Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2403059(TA83-2403059)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 13 juin 2024 par lequel le maire de Hyères s'est opposé à la déclaration préalable de la société Free Mobile pour l'installation d'une antenne relais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la commune ayant délivré le 2 octobre 2024 une nouvelle autorisation pour un projet similaire mieux intégré sur la même parcelle. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2403061(TA83-2403061)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête en référé suspension des consorts A, qui contestaient un arrêté de non-opposition à une déclaration préalable délivré par la maire de Toulon à la société Phenix pour la création d’un portail, d’un stationnement et la démolition d’un mur. Le juge a estimé que le moyen invoqué, tiré de la méconnaissance de l’article UD3 du plan local d’urbanisme, n’était pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence n’a pas été examinée. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2403279(TA83-2403279)
Le Tribunal administratif de Toulon, saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de transfert vers la Pologne pris par le préfet des Bouches-du-Rhône, se déclare territorialement incompétent. Il estime que, en application des articles L. 572-1, L. 572-4 et R. 922-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal compétent est celui de Marseille, dans le ressort duquel se trouve le siège de l’autorité ayant pris la décision. Par ordonnance, il transmet le dossier au tribunal administratif de Marseille.
N° TA83-2303243(TA83-2303243)
Le Tribunal administratif de Toulon a examiné la requête de Mme et M. A contestant le refus de permis de construire un immeuble de 10 logements opposé par le maire du Thoronet. Le tribunal a rejeté le moyen tiré d'une insuffisance de motivation de l'arrêté. S'agissant du motif de refus fondé sur l'absence de capacité à indiquer le délai de raccordement au réseau électrique, le tribunal a jugé que le maire pouvait légalement refuser le permis en se fondant sur l'avis d'ENEDIS, qui prévoyait des travaux d'extension du réseau à la charge de la commune, sans que les requérants puissent s'engager à les financer. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme.
N° TA83-2302787(TA83-2302787)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, brigadier-chef de police municipale, qui contestait son exclusion temporaire de deux ans prononcée par la maire de Toulon pour manquements professionnels. Le tribunal a jugé que les faits reprochés, notamment l’absence d’intervention lors d’une altercation ayant conduit à un homicide et la rédaction d’un rapport inexact, constituaient des fautes disciplinaires et non une simple insuffisance professionnelle. Il a estimé que la sanction n’était pas disproportionnée au regard de la gravité des faits et de ses obligations de service, et a écarté les moyens tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte, de la méconnaissance du principe non bis in idem et de l’erreur de droit. La décision s’appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux obligations des agents et aux sanctions disciplinaires.
N° TA83-2301166(TA83-2301166)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par une ressortissante brésilienne d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 16 février 2023 refusant le renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle pour menace à l’ordre public. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, un défaut d’examen de sa situation et une méconnaissance des articles L.432-1 et L.423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. En cours d’instance, le préfet a fait droit à la demande en délivrant le titre de séjour sollicité, ce qui a conduit la requérante à se désister purement et simplement de sa requête. Par jugement du 4 octobre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement et admis provisoirement l’intéressée au bénéfice de l’aide juridictionnelle.
N° TA83-2300167(TA83-2300167)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné le recours de Mme A, ressortissante sénégalaise, contre le refus du préfet du Var de renouveler son titre de séjour. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, jugeant que la délivrance provisoire d'une carte de séjour en exécution d'une ordonnance de référé ne prive pas d'objet le recours contre la décision initiale de refus. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral du 24 novembre 2022, estimant que le motif tiré d'un "doute quant à la nature du mariage" n'était pas fondé et que Mme A remplissait les conditions pour obtenir une carte de résident de dix ans en tant que mère d'un enfant français, conformément aux articles L. 423-10 et L. 413-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA83-2200837(TA83-2200837)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. et Mme A contestant le refus du maire de Varages de leur délivrer un permis de construire pour la régularisation de la reconstruction d’un bâtiment (un « bastidon ») de 17 m². Les requérants soutenaient que la reconstruction à l’identique était autorisée par l’article L. 111-15 du code de l’urbanisme, que les deux bâtiments sur la parcelle étaient distincts et que le plan local d’urbanisme (PLU) n’interdisait pas expressément une telle reconstruction. Le tribunal a fait droit à leur demande en annulant l’arrêté de refus, considérant que la commune n’avait pas démontré que le PLU contenait des dispositions expresses interdisant la reconstruction à l’identique, et a enjoint à la commune de délivrer le permis sollicité.
N° TA83-2201035(TA83-2201035)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de la SCI Nohu contestant le refus de permis de construire une maison d'habitation sur la commune d'Hyères. Le tribunal a jugé que le motif de refus tiré de l'insuffisance du dossier de demande n'était pas fondé, les pièces fournies permettant de vérifier le respect des règles d'urbanisme. La juridiction a également écarté le moyen de la commune fondé sur l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, estimant que le projet devait être examiné sous l'angle de l'article L. 121-16. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté de refus et enjoint à la commune de délivrer le permis de construire dans un délai de deux mois.
N° TA83-2201472(TA83-2201472)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. et Mme E, qui demandaient l'annulation de l'arrêté du 1er décembre 2021 par lequel le maire de Cavalaire-sur-Mer ne s'était pas opposé à la déclaration préalable de Mme D pour la construction d'une clôture. Le tribunal a notamment jugé que les règles d'urbanisme du lotissement étaient devenues caduques en application de l'article L. 442-9 du code de l'urbanisme, le lotissement étant couvert par un plan local d'urbanisme. Il a également écarté les autres moyens soulevés, relatifs à l'inexactitude du dossier de déclaration et à la non-conformité au PLU. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2201518(TA83-2201518)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé la décision du maire de Gassin du 17 mars 2022, confirmée le 19 avril 2022, portant préemption d’un bien immobilier. La juridiction a jugé que la décision était entachée d’incompétence, la commune n’ayant pas justifié d’une délégation régulière du conseil municipal au maire pour exercer le droit de préemption urbain à la date de la décision. Cette solution a été retenue sur le fondement des articles L. 2122-22 du code général des collectivités territoriales et L. 213-1 du code de l’urbanisme.
N° TA83-2201412(TA83-2201412)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SCI La Noue. Celle-ci contestait l'opposition du maire de Saint-Cyr-sur-Mer à sa déclaration préalable visant à régulariser des modifications sur une maison individuelle. Le tribunal a jugé que la construction litigieuse, édifiée initialement comme hangar agricole, avait subi un changement de destination non autorisé. Il a estimé que la société ne pouvait se prévaloir de la prescription décennale de l'article L. 421-9 du code de l'urbanisme, car la déclaration préalable ne portait pas sur l'ensemble des transformations ayant modifié le bâtiment depuis son origine.
N° TA83-2203210(TA83-2203210)
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a examiné la requête de Mme A, agent communal, contestant un titre exécutoire émis par la commune de Toulon pour récupérer un indu de rémunération de 11 598,45 euros, lié à un cumul d'activité privée lucrative non autorisé entre mars 2021 et février 2022. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le courrier du 20 juin 2022, le considérant comme une mesure préparatoire ne faisant pas grief. Sur le fond, il a rejeté la demande de décharge de la somme, estimant que l'illégalité alléguée de l'arrêté de révocation de Mme A était sans incidence sur le bien-fondé de la créance de rémunération indue, et que le moyen tiré de l'erreur sur la période de récupération n'était pas fondé. La requête a été rejetée dans son intégralité, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2200804(TA83-2200804)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. et Mme B, qui demandaient l’annulation du refus implicite du maire du Plan-de-la-Tour d’abroger un arrêté de 2009 leur refusant un permis de construire. Les requérants soutenaient que cet arrêté était devenu illégal en raison de l’existence d’un permis tacite et d’un défaut de procédure contradictoire. Le tribunal a jugé que l’administration n’est tenue d’abroger un acte non réglementaire non créateur de droits que s’il est devenu illégal en raison de circonstances de droit ou de fait postérieures, ce qui n’était pas établi en l’espèce. La décision s’appuie sur l’article L. 243-2 du code des relations entre le public et l’administration.
N° TA83-2303810(TA83-2303810)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. D, voisin immédiat, qui contestait le permis de construire délivré par le maire de Toulon à la SCI Méditerranée pour un programme de 51 logements. Le requérant invoquait notamment l'incomplétude du dossier de demande, la dangerosité des accès, la méconnaissance des règles du PLU relatives à l'implantation, à la hauteur et à l'insertion du bâtiment, ainsi que l'illégalité du classement du terrain en zone UB. Le tribunal a écarté l'ensemble de ces moyens, jugeant que le dossier de demande était complet, que les accès n'étaient pas dangereux, que le projet respectait les articles UB3, UB7, UB10 et UB11 du PLU, et que le classement en zone UB n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, le tribunal a rejeté la demande d'annulation et les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2401501(TA83-2401501)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet du Var refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'une erreur d'appréciation de la menace à l'ordre public, le préfet ne s'étant pas fondé sur ce motif. Il a également jugé que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant de justifier d'une présence continue en France depuis 10 ans ou de liens familiaux suffisamment établis avec son épouse française. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA83-2401508(TA83-2401508)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du préfet du Var du 5 avril 2024 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant turc, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en estimant que le comportement de M. A constituait une menace actuelle pour l'ordre public au sens de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les faits reprochés étant anciens ou insuffisamment graves. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire a également été annulée. Le tribunal a enjoint au préfet de renouveler le titre de séjour de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous quinze jours, et a condamné l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA83-2200482(TA83-2200482)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SAS Promotion Pichet contestant le refus du préfet du Var d’autoriser le défrichement de parcelles à Fréjus pour un projet immobilier. Le tribunal a estimé que le préfet était fondé à refuser l’autorisation, car le projet empiétait sur un espace boisé classé (EBC) au sens de l’article L. 113-2 du code de l’urbanisme, ce qui interdit tout défrichement. La décision s’appuie sur les dispositions du code forestier et du code de l’urbanisme, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens soulevés par la société requérante.
N° TA83-2200465(TA83-2200465)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, un ingénieur territorial, qui demandait la condamnation de la métropole Toulon Provence Méditerranée pour harcèlement moral. La juridiction a jugé que la requête était tardive, car le délai de recours de deux mois contre la décision implicite de rejet de sa demande indemnitaire, née le 9 janvier 2021, expirait le 10 mars 2021, et que la décision expresse de rejet notifiée le 27 janvier 2021 n'avait pas rouvert ce délai au-delà du 28 mars 2021. La requête, enregistrée le 16 février 2022, était donc irrecevable. Les textes appliqués sont les articles R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative, ainsi que les articles L. 112-2, L. 112-3, L. 112-6 et L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA83-2200266(TA83-2200266)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de l'association syndicale autorisée des propriétaires du lotissement "la Californie varoise" (ASACV) qui demandait l'annulation de la décision du président de la métropole Toulon Provence Méditerranée (MTPM) refusant de prendre en charge l'entretien, la réparation et le remplacement des poteaux incendie situés dans le lotissement. Le tribunal a considéré que les moyens invoqués par l'ASACV, notamment la délibération de 1969 et le caractère public des équipements, étaient infondés. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 2225-1, L. 5217-2, R. 2225-1 et R. 2225-7 du code général des collectivités territoriales, qui définissent les compétences en matière de défense extérieure contre l'incendie.