Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2301012(TA83-2301012)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A..., qui demandait la condamnation de l'hôpital d'instruction des armées Sainte-Anne ou de l'ONIAM pour les préjudices subis après une intervention chirurgicale du 7 novembre 2012. Le tribunal a estimé, sur la base d'une expertise médicale, qu'aucune faute médicale n'était établie et qu'aucun lien de causalité direct n'existait entre l'intervention et la paralysie du releveur du pied, excluant ainsi la responsabilité de l'hôpital et l'indemnisation au titre de la solidarité nationale. La demande de contre-expertise a également été rejetée. Cette décision s'appuie sur l'article L. 1142-1 du code de la santé publique.
N° TA83-2503585(TA83-2503585)
Le Tribunal Administratif de Toulon, par une ordonnance du 23 décembre 2025, a constaté que le préfet du Var avait exécuté l'injonction de relogement de Mme B... avant le 1er décembre 2025, en lui attribuant un logement le 26 novembre 2025. En conséquence, le tribunal a jugé qu'il n'y avait pas lieu de liquider l'astreinte de 100 euros par mois de retard prononcée par un jugement du 5 septembre 2025 sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est donc la non-liquidation de l'astreinte en raison de l'exécution complète de la décision initiale.
N° TA83-2503592(TA83-2503592)
Le Tribunal Administratif de Toulon, saisi d’une demande de liquidation d’astreinte, constate que le préfet du Var a exécuté l’injonction de relogement de M. B... avant la date butoir du 1er décembre 2025, l’intéressé ayant été attributaire d’un logement le 26 novembre 2025. En application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, le juge estime qu’il n’y a pas lieu de liquider l’astreinte prononcée par le jugement du 5 septembre 2025, l’exécution étant intervenue dans les délais impartis. La solution retenue est donc le non-lieu à liquidation de l’astreinte.
N° TA83-2501811(TA83-2501811)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un titre de perception émis par la DDFIP Moselle pour un indu de solde de 13 240,42 euros. Le requérant s’est désisté purement et simplement de l’instance, à l’exception des frais. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de frais d’instance, laissant à chaque partie la charge de ses propres dépens.
N° TA83-2503698(TA83-2503698)
Le Tribunal Administratif de Toulon, saisi d’un recours en plein contentieux, avait enjoint au préfet du Var de reloger Mme B..., sous astreinte de 100 euros par mois de retard. Le préfet a informé le tribunal du relogement effectif de l’intéressée le 26 septembre 2025, soit avant l’échéance fixée au 1er février 2026. Constatant l’exécution complète de son jugement, le tribunal a ordonné qu’il n’y a pas lieu de liquider l’astreinte, en application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA83-2404101(TA83-2404101)
Le Tribunal administratif de Toulon a liquidé définitivement l'astreinte prononcée à l'encontre du préfet du Var pour avoir tardé à reloger Mme B..., reconnue prioritaire. Le préfet a finalement assuré son relogement le 22 octobre 2025, soit après le délai fixé au 1er avril 2025 par le jugement du 13 décembre 2024. En application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, l'État est condamné à verser 2 400 euros au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement pour la période d'avril à septembre 2025.
N° TA83-2301146(TA83-2301146)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande indemnitaire de la commune de La Seyne-sur-Mer contre l’association UCPA Sports Loisirs. La commune réclamait 2 494 646,50 euros pour manquements à une délégation de service public portant sur le complexe aquatique « Aquasud ». Le tribunal a jugé que la société dédiée, Loisirs sportifs Aquasud, s’était substituée à l’association dans tous ses droits et obligations contractuels, sans clause de solidarité. En conséquence, la responsabilité contractuelle de l’UCPA n’était pas engagée. La décision s’appuie sur les articles 5.1 et 5.4 du contrat de délégation.
N° TA83-2403947(TA83-2403947)
Le Tribunal administratif de Toulon a liquidé définitivement l'astreinte prononcée à l'encontre du préfet du Var pour l'exécution tardive du relogement de Mme B..., reconnue prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO). Par un jugement du 29 novembre 2024, le tribunal avait enjoint au préfet de reloger l'intéressée avant le 1er mars 2025, sous astreinte de 200 euros par mois. Le relogement étant intervenu le 7 octobre 2025, l'astreinte a couru de mars à septembre 2025, soit sept mois. En application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, l'État a été condamné à verser la somme de 1 400 euros au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA83-2403951(TA83-2403951)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Toulon, rendue le 23 décembre 2025, concerne l'exécution d'une injonction de relogement prononcée en faveur de Mme A... au titre du droit au logement opposable (DALO). Le préfet du Var, qui avait été astreint à une pénalité de 400 euros par mois de retard, a informé le tribunal du relogement de l'intéressée, intervenu le 25 mars 2025. Constatant que l'injonction a été exécutée, le juge estime qu'il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte, appliquant ainsi les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA83-2301190(TA83-2301190)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B..., enfant d'ancien harki, qui contestait l'insuffisance du montant d'une aide de 1 500 euros attribuée par l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) pour l'amélioration de son logement. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par l'administration, estimant que le requérant avait implicitement invoqué une erreur d'appréciation. Sur le fond, il a jugé que M. B... n'apportait pas d'éléments suffisants pour démontrer que l'aide, calculée selon le barème du décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018, était insuffisante pour subvenir à ses besoins essentiels en matière de logement.
N° TA83-2301414(TA83-2301414)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A..., enfant d’ancien harki, qui contestait le montant insuffisant de l’aide de 1 500 euros qui lui avait été attribuée par l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) sur le fondement du décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018. Le tribunal a d’abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par l’administration, estimant que la requête, bien que sommaire, invoquait une erreur d’appréciation. Sur le fond, il a jugé que M. A... n’établissait pas que l’aide accordée, calculée selon le barème applicable, ne lui permettait pas de subvenir à ses besoins essentiels.
N° TA83-2302140(TA83-2302140)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de bourse nationale d’études du second degré de lycée pour ses filles au titre de l’année 2022-2023. La requérante soutenait que son revenu fiscal de référence corrigé (21 960 euros) aurait dû être pris en compte. Le tribunal a jugé que l’administration avait légalement fondé sa décision sur les ressources de l’année 2021 (25 308 euros), supérieures au plafond de 23 400 euros fixé par l’arrêté du 22 mars 2016 pour une famille de trois enfants à charge, en application des articles D. 531-20 et D. 531-21 du code de l’éducation. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation des décisions de la rectrice de l’académie de Nice.
N° TA83-2302880(TA83-2302880)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A... épouse B..., qui contestait le montant de l'aide de 5 500 euros qui lui avait été accordée par l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) en tant qu'enfant de harki. La requérante invoquait une rupture d'égalité de traitement avec ses frères et sœurs, notamment sa sœur jumelle, qui avaient perçu des aides plus élevées. Le tribunal a écarté ce moyen, faute pour la requérante d'apporter des éléments de comparaison précis sur la situation des autres bénéficiaires. La décision a été rendue sur le fondement du décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018 et du code de justice administrative.
N° TA83-2502132(TA83-2502132)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 4 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a relevé d'office un moyen d'ordre public tiré de la tardiveté du recours, l'arrêté ayant été notifié le 4 décembre 2024 et le délai d'un mois expirant le 6 janvier 2025, alors que la demande d'aide juridictionnelle n'a été déposée que le 18 mars 2025. En application des articles L. 614-1 et L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 43 du décret du 28 décembre 2020, les conclusions ont été jugées irrecevables. Les moyens soulevés par le requérant, tirés de la méconnaissance des articles 8 de la CEDH et 3-1 de la CIDE, n'ont pas été examinés au fond.
N° TA83-2502187(TA83-2502187)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B... contre l'arrêté du préfet du Var lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait l'état de santé de son fils handicapé, mais le tribunal a estimé que les pièces médicales fournies ne démontraient pas de conséquences d'une exceptionnelle gravité en cas de défaut de soins, écartant ainsi la violation de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également jugé que l'arrêté ne méconnaissait pas l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant, la scolarisation de l'aîné ne suffisant pas à établir une atteinte à son intérêt supérieur. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme B....
N° TA83-2504949(TA83-2504949)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par le préfet du Var d’un déféré suspension visant à suspendre l’exécution d’une délibération du conseil municipal de Camps-la-Source approuvant la mise en compatibilité de son plan local d’urbanisme pour la création d’un parc photovoltaïque. Le préfet invoquait plusieurs moyens, notamment la méconnaissance du schéma de cohérence territoriale (SCOT), du plan d’aménagement et de développement durable (PADD), et des risques d’incendie. Le tribunal a rejeté la demande de suspension, estimant qu’aucun moyen n’était, en l’état de l’instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l’acte attaqué. Cette décision est fondée sur les dispositions de l’article L. 554-1 du code de justice administrative et du troisième alinéa de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
N° TA83-2303156(TA83-2303156)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A..., éducatrice spécialisée, qui contestait son changement d'affectation au sein du centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne-sur-Mer. Le tribunal a jugé que cette décision constituait une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours, car elle ne portait pas atteinte à ses droits statutaires, à sa rémunération ou à ses responsabilités. La requête a donc été déclarée irrecevable.
N° TA83-2303919(TA83-2303919)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SARL Media Sud Conseil, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour l’année 2018, d’un montant total de 44 384 euros. Le tribunal a jugé que l’administration pouvait se fonder sur la comptabilité non probante de la société pour établir les redressements, et que les moyens soulevés, notamment sur l’absence de prescription de la TVA et la qualification des abandons de salaires, n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les articles 38 et 271 du code général des impôts, ainsi que sur le livre des procédures fiscales.
N° TA83-2203492(TA83-2203492)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A..., militaire infirmier du service de santé des armées (SSA), qui contestait le refus du ministre des armées de lui verser le complément de traitement indiciaire (CTI) prévu par le décret n° 2021-166 du 16 février 2021. Le requérant invoquait une rupture d'égalité entre les militaires du même corps (MITHA) selon qu'ils exercent dans les hôpitaux des armées ou dans d'autres structures du SSA. Le tribunal a jugé que la différence de traitement instaurée par le décret, qui réserve le CTI aux seuls personnels exerçant dans les hôpitaux des armées, est en rapport direct avec l'objet de la norme et n'est pas manifestement disproportionnée, rejetant ainsi le moyen tiré de l'illégalité du décret. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement des articles 48 de la loi n° 2020-1576 du 14 décembre 2020 et 2 du décret n° 2020-1152 du 19 septembre 2020 modifié.
N° TA83-2303935(TA83-2303935)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de M. et Mme B... qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2019. Les requérants soutenaient notamment que la proposition de rectification était insuffisamment motivée et que la plus-value de cession de valeurs mobilières était exonérée car relevant d'un plan d'épargne en actions (PEA) de plus de cinq ans. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée au regard des articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit statué sur le fond du litige fiscal.