Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2403334(TA83-2403334)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Toulon, rendue le 10 octobre 2024, concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A B contre un arrêté préfectoral du Var lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal se déclare incompétent territorialement au profit du Tribunal Administratif de Marseille, en application des articles R.312-8 et R.221-3 du code de justice administrative. Il constate que le requérant réside à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) à la date de la décision attaquée, ce qui relève du ressort de Marseille. En conséquence, le dossier est transmis à cette juridiction.
N° TA83-2403245(TA83-2403245)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du président du conseil départemental du Var refusant de lui délivrer une carte " mobilité inclusion " portant la mention " invalidité " ou " priorité ". Le tribunal a constaté que, conformément aux articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, ce litige relève de la compétence de la juridiction judiciaire, et non administrative. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a rejeté la requête pour incompétence et, sur le fondement de l’article 32 du décret du 27 février 2015, a transmis le dossier au tribunal judiciaire de Toulon.
N° TA83-2403120(TA83-2403120)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, bénéficiaire de la protection subsidiaire, afin d'obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a constaté que l'absence de récépissé empêchait l'intéressé de travailler et de subvenir aux besoins de sa famille, caractérisant ainsi une situation d'urgence. Rappelant le droit à la délivrance d'un récépissé pour tout étranger ayant déposé un dossier complet, en application des articles R. 431-12 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a fait droit à la demande de M. B. Il a enjoint au préfet du Var de lui délivrer ce récépissé dans un délai de huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA83-2403335(TA83-2403335)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Toulon rejette la requête de Mme C pour incompétence de la juridiction administrative. La requérante contestait plusieurs décisions de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) du Var, notamment le refus d'allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH), de prestation de compensation du handicap (PCH), de carte " mobilité inclusion ", et de mesures d'insertion scolaire pour sa fille. Le tribunal rappelle que, en application des articles L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, ces litiges relèvent de la compétence du tribunal judiciaire, juge de droit commun. En conséquence, il renvoie les parties à saisir la juridiction judiciaire compétente.
N° TA83-2403196(TA83-2403196)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du président du conseil départemental du Var rejetant sa demande de carte " mobilité inclusion " (mention " invalidité " ou " priorité "). Le juge a constaté que, selon les articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, ce litige relève de la compétence de l’ordre judiciaire, et non de l’ordre administratif. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée pour incompétence. Le dossier a été transmis au tribunal judiciaire de Toulon (pôle social) conformément à l’article 32 du décret du 27 février 2015.
N° TA83-2403199(TA83-2403199)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par Mme D d’un recours en excès de pouvoir contestant le refus d’attribution du complément 2 de l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) pour son enfant. En application des articles L. 241-6 du code de l’action sociale et des familles et L. 541-1 du code de la sécurité sociale, le juge administratif a constaté que les litiges relatifs à cette prestation relèvent de la compétence exclusive du juge judiciaire. Par conséquent, l’ordonnance rejette la requête pour incompétence de la juridiction administrative et transmet le dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Toulon, conformément à l’article 32 du décret du 27 février 2015.
N° TA83-2403239(TA83-2403239)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées du Var lui refusant l’allocation aux adultes handicapés. Le tribunal a constaté que, conformément aux articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, ce litige relève de la compétence de la juridiction judiciaire, et non administrative. Par ordonnance du 9 octobre 2024, il a rejeté la requête pour incompétence et transmis le dossier au tribunal judiciaire de Toulon (pôle social), en application de l’article 32 du décret du 27 février 2015.
N° TA83-2403017(TA83-2403017)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant par ordonnance, a été saisi par M. C d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la CAF du Var suspendant le versement de l’allocation aux adultes handicapés. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative et de l’article 32 du décret du 27 février 2015, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative. Il a estimé que le litige relève de la compétence de la juridiction judiciaire, conformément aux articles L. 821-1 du code de la sécurité sociale et L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles. Le dossier a été transmis au pôle social du tribunal judiciaire de Toulon.
N° TA83-2403244(TA83-2403244)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Toulon concerne un recours en excès de pouvoir formé par Mme A contre le refus du président du conseil départemental du Var de lui délivrer une carte " mobilité inclusion " portant la mention " invalidité ". Le tribunal se déclare incompétent pour connaître de ce litige, estimant qu'il relève de la compétence de la juridiction judiciaire en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, il rejette la requête et transmet le dossier au tribunal judiciaire de Toulon (pôle social) conformément à l'article 32 du décret n° 2015-233 du 27 février 2015.
N° TA83-2403330(TA83-2403330)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de Mme B. La requérante contestait le refus de la commission de médiation DALO du Var de la reconnaître comme prioritaire pour un logement d'urgence, en invoquant l'insalubrité de son logement et sa situation familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car Mme B n'apportait pas d'éléments suffisants pour démontrer une situation d'urgence justifiant la suspension de la décision attaquée. La demande a donc été rejetée par ordonnance motivée, sans audience publique, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA83-2402851(TA83-2402851)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. et Mme B, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Saint-Raphaël à la SARL la Louisiane. La juridiction a constaté que les requérants n'avaient pas justifié de la notification de leur recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation, comme l'exige l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Malgré une demande de régularisation, cette formalité n'a pas été accomplie dans le délai imparti. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.
N° TA83-2304021(TA83-2304021)
Le Tribunal Administratif de Toulon a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui contestait un titre exécutoire émis par l'ASA des propriétaires du Domaine du Rastel d'Agay pour un montant de 19 057,57 euros. Le désistement a été accepté par l'ASA et par le directeur départemental des finances publiques du Var. En conséquence, l'ordonnance constate l'extinction de l'instance et laisse à chaque partie la charge de ses propres frais, rejetant les conclusions accessoires. Cette décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2402757(TA83-2402757)
Le Tribunal administratif de Toulon, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de visa opposé par les autorités consulaires françaises en Algérie à M. A, se déclare incompétent territorialement. En application de l’article R. 312-18 du code de justice administrative, il transmet l’affaire au tribunal administratif de Nantes, seul compétent pour connaître des litiges relatifs aux refus de visa délivrés par les autorités consulaires.
N° TA83-2403192(TA83-2403192)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a ordonné une mesure d'expertise complémentaire à la demande de la société d'économie mixte de construction de Draguignan. Cette mesure vise à constater l'état actuel de parcelles avoisinantes (cadastrées AB n° 265, 266, 267 et 1223) susceptibles d'être impactées par le projet de réaménagement de l'îlot Roque Beauvezer à Draguignan, incluant des démolitions. La solution retenue est fondée sur l'article R. 531-1 du code de justice administrative, qui permet la constatation des faits en vue d'un litige potentiel. La demande de provision sur les frais d'expertise a été rejetée, leur liquidation étant réservée à une phase ultérieure.
N° TA83-2403067(TA83-2403067)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du maire de Sanary-sur-Mer qui s'opposait à la déclaration préalable de la SAS Free Mobile pour l'implantation d'un relais de téléphonie mobile. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de l'intérêt public lié à la couverture du territoire et des engagements de l'opérateur. Il a également considéré que l'ensemble des moyens soulevés par la société, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et les erreurs d'appréciation au regard du plan local d'urbanisme (article UD 2.8), étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a enjoint au maire de réexaminer la demande dans un délai d'un mois, sans prononcer d'astreinte.
N° TA83-2103107(TA83-2103107)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 28 septembre 2021 par lequel le maire de Six-Fours-les-Plages s'était opposé à la déclaration préalable de la SCI Vincent pour le ravalement de façades. Le tribunal a jugé que le seul motif de l'opposition, tiré de l'existence d'un emplacement réservé pour un programme de logements sociaux, était illégal car la commune n'avait pas justifié de l'actualité de cette réserve. La décision s'appuie sur les articles L. 151-41, L. 152-2 et L. 230-1 du code de l'urbanisme, qui encadrent les droits de délaissement et les conditions d'opposition aux travaux sur un terrain réservé.
N° TA83-2102909(TA83-2102909)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du maire de Trans-en-Provence du 14 juin 2021 s'opposant à sa déclaration préalable pour un mur de soutènement. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre l'avis de l'architecte des bâtiments de France (ABF) du 10 juin 2021, cet avis conforme constituant une mesure préparatoire insusceptible de recours direct. Il a également rejeté les conclusions contre l'arrêté municipal, estimant que le projet, situé en site patrimonial remarquable, nécessitait l'accord préalable de l'ABF et que le moyen tiré d'une rupture d'égalité n'était pas fondé. La solution s'appuie sur les articles L. 632-1 et L. 632-2 du code du patrimoine, ainsi que sur l'article R. 424-14 du code de l'urbanisme.
N° TA83-2103109(TA83-2103109)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B dirigée contre l'arrêté du 9 juillet 2021 par lequel le maire de Six-Fours-les-Plages ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de la société Cellnex France pour l'installation d'antennes relais. Le tribunal a jugé que M. B, bien que voisin immédiat du projet, ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, faute d'éléments établissant une atteinte directe à ses conditions d'occupation ou de jouissance. La requête a donc été déclarée irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA83-2103500(TA83-2103500)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SCI EJR qui contestait l'arrêté du maire de Saint-Paul-en-Forêt du 13 août 2021 s'opposant à sa déclaration préalable de division d'une unité foncière. Le tribunal a jugé que le maire avait légalement recueilli l'avis conforme défavorable du préfet du Var, conformément à l'article L. 422-6 du code de l'urbanisme, en raison de l'annulation du plan d'occupation des sols communal. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la SCI, incluant sa demande d'injonction et ses conclusions au titre des frais de justice.
N° TA83-2202157(TA83-2202157)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SA Laboratoires BLC Thalgo Cosmetic, qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice 2015. La société contestait la réintégration par l'administration fiscale d'une provision pour dépréciation sur une créance détenue sur sa filiale portugaise, estimant que le non-recouvrement était probable. Le tribunal a jugé que la société n'apportait pas la preuve, pour chaque créance individualisée, que des événements en cours à la clôture de l'exercice rendaient la perte probable, conformément aux articles 39 et 209 du code général des impôts. Par ailleurs, les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été déclarées irrecevables car non chiffrées.