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Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur demande du maire de Saint-Raphaël, a ordonné une expertise d’urgence sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation. Cette décision vise un immeuble d’habitation présentant des désordres structurels (infiltrations, inondations, moisissures) constituant un péril pour la sécurité publique. L’expert désigné devra examiner les lieux dans les 24 heures, évaluer la gravité du danger et proposer des mesures provisoires pour y remédier. Le rapport devra être déposé sous 48 heures.
Le Tribunal Administratif de Toulon annule les arrêtés des 5 et 6 juillet 2022 par lesquels le maire de Flassans-sur-Issole a retiré le permis d'aménager délivré le 8 avril 2022 à la SAS Wekos pour un lotissement de 10 lots. La décision de retrait est jugée illégale car elle n'a pas respecté la procédure contradictoire prévue à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, le délai de 15 jours accordé à la société pour présenter ses observations n'ayant pas expiré avant l'édiction des arrêtés. Le tribunal s'appuie sur l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme pour rappeler les conditions de retrait d'un permis. En conséquence, la commune est condamnée à verser 1 500 euros à la SAS Wekos au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme B, adjointe territoriale, qui demandait la condamnation de la commune de Toulon à l’indemniser à hauteur de 70 000 euros pour le préjudice moral résultant d’une agression au travail et d’un harcèlement moral. Si le tribunal a reconnu une faute de la commune pour avoir recruté et affecté l’agresseur de Mme B dans son service, il a estimé que cette faute était sans lien direct avec le préjudice invoqué, lequel trouvait sa cause principale dans l’agression initiale. La demande d’annulation de la décision implicite de rejet de la demande indemnitaire a également été rejetée, cette décision ayant seulement pour effet de lier le contentieux. La décision applique les articles L. 136-1, L. 811-1 et L. 133-2 du code général de la fonction publique, ainsi que la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l’État.
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, adjoint technique territorial, qui contestait son exclusion temporaire d'un an prononcée par le maire de Toulon pour manquements au devoir de réserve, à l'obligation de dignité et d'obéissance hiérarchique. Le juge a exercé un contrôle normal et a estimé que la sanction n'était pas disproportionnée, compte tenu de la gravité des fautes (menaces de mort, dénigrements, refus d'obéissance) et des antécédents disciplinaires de l'agent. La décision s'appuie sur les articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a rejeté la requête de la SAS "Les Rives du Lac" qui demandait l'annulation de l'arrêté du 6 avril 2022 par lequel le maire de Bauduen avait retiré une décision de non-opposition à une déclaration préalable pour l'installation d'habitations légères de loisirs et d'une aire de jeux. Le tribunal a estimé que la demande de non-lieu à statuer présentée par la commune, fondée sur l'obtention ultérieure d'un permis de construire par la société, était fondée. En conséquence, il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête, rendant la décision de retrait sans objet.
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a rejeté la requête de la SCI l'Onisse, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de La Seyne-sur-Mer à la SCI Cheyne Walk pour la création d'un centre de santé et d'un local commercial. La requérante invoquait plusieurs moyens, notamment l'insuffisance du dossier de demande (articles R. 431-7 à R. 431-10 du code de l'urbanisme) et la violation du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) concernant les règles de hauteur, d'implantation, d'espaces verts et de sécurité. Le tribunal a jugé que ces moyens n'étaient pas fondés, considérant que le dossier était complet et que le projet respectait les dispositions du PLU et du code de l'urbanisme, y compris l'article R. 111-2 relatif à la sécurité publique. La demande de frais de justice a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SCI Sucabrun et de M. D contre l'arrêté du maire de Toulon du 13 décembre 2022, qui ne s'opposait pas à la déclaration préalable de la société SFR pour l'implantation d'antennes de téléphonie mobile. Le tribunal a jugé que le projet, consistant en un pylône de 12 mètres, relevait bien de la déclaration préalable conformément à l'article R. 421-9 j) du code de l'urbanisme, et non du permis de construire. Il a également estimé que le dossier de déclaration n'était entaché d'aucune erreur ou omission et que les services instructeurs disposaient d'informations suffisantes pour se prononcer. Enfin, le tribunal a considéré que l'implantation du projet était conforme aux dispositions du plan local d'urbanisme (PLU) de Toulon, notamment son article 2.3 relatif aux antennes de radiotéléphonie.
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a été saisi par Mme A de trois requêtes visant à contester son admission à la retraite et le refus de son maintien en activité au-delà de la limite d'âge, décisions prises par le maire de Hyères-les-Palmiers. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, jugeant irrecevables les conclusions dirigées contre l'arrêté du 25 juillet 2023 en raison de leur tardiveté, et celles contre la décision du 14 novembre 2023, considérée comme purement confirmative. À titre subsidiaire, il a estimé que le refus de prolongation d'activité était légalement justifié par la tardiveté de la demande de Mme A, qui n'avait pas été présentée dans le délai de six mois précédant la date d'effet de la retraite, conformément aux dispositions applicables. Les conclusions indemnitaires et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. et Mme C, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par la maire de Toulon à la SA Uniti Habitat pour la construction d'une résidence-services séniors. Les requérants contestaient notamment la compétence de l'auteur de l'acte, la légalité d'une dérogation préfectorale, et la méconnaissance de plusieurs articles du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) relatifs aux accès, au stationnement, aux distances entre bâtiments et à l'aspect extérieur. Le tribunal a jugé l'ensemble de ces moyens infondés, considérant que le projet respectait les dispositions applicables du code de l'urbanisme et du PLU. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du permis de construire délivré par le maire de Carqueiranne à la sci Maison de la Mer pour une extension de maison. Les requérants, voisins immédiats, invoquaient plusieurs moyens, notamment la méconnaissance des articles UE 7, UE 9 et UE 13 du règlement du PLU, ainsi que l’application de la jurisprudence « Madame D ». Le juge a estimé qu’aucun moyen n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté, et que la condition d’urgence, bien que présumée en application de l’article L. 600-3 du code de l’urbanisme, n’était pas suffisante pour justifier la suspension. La requête a été rejetée, et les requérants ont été condamnés à verser 1 500 euros à la commune et 1 500 euros à la sci Maison de la Mer au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par M. B, ressortissant tchadien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Var du 9 mars 2023 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour pluriannuel. En cours d’instance, le préfet a retiré cet arrêté et délivré à l’intéressé un titre de séjour valable jusqu’en septembre 2026, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes, tout en rejetant la demande de frais de justice présentée par M. B au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté le déféré du préfet du Var qui demandait la résiliation d’un marché de travaux de réhabilitation des golfs de l’Esterel et de l’Académie, conclu entre la commune de Saint-Raphaël et un groupement d’entreprises. Le préfet soutenait que le marché méconnaissait le principe d’allotissement prévu à l’article L. 2113-10 du code de la commande publique. Le tribunal a jugé que la commune avait valablement motivé son choix de ne pas allotir en se fondant sur l’exception de l’article L. 2113-11 du même code, estimant que la dévolution en lots séparés aurait rendu l’exécution techniquement plus difficile et financièrement plus coûteuse. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné une demande de liquidation d'astreinte suite à un précédent jugement du 16 novembre 2023. Ce jugement avait enjoint au garde des sceaux, ministre de la justice, d'attribuer la nouvelle bonification indiciaire (NBI) à M. A pour la période du 9 janvier 2017 au 31 août 2018, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. Le ministre a démontré avoir exécuté cette injonction en procédant au paiement du rappel de NBI en février 2024 et des frais d'instance en janvier 2024. Constatant l'exécution intégrale dans le délai imparti, le tribunal a décidé qu'il n'y avait pas lieu de liquider l'astreinte. La décision est fondée sur l'article L. 911-7 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A C par une ordonnance. Concernant la pénalité administrative de 2 735 euros infligée par la CAF du Var, le tribunal a jugé qu'elle relevait de la compétence du tribunal judiciaire et non de l'ordre administratif, en application des articles L. 114-17 et L. 114-17-2 du code de la sécurité sociale. La lettre de relance du comptable public a été considérée comme un acte ne faisant pas grief, donc irrecevable. Enfin, les conclusions relatives aux titres exécutoires et aux indus de revenu de solidarité active ont été rejetées pour irrecevabilité manifeste, faute pour le requérant d'avoir justifié de l'exercice d'un recours administratif préalable obligatoire, comme l'exige l'article R. 772-7 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A, ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait examiné la situation de l'intéressé. Il a également jugé que le moyen tiré de l'erreur de droit concernant l'application de l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006 n'était pas fondé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet du Var du 27 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture disposant d'une délégation régulière. Il a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), faute d'éléments suffisants établissant l'ancienneté de son séjour ou l'intensité de ses liens familiaux en France. La solution s'appuie notamment sur les articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. C d’une demande d’annulation du refus de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées du Var de lui accorder la prestation de compensation du handicap (PCH). Le juge a constaté que, en application des articles L. 241-9 et L. 245-2 du code de l’action sociale et des familles, les litiges relatifs à la PCH relèvent de la compétence du juge judiciaire, et non de l’ordre administratif. Par conséquent, l’ordonnance rejette la requête pour incompétence et renvoie l’affaire au tribunal judiciaire de Toulon (pôle social), conformément à l’article 32 du décret du 27 février 2015.
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme B pour contester plusieurs décisions du 27 juin 2024, notamment le refus de la CDAPH du Var de lui attribuer l'allocation aux adultes handicapés (AAH) et l'affiliation à l'assurance vieillesse des parents au foyer (AVPF), ainsi que le refus du président du conseil départemental du Var de lui délivrer une carte mobilité inclusion (CMI) mention "priorité" ou "invalidité". Le tribunal a rejeté les conclusions relatives à l'AAH et à la CMI comme portées devant une juridiction incompétente, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, et a transmis ces demandes au pôle social du tribunal judiciaire de Toulon, conformément à l'article 32 du décret du 27 février 2015. Cette solution repose sur les articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, qui attribuent compétence aux tribunaux judiciaires pour ces litiges.
Le Tribunal administratif de Toulon annule la décision du 28 juin 2022 par laquelle le directeur des services départementaux de l'éducation nationale du Var a affecté la fille du requérant en classe de seconde générale et technologique au lycée Rouvière de Toulon. Cette annulation est fondée sur l'insuffisance de motivation de la décision, qui ne précisait pas les raisons du refus d'affectation sur le premier vœu formulé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au recteur de réexaminer la demande d'affectation dans un délai de deux mois, mais rejette les conclusions indemnitaires du requérant, le motif d'annulation retenu ne caractérisant pas une faute de nature à engager la responsabilité de l'État.
Rejet d’une requête en excès de pouvoir par le Tribunal administratif de Toulon, contestant un indu de prime d’activité de 5 884,82 €. La requérante invoquait une erreur imputable à la CAF, mais ce moyen a été jugé inopérant. Faute de régularisation malgré une invitation, la requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.