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Le Tribunal Administratif de Toulon annule la contrainte émise le 13 avril 2023 par la CAF du Var pour recouvrer un indu de prime exceptionnelle de fin d'année de 304,90 euros. La requérante avait contesté cet indu par un recours contentieux enregistré le 14 octobre 2021, toujours pendant à la date d'émission de la contrainte. En application de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, ce recours suspensif faisait obstacle à l'émission d'un titre exécutoire. La requérante est déchargée du paiement de la somme réclamée.
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par M. A d’une demande de suspension de la décision du ministre de l’intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le requérant s’est désisté de son instance par un mémoire du 28 novembre 2024, désistement pur et simple dont le juge des référés lui a donné acte par ordonnance du 16 décembre 2024. La demande de condamnation de l’État au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée, les circonstances de l’espèce ne justifiant pas son octroi. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B A, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté préfectoral du 21 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, assorti d'une interdiction de retour de deux ans, ainsi qu'une assignation à résidence. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant un délai de départ volontaire, compte tenu de l'absence de garanties de représentation suffisantes. Il a également jugé que l'interdiction de retour de deux ans était justifiée au regard des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que l'assignation à résidence était légale par voie de conséquence. Les textes appliqués incluent les articles L. 612-2, L. 612-10 et L. 613-1 du CESEDA, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 16 septembre 2024 par laquelle la commission académique du Rectorat de Nice a refusé l'autorisation d'instruction dans la famille pour l'enfant B A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun des moyens soulevés, notamment le vice de procédure, le défaut de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les textes appliqués sont les articles L. 131-5 et L. 131-2 du code de l'éducation, ainsi que l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A B, ressortissant tunisien, qui contestait son arrêté de remise aux autorités italiennes et son assignation à résidence pris par le préfet du Var le 21 novembre 2024. Le juge a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, jugeant que le signataire disposait d’une délégation régulière et que les décisions étaient suffisamment motivées en droit et en fait. Il a également estimé que la mesure de remise ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l’intéressé au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution s’appuie notamment sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration, ainsi que sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A qui contestait la suspension de son droit de visite à son conjoint incarcéré à la maison d’arrêt de Draguignan. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, faute d’éléments suffisants démontrant un préjudice grave et immédiat, la suspension n’étant pas définitive et le projet de mariage n’étant pas précisément établi. La décision est prise sans examen de l’atteinte à la vie privée et familiale, l’urgence n’étant pas caractérisée.
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui demandait le remboursement d’une taxe d’aménagement versée dans le cadre d’un permis de construire annulé. La requête a été jugée manifestement irrecevable, d’une part, car elle ne mentionnait pas l’adresse du domicile du requérant, en violation de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. D’autre part, le juge administratif n’est pas compétent pour ordonner le remboursement de sommes déjà versées au titre d’une taxe d’aménagement. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 4° du même code pour rejeter la demande sans invitation à régulariser.
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la société Karukera Piscines et Courtages SAS, qui contestait le refus du préfet du Var d’accorder le regroupement familial à son salarié. Le juge a estimé que la société ne justifiait d’aucun intérêt lui donnant qualité pour agir, cette décision ne lui étant pas directement opposée. Seul le salarié, M. A B, pouvait contester ce refus. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par la SARL Asset Management et Gestion d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Sainte-Maxime. La requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête par un acte enregistré le 2 décembre 2024. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 13 décembre 2024. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la procédure s’étant achevée sur ce désistement.
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté du 30 juin 2023 par lequel le préfet du Var a ordonné l'expulsion de M. B vers l'Algérie. Le juge constate que la requête en annulation au fond, déposée le 8 décembre 2024, est tardive car introduite au-delà du délai de deux mois suivant la notification de l'arrêté le 5 juillet 2023, et a déjà été rejetée pour irrecevabilité manifeste. En l'absence de recours principal recevable, la condition de doute sérieux sur la légalité de la décision ne peut être examinée, rendant la demande de suspension manifestement mal fondée. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les articles L. 631-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait le refus de visa opposé à sa compagne par l'ambassade de France à Bangkok. Le juge a constaté que M. A n'avait pas qualité pour agir au nom de sa compagne et ne justifiait pas d'un intérêt personnel à agir contre cette décision. La requête a été rejetée sur le fondement des articles R. 222-1, R. 431-2, R. 431-4 et R. 431-5 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon a pris acte, par ordonnance du 13 décembre 2024, du désistement pur et simple du préfet du Var de son recours en excès de pouvoir. Ce recours visait à obtenir l'annulation d'un permis d'aménager délivré par le maire de Carqueiranne pour la création d'un accrobranche et d'un parking. Aucune des parties n'ayant produit d'observations, le tribunal a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui demandait l'annulation d'un arrêté d'expulsion du préfet du Var. Le juge a constaté que le recours, enregistré le 8 décembre 2024, était tardif car introduit plus de deux mois après la notification de l'arrêté intervenue le 5 juillet 2023. Cette notification mentionnait les voies et délais de recours, et le requérant n'a pas justifié d'une nécessité d'assistance linguistique pour en comprendre la portée. La solution est fondée sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B. Ce dernier demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet du Var de l'enregistrer et de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour, en raison de l'urgence liée à sa situation familiale et professionnelle. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, car M. A B ne justifiait pas de circonstances particulières rendant nécessaire une délivrance immédiate du récépissé, sa demande ne relevant pas d'un renouvellement de titre. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-3 et R. 522-1 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles R. 431-12 et R. 431-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B D, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français et l'assignant à résidence dans le Var pour 45 jours. Le juge a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation, d'erreur d'appréciation, et de violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Il a également rejeté la demande de jonction avec une autre requête. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. D, sur le fondement des articles L. 614-1 à L. 614-19 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi de deux recours pour excès de pouvoir concernant un projet de relais de téléphonie mobile de la société Free Mobile sur la commune de La Garde. Le premier recours (n° 2202216) visait l'arrêté du 10 juin 2022 par lequel le maire s'était opposé à la déclaration préalable, tandis que le second (n° 2303556) contestait l'arrêté du 26 juillet 2023 portant non-opposition à ce même projet. Le tribunal a constaté que l'arrêté d'opposition du 10 juin 2022 avait été implicitement retiré par l'arrêté de non-opposition du 26 juillet 2023, rendant sans objet les conclusions de la première requête. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer sur la requête n° 2202216, et le tribunal a examiné la légalité de l'arrêté du 26 juillet 2023 au regard des moyens soulevés par les requérants, notamment la violation des articles L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration et les dispositions du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, qui contestait son licenciement par le GIP innovation e-santé sud (ieSS) au terme de sa période d’essai. Le tribunal a jugé qu’aucune disposition légale ou contractuelle n’imposait de prolonger la période d’essai en raison des absences du requérant. Il a également écarté comme inopérant le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que l’obligation de motiver le licenciement ne s’applique pas en fin de période d’essai. Enfin, le tribunal a considéré que le GIP ieSS justifiait son licenciement par l’inadéquation du comportement de M. A avec ses fonctions. La décision s’appuie notamment sur le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 et le décret n° 2013-2013 du 5 avril 2013.
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme D de demandes d'exécution de trois jugements annulant des décisions de la SA La Poste la plaçant en disponibilité d'office pour maladie. La requérante sollicitait le réexamen de sa situation sous astreinte. Mme D s'est finalement désistée de l'ensemble de ses actions dans les procédures n° 2300022, 2202487, 2203365 et 2300023. Le tribunal a pris acte de ces désistements, mettant fin aux litiges.
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du maire de Sanary-sur-Mer refusant un changement d’usage pour un logement destiné à la location touristique. La requérante, la SCI Victoria, invoquait l’urgence en raison de ses charges financières et du risque de devoir revendre le bien. Le juge a estimé que cette situation, compte tenu de la possibilité de revente, ne caractérisait pas une urgence suffisante au sens de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Toulon (4ème chambre) a rejeté les requêtes de la société Dreamers Licensing PTE LTD, qui contestait son assujettissement à l’impôt sur les sociétés et à la contribution sur les revenus locatifs pour les exercices 2016 et 2017. La société, propriétaire d’une villa à Ramatuelle, soutenait que le taux de rendement de 3 % appliqué par l’administration à la valeur vénale du bien était excessif. Le tribunal a jugé que la charge de la preuve incombait à la requérante, les impositions ayant été établies selon la procédure de taxation d’office, et que celle-ci n’avait pas démontré le caractère exagéré des rectifications. La décision s’appuie sur les articles L. 66, L. 68, L. 193 et R. 193-1 du livre des procédures fiscales, ainsi que sur les articles 38 et 209 du code général des impôts relatifs à la notion d’acte anormal de gestion.