Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2302394(TA83-2302394)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté fixant la date de consolidation de son état de santé suite à un accident de service et à obtenir réparation pour préjudice moral. La juridiction a estimé que la procédure suivie par la communauté d'agglomération, notamment la consultation du conseil médical, était régulière et que les moyens soulevés (compétence du signataire, vice de procédure, erreur d'appréciation) n'étaient pas fondés. La demande d'indemnisation a également été rejetée, faute de preuve suffisante d'une faute de l'administration engageant sa responsabilité. Les textes appliqués sont le code général de la fonction publique et les décrets relatifs à la fonction publique territoriale.
N° TA83-2300839(TA83-2300839)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du préfet du Var refusant l'autorisation de défrichement à la société Free Mobile. Le tribunal a jugé que le refus explicite du 20 janvier 2023 constituait un retrait implicite d'une autorisation tacite acquise le 21 janvier 2023, en application de l'article R. 341-4 du code forestier. Ce retrait a été prononcé en méconnaissance de la procédure contradictoire prévue par les articles L. 121-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration, le préfet n'ayant pas justifié d'une urgence suffisante pour s'en dispenser.
N° TA83-2600370(TA83-2600370)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en juge du DALO, a ordonné au préfet du Var de loger le requérant avant le 1er juin 2026. Cette injonction, assortie d'une astreinte de 100 euros par mois de retard versée à un fonds public, fait suite à une décision de la commission de médiation reconnaissant le caractère prioritaire et urgent de la demande, et au constat que l'État n'a pas proposé de logement adapté dans le délai légal de six mois. La décision s'appuie sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, qui encadrent le droit au logement opposable.
N° TA83-2302177(TA83-2302177)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler l'affectation d'un collègue à un poste d'agent technique dans un lycée. La juridiction a estimé que la procédure de mobilité n'était pas irrégulière et que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans son choix, malgré l'ancienneté supérieure de la requérante. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux mouvements des fonctionnaires territoriaux.
N° TA83-2303949(TA83-2303949)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 25 septembre 2024 refusant la délivrance d'un premier titre de séjour. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, que son auteur était compétent, et qu'un examen sérieux de la situation personnelle et professionnelle du requérant avait été effectué. Il a également estimé que le refus ne méconnaissait pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA83-2301974(TA83-2301974)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 25 avril 2023 refusant son titre de séjour. Le juge a estimé que le préfet du Var était compétent pour signer l'arrêté, que la motivation de la décision était suffisante, et que le refus était légal au regard de l'article L.412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le requérant constituant une menace pour l'ordre public. La juridiction a également écarté l'application de plein droit de l'article 6.4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié, considérant que les conditions relatives à l'exercice de l'autorité parentale sur un enfant français n'étaient pas établies.
N° TA83-2503085(TA83-2503085)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prononcés par le préfet du Var. Le tribunal a jugé que le préfet pouvait légalement refuser le titre de séjour au motif que l'intéressé n'avait pas satisfait à une précédente OQTF, en application de l'article L. 432-1-1 du CESEDA. Il a également estimé que la situation familiale de M. C... (mariage avec une ressortissante française) ne justifiait pas, en l'espèce, la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du CESEDA ou de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA83-2504227(TA83-2504227)
Le Tribunal administratif de Toulon statue sur une demande d'exécution d'un jugement ayant annulé le retrait de la carte de résident d'un étranger. La juridiction constate que l'administration a finalement délivré la carte de résident, rendant la demande sans objet, et refuse donc de prononcer une astreinte pour retard. La décision s'appuie sur les articles L. 911-4 et R. 921-5 à R. 921-6 du code de justice administrative relatifs aux procédures d'exécution des jugements.
N° TA83-2301742(TA83-2301742)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de regroupement familial pour son épouse. Le juge a estimé que le préfet du Var n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en constatant l'insuffisance des ressources stables du requérant sur la période de référence, au regard des exigences de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article R. 411-4 du CESEDA. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH a également été écarté.
N° TA83-2504852(TA83-2504852)
Le Tribunal administratif de Toulon rejette par ordonnance le recours en excès de pouvoir formé contre le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire. La requête est jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas joint l'intégralité de l'acte attaqué et n'a pas régularisé son dossier malgré une mise en demeure du greffe. La juridiction fonde sa décision sur les articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des requêtes.
N° TA83-2304007(TA83-2304007)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé le refus de délivrance d'une carte de résident opposé à un ressortissant ukrainien engagé dans la Légion étrangère. Le juge a estimé que le préfet du Var avait commis une erreur d'appréciation en ne prenant pas en compte la totalité de la durée de service du demandeur, laquelle satisfaisait à la condition des trois ans de service prévue par l'article L. 426-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le tribunal a enjoint à l'administration de délivrer la carte de résident de dix ans dans un délai de trois mois.
N° TA83-2302082(TA83-2302082)
Le Tribunal Administratif de Toulon rejette la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté du 3 juin 2022 revalorisant son Indemnité de Fonction de Sujétions et d'Expertise (IFSE). La juridiction estime que la délibération du 29 juin 2018, qui sert de base à l'arrêté attaqué, a été légalement prise dans le cadre des pouvoirs de l'assemblée délibérante pour fixer les régimes indemnitaires. Elle considère que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du principe d'égalité, ne sont pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions de la loi du 26 janvier 1984 et du décret du 20 mai 2014 portant création du RIFSEEP.
N° TA83-2502709(TA83-2502709)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) notifiés par le préfet du Var. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que les conditions légales pour une admission exceptionnelle au séjour n'étaient pas remplies. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui encadrent la délivrance d'un titre de séjour pour les anciens mineurs confiés à l'aide sociale à l'enfance.
N° TA83-2600400(TA83-2600400)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B... visant à contraindre le préfet du Var à lui fixer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, car la réglementation (articles R. 431-12 et suivants du CESEDA) prévoit que l'administration doit délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction à l'étranger ayant déposé un dossier complet, ce qui lui permet de justifier de la régularité de son séjour en attendant la décision définitive. La demande a donc été examinée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
N° TA83-2600475(TA83-2600475)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en urgence sur une demande au titre du droit au logement opposable (DALO), a enjoint au préfet du Var de loger la requérante avant le 1er juin 2026. Le juge a constaté que l'État, n'ayant pas proposé de logement adapté dans le délai de six mois suivant une décision de la commission de médiation reconnaissant un caractère prioritaire et urgent, avait manqué à son obligation de résultat. L'injonction est assortie d'une astreinte de 100 euros par mois de retard, versée à un fonds national, sur le fondement des articles L. 300-1, L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA83-2502746(TA83-2502746)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant pakistanais, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que l'arrêté contesté était suffisamment motivé et que le préfet avait légalement exercé son pouvoir de refus, notamment au regard des articles L. 421-1 et L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'intéressé n'ayant pas satisfait à une précédente obligation de quitter le territoire français.
N° TA83-2500537(TA83-2500537)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de l'agent visant l'annulation de son arrêté de révocation pour manquements disciplinaires. La juridiction a estimé que les vices de procédure allégués, notamment concernant un rapport hiérarchique, n'avaient pas influencé le sens de la décision et que la motivation de l'arrêté était suffisante au regard des exigences légales. La solution s'appuie sur les principes généraux du droit administratif et les dispositions du code général de la fonction publique relatives à la procédure disciplinaire.
N° TA83-2501074(TA83-2501074)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé la décision du préfet du Var refusant d'enregistrer et d'instruire la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme A... pour motif d'incomplétude du dossier. Le tribunal a jugé que le refus d'enregistrement n'est légal que si le dossier est effectivement incomplet ou si la demande est abusive, ce qui n'était pas établi en l'espèce. La décision s'appuie sur les articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA83-2600479(TA83-2600479)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en juge du DALO, a ordonné au préfet du Var de loger M. A... avant le 1er juin 2026. Cette injonction, assortie d'une astreinte de 200 euros par mois de retard versée à un fonds public, fait suite à une décision favorable de la commission de médiation DALO et au constat que l'État n'a pas proposé de logement adapté dans le délai légal. La décision s'appuie sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA83-2600485(TA83-2600485)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en juge du DALO, a enjoint au préfet du Var de procéder au logement de la requérante avant le 1er juin 2026, assortissant cette injonction d'une astreinte. Cette décision fait suite à une reconnaissance de priorité et d'urgence par la commission de médiation DALO et au constat que l'État n'a pas proposé de logement adapté dans le délai légal de six mois, manquant ainsi à son obligation de résultat. Le tribunal s'est fondé sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, et a précisé que l'astreinte, fixée à 100 euros par mois de retard, est versée à un fonds national et non au profit du demandeur.