Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon

12 574 décisions disponibles — page 62/629

DécisionPlein contentieuxAUTRE

N° TA83-2501101(TA83-2501101)

Le Tribunal administratif de Toulon a rectifié une erreur matérielle dans une ordonnance du 31 décembre 2025, concernant un litige entre la société SADE et le Centre hospitalier de Hyères. L'erreur consistait à mentionner que l'hôpital devait se verser à lui-même une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Le tribunal a corrigé cette erreur en précisant que la somme devait être versée à la société SADE. Cette rectification, fondée sur l'article R. 741-11 du code de justice administrative, n'a pas modifié le sens de la décision initiale.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2505631(TA83-2505631)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Var refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A.... Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne justifiant pas de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire, malgré l'impact sur sa situation professionnelle et familiale. La requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la violation des articles L. 412-5 et L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2505540(TA83-2505540)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... contestant ses impositions (impôt sur le revenu, contributions sociales et taxe d'habitation) pour les années 2020 à 2022. Le juge a relevé que la requête était manifestement irrecevable, faute pour le requérant d'avoir précisé le fondement juridique de sa saisine. À titre subsidiaire, il a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative pour une suspension, n'était pas justifiée. La demande a donc été rejetée sans instruction contradictoire ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2505215(TA83-2505215)

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi en référé-suspension par la commune de Quinson pour contester un arrêté préfectoral autorisant la société du canal de Provence à réaliser des travaux de rénovation d’une prise d’eau. La commune invoquait l’urgence, les travaux ayant débuté, et un doute sérieux sur la légalité de l’acte, notamment en raison de l’incompétence du signataire et de l’absence de consultations obligatoires. En défense, le préfet et la société ont soutenu que l’urgence n’était pas établie, la majeure partie du chantier étant achevée, et qu’aucun vice de procédure ne justifiait une suspension. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, sans se prononcer sur le fond de la légalité de l’arrêté.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2505604(TA83-2505604)

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A... qui sollicitait la suspension des retenues opérées par la CAF sur ses prestations sociales. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité des décisions, mais le juge a estimé que la retenue de 248,11 euros en décembre 2025 ne constituait pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation pour justifier l'urgence. En application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans instruction contradictoire ni audience, conformément à l'article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2505606(TA83-2505606)

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension présentée par M. C... concernant une décision de la CAF du Var lui réclamant des pensions alimentaires impayées. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas établie, les difficultés financières invoquées par le requérant ne présentant pas un caractère suffisamment grave et immédiat pour justifier une suspension. En outre, le moyen tiré de la prescription partielle des créances (articles L. 581-6 du code de la sécurité sociale) n'a pas été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA83-2501669(TA83-2501669)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, était saisi d’une demande de liquidation d’une astreinte prononcée à l’encontre du préfet de la région Provence Alpes Côte d’Azur (DREETS) pour inexécution d’une injonction de réexaminer une demande d’autorisation d’exercer la profession de masseur-kinésithérapeute. Le juge des référés a constaté que l’administration avait finalement réexaminé la situation du requérant par une décision du 17 juin 2025. En application des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative, il a estimé qu’il n’y avait pas lieu de procéder à la liquidation définitive de l’astreinte.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2504491(TA83-2504491)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la requête du Conseil national de l’ordre des masseurs kinésithérapeutes (CNOMK) visant à suspendre la décision implicite de refus de communication de pièces par le Conseil départemental du Var (CDOMK 83) dans le cadre d’un contrôle rapproché. Le juge estime que la condition d’urgence, nécessaire à la suspension, n’est pas établie, le CNOMK n’apportant pas la preuve d’une atteinte grave et immédiate à ses missions ou à l’équilibre budgétaire de l’ordre. La solution est fondée sur les dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2504143(TA83-2504143)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté du préfet du Var du 1er octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. Le juge a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté, estimant qu'il comportait les considérations de droit et de fait requises. Il a également jugé que le requérant, ne justifiant pas d'une entrée régulière et étant dépourvu de titre de séjour, entrait dans le champ d'application de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le moyen tiré de l'atteinte à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a été rejeté.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

N° TA83-2503698(TA83-2503698)

Le Tribunal Administratif de Toulon, saisi d’un recours en plein contentieux, avait enjoint au préfet du Var de reloger Mme B..., sous astreinte de 100 euros par mois de retard. Le préfet a informé le tribunal du relogement effectif de l’intéressée le 26 septembre 2025, soit avant l’échéance fixée au 1er février 2026. Constatant l’exécution complète de son jugement, le tribunal a ordonné qu’il n’y a pas lieu de liquider l’astreinte, en application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2301012(TA83-2301012)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A..., qui demandait la condamnation de l'hôpital d'instruction des armées Sainte-Anne ou de l'ONIAM pour les préjudices subis après une intervention chirurgicale du 7 novembre 2012. Le tribunal a estimé, sur la base d'une expertise médicale, qu'aucune faute médicale n'était établie et qu'aucun lien de causalité direct n'existait entre l'intervention et la paralysie du releveur du pied, excluant ainsi la responsabilité de l'hôpital et l'indemnisation au titre de la solidarité nationale. La demande de contre-expertise a également été rejetée. Cette décision s'appuie sur l'article L. 1142-1 du code de la santé publique.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2500796(TA83-2500796)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A... qui demandait la condamnation de la métropole Toulon-Provence-Méditerranée à lui verser 2 000 euros pour les dommages causés à son véhicule par une borne escamotable le 25 décembre 2024. Le tribunal a estimé que la métropole apportait la preuve de l’entretien normal de l’ouvrage public, grâce à une maintenance préventive mensuelle, et que la norme NF P98-310 invoquée n’était pas d’application obligatoire. Au surplus, l’imprudence de M. A..., qui n’a pas respecté les précautions d’usage mentionnées sur son autorisation d’accès temporaire, a été retenue comme la cause adéquate du dommage. La demande de la métropole au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2302592(TA83-2302592)

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du maire du Lavandou lui interdisant la circulation en bateau à moteur sur le chenal n°3 de la plage de l’Anglade. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, considérant que le courriel de M. B... constituait un recours gracieux. Sur le fond, le juge a annulé la décision d’interdiction, estimant qu’elle méconnaissait les prescriptions de l’arrêté préfectoral du 2 juin 2022, pris par le préfet maritime de la Méditerranée, seul compétent pour réglementer la circulation des bateaux à moteur dans cette zone. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 5331-4 du code des transports et L. 2213-23 du code général des collectivités territoriales.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA83-2502148(TA83-2502148)

Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné le recours de M. B..., ressortissant marocain, contre l'arrêté du préfet du Var refusant le renouvellement de sa carte de résident et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a requalifié la demande de l'intéressé, déposée tardivement après l'expiration de son titre, comme une demande de première délivrance de titre de séjour, et non comme un renouvellement. Il a ainsi jugé que le préfet ne pouvait fonder son refus sur l'article L. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable aux renouvellements. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour erreur de droit, en application des articles R. 431-2 et R. 431-5 du même code et de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

N° TA83-2500241(TA83-2500241)

Le Tribunal administratif de Toulon a liquidé définitivement l'astreinte prononcée à l'encontre du préfet du Var pour l'exécution tardive du relogement de M. B..., reconnu prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO). Par un jugement du 17 janvier 2025, le tribunal avait enjoint au préfet de reloger l'intéressé avant le 1er mai 2025, sous astreinte de 200 euros par mois de retard. Le relogement étant intervenu le 1er octobre 2025, l'astreinte a été liquidée à 1 000 euros pour la période de mai à septembre 2025. Cette somme est versée au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, conformément à l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2502186(TA83-2502186)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B..., ressortissant nigérian, qui contestait l'arrêté préfectoral du 14 avril 2025 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment l'état de santé de son fils mineur pour bénéficier des dispositions de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que les pièces médicales produites ne démontraient pas que le défaut de prise en charge aurait des conséquences d'une exceptionnelle gravité, et a écarté ce moyen. Il a également jugé que l'arrêté ne méconnaissait pas l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant, la scolarisation du fils aîné ne suffisant pas à établir une atteinte à son intérêt supérieur.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2301146(TA83-2301146)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande indemnitaire de la commune de La Seyne-sur-Mer contre l’association UCPA Sports Loisirs. La commune réclamait 2 494 646,50 euros pour manquements à une délégation de service public portant sur le complexe aquatique « Aquasud ». Le tribunal a jugé que la société dédiée, Loisirs sportifs Aquasud, s’était substituée à l’association dans tous ses droits et obligations contractuels, sans clause de solidarité. En conséquence, la responsabilité contractuelle de l’UCPA n’était pas engagée. La décision s’appuie sur les articles 5.1 et 5.4 du contrat de délégation.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

N° TA83-2401292(TA83-2401292)

Le Tribunal administratif de Toulon, par une ordonnance du 23 décembre 2025, a procédé à la liquidation définitive de l'astreinte prononcée le 31 mai 2022 à l'encontre du préfet du Var pour défaut de relogement de M. A..., reconnu prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO). Constatant que le relogement effectif était intervenu le 17 juin 2025, le juge a condamné l'État à verser la somme de 3 300 euros au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, correspondant aux mois de retard de septembre 2022 à mai 2025. Cette décision est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2301933(TA83-2301933)

Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de Mme B... contestant le montant de l'indemnité attribuée par la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les Harkis, en application de la loi n° 2022-229 du 23 février 2022. La commission avait initialement accordé 3 000 euros, puis rectifié sa décision pour porter l'indemnité à 4 000 euros. Le tribunal a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la décision initiale, celle-ci ayant été remplacée. Sur le fond, il a rejeté la demande d'annulation de la décision rectificative, considérant que la période de séjour invoquée par Mme B... (jusqu'en 1976) dépassait la date limite du 31 décembre 1975 fixée par la loi, et que l'indemnité forfaitaire attribuée était conforme au barème légal.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2301936(TA83-2301936)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la société de droit espagnol Hincado Directo Sociédad Limitada, qui contestait une amende de 8 064 euros infligée par le directeur régional de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (Dreets) Provence-Alpes-Côte d’Azur. La sanction était motivée par un manquement à l’obligation de désigner un représentant en France (article L. 1262-2-1 du code du travail) et à l’obligation de présenter des documents en langue française (article L. 1263-7 du même code). Le tribunal a écarté les moyens de la société, notamment ceux tirés d’une méconnaissance de la directive 2014/67/UE et d’une prétendue discrimination linguistique, jugeant les exigences administratives proportionnées et conformes au droit de l’Union. En conséquence, la demande d’annulation de la décision et la demande subsidiaire de condamnation de l’État ont été rejetées.

Résumé IA