Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2403197(TA83-2403197)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Toulon fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Constatant l'urgence liée au péril grave présenté par un immeuble d'habitation dont le mur porteur menace de s'effondrer, le juge a désigné un expert. Sa mission est d'examiner le bâtiment dans les 24 heures, d'évaluer le danger et de proposer des mesures provisoires pour garantir la sécurité publique.
N° TA83-2302032(TA83-2302032)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme E, qui contestait le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) du Var de lui délivrer la carte mobilité inclusion (CMI) mention "stationnement pour personnes handicapées". La requérante soutenait remplir les conditions d'attribution, mais le tribunal, après examen, a estimé que la décision de la CDAPH était fondée sur une exacte appréciation des faits et des dispositions réglementaires. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de la demande de délivrance de la carte, ainsi que des conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les textes appliqués sont les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que l'arrêté du 3 janvier 2017 définissant les critères de mobilité réduite.
N° TA83-2301318(TA83-2301318)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) du Var de renouveler sa carte mobilité inclusion (CMI) mention "stationnement pour personnes handicapées". La requérante invoquait sa maladie chronique pour justifier le renouvellement. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, qui fixent les critères d'attribution de cette mention, notamment la réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de délivrance de la carte.
N° TA83-2301896(TA83-2301896)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) du Var de lui attribuer la carte mobilité inclusion (CMI) mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a estimé que M. B ne remplissait pas les conditions fixées par le code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, notamment en ne démontrant pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, telle qu'un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou la nécessité systématique d'une aide humaine ou technique. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et d'attribution de la carte.
N° TA83-2301824(TA83-2301824)
Le Tribunal Administratif de Toulon a pris acte du désistement pur et simple de Mme B, agissant pour sa fille A C, qui contestait le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées du Var de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". La requérante avait demandé l'annulation des décisions de rejet des 15 décembre 2022 et 13 avril 2023, ainsi qu'une injonction de délivrance. Le tribunal, constatant que rien ne s'opposait à ce désistement, l'a accepté par jugement du 27 septembre 2024, sans se prononcer sur le fond du litige.
N° TA83-2302373(TA83-2302373)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme D E, qui demandait l'annulation de la décision de la CDAPH du Var refusant le renouvellement de la carte mobilité inclusion mention "stationnement" pour son fils B E. La solution retenue est fondée sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'arrêté du 3 janvier 2017. Le tribunal a estimé que les éléments fournis ne démontraient pas que l'enfant remplissait les conditions requises, notamment une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied.
N° TA83-2403178(TA83-2403178)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Toulon fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Face au péril imminent pour la sécurité publique présenté par des désordres structurels affectant deux immeubles, le juge a désigné un expert. Sa mission est de constater l'état des bâtiments dans les 24 heures, d'évaluer la gravité du danger et de proposer des mesures conservatoires. Cette décision vise à permettre à la commune de prendre un arrêté de mise en sécurité après l'expertise.
N° TA83-2301518(TA83-2301518)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme C, qui demandait l'annulation du refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) du Var de délivrer une carte mobilité inclusion (CMI) mention "stationnement" pour son fils autiste. Le tribunal a considéré que les difficultés liées à l'autisme, notamment la mise en danger lors des déplacements, ne répondaient pas aux critères de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017. Ces textes exigent une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied ou la nécessité d'une aide humaine systématique, ce qui n'était pas établi en l'espèce. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et de délivrance de la carte.
N° TA83-2301717(TA83-2301717)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de Mme A tendant à obtenir la remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 976,46 euros, notifié par la CAF du Var. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation de précarité pour solliciter l’annulation de la décision de refus du 9 mai 2023. Le tribunal a constaté que si la bonne foi de Mme A n’était pas contestée, ses ressources mensuelles (environ 1 600 à 2 100 euros de salaire et 200 euros de pension alimentaire) ne la plaçaient pas dans une situation de précarité justifiant une remise de dette. En application des articles L. 845-3 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale, le tribunal a jugé que les conditions cumulatives de bonne foi et de précarité n’étaient pas remplies, rejetant ainsi la requête.
N° TA83-2300350(TA83-2300350)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné les recours de M. A contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA) et de prime d'activité, ainsi qu'une pénalité administrative. La juridiction a rejeté l'ensemble des demandes, jugeant que les décisions de la CAF du Var étaient fondées sur des revenus non déclarés par le requérant, et que la procédure contradictoire avait été respectée. Le tribunal a également estimé que la demande de remise gracieuse était irrecevable faute de demande préalable, et s'est déclaré incompétent pour statuer sur la pénalité administrative. Les textes appliqués incluent le code de l'action sociale et des familles pour le RSA et le code de la sécurité sociale pour la prime d'activité.
N° TA83-2301772(TA83-2301772)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. et Mme D, qui demandaient l’annulation du refus de renouvellement de la carte mobilité inclusion mention « stationnement pour personnes handicapées » pour leur fils A. La juridiction a estimé que l’évolution favorable de l’état de santé de l’enfant ne justifiait plus l’attribution de ce titre, au regard des critères fixés par l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et de l’arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue confirme ainsi la légalité des décisions de la MDPH et de la CDAPH du Var.
N° TA83-2301809(TA83-2301809)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en matière d’aide sociale, a rejeté la requête de Mme A qui contestait la décision de la caisse d’allocations familiales du Var ne lui accordant qu’une remise partielle de son indu de prime d’activité. Le juge a estimé que, malgré sa bonne foi non contestée, Mme A ne justifiait pas d’une situation de précarité suffisante pour obtenir une remise totale, ses ressources mensuelles s’élevant à environ 2 000 euros. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 845-3 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale, qui subordonnent la remise gracieuse d’un indu à la réunion des conditions cumulatives de bonne foi et de précarité.
N° TA83-2302545(TA83-2302545)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, qui demandait une remise de dette de revenu de solidarité active (RSA) d’un montant initial de 14 315,95 euros, après le refus du département du Var. Le juge a rappelé que, statuant en plein contentieux de l’aide sociale, il lui appartient d’examiner si les conditions cumulatives de bonne foi et de précarité sont réunies pour accorder une remise gracieuse, conformément à l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles. M. A n’ayant ni invoqué ni démontré ces conditions, sa demande a été rejetée, les moyens relatifs à l’irrégularité de l’enquête ou au bien-fondé de l’indu étant inopérants dans ce cadre.
N° TA83-2300344(TA83-2300344)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné deux requêtes de Mme F H contestant des décisions de la commission de recours amiable de la CAF du Var du 6 janvier 2023, relatives à un indu d'aide exceptionnelle de solidarité de 150 euros (requête n°2300344) et à un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 8 637,39 euros (requête n°2301080). La requérante invoquait notamment des vices de forme (absence de signature, méconnaissance des articles L. 212-1 du CRPA et R. 133-9-2 du code de la sécurité sociale), un défaut de procédure contradictoire, et une erreur d'appréciation sur sa résidence en France. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que les décisions attaquées étaient régulières et fondées, et a confirmé le bien-fondé des indus au regard des articles L. 262-2 et R. 262-5 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que des textes applicables aux aides exceptionnelles de solidarité.
N° TA83-2101383(TA83-2101383)
Le Tribunal Administratif de Toulon a condamné l'État à indemniser M. B D, ancien militaire de la Marine nationale, pour les préjudices moral et de troubles dans les conditions d'existence résultant de son exposition aux poussières d'amiante durant sa carrière. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation de sécurité envers son agent, faute d'avoir pris les mesures de protection nécessaires face à un danger connu. Cette solution s'appuie sur le principe de responsabilité pour faute de l'employeur public, en lien avec les dispositions du code civil et du code de la sécurité sociale.
N° TA83-2401309(TA83-2401309)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Var refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, en se prévalant de son mariage avec un Français et de la présence de ses enfants majeurs en France. Le tribunal a estimé que, compte tenu de son entrée irrégulière récente, de l'absence de preuve de la présence de ses enfants et de son insertion professionnelle, le refus ne méconnaissait ni l'article 6-5 de l'accord franco-algérien ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA83-2403121(TA83-2403121)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) par une agente de l’État contestant une décision du ministre des armées la plaçant en congé maladie ordinaire. Le juge des référés a rejeté la requête pour incompétence territoriale, constatant que l’affectation de la requérante se situait à Marseille. En application de l’article R. 312-12 du code de justice administrative, le litige relevait de la compétence du tribunal administratif de Marseille. La demande a donc été rejetée sans examen de l’urgence ni du doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA83-2201708(TA83-2201708)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B, enfant d’ancien harki, qui contestait le montant de l’aide de 2 000 euros qui lui a été attribuée par l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) sur le fondement du décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018. La requérante estimait cette somme insuffisante au regard de sa situation personnelle et invoquait une rupture d’égalité avec d’autres bénéficiaires ayant perçu 10 000 euros. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que Mme B n’apportait pas d’éléments suffisants pour remettre en cause l’appréciation de l’administration, fondée sur un barème objectif prenant en compte la durée de séjour en camp et le revenu disponible.
N° TA83-2201676(TA83-2201676)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre de lui accorder l’aide prévue par le décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018 pour les enfants d’anciens harkis. Le tribunal a jugé que Mme B, née en 1976, ne pouvait bénéficier du dispositif car sa naissance était postérieure à la fermeture administrative des camps et hameaux de forestage, intervenue au 31 décembre 1975. La solution retenue est fondée sur l’article 1er du décret précité, qui conditionne l’aide à un séjour d’au moins quatre-vingt-dix jours dans ces structures, condition impossible à remplir pour la requérante.
N° TA83-2401351(TA83-2401351)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet du Var du 22 mars 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le préfet ayant régulièrement délégué sa signature. Il a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était inopérant, car M. A n'avait pas fondé sa demande sur ce texte. Enfin, le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de ses déclarations contradictoires et de l'absence de preuve suffisante d'une communauté de vie stable.