Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2402762(TA83-2402762)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur la demande de l'office public de l'habitat (OPH) Var Habitat, a ordonné une mesure d'expertise sur le fondement de l'article R. 531-1 du code de justice administrative. Cette expertise vise à dresser un constat avant, pendant et après travaux de l'état des propriétés et voiries avoisinantes, dans le cadre d'un projet de construction de logements à Six-Fours-les-Plages. Le juge a désigné un expert pour effectuer les constatations matérielles, sans se prononcer sur les responsabilités ou les causes d'éventuels désordres, ces questions relevant d'une procédure ultérieure distincte. Les dépens de l'expertise seront fixés ultérieurement par le président du tribunal.
N° TA83-2403049(TA83-2403049)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion pris par le préfet du Var à l'encontre de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence, bien que présumée en matière d'expulsion, n'était pas établie en l'espèce, le requérant incarcéré n'ayant pas démontré que sa sortie de prison était imminente ni que la décision faisait obstacle à un aménagement de peine concret. Par conséquent, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens de légalité.
N° TA83-2403115(TA83-2403115)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’un permis de construire modificatif délivré par le maire de La Crau pour une clôture et un portail. Le juge a estimé que les moyens invoqués par le requérant étaient dépourvus de fondement juridique et que la requête était manifestement mal fondée au sens de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. Les conclusions visant un « référé préventif » ont également été rejetées comme irrecevables, cette procédure n’existant pas en droit administratif.
N° TA83-2403083(TA83-2403083)
Retrait de points du permis de conduire. Le Tribunal administratif de Toulon se déclare territorialement incompétent et transmet l’affaire au Tribunal administratif de Nice. La solution retenue est fondée sur les articles R.351-3 et R.312-8 du code de justice administrative, car le requérant résidait dans les Alpes-Maritimes à la date de la décision attaquée.
N° TA83-2403014(TA83-2403014)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Toulon, rendue le 24 septembre 2024, rejette la requête de Mme D qui contestait la décision de la commission diocésaine d'appel de l'enseignement catholique du Var de maintenir sa fille en classe de 6ème. Le juge estime que cette contestation ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, car les actes des établissements d'enseignement privé sous contrat, même s'ils participent au service public de l'éducation, ne comportent pas l'exercice d'une prérogative de puissance publique. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête est rejetée pour incompétence manifeste de la juridiction administrative, le litige relevant de la compétence de la juridiction judiciaire.
N° TA83-2402539(TA83-2402539)
Le Tribunal administratif de Toulon, par une ordonnance du 24 septembre 2024, a donné acte du désistement pur et simple de M. A dans le cadre d’un recours pour excès de pouvoir dirigé contre une obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Var. Le requérant s’étant désisté de l’instance, le tribunal a constaté que rien ne s’opposait à ce qu’il en soit donné acte, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre mesure n’a été prononcée, et les frais d’instance n’ont pas été mis à la charge de l’État.
N° TA83-2403071(TA83-2403071)
Le Tribunal Administratif de Toulon, saisi par la SAS Knauf Ceiling Solutions d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la direction générale des finances publiques du Var rejetant partiellement sa demande d’aide au titre du décret n° 2022-967 du 1er juillet 2022 (conséquences de la guerre en Ukraine), se déclare incompétent territorialement. Il estime que le litige, relatif à une législation régissant les activités professionnelles, relève de la compétence du tribunal administratif dans le ressort duquel se trouve l’établissement à l’origine du litige, soit Pontarlier (Doubs). En application des articles R.351-3 et R.312-10 du code de justice administrative, il transmet l’affaire au Tribunal Administratif de Besançon.
N° TA83-2402972(TA83-2402972)
Cette décision du Tribunal Administratif de Toulon concerne un référé suspension introduit par Mme A, fonctionnaire hospitalière, contre sa révocation prononcée le 25 juillet 2024 par le centre hospitalier intercommunal de Fréjus-Saint-Raphaël. La requérante invoquait l'urgence (privation de traitement) et plusieurs moyens de fond, notamment l'irrégularité de la procédure disciplinaire et le caractère disproportionné de la sanction. Le juge des référés a examiné la condition d'urgence, la considérant remplie du fait de l'atteinte grave et immédiate à la situation financière de l'agent. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le juge a statué sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en lien avec les dispositions du code général de la fonction publique.
N° TA83-2401785(TA83-2401785)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante albanaise, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Var. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet une admission exceptionnelle au séjour pour les étrangers justifiant de trois années d'activité ininterrompue dans un organisme solidaire. Le tribunal a estimé que le préfet avait correctement exercé son pouvoir d'appréciation et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. En conséquence, la décision de refus de séjour et la mesure d'éloignement ont été jugées légales.
N° TA83-2401803(TA83-2401803)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. D, ressortissant vénézuélien, qui contestait l'arrêté du préfet du Var du 4 avril 2024 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas méconnu les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français, fondée sur ce refus légal, n'était pas privée de base légale.
N° TA83-2300582(TA83-2300582)
Le Tribunal administratif de Toulon, dans ses décisions n° 2300582 et 2301554, a rejeté les requêtes de la SARL Domaine des Camélias. La société contestait les arrêtés préfectoraux du Var qui avaient fixé et liquidé une astreinte administrative pour des travaux d'urbanisme non autorisés sur sa propriété à Saint-Raphaël. Le tribunal a jugé que l'astreinte, fondée sur l'article L. 171-8 du code de l'environnement, était légalement applicable et que son montant n'était pas disproportionné. Par conséquent, les demandes d'annulation des arrêtés et des titres de perception ont été rejetées.
N° TA83-2202057(TA83-2202057)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. C, qui contestait les suppléments d'impôt sur le revenu, de prélèvements sociaux et de taxe sur les plus-values immobilières auxquels il avait été assujetti en 2018 suite à la cession d'une villa par la SCI SVB, dont il était associé. Le tribunal a jugé que M. C ne pouvait bénéficier de l'exonération de plus-value pour résidence principale prévue à l'article 150 U du code général des impôts, car il occupait le bien en vertu d'un bail locatif et non d'une mise à disposition gratuite par la société. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, confirmant ainsi les impositions et la majoration de 80 % pour manœuvres frauduleuses.
N° TA83-2401791(TA83-2401791)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A épouse B, ressortissante philippine, qui contestait l'arrêté du préfet du Var refusant de lui délivrer un titre de séjour en qualité de conjointe de Français et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Il a jugé que la requérante ne justifiait pas d'une entrée régulière en France, condition nécessaire à l'application de l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en ne faisant pas application de l'article L. 423-13, lequel ne concerne pas la délivrance d'un titre de séjour. La décision a également été considérée comme proportionnée au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA83-2403110(TA83-2403110)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a fait droit à la demande de la maire de Hyères visant à faire désigner un expert sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Cette demande concernait un immeuble présentant des désordres structurels graves (fissures, risques de chute de blocs) et un péril imminent pour la sécurité publique. Le juge a désigné un expert avec pour mission d'examiner l'immeuble sous 24 heures, de constater son état et celui des bâtiments mitoyens, et de proposer des mesures provisoires de nature à faire cesser le péril.
N° TA83-2402427(TA83-2402427)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé DALO, a été saisi par Mme A pour obtenir un logement adapté au handicap de son enfant. La commission de médiation avait reconnu son caractère prioritaire et urgent en octobre 2023. Le préfet du Var opposait la radiation de la requérante pour refus de deux propositions de logement. Le juge a estimé que ces refus étaient justifiés par des motifs impérieux liés à l'inadaptation des logements au handicap de l'enfant. En application des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, le tribunal a ordonné le logement ou relogement de Mme A par l'État.
N° TA83-2201277(TA83-2201277)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de M. et Mme A, qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2011 à 2015. La juridiction a jugé que la proposition de rectification du 9 novembre 2020 était suffisamment motivée, conformément à l'article L. 57 du livre des procédures fiscales, en précisant l'impôt, les années et la méthode de calcul des sommes réintégrées. Les arguments des requérants, notamment leur relaxe pénale et le défaut de preuve de l'appréhension des fonds, ont été écartés comme relevant du bien-fondé et non de la régularité de la procédure. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA83-2402518(TA83-2402518)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en formation de juge unique dans le cadre du recours DALO (droit à l'hébergement opposable), a été saisi par Mme B épouse A, reconnue prioritaire par la commission de médiation du Var le 2 mai 2024, afin d'obtenir un hébergement. Constatant qu'aucune proposition d'hébergement adaptée n'avait été faite dans les délais réglementaires de six semaines ou trois mois, le tribunal a jugé que l'État n'avait pas satisfait à son obligation de résultat fondée sur l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. En application de l'article L. 441-2-3-1 du même code, il a enjoint au préfet du Var de procéder à l'hébergement de la requérante, sans toutefois assortir cette injonction d'une astreinte dans l'extrait fourni. La solution retenue est donc une injonction de faire à l'encontre de l'administration.
N° TA83-2101519(TA83-2101519)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. et Mme D contestant l'arrêté du maire de Pierrefeu-du-Var du 7 décembre 2020 qui s'opposait à leur déclaration préalable pour la réalisation d'une clôture. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence de la signataire, estimant que la délégation de signature était régulière et exécutoire. Sur le fond, le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation n'était pas fondé, le projet ne respectant pas les prescriptions du plan local d'urbanisme. La solution retenue est le rejet de la requête, en application des articles L. 422-1 du code de l'urbanisme et L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales.
N° TA83-2403118(TA83-2403118)
Le Tribunal Administratif de Toulon, saisi d’un recours en excès de pouvoir par Mme A contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français, constate que l’intéressée résidait à Marseille au moment de la décision attaquée. En application de l’article R. 312-8 du code de justice administrative, le tribunal se déclare territorialement incompétent et ordonne la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Marseille. La solution retenue est un rejet pour irrecevabilité manifeste fondée sur l’incompétence territoriale, sans examen au fond.
N° TA83-2401812(TA83-2401812)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 27 avril 2024 lui refusant un titre de séjour en tant que père d’enfant français, l’obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pendant deux ans. Le tribunal a estimé que M. A ne justifiait pas contribuer effectivement à l’entretien et à l’éducation de sa fille française, condition requise par l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que la décision ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ni l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris les demandes d’injonction et de frais de justice.