Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2504587(TA83-2504587)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. B... D... et M. A... C..., occupants sans droit ni titre d'une parcelle communale à Cavalaire-sur-Mer. La commune justifiait l'urgence par un projet d'aménagement urbain « Cœur de ville » et l'utilité de la mesure par l'absence de contestation sérieuse des occupants. Les défendeurs n'ont pas produit d'observations et n'ont pas démontré de situation de vulnérabilité exceptionnelle. L'ordonnance enjoint la libération des lieux sous trois jours, avec le concours de la force publique si nécessaire, en application des articles L. 2122-1 et suivants du code général de la propriété des personnes publiques.
N° TA83-2504602(TA83-2504602)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté les demandes de suspension des décisions du rectorat de Nice refusant l’instruction en famille pour deux enfants, C... et A..., ainsi que les mises en demeure de scolarisation. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, les requérants n’établissant pas un préjudice grave et immédiat du fait de la scolarisation récente. Il a également considéré qu’aucun des moyens soulevés, notamment l’erreur d’appréciation sur les besoins spécifiques des enfants ou l’erreur de droit concernant le début de cycle, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2504300(TA83-2504300)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de la société Dumez Côte d’Azur. Celle-ci contestait le rejet de son offre pour le lot n°4 du marché public « Cœur de Ville » de Cavalaire-sur-Mer, attribué à la société Ferreira Bâtiment. Le juge a écarté les moyens tirés du défaut d’information sur les sous-critères de notation, de l’irrégularité des attestations fiscales et sociales du groupement attributaire, et de la dénaturation de son offre. Il a également jugé que le choix de la procédure avec négociation n’était pas contestable et que les variantes proposées par l’attributaire étaient régulières. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative.
N° TA83-2301732(TA83-2301732)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de l’EURL A... contestant des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et des rappels de TVA. La solution retenue est un non-lieu à statuer partiel, car l’administration a accordé une remise de l’amende fiscale et des intérêts de retard avant l’introduction de la requête, rendant ces conclusions irrecevables. Le tribunal a rejeté le surplus des conclusions de la requête, estimant que les moyens soulevés par la société, notamment sur la charge de la preuve, la déductibilité des charges et la régularité des rectifications, n’étaient pas fondés. Cette décision s’appuie sur les articles 1729 D et 1756 du code général des impôts, ainsi que sur le livre des procédures fiscales.
N° TA83-2201114(TA83-2201114)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de la société Urban Foncier contestant le refus du maire de Bagnols-en-Forêt de lui délivrer un permis d’aménager pour un lotissement de 9 lots. Le tribunal a jugé que l’arrêté de refus était suffisamment motivé, en ce qu’il mentionnait précisément les motifs de droit et de fait, notamment la méconnaissance des articles R. 111-2 et L. 111-11 du code de l’urbanisme, ainsi que du règlement du PLU. Il a également estimé que la société ne justifiait pas de la complétude de son dossier au regard de l’article R. 431-19 du même code. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de la requête, y compris les demandes d’injonction et de frais de justice.
N° TA83-2401103(TA83-2401103)
Le Tribunal Administratif de Toulon, par un jugement du 28 avril 2025, avait sursis à statuer sur la demande d’annulation d’un permis de construire délivré à la société BNP Paribas, afin de permettre la régularisation de vices liés à l’absence d’un projet d’association syndicale (article R. 431-24 du code de l’urbanisme) et d’un cheminement piéton (article UC 15 du PLU). Un permis modificatif a été délivré le 25 juin 2025 pour régulariser ces points. Les requérants contestent encore l’absence de cheminement piéton au niveau des colonnes d’ordures ménagères. Le tribunal, appliquant l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme, examine si ce permis modificatif a effectivement régularisé les vices identifiés.
N° TA83-2500229(TA83-2500229)
Le Tribunal administratif de Toulon a pris acte du désistement d’instance de Mme A..., qui contestait un permis de construire délivré par le maire de Six-Fours-les-Plages à l’OPH Var Habitat pour un ensemble de 35 logements, ainsi que le permis modificatif subséquent. La requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête en annulation, ce que le tribunal a accepté sans opposition. En conséquence, le tribunal a donné acte du désistement et a rejeté les conclusions de la commune au titre des frais de justice, laissant les dépens à la charge de chaque partie. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement.
N° TA83-2300111(TA83-2300111)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B..., militaire infirmier et technicien des hôpitaux des armées (MITHA), qui demandait l'annulation de la décision du ministre des armées refusant de lui attribuer le complément de traitement indiciaire prévu par le décret n° 2020-1152 du 19 septembre 2020. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance du principe d'égalité par ce décret était inopérant, car il ne peut être contesté par voie d'exception en dehors d'une question prioritaire de constitutionnalité. Il a également estimé que le requérant, affecté au sein de la médecine des forces et non dans un hôpital d'instruction des armées ou à l'Institut national des invalides, ne remplissait pas les conditions légales et réglementaires pour bénéficier de ce complément, fondé sur l'article 48 de la loi n° 2020-1576 du 14 décembre 2020.
N° TA83-2501401(TA83-2501401)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme E... épouse A..., ressortissante tunisienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Var du 13 mars 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la signataire de l'arrêté bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, il a jugé que la décision de refus de séjour ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la requérante ne justifiant pas de liens personnels et familiaux suffisamment intenses et stables en France. Par conséquent, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'était pas non plus entachée d'illégalité.
N° TA83-2402933(TA83-2402933)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé la décision du 11 juillet 2024 par laquelle le maire du Lavandou s'est opposé à la déclaration préalable de la société Free Mobile pour l'installation d'antennes de radiotéléphonie. Le tribunal a jugé que le motif de refus tiré de la méconnaissance des articles Ub 13 et DC 13 du PLU, relatifs aux antennes paraboliques, était illégal, les antennes litigieuses n'étant pas visibles depuis l'espace public. Il a également écarté le motif fondé sur l'obligation de mutualisation des installations, aucune disposition législative ou réglementaire n'imposant une telle mutualisation aux opérateurs. En conséquence, le tribunal a enjoint au maire de délivrer une décision de non-opposition dans un délai d'un mois, sous astreinte de 500 euros par jour de retard, et a condamné la commune à verser 1 500 euros à Free Mobile au titre des frais de justice.
N° TA83-2501400(TA83-2501400)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par M. A..., ressortissant albanais, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 4 mars 2025 l’obligeant à quitter le territoire français. En cours d’instance, le requérant s’est désisté de ses conclusions en annulation, le préfet ayant retiré l’arrêté contesté le 9 mai 2025. Le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté les conclusions accessoires aux fins d’injonction. La demande de frais de justice a été rejetée.
N° TA83-2501398(TA83-2501398)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A... C..., ressortissant libyen, qui contestait un arrêté préfectoral du 16 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait une méconnaissance du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans préciser les dispositions concernées. Le tribunal a écarté ce moyen, jugé insuffisamment motivé, et a confirmé la légalité de l'arrêté. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et le code de justice administrative.
N° TA83-2301247(TA83-2301247)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la société Free Mobile, qui demandait l’annulation de la décision du 1er mars 2023 par laquelle le maire du Lavandou s’est opposé à sa déclaration préalable pour l’installation d’antennes de radiotéléphonie. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de l’acte, en retenant que le signataire bénéficiait d’une délégation de signature régulière et opposable. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, confirmant ainsi la légalité de l’opposition fondée sur les dispositions de l’article UE 11 du plan local d’urbanisme (PLU).
N° TA83-2304020(TA83-2304020)
Le Tribunal administratif de Toulon a examiné la requête de M. A..., ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet du Var du 24 novembre 2023 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour menace à l'ordre public. Le tribunal a rejeté le moyen tiré d'un vice de procédure concernant la composition de la commission du titre de séjour, estimant que l'arrêté préfectoral de désignation des membres et les pièces du dossier permettaient d'identifier les membres présents. Il a également écarté le moyen fondé sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, considérant que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé compte tenu de ses liens avec le Maroc. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, y compris les demandes d'injonction et au titre des frais de justice.
N° TA83-2403612(TA83-2403612)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Plan-d’Aups-Sainte-Baume du 3 mai 2024, qui avait opposé un sursis à statuer de deux ans à une demande de permis d’aménager déposée par la société VB Collections Contemporaines. Les requérants, propriétaires du terrain d’assiette mais non pétitionnaires, contestaient cette décision en invoquant notamment la méconnaissance des articles L. 424-1 et L. 153-11 du code de l’urbanisme. Le tribunal a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant que les requérants ne justifiaient pas d’un intérêt à agir, faute d’être les pétitionnaires ou de démontrer un mandat ou une promesse de vente avec la société. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable.
N° TA83-2501329(TA83-2501329)
Le Tribunal administratif de Toulon (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme E..., ressortissante marocaine, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Var du 28 février 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en raison de sa présence en France depuis 2013 et de ses liens familiaux (mariage en 2021 et naissance d'un enfant en 2022). Le tribunal a jugé que les moyens soulevés étaient infondés, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale.
N° TA83-2501420(TA83-2501420)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme C... épouse A..., ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 4 mars 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de sa situation. Il a estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ni l'article 6-5 de l'accord franco-algérien, compte tenu de la possibilité de reconstituer la cellule familiale en Algérie. Les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées par voie de conséquence.
N° TA83-2501584(TA83-2501584)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé. La requête était irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision prise sur le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article R. 241-35 du code de l'action sociale et des familles, et la requérante n'a pas régularisé sa demande malgré une mise en demeure. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les conclusions ont été rejetées comme manifestement irrecevables.
N° TA83-2503584(TA83-2503584)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme D... épouse A... contestant le refus de la CAF du Var de lui accorder une remise gracieuse de deux indus de prime d'activité (total de 4 172,10 euros). La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation financière difficile, mais n'a pas fourni les justificatifs demandés par le tribunal pour étayer ses allégations. Statuant en tant que juge de plein contentieux, le tribunal a considéré que les moyens soulevés n'étaient pas assortis des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. En application des articles R. 222-1, R. 772-6 et R. 772-7 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.
N° TA83-2503607(TA83-2503607)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant par ordonnance en plein contentieux, a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de la caisse d’allocations familiales du Var de lui accorder une remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active de 800,02 euros. Le requérant invoquait sa bonne foi et sa situation financière précaire, mais n’a pas produit les justificatifs nécessaires pour permettre au juge d’apprécier ces éléments, malgré une demande de régularisation fondée sur les articles R. 772-6 et R. 772-7 du code de justice administrative. En application du 7° de l’article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée comme manifestement non assortie des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé.