Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2201205(TA83-2201205)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SASU Tema Instruments, qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice clos en 2015. Le litige portait sur la minoration de la valeur d'apport de titres par un associé, que l'administration fiscale considérait comme une libéralité constitutive d'un acte anormal de gestion. Le tribunal a jugé que l'administration était fondée à substituer la valeur vénale à la valeur d'apport comptabilisée, en application des articles 38 du code général des impôts et 38 quinquies de son annexe III. La solution retenue confirme le bien-fondé du rehaussement fiscal, la société n'ayant pas démontré l'absence de libéralité.
N° TA83-2200965(TA83-2200965)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de Mme B, major de police, contestant le refus du préfet de la zone de défense et de sécurité sud de reconnaître comme imputable au service un accident (lombalgie aiguë) survenu le 14 octobre 2019. La requérante soutenait que sa lésion était liée à ses conditions de travail (port du gilet pare-balles, position assise prolongée). Le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral du 22 décembre 2021, estimant que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en se fondant sur l'absence d'élément médical, alors que les pièces du dossier, notamment le compte-rendu de scanner, établissaient un lien avec le service. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article 21 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983, qui présume imputable au service tout accident survenu dans le temps et le lieu du service.
N° TA83-2401827(TA83-2401827)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet du Var du 13 mai 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a jugé que le comportement de M. A, notamment sa condamnation pénale pour des faits de corruption de mineur, constituait une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, justifiant le refus de séjour. Il a également estimé que les décisions subséquentes étaient légales et proportionnées, et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant étaient infondés.
N° TA83-2401828(TA83-2401828)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 24 octobre 2023 par lequel le préfet du Var avait retiré la carte de résident algérien de Mme A, l'avait obligée à quitter le territoire français et avait fixé le pays de destination. Le tribunal a relevé d'office que le préfet avait commis une erreur de droit en fondant le retrait sur l'article L. 423-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, inapplicable à la situation de Mme A, ressortissante algérienne régie par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour erreur de droit, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Les textes appliqués sont l'accord franco-algérien de 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA83-2403114(TA83-2403114)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur demande du maire de La Garde fondée sur l'article L.511-9 du code de la construction et de l'habitation, a désigné un expert pour examiner un immeuble présentant un péril grave pour la sécurité publique en raison de la démolition irrégulière d'un mur porteur. L'expert devra se rendre sur place dans les 24 heures, évaluer l'état du bâtiment et proposer des mesures provisoires de sécurité. Cette désignation vise à permettre à la commune de prendre un arrêté de mise en sécurité, conformément à la procédure prévue par le code de justice administrative.
N° TA83-2401738(TA83-2401738)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, ressortissant monténégrin, contestant l'arrêté du préfet du Var du 23 avril 2024 lui refusant un titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que, malgré la gravité de sa pathologie, l'avis du collège de médecins de l'OFII établissait qu'il pouvait bénéficier d'un traitement approprié au Monténégro, conformément à l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, tirés de l'admission exceptionnelle au séjour et de la vie privée et familiale, ont été écartés faute de preuves suffisantes. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A.
N° TA83-2201642(TA83-2201642)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. F, attaché d'administration, qui contestait le refus du préfet du Var de reconnaître l'imputabilité au service de ses lésions ORL consécutives à un accident de trajet survenu le 24 octobre 2017. Le tribunal a jugé que la composition de la commission de réforme départementale était régulière, car la présence d'un médecin spécialiste des lésions ORL n'était pas obligatoire pour l'examen d'une demande d'imputabilité au service, contrairement aux cas de congé de longue maladie ou de longue durée. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation des décisions préfectorales des 3 janvier, 16 avril et 26 avril 2022, sur le fondement des articles 5, 6, 12 et 19 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986.
N° TA83-2102586(TA83-2102586)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de Mme A contestant l'arrêté du maire de La Verdière du 4 mai 2021 s'opposant à sa déclaration préalable pour la réfection d'une toiture et la pose d'une clôture. La requérante soutenait notamment que l'arrêté constituait un retrait irrégulier d'une décision tacite de non-opposition et que les motifs de refus étaient infondés. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme A, considérant que les moyens soulevés étaient inopérants ou infondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA83-2201172(TA83-2201172)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. B, ingénieur des travaux publics de l'État, contestant la décision du préfet du Var du 15 décembre 2021 fixant à 0,95 son coefficient de modulation individuel pour l'indemnité spécifique de service de l'année 2020. Le préfet, mis en demeure de produire un mémoire sans réponse, est réputé avoir acquiescé aux faits allégués par le requérant. Le tribunal a annulé la décision attaquée, jugeant que le coefficient attribué ne reflétait pas la manière de servir de M. B, en méconnaissance des dispositions du décret n° 2003-799 du 25 août 2003 et de l'arrêté du 25 août 2003. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois.
N° TA83-2401807(TA83-2401807)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme D épouse E, ressortissante tchèque, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Var. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif au droit au séjour des citoyens de l'Union européenne. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser dans l'extrait fourni si la solution retenue se fondait sur l'absence d'activité professionnelle ou de ressources suffisantes. La décision confirme ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA83-2401857(TA83-2401857)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné le recours de M. B, ressortissant marocain, contre un arrêté préfectoral du 8 avril 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour "travailleur saisonnier", l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a rejeté l'exception d'incompétence, la délégation de signature étant régulière. Il a confirmé le refus de séjour en se fondant sur l'accord franco-marocain et l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimant que la délivrance d'un titre "salarié" est subordonnée à la production d'un visa de long séjour. La solution retenue est le rejet de la requête, validant ainsi l'ensemble des décisions préfectorales.
N° TA83-2403072(TA83-2403072)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension de M. B, directeur d'hôpital, qui contestait son maintien au planning des gardes de direction. Le requérant invoquait une atteinte grave à sa liberté syndicale, bénéficiant d'une décharge totale d'activité pour mandat syndical. En cours d'instance, le centre hospitalier Henri Guérin a pris une décision le 20 septembre 2024 dispensant M. B de ces gardes, rendant la requête sans objet. Le tribunal a condamné l'établissement à verser 1 500 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA83-2401661(TA83-2401661)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait le refus de la commission de médiation DALO du Var de reconnaître son logement comme urgent et prioritaire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen de droit, et la requérante n'a pas régularisé sa demande malgré une invitation en ce sens. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 772-5, R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative.
N° TA83-2203423(TA83-2203423)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant après renvoi de la cour administrative d'appel de Marseille, a examiné la demande d'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Hyères à M. B pour des travaux sur la presqu'île de Giens. Les associations requérantes contestaient la légalité de l'arrêté, invoquant notamment des vices de procédure et la méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme (PLU) relatives aux articles UA 6, UA 7 et UA 3. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que le permis respectait les dispositions applicables du code de l'urbanisme et du PLU, et a validé la décision attaquée.
N° TA83-2202441(TA83-2202441)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la société civile immobilière RANTHILA, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 12 juillet 2022 par lequel le maire de Gassin lui a refusé un permis de construire une maison, un abri voitures et une piscine. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte et d'irrégularité de l'avis de la commission départementale de la nature, des paysages et des sites (CDNPS). La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation et d'injonction, sans se prononcer sur les autres moyens, en application des articles L. 600-4-1 du code de l'urbanisme et du principe selon lequel un refus peut être justifié par un seul motif légal.
N° TA83-2202799(TA83-2202799)
Le Tribunal administratif de Toulon a pris acte du désistement pur et simple de l’instance introduite par M. et Mme B, qui contestaient la décision du maire de Bormes-les-Mimosas du 5 septembre 2022 portant transfert d’un permis de construire à la SAS Les Chalets de Marie Blanche. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté les conclusions des défendeurs fondées sur l’article L. 761-1 du même code, chaque partie conservant la charge de ses frais.
N° TA83-2200474(TA83-2200474)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B, adjointe technique territoriale, qui contestait le rejet implicite de sa demande de mutation et sollicitait des dommages et intérêts pour harcèlement moral. Le tribunal a jugé que les conclusions à fin d'annulation étaient sans objet, car l'agent avait déjà été affecté dans un autre lycée par un arrêté du 9 juin 2021, antérieur à sa demande. Sur le fond indemnitaire, la requérante n'a pas apporté d'éléments de fait suffisants pour présumer l'existence d'un harcèlement moral au sens de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983. La décision s'appuie sur les lois n° 83-634 et n° 84-53 relatives aux droits et obligations des fonctionnaires.
N° TA83-2401366(TA83-2401366)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. D, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet du Var refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de la demande, malgré l'absence de mention explicite de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que l'erreur matérielle concernant un précédent arrêté d'éloignement était sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. La solution retenue s'appuie sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA83-2200190(TA83-2200190)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné les requêtes de Mme A, agent du CCAS de Toulon, contestant plusieurs arrêtés la plaçant en congé pour raison de santé ou en disponibilité d'office, au lieu de lui reconnaître un congé pour invalidité temporaire imputable à son accident de trajet du 3 mars 2020. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur des actes et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que les moyens soulevés étaient infondés. Les décisions attaquées ont été confirmées, sans qu'il soit fait droit aux conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2203158(TA83-2203158)
Le Tribunal administratif de Toulon a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui contestait un permis de construire modificatif délivré par le maire de Roquebrune-sur-Argens à la société SCCV Les Jardins Secrets. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, l'ordonnance constate ce désistement et met fin à l'instance. Chaque partie conserve la charge de ses frais de justice, les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du même code étant rejetées.