Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2402109(TA83-2402109)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Var. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article L. 233-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif au droit au séjour des membres de famille d'un citoyen de l'Union européenne. Le tribunal a estimé que M. C ne justifiait pas que son épouse, ressortissante tchèque, disposait de ressources suffisantes pour ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale, condition posée par l'article L. 233-1 du même code. Par conséquent, la décision préfectorale n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation et la requête est rejetée.
N° TA83-2402028(TA83-2402028)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté les requêtes de M. et Mme B, de nationalité canadienne, qui contestaient les arrêtés du préfet du Var leur refusant un titre de séjour et leur faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la directrice de cabinet du préfet bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, les requérants ne justifiant pas d'une présence ou de liens suffisamment anciens et stables en France.
N° TA83-2401968(TA83-2401968)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A, ressortissant pakistanais, qui contestait le refus de renouvellement de sa carte de résident et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Var. Le tribunal a estimé que le préfet avait légalement fondé son refus sur l'article L. 411-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constatant que M. A avait résidé hors de France pendant plus de trois années consécutives, ce qui entraînait la péremption de son titre. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, incluant l'annulation, l'injonction et les frais de justice.
N° TA83-2401999(TA83-2401999)
Le Tribunal administratif de Toulon annule l'arrêté du 15 mai 2024 par lequel le préfet du Var a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant algérien, et a prononcé une obligation de quitter le territoire français avec interdiction de retour. Le tribunal estime que le préfet a méconnu les stipulations du 7) de l'article 6 de l'accord franco-algérien, car M. A, atteint d'une amyotrophie spinale de type 3, ne peut bénéficier d'un traitement approprié en Algérie. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer à M. A un certificat de résidence d'un an portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai de trois mois, ainsi qu'une autorisation provisoire de séjour sous quinze jours.
N° TA83-2402105(TA83-2402105)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. D, ressortissant mauricien, contestant l'arrêté du préfet du Var du 31 mai 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, faute pour le requérant de prouver l'absence ou l'empêchement du délégant. Il a également jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée, notamment au regard des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-mauricien. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. D.
N° TA83-2301488(TA83-2301488)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de l'indivision A, qui sollicitait un dégrèvement de taxe foncière pour un bien immobilier vacant à la Seyne-sur-Mer. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions tendant à l'annulation de la décision de rejet de la réclamation, celle-ci n'étant pas un acte détachable de la procédure d'imposition. Sur le fond, le tribunal a rappelé que, selon l'article 1389 du code général des impôts, le dégrèvement pour vacance est subordonné à la condition que le bien soit "normalement destiné à la location". En l'espèce, les requérants ayant pris la décision de vendre le bien après l'échec de la relocation, le bien n'était plus destiné à la location, ce qui fait obstacle à l'application de l'article 1389. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
N° TA83-2402023(TA83-2402023)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du préfet du Var du 10 juin 2024 refusant un titre de séjour à M. B, ressortissant tunisien marié à une Française, et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a retenu une erreur de fait du préfet concernant la date d'entrée en France du requérant, qui justifiait d'une entrée régulière via un visa Schengen espagnol et un vol vers Nice en septembre 2021. Cette annulation est fondée sur l'article 7 quater de l'accord franco-tunisien et l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de deux mois, sans astreinte.
N° TA83-2403314(TA83-2403314)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Toulon, rendue le 10 octobre 2024, concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A B contre un arrêté du préfet du Var du 5 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal ne se prononce pas sur le fond du litige mais se déclare incompétent territorialement. En application des articles R.312-8 et R.221-3 du code de justice administrative, il constate que le requérant réside dans les Alpes-Maritimes et transmet donc le dossier au Tribunal Administratif de Nice, seul compétent pour en connaître.
N° TA83-2300757(TA83-2300757)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la demande de Mme B visant à obtenir la décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020, 2021 et 2022. Le tribunal a constaté que l'administration avait déjà accordé un dégrèvement pour l'année 2021, rendant la requête sans objet sur ce point. Pour l'année 2020, la réclamation préalable de Mme B, déposée le 22 décembre 2022, a été jugée tardive en application de l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales, car elle n'avait pas été présentée avant le 31 décembre 2021. Enfin, pour l'année 2022, le tribunal a rejeté la demande, considérant que les conditions d'exonération prévues à l'article 1390 du code général des impôts n'étaient pas remplies, le mari de Mme B étant décédé avant le 1er janvier 2022 et elle ne justifiant pas de sa propre qualité de titulaire de l'allocation de solidarité aux personnes âgées.
N° TA83-2300574(TA83-2300574)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui demandait la décharge de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2022. Le requérant invoquait sa situation financière précaire et son statut de travailleur handicapé. Le tribunal a rappelé que l'allocation spécifique de solidarité n'ouvre pas droit à l'exonération prévue à l'article 1390 du code général des impôts. De plus, la reconnaissance du handicap, intervenue le 30 mai 2022, est postérieure au 1er janvier 2022, date de référence pour l'établissement de l'impôt. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA83-2200995(TA83-2200995)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné un litige opposant la SARL Rosebasilic à la société d'économie mixte de la ville de Sainte-Maxime (SEMA) concernant la résiliation d'un marché pour la création d'un événement sur le domaine public, résilié en raison de la crise sanitaire du Covid-19. Le tribunal a soulevé d'office un moyen d'ordre public tiré de l'incompétence de la juridiction administrative, estimant que le contrat, conclu entre deux personnes privées, ne relevait pas du droit administratif faute de démontrer que la SEMA agissait comme concessionnaire d'un service public. En application de l'article L. 2331-1 du code général de la propriété des personnes publiques et de la jurisprudence du Tribunal des conflits, le tribunal s'est déclaré incompétent pour statuer sur le litige, renvoyant les parties à saisir la juridiction judiciaire.
N° TA83-2403102(TA83-2403102)
Litige relatif à une contrainte émise par la Caisse des dépôts et consignations pour le recouvrement d'un indu de pension de réversion. Le Tribunal administratif de Toulon, saisi par Mme A, se déclare incompétent au profit du Tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Il applique l'article R. 312-13 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal du siège de la personne publique dont l'agent relevait, en l'espèce l'hôpital de Beaumont sur Oise (Val-d'Oise). L'ordonnance prononce le transfert du dossier.
N° TA83-2203257(TA83-2203257)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. A contestant son assujettissement à la taxe foncière (2019-2021) et à la taxe d'habitation (2018-2021) pour un bien immobilier détenu en indivision. Le tribunal a constaté que l'administration avait déjà accordé un dégrèvement partiel pour la taxe foncière 2021, rendant cette partie du litige sans objet. Les conclusions indemnitaires pour préjudice moral ont été rejetées comme irrecevables, faute de demande préalable à l'administration. Enfin, les demandes de décharge pour les taxes foncières 2019-2020 et les taxes d'habitation 2018-2021 ont été déclarées irrecevables, car présentées hors des délais prévus par les articles R*190-1 et R*196-2 du livre des procédures fiscales.
N° TA83-2203111(TA83-2203111)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la demande de la SAS Printemps La Valette II visant à obtenir la réduction de ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties et de taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour 2021. La société contestait la valeur locative non révisée retenue par l'administration, estimant que le local-type de comparaison était irrégulier. Le tribunal a rejeté les conclusions relatives aux intérêts moratoires, faute de litige né et actuel avec le comptable public. Sur le fond, il a appliqué les dispositions du code général des impôts relatives à la détermination de la valeur locative des locaux professionnels, issues de la loi de finances rectificative pour 2010. La solution retenue n'est pas précisée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a statué sur la base des textes en vigueur au 31 décembre 2016.
N° TA83-2201698(TA83-2201698)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, qui contestait le montant de l'aide financière de 2 000 euros qui lui avait été accordée par l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) pour l'amélioration de son logement. Le requérant soutenait que cette aide était insuffisante. Le tribunal a jugé que M. A n'avait pas démontré en quoi les travaux réalisés revêtaient un caractère essentiel ni apporté d'éléments sur les dispositifs de droit commun susceptibles de couvrir la dépense, et a donc estimé que la directrice générale de l'ONACVG n'avait pas commis d'erreur d'appréciation. La décision a été prise en application du décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018.
N° TA83-2201738(TA83-2201738)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. A contestant l'arrêté du préfet du Var du 22 décembre 2021 ordonnant le dessaisissement de son fusil à pompe. Le tribunal a d'abord déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre la décision implicite de rejet du 19 septembre 2021, celle-ci ne faisant pas grief. Sur le fond, le juge a appliqué les articles L. 312-7 et L. 312-9 du code de la sécurité intérieure, qui permettent au préfet d'ordonner la remise d'armes si le comportement du détenteur présente un danger grave. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal estimant que le préfet n'a pas commis d'erreur d'appréciation en maintenant la saisie définitive des armes.
N° TA83-2201981(TA83-2201981)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, enfant d’ancien harki, qui contestait le montant de l’aide de 6 000 euros qui lui a été attribuée par l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) sur le fondement du décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018. Le tribunal a estimé que l’administration n’avait pas commis d’erreur d’appréciation, M. B n’établissant pas que cette somme était insuffisante pour subvenir à ses besoins essentiels en matière de logement. Il a également écarté les moyens tirés de la durée excessive de traitement de la demande et de la méconnaissance du principe d’égalité, faute d’éléments de comparaison suffisants.
N° TA83-2201485(TA83-2201485)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la condamnation de la commune de Toulon pour sa chute sur la voie publique le 24 novembre 2021, après avoir buté sur une structure de décoration de Noël. Le tribunal a estimé que l’obstacle était visible et contournable pour un piéton normalement attentif, et que la commune n’avait pas commis de défaut d’entretien normal de l’ouvrage public. La demande d’expertise et les conclusions indemnitaires ont été rejetées, sans application des frais de justice.
N° TA83-2201519(TA83-2201519)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir visant à contester la validité du sous-traité d’exploitation d’un lot de plage conclu entre la commune de Cavalaire-sur-Mer et l’EURL Marina Viva. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l’article 13 du règlement de la consultation et de l’article L. 3124-1 du code de la commande publique, ainsi que des erreurs matérielles dans l’analyse de son offre. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen tiré de l’absence de nouvelle analyse comptable après négociation était infondé, aucune disposition du règlement n’imposant une telle réévaluation. La décision s’appuie sur les règles de la commande publique et confirme la validité du contrat.
N° TA83-2201581(TA83-2201581)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A B, un auto-entrepreneur dans l'événementiel, qui contestait le titre de perception émis pour récupérer un trop-perçu d'aides du fonds de solidarité COVID-19. Le requérant soutenait qu'il remplissait les conditions d'éligibilité, mais le tribunal a jugé que l'administration avait correctement appliqué les textes, notamment l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020. La solution retenue confirme la légalité de la récupération des sommes indûment perçues, en raison d'une perte de chiffre d'affaires insuffisamment justifiée par rapport aux critères requis.