Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2401204(TA83-2401204)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du préfet du Var du 2 avril 2024 obligeant M. B, ressortissant bosnien, à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la mesure portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En effet, M. B réside en France depuis 2018, est marié à une ressortissante française et a deux enfants, avec un troisième à naître. La seule condamnation pénale pour recel de vols ne suffisait pas à caractériser une menace pour l'ordre public justifiant l'éloignement.
N° TA83-2101128(TA83-2101128)
Le Tribunal Administratif de Toulon a condamné l'État à indemniser M. A, ancien militaire de la Marine nationale, pour son exposition aux poussières d'amiante durant sa carrière. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation de sécurité envers ses agents, en application de l'article L. 4123-19 du code de la défense. Le tribunal a reconnu un préjudice d'anxiété, indemnisable sans preuve de troubles psychologiques, du fait d'une exposition suffisamment longue (plus de trois ans) et d'un risque élevé de développer une pathologie grave. La solution retenue engage la responsabilité de l'État employeur pour carence dans la mise en œuvre de mesures de protection.
N° TA83-2201414(TA83-2201414)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par la famille D, propriétaire d’un terrain sur lequel est implanté un poteau électrique appartenant à ENEDIS, pour demander son enlèvement sous astreinte et la réparation de leurs préjudices. Les requérants contestaient la régularité de l’implantation de l’ouvrage. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société ENEDIS justifiait de la régularité de l’implantation par une convention de servitude passée avec les propriétaires antérieurs, conformément aux dispositions de la loi du 15 juin 1906 et du décret du 6 octobre 1967, désormais codifiées dans le code de l’énergie.
N° TA83-2201291(TA83-2201291)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme B, qui a chuté le 19 juillet 2020 sur un trottoir du quartier du Mourillon à Toulon après avoir buté contre une tige métallique. Elle demandait la condamnation de la Métropole Toulon-Provence-Méditerranée (MTPM) pour défaut d’entretien normal de l’ouvrage public. Le tribunal a retenu la responsabilité de la métropole, estimant que celle-ci n’avait pas prouvé l’entretien normal du trottoir et que la chute n’était pas imputable à une faute de la victime. Il a condamné la MTPM à verser 2 500 euros à Mme B en réparation de ses préjudices, sans ordonner d’expertise, ainsi que 2 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA83-2201215(TA83-2201215)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. D, qui demandait l'indemnisation de ses préjudices suite à une chute à vélo survenue le 21 août 2021 sur la route départementale N7, due à un renflement bitumeux. Le tribunal a estimé que la surélévation de la chaussée, bien que non signalée, ne constituait pas un défaut d'entretien normal de l'ouvrage public, car elle n'excédait pas les inconvénients normaux auxquels un usager doit s'attendre, d'autant que les conditions de circulation étaient favorables (plein jour, route sèche et dégagée). En conséquence, la responsabilité du département du Var n'a pas été engagée, et la demande d'expertise médicale a également été rejetée. Les frais de justice ont été laissés à la charge de chaque partie.
N° TA83-2200123(TA83-2200123)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. B A contestant l'arrêté du 1er septembre 2021 par lequel la maire de Cuers interdisait la circulation des véhicules à moteur sur un chemin rural. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir pour tardiveté, estimant que les délais de recours n'étaient pas opposables en raison de l'absence d'accusé de réception conforme. Sur le fond, il a annulé l'arrêté, jugeant que la commune n'avait pas démontré que les conditions prévues par les articles L. 161-5 et D. 161-10 du code rural et de la pêche maritime, ainsi que l'article L. 362-1 du code de l'environnement, étaient réunies pour justifier une interdiction totale et permanente. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA83-2401214(TA83-2401214)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A, ressortissant angolais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Var du 2 avril 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé. Sur la légalité interne, il a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. A, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa situation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA83-2401273(TA83-2401273)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 26 décembre 2023 par lequel le préfet du Var avait refusé un titre de séjour à Mme C A, ressortissante brésilienne, et lui avait fait obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que cette décision méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée de l'intéressée en France à l'âge de 13 ans, de sa scolarité et de son parcours universitaire suivis, de son concubinage et de la présence régulière de plusieurs membres de sa famille sur le territoire. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à Mme C A un titre de séjour portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
N° TA83-2200697(TA83-2200697)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. B, qui demandait la condamnation du département du Var pour un défaut d'entretien de la voie publique suite à sa chute dans un regard d'eaux pluviales sur la RD 44. Le tribunal a rejeté l'argument du département selon lequel la responsabilité était transférée à l'entreprise Enedis, estimant que le dommage n'était pas directement lié aux travaux et que M. B avait la qualité d'usager de l'ouvrage public. Sur le fond, le tribunal a appliqué l'article L. 131-2 du code de la voirie routière, rappelant qu'il incombe au département de prouver l'entretien normal de l'ouvrage ou une faute de la victime pour s'exonérer de sa responsabilité. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné les preuves, notamment le compte-rendu des sapeurs-pompiers, pour statuer sur le lien de causalité et la responsabilité.
N° TA83-2003022(TA83-2003022)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande d'indemnisation de M. B, ancien militaire de la Marine nationale, qui sollicitait la réparation de son préjudice moral et de ses troubles dans les conditions d'existence résultant de son exposition à l'amiante. La juridiction a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, estimant que la créance était prescrite. Le tribunal a jugé que le point de départ de la prescription était le 1er janvier 2009, M. B ayant eu une connaissance suffisante du dommage dès 2008, date de l'attestation d'exposition. La demande indemnitaire préalable, adressée en mars 2020, était donc tardive.
N° TA83-2101345(TA83-2101345)
Le Tribunal Administratif de Toulon a condamné l'État à indemniser M. B, officier marinier, pour les préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d'amiante durant ses fonctions de 1992 à 2017. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation de sécurité, estimant que le ministre des armées n'avait pas prouvé la mise en place de mesures de protection efficaces après 1997. Le tribunal a ainsi jugé que la carence fautive de l'employeur était établie pour l'ensemble des périodes d'affectation. La décision s'appuie sur les principes de responsabilité administrative et les obligations de sécurité de l'employeur public.
N° TA83-2101346(TA83-2101346)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. B, ancien militaire de la Marine nationale, qui demandait réparation pour un préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence résultant de son exposition aux poussières d'amiante durant sa carrière. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation de sécurité, en application de l'article L. 4123-19 du code de la défense, constatant que l'administration n'avait pas pris les mesures nécessaires pour protéger le requérant, exposé de manière prolongée à l'amiante sur plusieurs navires et bases navales. La solution retenue engage la responsabilité de l'État, sans que le montant de l'indemnisation soit précisé dans cet extrait.
N° TA83-2401145(TA83-2401145)
Le Tribunal administratif de Toulon a pris acte du désistement pur et simple de Mme B, ressortissante brésilienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 23 janvier 2024 refusant son changement de statut vers un titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante soutenait une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 422-1 du CESEDA. Aucun texte n'a été appliqué au fond, la procédure s'étant achevée par un désistement. La solution retenue est le non-lieu à statuer sur la requête.
N° TA83-2201910(TA83-2201910)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A, qui contestait la délibération du 16 mai 2022 de la Commission nationale d'agrément et de contrôle du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS). Cette délibération lui infligeait une interdiction temporaire d'exercer toute activité privée de sécurité pour trois ans, assortie d'une pénalité financière de 25 000 euros. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure lié au non-respect du délai de convocation des membres de la commission, estimant que cela n'avait pas privé le requérant d'une garantie ni influencé la décision. Il a également jugé la sanction proportionnée, au vu des manquements constatés, notamment l'exercice d'une activité sans agrément valide et l'emploi d'agents sans carte professionnelle, en application des articles L. 612-6, L. 612-15, L. 612-20, R. 631-5, R. 631-7 et R. 631-22 du code de la sécurité intérieure.
N° TA83-2201887(TA83-2201887)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. C, propriétaire à Barjols, qui contestait un arrêté d'alignement individuel du 14 janvier 2022 fixant les limites de la route départementale D 560 au droit de sa parcelle. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire de l'arrêté bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que l'alignement, fixé en l'absence de plan d'alignement conformément à l'article L. 112-1 du code de la voirie routière, n'était pas entaché d'erreur d'appréciation car il incluait à juste titre les dépendances du domaine public (arbres et exutoire d'eaux pluviales) jouxtant la clôture du requérant.
N° TA83-2401308(TA83-2401308)
Le Tribunal Administratif de Toulon rejette la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Var le 5 avril 2024. Le tribunal écarte le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que la mesure n'a pas porté une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu du caractère récent de son mariage, de ses antécédents judiciaires et de ses attaches familiales en Tunisie. Il juge également que l'erreur de fait sur sa date d'entrée en France est sans incidence sur la légalité de la décision. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA83-2401325(TA83-2401325)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Var refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que M. B, divorcé de son épouse française, ne pouvait plus se prévaloir des stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien pour obtenir un certificat de résidence. Il a également estimé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA83-2401154(TA83-2401154)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet du Var lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que M. A ne pouvait utilement invoquer l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 régit déjà la délivrance des titres de séjour pour activité salariée. Sur le fond, le tribunal a estimé que la durée de présence en France (moins de six ans) et l'insertion professionnelle invoquée ne constituaient pas des motifs exceptionnels justifiant une admission au séjour. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, d'injonction et des frais de justice.
N° TA83-2401162(TA83-2401162)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté préfectoral du 6 mars 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le requérant ne pouvait pas se prévaloir de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour une activité salariée, cet aspect étant régi par l'accord franco-marocain. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, confirmant la légalité des décisions attaquées. Les textes appliqués incluent l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, la convention européenne des droits de l'homme, et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA83-2202043(TA83-2202043)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme B d’une demande d’indemnisation de 40 000 euros pour les préjudices résultant d’une chute survenue le 16 août 2018 sur la voie publique, imputée à un défaut d’entretien normal d’un avaloir d’eaux pluviales situé sur la route départementale 559. La juridiction a rejeté l’ensemble des conclusions de la requête, estimant que la matérialité des faits n’était pas établie et que la responsabilité des défenderesses (commune de La Croix-Valmer et communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez) ne pouvait être engagée, l’ouvrage litigieux relevant de la compétence du département du Var. La demande d’expertise médicale a également été rejetée, faute d’utilité. Les textes appliqués incluent le code général des collectivités territoriales et le code de la voirie routière.