Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2200832(TA83-2200832)

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A d’une demande indemnitaire visant à engager la responsabilité de Pôle emploi (devenu France Travail) pour manquement à ses missions d’accompagnement et de formation. Le requérant soutenait que l’organisme avait refusé de financer une formation individuelle et imposé des délais excessifs, lui causant une perte de chance d’obtenir un emploi et un préjudice moral. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen tiré de la violation du Préambule de la Constitution de 1946 était inopérant et qu’aucune faute de nature à engager la responsabilité de Pôle emploi n’était établie. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 5311-1 et L. 5312-1 du code du travail définissant les missions du service public de l’emploi.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2201688(TA83-2201688)

Le Tribunal Administratif de Toulon était saisi par M. B d’un recours en plein contentieux contre un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 9 748,68 euros, mis à sa charge par la CAF du Var pour la période de mars 2019 à mai 2021. En cours d’instance, le département du Var a procédé à une régularisation ayant pour effet d’annuler cet indu. Le tribunal a constaté que les conclusions tendant à la décharge de l’indu étaient devenues sans objet, prononçant un non-lieu à statuer sur ce point. La solution retenue repose sur l’application des règles relatives au contentieux de l’aide sociale et du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2403919(TA83-2403919)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B A, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté préfectoral du 21 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, assorti d'une interdiction de retour de deux ans, ainsi qu'une assignation à résidence. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant un délai de départ volontaire, compte tenu de l'absence de garanties de représentation suffisantes. Il a également jugé que l'interdiction de retour de deux ans était justifiée au regard des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que l'assignation à résidence était légale par voie de conséquence. Les textes appliqués incluent les articles L. 612-2, L. 612-10 et L. 613-1 du CESEDA, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2403778(TA83-2403778)

Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par M. A d’une demande de suspension de la décision du ministre de l’intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le requérant s’est désisté de son instance par un mémoire du 28 novembre 2024, désistement pur et simple dont le juge des référés lui a donné acte par ordonnance du 16 décembre 2024. La demande de condamnation de l’État au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée, les circonstances de l’espèce ne justifiant pas son octroi. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2303600(TA83-2303600)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en plein contentieux de l'aide sociale, a examiné la demande de Mme E tendant à obtenir la remise totale d'un indu de prime d'activité de 3 154,24 euros. La requérante invoquait sa bonne foi, due à des dysfonctionnements du site internet de la CAF, et sa situation de précarité. Le tribunal a rappelé que, selon l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, une remise gracieuse nécessite à la fois la bonne foi et la précarité du débiteur. Si la bonne foi de Mme E n'était pas contestée, le tribunal a estimé que sa situation financière, avec un salaire mensuel d'environ 900 euros et les revenus de son compagnon, ne caractérisait pas une précarité justifiant une remise supplémentaire, rejetant ainsi sa demande.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA83-2301215(TA83-2301215)

Le Tribunal Administratif de Toulon annule la contrainte émise le 13 avril 2023 par la CAF du Var pour recouvrer un indu de prime exceptionnelle de fin d'année de 304,90 euros. La requérante avait contesté cet indu par un recours contentieux enregistré le 14 octobre 2021, toujours pendant à la date d'émission de la contrainte. En application de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, ce recours suspensif faisait obstacle à l'émission d'un titre exécutoire. La requérante est déchargée du paiement de la somme réclamée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2403958(TA83-2403958)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 16 septembre 2024 par laquelle la commission académique du Rectorat de Nice a refusé l'autorisation d'instruction dans la famille pour l'enfant B A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun des moyens soulevés, notamment le vice de procédure, le défaut de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les textes appliqués sont les articles L. 131-5 et L. 131-2 du code de l'éducation, ainsi que l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2302216(TA83-2302216)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) du Var de lui attribuer la carte " mobilité inclusion " mention " stationnement pour personnes handicapées ". La solution retenue est fondée sur l'application des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'arrêté du 3 janvier 2017. Le tribunal a estimé que Mme A ne remplissait pas les conditions requises, car sa pathologie ne réduisait pas son périmètre de marche en dessous de 200 mètres et ne l'obligeait pas à recourir systématiquement à une aide technique ou humaine pour ses déplacements extérieurs.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2302588(TA83-2302588)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du département du Var de lui attribuer la carte mobilité inclusion (CMI) mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a jugé que, malgré les difficultés de santé de la requérante, les pièces médicales produites ne démontraient pas une réduction importante et durable de sa capacité et de son autonomie de déplacement à pied au sens de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017. La décision attaquée a donc été validée, et les conclusions à fin d'injonction ainsi que celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA83-2403929(TA83-2403929)

Le Tribunal administratif de Toulon, saisi en référé par le CROUS de Nice sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de cette demande d'expulsion dirigée contre M. A, occupant sans droit ni titre d'un logement universitaire. Le désistement, intervenu en raison du départ volontaire de l'occupant après l'introduction de la requête, a été constaté comme pur et simple. Aucune des dispositions invoquées, notamment le code de l'éducation et le code général de la propriété des personnes publiques, n'a donné lieu à une mesure d'expulsion.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2400163(TA83-2400163)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en plein contentieux sur une demande de remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active (RSA), a examiné la situation de Mme A. Celle-ci contestait la décision de la caisse d'allocations familiales du Var qui ne lui avait accordé qu'une remise partielle de sa dette de 5 763 euros, laissant à sa charge 1 440,75 euros. Le tribunal a rappelé que, selon l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, une remise totale peut être accordée en cas de bonne foi ou de précarité, sauf en cas de fausse déclaration. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la nature des omissions déclaratives et la situation financière de la requérante pour déterminer si une remise totale est justifiée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2302309(TA83-2302309)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) du Var de lui attribuer la carte " mobilité inclusion " mention " stationnement pour personnes handicapées ". La requérante soutenait que son état de santé justifiait l'obtention de cette carte. Le tribunal a estimé que Mme B n'apportait pas la preuve que son périmètre de marche était inférieur à 200 mètres ou qu'elle nécessitait systématiquement une aide humaine ou technique pour ses déplacements extérieurs, comme l'exige l'arrêté du 3 janvier 2017 pris en application des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, la décision de la CDAPH a été confirmée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2302812(TA83-2302812)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme F D, agissant pour sa fille A, qui demandait l’annulation du refus du département du Var de lui attribuer la carte mobilité inclusion (CMI) mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le tribunal a estimé que les pathologies invoquées ne justifiaient pas une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied, au sens de l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et de l’arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA83-2403332(TA83-2403332)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Toulon, rendue le 16 décembre 2024, concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A contre un arrêté préfectoral du Var lui faisant obligation de quitter le territoire français. En cours d'instance, le requérant a été placé en rétention administrative à Sète. En application des articles L. 921-1 et R. 992-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal constate que le tribunal administratif de Montpellier est désormais territorialement compétent. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2303512(TA83-2303512)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en matière d'aide sociale, a rejeté la requête de Mme A B contestant un indu de prime d'activité de 566,91 euros pour la période de juillet 2021 à juin 2022. La requérante soutenait que ses revenus déclarés (17 320 euros) étaient inférieurs à ceux retenus par la caisse (20 317 euros). Le tribunal a jugé que l'indu était fondé, car la caisse avait correctement pris en compte le montant total des salaires avant abattement (19 244 euros) et les heures supplémentaires (1 073 euros), conformément aux articles L. 842-1, L. 843-1 et R. 844-1 du code de la sécurité sociale. La solution retenue est le rejet de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2301621(TA83-2301621)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA), de prime d'activité, de prime de fin d'année et d'aide au logement, pour un montant total de 13 183,86 euros. La requérante soutenait que les sommes réintégrées provenaient d'une succession et de prêts, et invoquait sa bonne foi ainsi que sa situation financière précaire. Le tribunal a considéré que ces moyens n'étaient pas fondés, sans préciser les textes exacts appliqués, mais en se référant aux codes de l'action sociale et des familles, de la sécurité sociale et de la construction et de l'habitation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et de décharge.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2403812(TA83-2403812)

Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui demandait le remboursement d’une taxe d’aménagement versée dans le cadre d’un permis de construire annulé. La requête a été jugée manifestement irrecevable, d’une part, car elle ne mentionnait pas l’adresse du domicile du requérant, en violation de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. D’autre part, le juge administratif n’est pas compétent pour ordonner le remboursement de sommes déjà versées au titre d’une taxe d’aménagement. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 4° du même code pour rejeter la demande sans invitation à régulariser.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2400247(TA83-2400247)

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par la SARL Asset Management et Gestion d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Sainte-Maxime. La requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête par un acte enregistré le 2 décembre 2024. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 13 décembre 2024. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la procédure s’étant achevée sur ce désistement.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2403928(TA83-2403928)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A B, ressortissant tunisien, qui contestait son arrêté de remise aux autorités italiennes et son assignation à résidence pris par le préfet du Var le 21 novembre 2024. Le juge a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, jugeant que le signataire disposait d’une délégation régulière et que les décisions étaient suffisamment motivées en droit et en fait. Il a également estimé que la mesure de remise ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l’intéressé au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution s’appuie notamment sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration, ainsi que sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2404063(TA83-2404063)

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A qui contestait la suspension de son droit de visite à son conjoint incarcéré à la maison d’arrêt de Draguignan. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, faute d’éléments suffisants démontrant un préjudice grave et immédiat, la suspension n’étant pas définitive et le projet de mariage n’étant pas précisément établi. La décision est prise sans examen de l’atteinte à la vie privée et familiale, l’urgence n’étant pas caractérisée.

Résumé IA