Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2403195(TA83-2403195)
Le Tribunal Administratif de Toulon a pris acte, par ordonnance du 13 décembre 2024, du désistement pur et simple du préfet du Var de son recours en excès de pouvoir. Ce recours visait à obtenir l'annulation d'un permis d'aménager délivré par le maire de Carqueiranne pour la création d'un accrobranche et d'un parking. Aucune des parties n'ayant produit d'observations, le tribunal a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2404032(TA83-2404032)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté du 30 juin 2023 par lequel le préfet du Var a ordonné l'expulsion de M. B vers l'Algérie. Le juge constate que la requête en annulation au fond, déposée le 8 décembre 2024, est tardive car introduite au-delà du délai de deux mois suivant la notification de l'arrêté le 5 juillet 2023, et a déjà été rejetée pour irrecevabilité manifeste. En l'absence de recours principal recevable, la condition de doute sérieux sur la légalité de la décision ne peut être examinée, rendant la demande de suspension manifestement mal fondée. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les articles L. 631-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA83-2403995(TA83-2403995)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait le refus de visa opposé à sa compagne par l'ambassade de France à Bangkok. Le juge a constaté que M. A n'avait pas qualité pour agir au nom de sa compagne et ne justifiait pas d'un intérêt personnel à agir contre cette décision. La requête a été rejetée sur le fondement des articles R. 222-1, R. 431-2, R. 431-4 et R. 431-5 du code de justice administrative.
N° TA83-2403967(TA83-2403967)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la société Karukera Piscines et Courtages SAS, qui contestait le refus du préfet du Var d’accorder le regroupement familial à son salarié. Le juge a estimé que la société ne justifiait d’aucun intérêt lui donnant qualité pour agir, cette décision ne lui étant pas directement opposée. Seul le salarié, M. A B, pouvait contester ce refus. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
N° TA83-2403882(TA83-2403882)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B D, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français et l'assignant à résidence dans le Var pour 45 jours. Le juge a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation, d'erreur d'appréciation, et de violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Il a également rejeté la demande de jonction avec une autre requête. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. D, sur le fondement des articles L. 614-1 à L. 614-19 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA83-2403864(TA83-2403864)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B. Ce dernier demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet du Var de l'enregistrer et de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour, en raison de l'urgence liée à sa situation familiale et professionnelle. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, car M. A B ne justifiait pas de circonstances particulières rendant nécessaire une délivrance immédiate du récépissé, sa demande ne relevant pas d'un renouvellement de titre. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-3 et R. 522-1 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles R. 431-12 et R. 431-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA83-2404022(TA83-2404022)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui demandait l'annulation d'un arrêté d'expulsion du préfet du Var. Le juge a constaté que le recours, enregistré le 8 décembre 2024, était tardif car introduit plus de deux mois après la notification de l'arrêté intervenue le 5 juillet 2023. Cette notification mentionnait les voies et délais de recours, et le requérant n'a pas justifié d'une nécessité d'assistance linguistique pour en comprendre la portée. La solution est fondée sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
N° TA83-2201998(TA83-2201998)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait l'arrêté du maire de Saint-Paul-en-Forêt s'opposant à sa déclaration préalable de division parcellaire. Le tribunal a jugé que le maire était en situation de compétence liée pour suivre l'avis défavorable du préfet du Var, rendant inopérant le moyen tiré de l'insuffisance de motivation. Il a également écarté le moyen de procédure, estimant que la communication de l'avis préfectoral n'était pas obligatoire. Enfin, le tribunal a considéré que le projet, situé en l'absence de document d'urbanisme, aurait pour effet d'étendre la partie actuellement urbanisée de la commune, en violation de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme.
N° TA83-2201598(TA83-2201598)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la demande de M. E et Mme D, associés de la SCI Di Santa, qui contestaient les rehaussements d'impôt sur le revenu pour 2017 suite à la vérification de comptabilité de la société. Les requérants contestaient le calcul de la réintégration des loyers et de la plus-value de cession, demandant l'application de la méthode d'amortissement par composants ou, à titre subsidiaire, un taux d'amortissement de 5 %. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, considérant que les moyens invoqués n'étaient pas fondés, sans préciser la solution retenue sur les modalités de calcul. La décision s'appuie sur le code général des impôts et le règlement comptable n° 2014-03.
N° TA83-2201604(TA83-2201604)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de M. C, associé de la SCI Di Santa, qui contestait un rehaussement d'impôt sur le revenu pour 2016. Le tribunal a jugé que l'administration avait à juste titre réintégré des dotations aux amortissements non justifiées, faute de factures probantes et en raison d'incohérences comptables. Il a également validé la requalification de certaines dépenses courantes en immobilisations, conformément au plan comptable général (règlement n° 2014-03) et à l'article 38 quater de l'annexe III du code général des impôts. La requête a été intégralement rejetée.
N° TA83-2201606(TA83-2201606)
Le Tribunal Administratif de Toulon (4ème chambre) a rejeté la requête de Mme C, associée de la SCI Di Santa, qui demandait la réduction de ses cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2016. La contestation portait sur la réintégration par l'administration fiscale de dotations aux amortissements et de charges, au motif que les justificatifs produits étaient insuffisants ou incohérents. Le tribunal a jugé que l'administration avait à bon droit refusé les amortissements non justifiés et requalifié certaines dépenses courantes en immobilisations, en application des articles 38 quater de l'annexe III au code général des impôts et du plan comptable général. La demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
N° TA83-2201995(TA83-2201995)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 13 juin 2022 par lequel le maire des Arcs-sur-Argens s'est opposé à la déclaration préalable de la société Bouygues Telecom pour l'installation d'un relais de téléphonie mobile. La juridiction a jugé que cet arrêté méconnaissait l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, car il ne mentionnait pas le nom et le prénom de son signataire, se contentant d'indiquer "l'adjoint délégué". Cette irrégularité substantielle a conduit à l'annulation de la décision, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens.
N° TA83-2202031(TA83-2202031)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B, professeure des écoles, qui contestait le refus du recteur de l'académie de Nice de lui verser l'indemnité forfaitaire de changement de résidence. Le tribunal a jugé que les signataires des décisions attaquées disposaient d'une délégation de signature régulière. Il a également estimé que l'affectation provisoire de Mme B en Corse-du-Sud, bien que d'une durée de quatre ans, ne pouvait être assimilée à une affectation définitive au sens de l'article 22 du décret n° 90-437 du 28 mai 1990, car elle n'avait pas conservé la même affectation pendant au moins deux ans. Par conséquent, le changement de résidence n'ouvrait pas droit à l'indemnité.
N° TA83-2202682(TA83-2202682)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté les requêtes de la société Dreamers Licensing PTE LTD, qui contestait son assujettissement à l'impôt sur les sociétés et à la contribution sur les revenus locatifs pour l'exercice 2018. La société, propriétaire d'une villa à Ramatuelle, avait laissé le bien occupé sans percevoir de loyer, ce que l'administration a requalifié en acte anormal de gestion. Pour reconstituer les recettes locatives, l'administration a appliqué un taux de rendement annuel de 3 % à la valeur vénale du bien, taux que la société jugeait excessif. Le tribunal a estimé que la société n'apportait pas d'éléments suffisants pour contester ce taux, validant ainsi la méthode de l'administration fondée sur les articles 38 et 209 du code général des impôts.
N° TA83-2202084(TA83-2202084)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. et Mme A contre l'arrêté du maire de Puget-sur-Argens du 3 juin 2022 s'opposant à leur déclaration préalable pour régulariser une piscine. Le tribunal a jugé que le maire avait légalement fondé son opposition sur le non-respect du Plan de Prévention des Risques d'Inondation (PPRI), applicable comme servitude d'utilité publique. Il a constaté que la piscine n'était pas affleurante et avait été construite sur des remblais, en violation des articles 1-2 et 1-3 du règlement du PPRI, et a écarté l'argument d'une simple dalle aérée. La demande d'application de l'article L. 152-3 du code de l'urbanisme pour adaptation mineure a également été rejetée.
N° TA83-2201486(TA83-2201486)
Le Tribunal administratif de Toulon a examiné la demande de Mme Choisi, secrétaire administrative, qui contestait le refus implicite du préfet du Var de lui verser un complément indemnitaire annuel (CIA) pour la période du 1er janvier au 31 juillet 2021. Le préfet, mis en demeure, n'ayant pas produit de mémoire, est réputé avoir acquiescé aux faits exposés, sous réserve de vérification par le juge. Le tribunal a constaté que Mme Choisi avait déjà perçu une partie du CIA pour 2021 et a limité son litige à la somme de 572,50 euros pour la période concernée. La solution retenue s'appuie sur le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014, qui prévoit que le CIA est versé en fonction de l'engagement professionnel et de la manière de servir.
N° TA83-2300022(TA83-2300022)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme D de demandes d'exécution de trois jugements annulant des décisions de la SA La Poste la plaçant en disponibilité d'office pour maladie. La requérante sollicitait le réexamen de sa situation sous astreinte. Mme D s'est finalement désistée de l'ensemble de ses actions dans les procédures n° 2300022, 2202487, 2203365 et 2300023. Le tribunal a pris acte de ces désistements, mettant fin aux litiges.
N° TA83-2403976(TA83-2403976)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du maire de Sanary-sur-Mer refusant un changement d’usage pour un logement destiné à la location touristique. La requérante, la SCI Victoria, invoquait l’urgence en raison de ses charges financières et du risque de devoir revendre le bien. Le juge a estimé que cette situation, compte tenu de la possibilité de revente, ne caractérisait pas une urgence suffisante au sens de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.
N° TA83-2300865(TA83-2300865)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, qui contestait son licenciement par le GIP innovation e-santé sud (ieSS) au terme de sa période d’essai. Le tribunal a jugé qu’aucune disposition légale ou contractuelle n’imposait de prolonger la période d’essai en raison des absences du requérant. Il a également écarté comme inopérant le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que l’obligation de motiver le licenciement ne s’applique pas en fin de période d’essai. Enfin, le tribunal a considéré que le GIP ieSS justifiait son licenciement par l’inadéquation du comportement de M. A avec ses fonctions. La décision s’appuie notamment sur le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 et le décret n° 2013-2013 du 5 avril 2013.
N° TA83-2300515(TA83-2300515)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de la SCI Les Pins du Couloubrier demandant l'annulation de l'arrêté préfectoral du 14 octobre 2022 autorisant l'enregistrement d'une déchetterie comme installation classée pour la protection de l'environnement. La requérante invoquait notamment la méconnaissance du plan de prévention des risques d'incendie de forêt, des vices de procédure, et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant qu'ils n'étaient pas fondés, et a donc rejeté la requête. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit fait droit aux conclusions accessoires des parties.