardive et irrecevable. La société a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA83-2302314(TA83-2302314)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SAS clinique chirurgicale du golfe de Saint-Tropez, qui demandait l’annulation de huit titres exécutoires émis par le centre hospitalier de Saint-Tropez pour un montant total de 515 456 euros, correspondant à des redevances d’occupation du domaine public. Le tribunal a estimé que les titres comportaient suffisamment de précisions sur les bases de liquidation, en référence au contrat d’occupation du domaine public du 2 septembre 2013, et que la société, qui continuait à occuper les lieux sans titre régulier, était redevable d’une indemnité d’occupation fondée sur les articles L. 2125-1 et L. 2125-3 du code général de la propriété des personnes publiques. La demande de décharge et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA83-2403994(TA83-2403994)
Le Tribunal administratif de Toulon, saisi en référé par la maire de Toulon sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné une expertise d'un immeuble situé rue Pierre Sémard présentant des désordres structurels (fissures) constituant un péril pour la sécurité publique. Le juge a désigné un expert avec pour mission d'examiner l'immeuble dans les 24 heures, de constater son état et celui des bâtiments mitoyens, de donner un avis sur la gravité du péril et de proposer des mesures provisoires. Cette décision est fondée sur les dispositions précitées du code de la construction et de l'habitation et sur les articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2202422(TA83-2202422)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de la société Distribution Casino France (DCF) contestant un titre de perception de 43 350 euros émis par la DREETS PACA pour des manquements à la législation du travail. Le tribunal a jugé que le recours contentieux formé contre l'amende administrative sous-jacente n'était pas suspensif, rendant la créance certaine au moment de l'émission du titre. Il a également écarté l'exception d'illégalité de l'amende, estimant que le système de décompte des horaires n'était pas en cause et que les dispositions des articles L. 8115-1 et L. 8115-3 du code du travail permettaient de multiplier le montant de l'amende par le nombre de travailleurs concernés. La demande de frais de justice a été rejetée.
N° TA83-2202423(TA83-2202423)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la société Distribution Casino France (DCF) contestant un titre de perception de 49 140 euros émis par la DREETS PACA pour une amende administrative pour manquements au code du travail. Le tribunal a jugé que le recours contentieux contre l’amende n’ayant pas d’effet suspensif, la créance était certaine lors de l’émission du titre. Il a également écarté l’exception d’illégalité de l’amende, estimant que le système de décompte des horaires n’était pas en cause et que le montant de la sanction, multiplié par le nombre de travailleurs concernés, était conforme aux articles L. 8115-1 et L. 8115-3 du code du travail. La demande de frais de justice a été rejetée.