Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2202681(TA83-2202681)
Le Tribunal Administratif de Toulon (4ème chambre) a rejeté les requêtes de la société Dreamers Licensing PTE LTD, qui contestait son assujettissement à l’impôt sur les sociétés et à la contribution sur les revenus locatifs pour les exercices 2016 et 2017. La société, propriétaire d’une villa à Ramatuelle, soutenait que le taux de rendement de 3 % appliqué par l’administration à la valeur vénale du bien était excessif. Le tribunal a jugé que la charge de la preuve incombait à la requérante, les impositions ayant été établies selon la procédure de taxation d’office, et que celle-ci n’avait pas démontré le caractère exagéré des rectifications. La décision s’appuie sur les articles L. 66, L. 68, L. 193 et R. 193-1 du livre des procédures fiscales, ainsi que sur les articles 38 et 209 du code général des impôts relatifs à la notion d’acte anormal de gestion.
N° TA83-2202216(TA83-2202216)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi de deux recours pour excès de pouvoir concernant un projet de relais de téléphonie mobile de la société Free Mobile sur la commune de La Garde. Le premier recours (n° 2202216) visait l'arrêté du 10 juin 2022 par lequel le maire s'était opposé à la déclaration préalable, tandis que le second (n° 2303556) contestait l'arrêté du 26 juillet 2023 portant non-opposition à ce même projet. Le tribunal a constaté que l'arrêté d'opposition du 10 juin 2022 avait été implicitement retiré par l'arrêté de non-opposition du 26 juillet 2023, rendant sans objet les conclusions de la première requête. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer sur la requête n° 2202216, et le tribunal a examiné la légalité de l'arrêté du 26 juillet 2023 au regard des moyens soulevés par les requérants, notamment la violation des articles L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration et les dispositions du code de l'urbanisme.
N° TA83-2404015(TA83-2404015)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Sanary-sur-Mer sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Il a désigné un expert pour examiner un immeuble présentant un péril grave (fissures, dégradation des planchers par des termites) et proposer des mesures de sécurité. L'expert devra se rendre sur place dans les 24 heures et déposer son rapport sous 48 heures. La solution retenue vise à garantir la sécurité publique face à un danger imminent.
N° TA83-2301353(TA83-2301353)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par M. B, ressortissant tchadien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Var du 9 mars 2023 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour pluriannuel. En cours d’instance, le préfet a retiré cet arrêté et délivré à l’intéressé un titre de séjour valable jusqu’en septembre 2026, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes, tout en rejetant la demande de frais de justice présentée par M. B au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2403988(TA83-2403988)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur demande du maire de Saint-Raphaël, a ordonné une expertise d’urgence sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation. Cette décision vise un immeuble d’habitation présentant des désordres structurels (infiltrations, inondations, moisissures) constituant un péril pour la sécurité publique. L’expert désigné devra examiner les lieux dans les 24 heures, évaluer la gravité du danger et proposer des mesures provisoires pour y remédier. Le rapport devra être déposé sous 48 heures.
N° TA83-2200784(TA83-2200784)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A épouse B, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Var du 28 février 2022 refusant le regroupement familial pour sa fille. Le préfet avait motivé son refus par l'absence d'un logement conforme aux normes de salubrité, en raison de travaux de rénovation en cours dans la cuisine. Le tribunal a jugé que la requérante n'apportait pas la preuve que les travaux étaient achevés à la date de la décision attaquée, et a donc écarté le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles L. 434-7 et R. 434-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002 relatif au logement décent.
N° TA83-2200709(TA83-2200709)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la société MARESIAS, qui contestait le refus de permis de construire opposé par le maire de Saint-Cyr-sur-Mer. Le tribunal a jugé que le motif de refus tiré de la méconnaissance de l'article UC 10 du plan local d'urbanisme (hauteur maximale de 7 mètres) était fondé, notamment pour les façades est et ouest, considérant que les murs pignons ne sont pas exclus du calcul de la hauteur à l'égout du toit. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens. Les textes appliqués sont le code de l'urbanisme et le plan local d'urbanisme de la commune.
N° TA83-2202069(TA83-2202069)
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a rejeté la requête de voisins demandant l'annulation du refus implicite du maire de Saint-Cyr-sur-Mer de saisir le juge judiciaire pour ordonner la démolition de constructions irrégulières (article L. 480-14 du code de l'urbanisme). Le tribunal a jugé que l'action civile était prescrite, les travaux étant achevés depuis plus de dix ans (2013 pour la parcelle CR n°212, 2014-2015 pour la parcelle CR n°214), et que la demande des requérants en 2022 était tardive. La solution retenue est fondée sur les articles L. 480-14 du code de l'urbanisme et 2241 du code civil.
N° TA83-2200477(TA83-2200477)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation d'un mandat de paiement émis par le maire de Pignans pour le versement des indemnités des élus en janvier 2022. Le tribunal a jugé que le mandat était accompagné des pièces justificatives requises par le décret n°2016-33 du 20 janvier 2016 et le code général des collectivités territoriales, notamment un état liquidatif détaillé. Il a également écarté les moyens tirés de l'illégalité par voie d'exception des actes fondant les indemnités, les considérant comme infondés. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de M. B.
N° TA83-2202134(TA83-2202134)
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a examiné la requête de Mme B contestant l'arrêté du maire de Carqueiranne du 22 février 2022 retirant son permis de construire tacite et lui refusant un permis pour la surélévation et le ravalement d'un bâtiment. La requérante soutenait que le motif de retrait lié à la défense extérieure contre l'incendie (DECI) était erroné, car son projet prévoyait des réserves d'eau, et que le projet ne constituait pas une extension illégale de l'urbanisation au sens des articles L. 111-3 et L. 121-8 du code de l'urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a mis à la charge de Mme B une somme de 2 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA83-2200475(TA83-2200475)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. C D, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Var du 17 décembre 2021 refusant le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'irrégularité de notification (inopérant sur la légalité), et d'insuffisance de motivation. Il a également jugé que le préfet avait légalement pu fonder son refus sur l'insuffisance des ressources et du logement du requérant au regard des articles L. 434-7 et R. 434-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA83-2200421(TA83-2200421)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait le refus du préfet du Var d'enregistrer sa demande de regroupement familial pour son épouse et sa fille. Le tribunal a estimé que ce refus, motivé par le caractère incomplet du dossier (absence de réponse à une demande de pièces complémentaires), ne constituait pas une décision faisant grief susceptible d'être déférée au juge de l'excès de pouvoir. Par conséquent, la requête a été jugée irrecevable.
N° TA83-2202577(TA83-2202577)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 4 août 2022 par lequel le maire de La Seyne-sur-Mer avait retiré la non-opposition tacite à déclaration préalable obtenue par M. A pour la surélévation d'une maison individuelle. Le tribunal a jugé que le motif de retrait, fondé sur l'insuffisance de largeur de la voie d'accès pour des raisons de sécurité, n'était pas fondé. Il a estimé que le projet, qui ne créait pas de nouveau logement, n'était pas soumis à l'exigence de largeur minimale de 4 mètres prévue par le plan local d'urbanisme (PLU) et que l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme n'était pas méconnu. En conséquence, le tribunal a enjoint à la commune de délivrer une décision de non-opposition au projet.
N° TA83-2200747(TA83-2200747)
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a examiné la requête de M. B A contestant le refus du maire d'Ollioules de lui délivrer un permis de construire modificatif. Le tribunal a jugé que les modifications projetées (création d'un étage, changement de destination, etc.) ne bouleversaient pas la nature même du projet initial, rendant ainsi le recours au permis modificatif légalement possible. Cependant, le tribunal a confirmé que l'absence de recours à un architecte, rendu obligatoire par l'article R. 431-2 du code de l'urbanisme en raison du dépassement du seuil de 150 m² de surface de plancher, constituait un motif légal de refus. Par conséquent, la requête de M. A a été rejetée.
N° TA83-2202249(TA83-2202249)
Le Tribunal Administratif de Toulon annule les arrêtés des 5 et 6 juillet 2022 par lesquels le maire de Flassans-sur-Issole a retiré le permis d'aménager délivré le 8 avril 2022 à la SAS Wekos pour un lotissement de 10 lots. La décision de retrait est jugée illégale car elle n'a pas respecté la procédure contradictoire prévue à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, le délai de 15 jours accordé à la société pour présenter ses observations n'ayant pas expiré avant l'édiction des arrêtés. Le tribunal s'appuie sur l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme pour rappeler les conditions de retrait d'un permis. En conséquence, la commune est condamnée à verser 1 500 euros à la SAS Wekos au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2200755(TA83-2200755)
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme B, adjointe territoriale, qui demandait la condamnation de la commune de Toulon à l’indemniser à hauteur de 70 000 euros pour le préjudice moral résultant d’une agression au travail et d’un harcèlement moral. Si le tribunal a reconnu une faute de la commune pour avoir recruté et affecté l’agresseur de Mme B dans son service, il a estimé que cette faute était sans lien direct avec le préjudice invoqué, lequel trouvait sa cause principale dans l’agression initiale. La demande d’annulation de la décision implicite de rejet de la demande indemnitaire a également été rejetée, cette décision ayant seulement pour effet de lier le contentieux. La décision applique les articles L. 136-1, L. 811-1 et L. 133-2 du code général de la fonction publique, ainsi que la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l’État.
N° TA83-2201405(TA83-2201405)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, adjoint technique territorial, qui contestait son exclusion temporaire d'un an prononcée par le maire de Toulon pour manquements au devoir de réserve, à l'obligation de dignité et d'obéissance hiérarchique. Le juge a exercé un contrôle normal et a estimé que la sanction n'était pas disproportionnée, compte tenu de la gravité des fautes (menaces de mort, dénigrements, refus d'obéissance) et des antécédents disciplinaires de l'agent. La décision s'appuie sur les articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique.
N° TA83-2201483(TA83-2201483)
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a rejeté la requête de la SAS "Les Rives du Lac" qui demandait l'annulation de l'arrêté du 6 avril 2022 par lequel le maire de Bauduen avait retiré une décision de non-opposition à une déclaration préalable pour l'installation d'habitations légères de loisirs et d'une aire de jeux. Le tribunal a estimé que la demande de non-lieu à statuer présentée par la commune, fondée sur l'obtention ultérieure d'un permis de construire par la société, était fondée. En conséquence, il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête, rendant la décision de retrait sans objet.
N° TA83-2300468(TA83-2300468)
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a rejeté la requête de la SCI l'Onisse, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de La Seyne-sur-Mer à la SCI Cheyne Walk pour la création d'un centre de santé et d'un local commercial. La requérante invoquait plusieurs moyens, notamment l'insuffisance du dossier de demande (articles R. 431-7 à R. 431-10 du code de l'urbanisme) et la violation du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) concernant les règles de hauteur, d'implantation, d'espaces verts et de sécurité. Le tribunal a jugé que ces moyens n'étaient pas fondés, considérant que le dossier était complet et que le projet respectait les dispositions du PLU et du code de l'urbanisme, y compris l'article R. 111-2 relatif à la sécurité publique. La demande de frais de justice a également été rejetée.
N° TA83-2300956(TA83-2300956)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SCI Sucabrun et de M. D contre l'arrêté du maire de Toulon du 13 décembre 2022, qui ne s'opposait pas à la déclaration préalable de la société SFR pour l'implantation d'antennes de téléphonie mobile. Le tribunal a jugé que le projet, consistant en un pylône de 12 mètres, relevait bien de la déclaration préalable conformément à l'article R. 421-9 j) du code de l'urbanisme, et non du permis de construire. Il a également estimé que le dossier de déclaration n'était entaché d'aucune erreur ou omission et que les services instructeurs disposaient d'informations suffisantes pour se prononcer. Enfin, le tribunal a considéré que l'implantation du projet était conforme aux dispositions du plan local d'urbanisme (PLU) de Toulon, notamment son article 2.3 relatif aux antennes de radiotéléphonie.