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Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet du Var refusant un titre de séjour à M. A..., au motif que l'urgence n'était pas établie. Le juge a rappelé que, s'agissant d'un refus de première demande de titre de séjour, la condition d'urgence n'est pas présumée et doit être justifiée par des circonstances particulières. M. A... n'a pas démontré d'atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, ses seules allégations sur sa résidence de longue durée et sa vie familiale étant insuffisantes. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens de légalité soulevés, sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus du préfet du Var d’accorder un regroupement familial pour son fils majeur. La requérante invoquait une erreur d’appréciation liée à la situation personnelle et médicale de son enfant. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant, car la procédure de regroupement familial est réservée aux enfants mineurs en vertu des articles L. 434-2 et R. 434-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 7° du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A..., médecin territorial, qui contestait son classement dans le groupe de fonctions A3-2 et demandait la condamnation du département du Var à lui verser des sommes au titre de l’indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE). La juridiction a jugé que l’arrêté individuel du 10 décembre 2021 n’était pas irrégulier, car le complément indemnitaire annuel (CIA) faisait l’objet de décisions distinctes, et que l’abrogation ultérieure de la délibération fondatrice n’avait pas d’effet rétroactif. En conséquence, la requête a été rejetée, les moyens soulevés étant infondés.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme C... demandant l'annulation de l'arrêté du 29 septembre 2022 par lequel le maire d'Hyères ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de Mme D... pour des travaux sur un immeuble existant. Le tribunal a jugé que le dossier de déclaration préalable, bien que succinct, n'était pas incomplet ou frauduleux, les erreurs alléguées n'étant pas de nature à induire le service instructeur en erreur. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles R. 431-35 et R. 431-36 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir visant à contester deux titres de recettes émis par le SIDEVAR pour le remboursement de salaires indûment perçus, ainsi que d’une demande indemnitaire. Le tribunal a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par le SIDEVAR, jugeant que la contestation du bien-fondé de la créance relève bien de la compétence du juge administratif en application de l’article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. Sur le fond, il a annulé les titres de recettes attaqués au motif qu’ils ne précisaient pas les bases de liquidation de la créance, en méconnaissance des dispositions applicables. En revanche, il a rejeté les conclusions indemnitaires de M. A... pour défaut de réclamation préalable.
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 6 septembre 2023 par lequel le préfet du Var avait retiré la carte de résident de M. A... sur le fondement de l'article L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a relevé d'office que les condamnations pénales invoquées par le préfet ne correspondaient pas aux infractions limitativement énumérées par cet article (notamment les articles 433-3 à 433-6 du code pénal), ce qui constituait une méconnaissance du champ d'application de la loi. En conséquence, la décision de retrait a été jugée illégale, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une carte de résident à M. A... dans un délai d'un mois.
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par Mme B... d’une opposition à une contrainte émise par la CAF du Val d’Oise pour le recouvrement d’un trop-perçu d’aides personnelles au logement (APL) de 219 euros pour juin 2023. En cours d’instance, la requérante s’est désistée de son recours. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, mettant ainsi fin à la procédure sans examiner le bien-fondé de l’indu. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se fondant sur le désistement de la partie requérante.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A... contestant un indu d’aide personnelle au logement à caractère familial (ALF) de 7 228 euros pour la période de novembre 2021 à mars 2024. La juridiction a relevé que, selon le jugement du juge aux affaires familiales, la résidence des enfants était fixée chez le père depuis novembre 2021, ce qui modifiait la composition du foyer à prendre en compte pour le calcul des droits. En application des articles L. 821-1, L. 823-1 et R. 822-2 du code de la construction et de l’habitation, l’administration était fondée à réclamer le remboursement des sommes indûment versées. La situation de précarité invoquée par la requérante ne constitue pas un motif légal d’annulation de la décision de récupération de l’indu.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de la commission de médiation DALO du Var de le reconnaître comme prioritaire pour un relogement d'urgence. Le juge a estimé que la commission n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, en se fondant sur l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a retenu que le comportement de M. B..., caractérisé par des impayés de loyers ayant conduit à son expulsion du parc social et à son exclusion de structures d'hébergement, démontrait une absence de bonne foi. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante marocaine, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Var du 14 avril 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait commis ni erreur manifeste d'appréciation ni erreur de droit en se fondant sur l'avis de l'OFII, qui concluait que le défaut de prise en charge médicale de sa pathologie n'entraînerait pas de conséquences d'une exceptionnelle gravité, conformément à l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la requérante ne démontrait pas l'existence de liens personnels, familiaux ou professionnels suffisants en France pour justifier une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a annulé l'arrêté du préfet du Var du 28 mars 2025 refusant un titre de séjour à M. A... et l'obligeant à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée et de la stabilité du séjour régulier de l'intéressé en France (43 ans). Le tribunal a également enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" sous trois mois, sur le fondement des articles L. 614-16 du CESEDA et L. 911-1 du CJA.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., agent public bénéficiaire d'une RQTH, qui demandait des injonctions pour sa réintégration et un reclassement prioritaire. La requérante s'est désistée de ses conclusions principales après que la ministre des armées a indiqué avoir mis en œuvre les mesures nécessaires à sa réintégration. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté la demande de frais d'instance présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme B... qui demandait l’annulation du refus de permis de construire une villa sur la commune de Gassin. La juridiction a confirmé le motif de refus fondé sur l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme, estimant que le projet se situait en discontinuité des agglomérations et villages existants, dans une zone d’urbanisation diffuse. Le tribunal a ainsi jugé que la commune avait légalement opposé ce motif, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens soulevés par la requérante.
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. B..., ressortissant marocain, contestant l'arrêté préfectoral du 24 mars 2025 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que le requérant ne justifiait pas de liens personnels et familiaux suffisamment stables et intenses en France pour bénéficier d'un titre de séjour. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête de M. B....
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la Coordination syndicale CGT et de plusieurs agents visant à annuler la délibération du 14 décembre 2022 de la commune de Barjols. Cette délibération modifiait les conditions d’attribution de la prime annuelle dite du « treizième mois » en l’étendant aux agents contractuels. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment celui tiré d’un vice de procédure lié à la convocation des conseillers municipaux, en application des articles L. 2121-9 et L. 2121-10 du code général des collectivités territoriales, la commune de moins de 3 500 habitants n’étant pas tenue de joindre une note explicative de synthèse.
Cette décision du Tribunal Administratif de Toulon (1ère Chambre - Juge Unique) concerne un recours en plein contentieux formé par Mme A... contre le refus de la CAF du Var de lui accorder une remise gracieuse d’un indu d’aide personnelle au logement de 1 262,39 euros. Le tribunal, statuant sur le fondement des articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, rejette la requête. Il estime que la requérante, qui perçoit un salaire d'environ 1 700 euros et une pension alimentaire, n'établit pas sa situation de précarité et ne justifie pas être dans l'incapacité de rembourser la dette.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté préfectoral du 7 avril 2025. Le tribunal a estimé que le préfet du Var pouvait légalement refuser le titre de séjour sur le fondement de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'inexécution d'une précédente obligation de quitter le territoire français. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du même code, et que l'interdiction de retour de deux ans n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 612-7.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du président du Conseil départemental du Var refusant l'agrément d'assistante familiale à Mme B.... Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante percevant des allocations de France Travail d'environ 3 200 euros par mois, ce qui lui permettait de couvrir ses charges sans que la décision contestée ne porte une atteinte grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a été saisi par M. D..., ressortissant italien, d’une demande d’annulation d’un arrêté du 13 décembre 2025 du préfet du Var portant obligation de quitter le territoire français sans délai. Le requérant contestait notamment la compétence de l’auteur de l’acte, l’insuffisance de motivation de la décision et l’atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, en violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le juge a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les dispositions de l’article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet d’obliger un étranger à quitter le territoire si son comportement constitue une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l’ordre public.
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. F... d’un recours pour excès de pouvoir contre les décisions de la CNRACL fixant à 15 % puis à 24 % le taux de sa rente viagère d’invalidité. Le requérant contestait l’évaluation de son taux d’incapacité permanente partielle (IPP), estimant que ses séquelles physiques et psychiatriques, imputables au service, justifiaient un taux global de 37 %. La juridiction a rejeté la requête, considérant que le nouveau taux de 24 %, calculé après expertise et conformément aux règles de la fonction publique territoriale, ne révélait ni erreur de droit ni erreur d’appréciation, et que la procédure suivie n’avait pas méconnu les droits de l’intéressé. La décision s’appuie notamment sur le code des pensions civiles et militaires de retraite et le décret n°2003-1306 du 26 décembre 2003.