Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2401504(TA83-2401504)

Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 5 avril 2024 par lequel le préfet du Var refusait le renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant tunisien, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet n'avait pas démontré la réalité des faits de violence et d'usage de stupéfiants reprochés à l'intéressé, se fondant uniquement sur un extrait du traitement des antécédents judiciaires (TAJ) sans preuve de leur matérialité. En conséquence, la menace à l'ordre public n'était pas établie, entachant la décision d'erreur de fait et d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2303880(TA83-2303880)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. F et Mme D, voisins immédiats, qui demandaient l'annulation du permis de construire délivré par le maire de Toulon à la SCI Méditerranée pour un programme de 51 logements. Les requérants contestaient la légalité du permis en invoquant notamment l'incomplétude du dossier de demande, la méconnaissance des règles d'accès, d'implantation et de hauteur du plan local d'urbanisme (PLU), ainsi que l'illégalité du classement de la parcelle en zone UB. Le tribunal a examiné l'ensemble des moyens soulevés, dont celui tiré de l'incomplétude du dossier de demande au regard des articles R. 423-1 et R. 423-5 du code de l'urbanisme, et les a rejetés comme non fondés. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête et mis à la charge des requérants les frais de justice.

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N° TA83-2400618(TA83-2400618)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B et du syndicat FO visant à contester l'ordre de service du 9 février 2024 et l'arrêté du 12 février 2024 mettant fin à sa mise à disposition syndicale. Le tribunal a jugé que la commune de Toulon était en situation de compétence liée pour retirer la mise à disposition de M. B, dès lors que l'exclusion de ce dernier du syndicat FO, prononcée par les instances syndicales compétentes, avait pour effet de le priver de la qualité de représentant syndical nécessaire au maintien de ce dispositif. Par conséquent, les moyens soulevés par les requérants, notamment ceux relatifs à la régularité de la procédure d'exclusion syndicale, ont été écartés comme inopérants, la juridiction administrative n'étant pas compétente pour apprécier la légalité d'une sanction interne à un syndicat.

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N° TA83-2401534(TA83-2401534)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni violé l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue repose sur le constat que la présence de M. B en France était récente et épisodique, et que sa cellule familiale pouvait se reconstituer en Tunisie.

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N° TA83-2401502(TA83-2401502)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, un ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Var refusant le renouvellement de son titre de séjour en qualité de "salarié" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un défaut d'examen réel et sérieux, estimant que les erreurs matérielles alléguées n'étaient pas déterminantes. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en appliquant les stipulations de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 412-1 exigeant un visa de long séjour pour la première délivrance d'un titre "salarié".

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N° TA83-2403098(TA83-2403098)

Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui demandait l’annulation de la décision implicite du préfet du Var refusant de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que cette décision était inexistante, car l’absence de renouvellement de l’attestation au-delà du 21 août 2024 révélait une décision implicite de rejet de la demande de renouvellement du titre de séjour, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, les conclusions de M. B ont été jugées manifestement irrecevables sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2402632(TA83-2402632)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A B, agent public, contestant le rejet implicite de sa demande de reprise d'ancienneté. Le juge a rappelé que, pour les agents publics, le délai de recours contentieux de deux mois court à compter de la naissance de la décision implicite de rejet, sans que l'administration soit tenue de délivrer un accusé de réception. En l'espèce, la décision implicite étant née le 19 décembre 2020, la requête enregistrée le 7 août 2024 était tardive. La solution est fondée sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 112-3 et L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2403060(TA83-2403060)

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision d’inscription dérogatoire de la fille de M. C à l’école Octave Maurel de Bandol. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment la contestation des règles de sectorisation et l’absence d’accord parental, n’étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence. Il a également rappelé que le litige relatif au choix de l’école entre les parents relève de la compétence du juge judiciaire, et non du juge administratif. La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative et le code de l’éducation. M. C a été condamné à verser 500 euros à la commune de Bandol au titre des frais de justice.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2403250(TA83-2403250)

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait la communication de son dossier administratif et le bénéfice de la protection fonctionnelle, invoquant une atteinte à une liberté fondamentale. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, faute d’éléments précis fournis par le requérant, et que les démarches en cours du rectorat étaient de nature à répondre à sa demande. En outre, aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n’a été démontrée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2403153(TA83-2403153)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet du Var concernant la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction pour M. B, réfugié. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car l’absence de renouvellement de l’attestation au-delà du 21 août 2024 révélait une décision implicite de rejet de la demande de renouvellement du titre de séjour, mettant fin à l’instruction. En conséquence, M. B ne pouvait plus prétendre à une attestation de prolongation, rendant la requête mal fondée. La décision s’appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 431-15-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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N° TA83-2403259(TA83-2403259)

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé-liberté sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait la suspension de l'arrêté d'expulsion pris par le préfet du Var le 22 avril 2024. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ayant attendu plus de cinq mois après la notification de l'arrêté pour saisir le juge, créant ainsi lui-même la situation d'urgence. Au surplus, la demande a été jugée manifestement mal fondée, l'intéressé ne démontrant pas d'atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2401042(TA83-2401042)

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par la SCI J.T.C. d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Brue-Auriac du 1er février 2024 s’opposant à une déclaration préalable de division en vue de construire. La société requérante s’est désistée purement et simplement de ses conclusions à fin d’annulation. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la SCI tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, laissant à chaque partie la charge de ses frais.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2403116(TA83-2403116)

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 11 juillet 2024 par lequel le préfet du Var a retiré la carte de séjour pluriannuelle de M. B et l'a obligé à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la requête au fond était tardive et donc irrecevable, car introduite au-delà du délai de recours de trente jours suivant la notification de l'arrêté, ce qui rendait la demande de suspension sans objet. En conséquence, la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision n'ont pas été examinées. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2402630(TA83-2402630)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B comme manifestement irrecevable. La requérante contestait un refus de prise en charge d’un accident de travail par son employeur, la mairie de Toulon. La juridiction a constaté que Mme B n’avait pas produit l’acte attaqué malgré une demande de régularisation, en méconnaissance de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. De plus, ses moyens n’étaient pas suffisamment précis et il n’appartient pas au juge administratif d’examiner un recours amiable. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2402223(TA83-2402223)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A contestant un permis de construire et de démolir délivré par la commune de Saint-Raphaël. Le requérant n'a pas justifié avoir notifié son recours gracieux au bénéficiaire du permis, ni produit de titre de propriété ou d'occupation régulière, malgré deux demandes de régularisation. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 600-1 et R. 600-4 du code de l'urbanisme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2403054(TA83-2403054)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. E, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône ordonnant son transfert aux autorités italiennes pour l'examen de sa demande d'asile. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance des droits à l'information et à un entretien individuel prévus par le règlement (UE) n° 604/2013, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA83-2402685(TA83-2402685)

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a reconnu le caractère non sérieusement contestable de l'obligation de la commune du Castellet d'indemniser son agent, Mme C, victime d'un accident de trajet reconnu imputable au service le 11 octobre 2023. Appliquant la jurisprudence relative à la réparation des préjudices personnels et patrimoniaux des fonctionnaires en l'absence de faute, le juge a accordé une provision de 500 euros pour le déficit fonctionnel temporaire total et de 658 euros pour le déficit fonctionnel temporaire partiel, ces montants n'étant pas contestés en l'état. La solution retenue engage la responsabilité sans faute de la commune employeur.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2403074(TA83-2403074)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Var du 12 septembre 2024 renouvelant son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé au regard de l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et que le risque de fuite était caractérisé, justifiant la mesure sur le fondement des articles L. 731-1 et L. 731-3 du CESEDA. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2402922(TA83-2402922)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du maire du Lavandou du 10 juin 2024 qui s'opposait à la déclaration préalable de la SA Bouygues Telecom pour l'implantation d'antennes relais. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de l'intérêt public à la couverture mobile et des engagements de l'opérateur. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment sur les motifs tirés de l'application des articles du plan local d'urbanisme et du défaut de mutualisation. La décision se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2101726(TA83-2101726)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B née A contestant des mises en demeure de payer des taxes foncières et d'habitation, un avis de compensation et un bordereau de situation. La juridiction a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le bordereau de situation, document purement informatif, et a estimé que les mises en demeure étaient valables, la prescription n'étant pas acquise en raison d'actes interruptifs. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, incluant la décharge de l'obligation de payer et la restitution de sommes, sur le fondement des articles L. 274 du livre des procédures fiscales et R. 222-13 du code de justice administrative.

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