Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2401923(TA83-2401923)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 13 mai 2024 par lequel le préfet du Var refusait de renouveler le titre de séjour de M. A, ressortissant algérien, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait fait une inexacte application des stipulations de l'article 5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 en estimant que l'activité non salariée de l'intéressé n'était plus effective, alors que les éléments produits démontraient sa poursuite. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français a également été annulée pour défaut de base légale.
N° TA83-2402063(TA83-2402063)
Le Tribunal Administratif de Toulon, saisi en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative par la SAEM Var Aménagement Développement, a ordonné une expertise pour déterminer les causes des désordres d'hygrométrie affectant les salles de l'Abbaye de La Celle. La requérante, agissant en qualité de mandataire du département du Var, invoque des dysfonctionnements persistants malgré les mises en demeure adressées à la société Baou, titulaire du lot plomberie-CVC, et le refus de prise en charge par l'assureur dommages ouvrages MMA Iard. Le tribunal a rejeté l'argument des sociétés de maîtrise d'œuvre selon lequel la mesure serait inutile, considérant que les désordres litigieux justifient une investigation technique. La mission de l'expert a été étendue au contradictoire de la société Qualiconsult (contrôleur technique) et de son assureur SMA Courtage, ainsi que de la société Baou et de son assureur L'Auxiliaire.
N° TA83-2200357(TA83-2200357)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté les requêtes de l'association "Vivre ensemble dans la presqu'île de Saint-Tropez" et autres, qui demandaient l'annulation de deux arrêtés préfectoraux relatifs à la création d'une zone de mouillages et d'équipements légers (ZMEL) en baie de Pampelonne. Les requérants contestaient notamment l'irrégularité de l'enquête publique, l'insuffisance de motivation de l'avis du commissaire enquêteur, et la méconnaissance des dispositions du code de l'urbanisme et de l'environnement. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des arrêtés attaqués. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques, du code de l'environnement et du code de l'urbanisme.
N° TA83-2401924(TA83-2401924)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. B, ressortissant sri-lankais, contestant l'arrêté du préfet du Var du 16 mai 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance du principe de non-rétroactivité de la loi, estimant que les motifs de refus fondés sur les articles L. 433-1-1 et L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, issus de la loi du 26 janvier 2024, ne pouvaient lui être appliqués car sa demande était antérieure à leur entrée en vigueur. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant que les nouvelles dispositions étaient applicables aux décisions en cours d'instruction et que M. B ne remplissait pas les conditions pour obtenir un titre de séjour. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA83-2401946(TA83-2401946)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Var. Le tribunal a jugé que le requérant ne justifiait pas, à la date de la décision, suivre depuis au moins six mois une formation professionnelle, condition requise par l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour l'admission exceptionnelle au séjour des anciens mineurs confiés à l'aide sociale à l'enfance. Par conséquent, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions a été écarté, de même que celui fondé sur l'article L. 435-1 du même code, le préfet n'étant pas tenu d'examiner d'office cette autre base légale. La décision de refus de séjour n'étant pas illégale, l'obligation de quitter le territoire français a été maintenue.
N° TA83-2201965(TA83-2201965)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par Mme B, fonctionnaire de police, d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de reclassement dans le groupe de fonctions n° 1 du RIFSEEP à compter du 1er février 2019. En cours d’instance, le préfet a classé l’intéressée dans ce groupe à compter du 1er mars 2018, lui donnant ainsi satisfaction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, sans faire droit à la demande de frais de justice.
N° TA83-2202078(TA83-2202078)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de la SARL JMG Immo, qui sollicitait le remboursement d’un crédit de TVA déductible de 35 249 euros au titre de l’année 2021. La société avait omis de déclarer ce crédit en 2016 et avait tenté de régulariser sa situation en 2019, mais sa demande de remboursement avait déjà été définitivement rejetée par un jugement du 17 janvier 2022, confirmé en appel. Le tribunal a jugé que, faute de crédit de TVA existant à la date de la nouvelle demande, la requête était infondée. La décision s’appuie sur les articles 271 du code général des impôts et 208, 242-0 A et 242-0 C de l’annexe II au même code.
N° TA83-2201263(TA83-2201263)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de Mme A, psychologue de l'Éducation nationale, contestant l'appréciation finale de sa valeur professionnelle qualifiée de "très satisfaisant" lors de son troisième rendez-vous de carrière. La requérante demandait l'annulation des décisions du recteur de l'académie de Nice des 13 septembre 2021, 15 octobre 2021 et 10 mars 2022, ainsi qu'une injonction pour obtenir la mention "excellent". Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, considérant que l'appréciation rectorale contestée constitue un acte préparatoire à l'établissement du tableau d'avancement et non une décision faisant grief, conformément à la jurisprudence administrative. Les textes appliqués incluent le code général de la fonction publique et le code de justice administrative.
N° TA83-2200865(TA83-2200865)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SCI Rayan et de M. B, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire des Arcs-sur-Argens du 27 janvier 2022 s'opposant à une déclaration préalable pour le ravalement et la modification d'ouvertures d'un immeuble. Le tribunal a jugé que la construction, dont le permis de construire de 2011 avait été déclaré caduc en 2021, ne pouvait être considérée comme légalement existante, rendant les travaux soumis à un nouveau permis de construire et non à une simple déclaration préalable. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment l'article R. 421-17, et confirme la compétence du maire pour s'opposer à des travaux sur une construction dépourvue d'autorisation valide.
N° TA83-2201323(TA83-2201323)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. A contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2016, issues d'une vérification de comptabilité de sa société. Le tribunal a constaté que l'administration avait accordé un dégrèvement partiel de 4 548 euros en cours d'instance, prononçant un non-lieu à statuer sur cette partie. Pour le surplus, le tribunal a rejeté la demande de décharge, jugeant que la procédure de taxation d'office était régulière, la proposition de rectification ayant été valablement notifiée. Il a également considéré que M. A, supportant la charge de la preuve, n'avait pas démontré le caractère exagéré des impositions restantes. La décision s'appuie sur les articles L. 66, L. 76, L. 193 du livre des procédures fiscales et le code général des impôts.
N° TA83-2201350(TA83-2201350)
Le Tribunal Administratif de Toulon a statué sur la demande de M. A, exploitant individuel d’un restaurant, qui contestait des rappels de TVA pour 2014-2016. Le tribunal a constaté un dégrèvement partiel de 9 473 euros accordé par l’administration, prononçant un non-lieu à statuer à cette hauteur. Sur le surplus, il a rejeté la requête, jugeant que la proposition de rectification du 19 décembre 2017 était suffisamment motivée au regard de l’article L. 57 du livre des procédures fiscales.
N° TA83-2101956(TA83-2101956)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A contestant l'arrêté du maire de Six-Fours-les-Plages du 14 juin 2021, qui s'opposait à sa déclaration préalable pour la construction d'une véranda. Le maire avait fondé son refus sur l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, en raison d'un avis défavorable du service de défense incendie. Le tribunal a jugé que le requérant n'apportait pas la preuve que les poteaux incendie invoqués respectaient les exigences réglementaires en termes de débit et de distance, justifiant ainsi le refus. La demande de la commune au titre des frais de justice a également été rejetée.
N° TA83-2401925(TA83-2401925)
Le Tribunal Administratif de Toulon annule l'arrêté du 16 mai 2024 par lequel le préfet du Var a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant tunisien, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal estime que le préfet a méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme en portant une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de M. B, compte tenu de sa communauté de vie ininterrompue de plus de cinq ans avec son épouse française et de son insertion professionnelle stable. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer à M. B une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et met à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA83-2401871(TA83-2401871)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 13 mai 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et l'erreur manifeste d'appréciation concernant la menace pour l'ordre public. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales fondées sur les articles L. 412-5 et L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
N° TA83-2401872(TA83-2401872)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du préfet du Var du 15 mai 2024 refusant le renouvellement du certificat de résidence de Mme B épouse A, ressortissante algérienne, pour exercice d'une activité de commerçant/artisan. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en se fondant sur l'article L. 421-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'article 7 a) de l'accord franco-algérien, alors que la demande relevait de l'article 7 c) de cet accord. Il a estimé que, pour une activité soumise à autorisation comme celle de la requérante, la condition de moyens d'existence suffisants n'est pas requise. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, sans qu'il soit nécessaire de vérifier la viabilité de l'activité économique.
N° TA83-2403328(TA83-2403328)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait la suspension de son renvoi vers la Turquie. Le juge a considéré que la demande était manifestement irrecevable, car le requérant n'avait pas contesté en temps utile l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français du 14 avril 2023, dont il avait eu connaissance. En l'absence de circonstances nouvelles faisant obstacle à l'éloignement, les mesures d'exécution de cette décision ne pouvaient être utilement contestées par la voie du référé-liberté. La requête a donc été rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA83-2102114(TA83-2102114)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné les requêtes de Mme A, agent public, contestant le refus de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) de lui octroyer une rente viagère d'invalidité lors de sa mise à la retraite pour invalidité, malgré un taux d'invalidité de 30% reconnu. La requérante soutenait que sa maladie était imputable au service, invoquant notamment un jugement du même tribunal du 4 avril 2024. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que les moyens soulevés, tirés de l'incompétence des signataires et de l'imputabilité au service, n'étaient pas fondés. La solution retenue est donc le rejet des requêtes, sans faire droit aux conclusions à fin d'injonction ou au titre des frais de justice.
N° TA83-2403313(TA83-2403313)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté comme irrecevable la requête de M. A, qui demandait l’annulation de deux arrêtés du préfet du Var du 14 juillet 2021 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai et l’assignant à résidence. Le juge a constaté que le délai de recours de quarante-huit heures prévu par les articles L. 614-8 et L. 732-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile était manifestement expiré à la date d’enregistrement de la requête, le 4 octobre 2024. En application de l’article R. 776-15 du code de justice administrative, la requête tardive a été rejetée sans examen au fond.
N° TA83-2403016(TA83-2403016)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B. Celle-ci demandait au juge d'enjoindre au préfet du Var de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler, au motif qu'elle avait déposé un dossier complet depuis novembre 2023. Le juge rappelle que la condition d'urgence, nécessaire pour obtenir une telle mesure, n'est pas remplie en l'espèce, car Mme B, qui réside en France en situation irrégulière depuis 2018, ne justifie d'aucune circonstance particulière rendant nécessaire l'obtention rapide du récépissé. La solution est fondée sur les articles L. 521-3 et R. 522-1 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles R. 431-12 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA83-2403139(TA83-2403139)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A épouse B. Celle-ci demandait d'enjoindre au préfet du Var de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour, déposée en mars 2023. Le tribunal a constaté qu'une décision implicite de rejet était née le 6 juillet 2023, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, condition prohibée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée.