Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2402551(TA83-2402551)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A B, qui contestait la résiliation de son contrat d'engagement dans la marine nationale pendant la période probatoire. Le juge a relevé que le recours contentieux était irrecevable, car le requérant n'avait pas produit la décision du ministre des armées prise sur son recours administratif préalable obligatoire, ni justifié de la réception de ce recours, malgré une demande de régularisation. L'ordonnance s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et l'article R. 4125-1 du code de la défense, qui imposent un recours préalable obligatoire pour les militaires.
N° TA83-2402033(TA83-2402033)
Le Tribunal Administratif de Toulon a pris acte, par ordonnance du 20 septembre 2024, du désistement pur et simple de M. B A dans le cadre de son recours pour excès de pouvoir contre une décision du maire de Six-Fours-les-Plages s'opposant à l'installation de panneaux photovoltaïques. Cette solution a été retenue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, aucun obstacle ne s'opposant à ce désistement. L'instance est ainsi close sans examen au fond.
N° TA83-2102744(TA83-2102744)
Le Tribunal administratif de Toulon a pris acte du désistement d'instance des sociétés requérantes, qui contestaient un refus de permis de construire pour un pôle d'entreprises. Les sociétés ont maintenu leur demande de frais de justice, mais le tribunal a rejeté cette demande, laissant à chaque partie la charge de ses propres frais. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2302982(TA83-2302982)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A, qui demandait l'annulation de la décision implicite du maire de Saint-Julien-le-Montagnier refusant d'abroger le classement de ses parcelles en zone Nh. La requérante soutenait que ce classement était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la densité de constructions et de la desserte par les réseaux. Le tribunal a jugé que les auteurs du PLU avaient légalement justifié ce classement en s'appuyant sur le PADD, qui visait à contenir l'urbanisation dans certains secteurs, et que leur appréciation n'était pas entachée d'erreur manifeste. La décision s'appuie sur l'article R. 151-24 du code de l'urbanisme.
N° TA83-2302832(TA83-2302832)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. et Mme B, qui demandaient l'annulation de la décision implicite du maire de Roquebrune-sur-Argens refusant d'abroger le plan local d'urbanisme (PLU) pour reclasser leurs parcelles de la zone Np (espaces boisés) en secteur UD (urbanisable). Les requérants invoquaient une méconnaissance de l'article L. 121-27 du code de l'urbanisme et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que le classement des parcelles en espaces boisés classés (EBC) au titre de la loi Littoral était justifié, car elles appartiennent à un vaste ensemble boisé significatif à l'échelle communale, et que les circonstances invoquées (projets de lotissement abandonnés, ancien classement en zone UCa) ne remettaient pas en cause cette appartenance. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur l'article L. 121-27 du code de l'urbanisme.
N° TA83-2302823(TA83-2302823)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la société CINQPLUS COMMUNITY et autres, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire modificatif délivré par le maire de Saint-Raphaël le 3 mars 2023. Le tribunal a jugé que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir, car ils n'avaient pas démontré que le projet autorisé était de nature à affecter directement leurs conditions d'occupation ou de jouissance de leurs biens, conformément à l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable. Les demandes de frais de justice présentées par les requérants ont été rejetées, et une somme a été mise à leur charge au profit de la commune et de Mme B.
N° TA83-2302699(TA83-2302699)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par le préfet du Var d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Saint-Raphaël du 3 mars 2023 accordant un permis de construire modificatif à Mme A. Le préfet soutenait que cet arrêté méconnaissait les articles R. 423-54 et R. 423-11 du code de l’urbanisme, faute de consultation de l’architecte des Bâtiments de France pour un projet situé dans un site patrimonial remarquable. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, considérant que le recours gracieux du préfet avait interrompu le délai. Sur le fond, il a annulé le permis de construire modificatif pour absence de saisine de l’architecte des Bâtiments de France, en application des articles R. 423-54 et R. 423-11 du code de l’urbanisme.
N° TA83-2401437(TA83-2401437)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du préfet du Var du 5 avril 2024 refusant le renouvellement du titre de séjour pluriannuel de M. B, ressortissant tunisien, et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. B, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa résidence en France depuis 42 ans, de son arrivée à l'âge de 12 ans, de son suivi médical et de l'absence de liens avec son pays d'origine. La décision d'obligation de quitter le territoire français a été annulée par voie de conséquence. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à M. B dans un délai de deux mois.
N° TA83-2302891(TA83-2302891)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A contestant la délibération du 10 mars 2023 par laquelle la commune de Lorgues a approuvé la révision allégée n°1 de son plan local d'urbanisme (PLU). Le tribunal a jugé que la procédure de révision allégée était régulière, notamment en ce qu'elle n'avait pas pour objet de réduire un espace boisé classé, une zone agricole ou naturelle, mais de créer un tel espace, ce qui est autorisé par l'article L. 153-34 du code de l'urbanisme. Il a également écarté les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de l'atteinte disproportionnée au droit de propriété, estimant que le classement de la parcelle en zone naturelle avec création d'un espace boisé classé était justifié par des motifs d'intérêt général. En conséquence, la délibération attaquée a été validée, et les conclusions accessoires de M. A ont été rejetées.
N° TA83-2303583(TA83-2303583)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la demande de la société INGEPRIM visant à annuler le refus de permis de construire opposé par le maire de Hyères pour un projet de cinq logements. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le motif de refus tiré de la méconnaissance de l'article UE 4 du plan local d'urbanisme (gestion des eaux pluviales) était fondé, le projet ne respectant pas les obligations de dimensionnement des dispositifs de rétention pour 3 à 10 logements. En application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, le tribunal n'a pas examiné les autres moyens, ce motif suffisant à justifier légalement la décision.
N° TA83-2303566(TA83-2303566)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. et Mme C visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Hyères à la société SCCV TERRASSES D'AZUR pour un immeuble d'habitation collective. Les requérants contestaient la légalité de l'arrêté au regard des articles R. 431-10 du code de l'urbanisme et des articles UD 3 et UD 11 du plan local d'urbanisme. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'article R. 431-10, estimant que les documents graphiques fournis permettaient une appréciation suffisante de l'insertion du projet, et a jugé les autres moyens infondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans application des textes relatifs aux voies et accès (article UD 3) ni aux aspects esthétiques (article UD 11) en raison de leur absence de fondement.
N° TA83-2302634(TA83-2302634)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme C A, M. D A et M. B A, qui demandaient l’annulation de la délibération du 12 juin 2023 par laquelle le conseil municipal de Solliès-Toucas a approuvé la révision allégée n°1 de son plan local d’urbanisme (PLU). Les requérants contestaient notamment le classement de leur parcelle en espace vert protégé (EVP) de type « bois », qu’ils estimaient disproportionné et incohérent. Le tribunal a jugé que cette délibération, fondée sur l’article L. 151-23 du code de l’urbanisme, visait à protéger la trame verte et bleue et ne rendait pas la parcelle inconstructible, la réduction des surfaces d’EVP ayant précisément pour objet d’atténuer les contraintes. Il a également écarté les moyens d’erreur manifeste d’appréciation, d’incohérence et de détournement de pouvoir, estimant que les choix opérés étaient proportionnés et justifiés par des motifs écologiques.
N° TA83-2300264(TA83-2300264)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé la délibération du 28 novembre 2022 par laquelle le conseil municipal de La Garde a approuvé son règlement intérieur. Saisi d’un recours pour excès de pouvoir par des élus de l’opposition, le tribunal a jugé que le règlement intérieur méconnaissait l’article L. 2121-22-1 du code général des collectivités territoriales en ne fixant aucune règle relative à la création et au fonctionnement d’une mission d’information et d’évaluation, obligation légale pour les communes de plus de 20 000 habitants. En revanche, les autres moyens soulevés par les requérants ont été écartés.
N° TA83-2402919(TA83-2402919)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du président du Conseil départemental du Var du 2 juillet 2024 portant retrait de l'agrément d'assistante familiale de Mme B C. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne démontrant pas que la décision de retrait, prise après une enquête et un avis de la commission consultative paritaire départementale, portait une atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle justifiant une suspension. Par ailleurs, les moyens soulevés, tirés notamment de l'insuffisance de motivation, du défaut de communication du dossier et de l'erreur d'appréciation, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA83-2402104(TA83-2402104)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B, qui demandait le versement de sommes retenues au titre d’un indu de revenu de solidarité active. La requête était irrecevable car elle ne comportait pas la signature de son auteur, en violation de l’article R. 431-4 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 9 juillet 2024, Mme B n’a pas signé sa requête dans le délai imparti de quinze jours. En application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
N° TA83-2402920(TA83-2402920)
Cette décision du Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, concerne le refus de la Commission de l'Académie de Nice d'autoriser l'instruction en famille pour l'enfant Keyah D pour l'année scolaire 2024-2025. Le juge des référés a examiné la condition d'urgence, rappelant qu'elle est remplie lorsque la décision préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à la situation du requérant. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le juge a analysé les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'irrégularité de la composition de la commission et l'erreur d'appréciation, en application du code de l'éducation et du code de justice administrative.
N° TA83-2402946(TA83-2402946)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a annulé l'arrêté du 4 août 2024 par lequel le préfet du Var obligeait M. A B à quitter le territoire français. Le juge a relevé que M. B avait acquis la nationalité française le 16 avril 2018, ce qui le soustrait au champ d'application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision préfectorale a donc été jugée entachée d'une méconnaissance de la loi. L'État a été condamné à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais de justice.
N° TA83-2402995(TA83-2402995)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 24 juin 2024 par laquelle le Directeur Académique des services de l'Education Nationale du Var a refusé une dérogation de secteur scolaire pour l'entrée en sixième de la fille de la requérante. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la proximité de la rentrée scolaire et du risque d'ineffectivité d'un jugement au fond. Il a également considéré que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, fondé sur l'incapacité de la mère à accompagner sa fille et la possibilité pour celle-ci d'être accompagnée par son frère aîné dans le même établissement, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation relatives à la sectorisation et à l'intérêt supérieur de l'enfant.
N° TA83-2402627(TA83-2402627)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par M. C d’un recours contestant un courrier de la caisse d’allocations familiales du Var lui réclamant le paiement d’arriérés de pension alimentaire. Le tribunal a rejeté la requête pour incompétence, estimant que ce litige relève de la compétence de la juridiction judiciaire, et non administrative. Cette solution s’appuie sur les articles L. 581-1 et R. 581-4 du code de la sécurité sociale, ainsi que sur les articles L. 213-5 et R. 213-6 du code des procédures civiles d’exécution.
N° TA83-2403032(TA83-2403032)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion pris par le préfet du Var à l'encontre de M. A B. Le juge a estimé que, malgré l'urgence créée par la mesure d'éloignement, la condition d'atteinte grave et manifestement illégale à la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) n'était pas remplie. Il a relevé que les nombreuses condamnations pénales du requérant, bien qu'anciennes, constituaient une menace grave pour l'ordre public, justifiant la proportionnalité de la décision d'expulsion. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions accessoires et celles relatives aux frais de justice.