Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2500709(TA83-2500709)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de la SCI L’Ebène, qui sollicitait la décharge de la taxe sur les logements vacants pour l’année 2024 concernant un bien situé à Rians. La société invoquait l’inhabitabilité du logement, nécessitant des travaux importants, et une vacance indépendante de sa volonté. Le tribunal a rappelé qu’il appartient au contribuable d’apporter la preuve de ces circonstances, en se fondant sur les articles 232 du code général des impôts et les réserves émises par le Conseil constitutionnel. La solution retenue est le rejet de la requête.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2202416(TA83-2202416)

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par les ayants droit de M. E... A..., décédé d’un adénocarcinome pulmonaire, afin d’engager la responsabilité de l’État et du département du Var pour défaut d’information et de sécurité lié à une exposition professionnelle à des substances toxiques. Le tribunal a rejeté les requêtes comme irrecevables en raison de la prescription quadriennale, considérant que le point de départ du délai était le décès de l’agent en 2016 et non le 1er janvier 2020 comme le soutenaient les requérants. Il a également écarté les demandes subsidiaires d’expertise et d’annulation de la décision de refus de reconnaissance d’imputabilité au service. Les conclusions présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2303371(TA83-2303371)

Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. A..., gardien de la paix, contestant son reclassement au 8ème échelon par un arrêté préfectoral du 14 septembre 2023, pris en application des décrets n° 2010-564 et n° 2023-676 du 28 juillet 2023 modifiant le statut du corps d'encadrement et d'application de la police nationale. Le requérant soutenait notamment que cette décision constituait une sanction déguisée, était insuffisamment motivée et méconnaissait les règles de reclassement. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant que le reclassement opéré était conforme aux dispositions transitoires applicables et que la décision, qui n'avait pas de caractère disciplinaire, n'avait pas à être motivée individuellement. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2303898(TA83-2303898)

Le Tribunal Administratif de Toulon annule l'arrêté du 24 octobre 2023 par lequel le préfet du Var a retiré la carte de séjour pluriannuelle de M. A..., ressortissant turc. Le tribunal estime que les faits reprochés (conduite sous stupéfiants, défaut de permis et d'assurance), bien que répréhensibles, ne présentent pas une gravité suffisante pour caractériser une menace pour l'ordre public justifiant le retrait du titre. La décision est fondée sur l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le préfet est enjoint de restituer le titre de séjour dans un délai d'un mois.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2302979(TA83-2302979)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A..., gardien de la paix, qui demandait la révision de son allocation temporaire d'invalidité (ATI) à un taux de 14 % à compter du 23 août 2021. Le tribunal a jugé que la demande de M. A... était irrecevable, car elle ne concluait ni à l'annulation d'une décision administrative faisant grief, ni à la condamnation de l'administration au versement d'une indemnité. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond des moyens soulevés par le requérant.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2301617(TA83-2301617)

Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. A..., ressortissant ivoirien, contestant le refus du préfet du Var de lui délivrer un titre de séjour pour raison médicale. Le requérant invoquait l’absence de traitement approprié pour sa pathologie psychiatrique en Côte d’Ivoire, en raison de l’insuffisance de l’offre de soins et des risques de stigmatisation. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le préfet n’avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d’appréciation au regard des articles L. 425-9 et R. 425-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La décision s’appuie sur l’avis du collège de médecins de l’OFII, concluant que M. A... pouvait bénéficier d’un traitement approprié dans son pays d’origine.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2301364(TA83-2301364)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait le refus du préfet du Var d’autoriser le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement fondé son refus sur l’insuffisance des ressources, en se basant sur les stipulations de l’article 4 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les dispositions de l’article R. 434-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a précisé que les ressources doivent être appréciées sur les douze mois précédant la demande, et que l’augmentation de salaire postérieure invoquée par le requérant ne permettait pas de remettre en cause cette appréciation. La solution retenue confirme ainsi la légalité de la décision préfectorale de refus.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2301220(TA83-2301220)

Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. A..., gardien de la paix, contestant l'arrêté du 13 avril 2023 du préfet de la zone de défense et de sécurité Sud. Cet arrêté interrompait le versement de son traitement du 17 janvier au 26 mars 2023 pour absence de service fait, suite à son refus de se soumettre à des visites médicales. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'erreur de fait et de droit, et la qualification de sanction disciplinaire déguisée. La solution retenue est le rejet de la requête, incluant les conclusions indemnitaires, sur le fondement des règles applicables aux fonctionnaires en matière de service fait et de contrôle médical.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2301732(TA83-2301732)

Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de l’EURL A... contestant des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et des rappels de TVA. La solution retenue est un non-lieu à statuer partiel, car l’administration a accordé une remise de l’amende fiscale et des intérêts de retard avant l’introduction de la requête, rendant ces conclusions irrecevables. Le tribunal a rejeté le surplus des conclusions de la requête, estimant que les moyens soulevés par la société, notamment sur la charge de la preuve, la déductibilité des charges et la régularité des rectifications, n’étaient pas fondés. Cette décision s’appuie sur les articles 1729 D et 1756 du code général des impôts, ainsi que sur le livre des procédures fiscales.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2201327(TA83-2201327)

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. et Mme C... d’une demande en décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2015 à 2017. Les requérants contestaient notamment la motivation de la proposition de rectification, le bien-fondé du redressement au titre des revenus distribués et la remise en cause de l’abattement de 40 % sur les dividendes, ainsi que la majoration pour manquement délibéré. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, notamment en ce qui concerne la régularité de la procédure et le bien-fondé des impositions. La décision s’appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales, sans faire droit à la demande de décharge ni à celle au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2502830(TA83-2502830)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante gabonaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Var lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. La requérante invoquait un défaut d'examen et une erreur manifeste d'appréciation, mais le tribunal a estimé que le préfet avait légalement fondé son refus sur l'absence de communauté de vie avec son conjoint français, condition requise par l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également jugé que la décision d'interdiction de retour était suffisamment motivée au regard de l'article L. 612-10 du même code. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2502831(TA83-2502831)

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B..., ressortissant marocain, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 19 juin 2025 retirant sa carte de séjour pluriannuelle « travailleur saisonnier » et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le requérant contestait le motif du retrait, soutenant qu’il justifiait d’une présence de moins de six mois sur le territoire, conformément à l’article L. 421-34 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen n’était pas fondé au regard des dispositions des articles L. 432-5 et L. 611-1 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2504601(TA83-2504601)

Cette décision du Tribunal Administratif de Toulon concerne deux requêtes (n° 2504601 et 2504602) de parents demandant la suspension des décisions du rectorat de Nice refusant l'autorisation d'instruction en famille pour leurs deux enfants, C... et A..., au titre de l'année scolaire 2025/2026. Les requérants invoquent l'urgence et un doute sérieux sur la légalité des refus, en se fondant sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, et soutiennent notamment que les projets éducatifs sont adaptés aux besoins spécifiques des enfants (dyslexie pour C..., besoin de stimulation pour A...). La rectrice de l'académie de Nice conclut au rejet des requêtes, contestant l'urgence et l'existence d'un doute sérieux. Le tribunal doit statuer sur la suspension des décisions attaquées et les demandes d'injonction.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2400746(TA83-2400746)

Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté les deux requêtes de M. C..., militaire, concernant le refus de protection fonctionnelle et le refus de reconnaître l'imputabilité au service de son congé de longue durée pour maladie. Dans la première affaire, le tribunal a estimé que les faits de harcèlement moral allégués n'étaient pas établis, et que le ministre des armées n'avait donc pas méconnu l'article L. 4123-10 du code de la défense ni commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la protection fonctionnelle. Dans la seconde affaire, le tribunal a jugé que le lien direct entre la pathologie de M. C... et son service n'était pas démontré, et que la décision de placer l'intéressé en congé de longue durée pour maladie non imputable au service n'était entachée ni d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2300946(TA83-2300946)

Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. C..., surveillant pénitentiaire, contestant le refus implicite du ministre de la justice de reprendre son ancienneté de militaire. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir du ministre, jugeant que la décision attaquée n'était pas confirmative d'une décision antérieure régulièrement notifiée. Sur le fond, il a annulé la décision implicite de rejet, considérant que l'administration avait commis une erreur de droit en n'appliquant pas les dispositions combinées du V de l'article 10 du décret n° 2006-441 du 14 avril 2006 et des articles L. 4139-1 et L. 4139-3 du code de la défense, qui prévoient le reclassement des militaires lauréats d'un concours de la fonction publique.

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N° TA83-2400941(TA83-2400941)

Le Tribunal Administratif de Toulon (4ème chambre) a examiné les demandes des ayants droit de M. E... A..., agent décédé d’un adénocarcinome pulmonaire, qui recherchaient la responsabilité de l’État et du département du Var pour défaut d’information et de sécurité lié à une exposition professionnelle à des substances chimiques. La requête principale (n° 2202416) visait l’annulation des rejets implicites de leurs demandes indemnitaires et la condamnation in solidum des défendeurs à réparer leurs préjudices. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions, jugeant que la créance était prescrite en application de la prescription quadriennale prévue par la loi du 31 décembre 1968, le point de départ du délai étant fixé au 22 août 2016 (date du décès) et la demande indemnitaire n’ayant été présentée que le 30 mars 2022. La requête connexe (n° 2400941) a été rejetée par voie de conséquence.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2401468(TA83-2401468)

Le Tribunal administratif de Toulon a examiné deux requêtes de M. C..., militaire, contestant d'une part le refus de lui accorder la protection fonctionnelle pour harcèlement moral (article L. 4123-10 du code de la défense) et d'autre part le refus de reconnaître l'imputabilité au service de son congé de longue durée pour maladie. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, estimant que les faits de harcèlement moral n'étaient pas établis et que l'affection de M. C... ne présentait pas de lien direct avec le service. Les décisions du ministre des armées ont donc été validées, sans qu'il soit fait droit aux conclusions à fin d'injonction ou au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2502840(TA83-2502840)

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 5 février 2025 refusant le renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle et l’obligeant à quitter le territoire français. Le préfet du Var a opposé une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, en se fondant sur les articles R. 421-1 et L. 776-1 du code de justice administrative. Le tribunal a constaté qu’il incombait à l’administration de prouver la notification régulière de la décision, ce qui pouvait résulter de mentions précises et concordantes sur l’enveloppe ou d’une attestation postale. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le raisonnement s’appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2502893(TA83-2502893)

Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. D..., ressortissant malgache, contestant l'arrêté du préfet du Var du 7 juillet 2025 rejetant sa demande de carte de résident et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a relevé que le préfet s'était fondé sur l'article L. 423-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour constater une rupture de la vie commune, alors que la demande de M. D... relevait de l'article L. 423-6, qui prévoit la délivrance d'une carte de résident de dix ans pour un étranger marié depuis au moins trois ans. Cette erreur de base légale a conduit le tribunal à annuler l'arrêté attaqué, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

N° TA83-2504587(TA83-2504587)

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. B... D... et M. A... C..., occupants sans droit ni titre d'une parcelle communale à Cavalaire-sur-Mer. La commune justifiait l'urgence par un projet d'aménagement urbain « Cœur de ville » et l'utilité de la mesure par l'absence de contestation sérieuse des occupants. Les défendeurs n'ont pas produit d'observations et n'ont pas démontré de situation de vulnérabilité exceptionnelle. L'ordonnance enjoint la libération des lieux sous trois jours, avec le concours de la force publique si nécessaire, en application des articles L. 2122-1 et suivants du code général de la propriété des personnes publiques.

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