Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
12 574 décisions disponibles — page 94/629
N° TA83-2501123(TA83-2501123)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté les requêtes de Mme F... épouse B... et de M. B..., ressortissants algériens, contestant les arrêtés du préfet du Var du 7 février 2025 leur refusant un titre de séjour et leur faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a substitué la base légale des décisions de refus de séjour, initialement fondées sur les articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au pouvoir de régularisation discrétionnaire du préfet prévu par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Il a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés.
N° TA83-2501144(TA83-2501144)
Le Tribunal Administratif de Toulon (3ème chambre) a annulé l'arrêté du préfet du Var du 5 mars 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme B... épouse D..., ressortissante ivoirienne. Le préfet avait motivé son refus par la menace pour l'ordre public que représenterait la présence de l'intéressée, en se fondant sur plusieurs signalements pour des faits divers. Le tribunal a jugé que cette qualification de menace pour l'ordre public était infondée, car les seules condamnations pénales de la requérante étaient anciennes (2007 et 2009) et les autres faits invoqués n'avaient donné lieu à aucune poursuite, le préfet ne produisant aucune pièce probante. En conséquence, le tribunal a estimé que l'arrêté méconnaissait l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA83-2501171(TA83-2501171)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté du préfet du Var refusant la délivrance d'un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le titre sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment en raison de l'absence de caractère réel et sérieux de la formation suivie par le requérant. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 435-3 et R. 431-10 du même code, ainsi que sur l'article 47 du code civil.
N° TA83-2300616(TA83-2300616)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. E... d’une demande de condamnation in solidum de la commune du Pradet et de la métropole Toulon-Provence-Méditerranée (TPM) pour les dommages causés à sa propriété par l’absence de système de collecte des eaux pluviales sur l’avenue des Pins et par le défaut d’entretien des murs de soutènement de la voie publique. Le tribunal a rejeté l’exception de chose jugée opposée par la métropole TPM concernant les désordres antérieurs à un jugement de 2015, mais a estimé que l’aggravation des préjudices n’était pas établie et que les désordres sur les murs de clôture et la maison étaient sans lien de causalité direct avec les eaux pluviales. Il a limité l’indemnisation aux seuls travaux de reprise des venues d’eau, après application d’un abattement pour vétusté et d’un partage de responsabilité, condamnant in solidum la commune et la métropole à verser 40 038,08 euros à M. E..., ainsi que 6 882,94 euros au titre des frais d’expertise. Les conclusions à
N° TA83-2302095(TA83-2302095)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. D... C... et de son fils M. A... C... demandant l'annulation de la décision du 11 avril 2023 par laquelle la rectrice de l'académie de Nice a prononcé l'exclusion définitive de M. A... C... du lycée du Parc Saint-Jean. Le tribunal a d'abord jugé la requête recevable, M. A... C... ayant régularisé la procédure en reprenant les conclusions à son compte après sa majorité. Sur le fond, il a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que la mesure conservatoire d'interdiction d'accès à l'établissement, prise en application des articles R. 421-10 et D. 511-33 du code de l'éducation, ne constituait pas une sanction.
N° TA83-2302153(TA83-2302153)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de Mme B... contestant le refus d’autorisation d’instruction dans la famille pour son fils, motivé par la pratique intensive du tennis. La rectrice de l’académie de Nice a fait valoir qu’une décision du 12 juillet 2023 de la commission prévue à l’article R. 131-11-10 du code de l’éducation avait finalement accordé l’autorisation sollicitée. Le tribunal a constaté que cette décision était intervenue avant la formation d’une décision implicite de rejet du recours administratif préalable obligatoire. Par conséquent, les conclusions à fin d’annulation de la requérante sont devenues sans objet, et il n’y a plus lieu de statuer sur la requête.
N° TA83-2504439(TA83-2504439)
Cette requête en référé liberté, présentée par M. B... devant le Tribunal Administratif de Toulon, visait à suspendre un arrêté préfectoral du 20 octobre 2025 portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français. Le juge des référés a rejeté la demande comme manifestement mal fondée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative. Il a d'abord estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'arrêté n'étant pas exécutoire avant l'expiration du délai de recours d'un mois prévu à l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Sur le fond, le juge a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'autorité de la chose jugée, considérant que le préfet avait bien exécuté le précédent jugement du 3 juillet 2025 en procédant à un réexamen, et que le nouvel arrêté, fondé sur un article différent du code, ne faisait pas obstacle à cette exécution.
N° TA83-2202028(TA83-2202028)
Le Tribunal Administratif de Toulon a condamné l'État à verser 10 000 euros à M. B... pour le préjudice d'anxiété subi du fait de son exposition à l'amiante durant sa carrière au sein de la DCN. La responsabilité de l'État a été engagée pour manquement à son obligation de sécurité en tant qu'employeur, sur les périodes où il avait cette qualité (notamment avant la privatisation de la DCN en 2003). Le tribunal s'est fondé sur les décrets de 2001 et 2002 relatifs à l'allocation de cessation anticipée d'activité pour établir le lien entre l'exposition et le risque de maladie. La demande de M. B... pour troubles dans les conditions d'existence a été rejetée faute de preuves.
N° TA83-2203314(TA83-2203314)
Le Tribunal administratif de Toulon a examiné la requête de Mme A..., qui demandait la condamnation in solidum de la commune de Bandol, de son assureur et de la communauté d’agglomération Sud-Sainte-Baume pour des préjudices subis lors d’une chute sur le sentier du littoral à Bandol le 27 juillet 2015, imputée à un défaut d’entretien normal d’une barrière de sécurité. La commune et son assureur contestaient la matérialité des faits et invoquaient l’imprudence de la victime, tandis que la communauté d’agglomération soutenait que le sentier ne relevait pas de sa compétence. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que Mme A... n’apportait pas la preuve suffisante du lien de causalité entre l’ouvrage public et le dommage, et que la responsabilité pour défaut d’entretien normal n’était pas établie. Les conclusions relatives aux frais de justice ont également été rejetées, et les appels en garantie sont devenus sans objet.
N° TA83-2301938(TA83-2301938)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en excès de pouvoir, a examiné la requête de M. A... contestant le retrait de sa carte professionnelle d'agent de sécurité privée par le directeur du CNAPS. Le tribunal a constaté que le CNAPS, malgré une mise en demeure, n'a pas produit de mémoire, ce qui vaut acquiescement aux faits. Sur le fond, le juge a vérifié la compatibilité du comportement de l'intéressé avec l'exercice de ses fonctions au regard des articles L. 611-1, L. 612-6 et L. 114-1 du code de la sécurité intérieure. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision repose sur l'analyse des conditions d'honneur, de probité et de sécurité publique prévues par ces textes.
N° TA83-2304047(TA83-2304047)
Le Tribunal Administratif de Toulon annule le titre de perception émis le 11 avril 2023 par lequel le directeur départemental des finances publiques de l’Essonne imposait à la SARL de l’Hosté une contribution spéciale de 18 250 euros pour emploi d’un étranger sans titre de travail. La juridiction retient que le titre de perception ne comporte pas la signature de son auteur et que l’administration n’a pas produit l’état récapitulatif signé, en méconnaissance de l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration et du B du V de l’article 55 de la loi de finances rectificative du 29 décembre 2010. Cette annulation pour vice de forme n’emporte pas extinction de la créance, l’administration pouvant régulariser le titre.
N° TA83-2100966(TA83-2100966)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A... d'une demande d'indemnisation pour les préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d'amiante durant sa carrière au sein du ministère des armées. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation de sécurité, en raison de l'absence de mesures de protection adéquates, en application du décret du 17 août 1977. Concernant la prescription quadriennale, le tribunal a rappelé que le préjudice d'anxiété naît de la prise de conscience du risque, et que la créance indemnitaire est acquise à la date de publication de l'arrêté classant l'établissement sur la liste des travailleurs de l'amiante. La solution retenue engage la responsabilité de l'État pour la période d'exposition non prescrite.
N° TA83-2203673(TA83-2203673)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B... d'une demande d'indemnisation de 30 000 euros pour les préjudices résultant de son exposition aux poussières d'amiante durant son emploi au sein du ministère des armées. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État employeur pour manquement à son obligation de sécurité, en raison de l'absence de protection individuelle ou collective entre 1979 et 1983, en violation du décret du 17 août 1977. Concernant le préjudice d'anxiété, le tribunal a estimé que la créance indemnitaire était prescrite, car le droit à réparation était acquis à la date de publication de l'arrêté du 21 avril 2006 inscrivant l'établissement sur la liste des sites amiante, soit plus de quatre ans avant la demande de 2022, conformément à la loi du 31 décembre 1968. En conséquence, la requête de M. B... a été rejetée.
N° TA83-2202515(TA83-2202515)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A... qui demandait la condamnation de l’État à l’indemniser pour un préjudice d’anxiété lié à son exposition à l’amiante. Le tribunal a jugé que la créance indemnitaire était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968, le délai de quatre ans ayant commencé à courir à compter de la publication de l’arrêté classant son établissement, date à laquelle le préjudice d’anxiété était révélé et mesurable. La solution retenue est le rejet de la requête pour prescription, sans qu’il soit besoin d’examiner le fond de la responsabilité de l’État.
N° TA83-2500719(TA83-2500719)
Le Tribunal administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 19 novembre 2024 par lequel le préfet du Var refusait un titre de séjour à M. A..., ressortissant marocain, et l'obligeait à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur l'incompétence de l'auteur de l'acte, le signataire ne disposant pas d'une délégation pour ce type de décision. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de l'intéressé dans un délai de deux mois. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 425-9, et la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA83-2003062(TA83-2003062)
Le Tribunal Administratif de Toulon a condamné l’État à verser 8 000 euros à une ancienne ouvrière de pyrotechnie pour le préjudice d’anxiété résultant de son exposition aux poussières d’amiante. La responsabilité de l’employeur a été engagée pour manquement à son obligation de sécurité, l’administration n’ayant pas démontré avoir pris les mesures de protection nécessaires. Le tribunal s’est fondé sur l’arrêté du 21 avril 2006 pour caractériser le risque d’exposition. La requérante a obtenu réparation sans avoir à prouver de troubles psychologiques, la seule exposition prolongée au risque suffisant à établir le préjudice.
N° TA83-2300408(TA83-2300408)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B..., qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 20 000 euros pour les préjudices subis lors de son séjour au hameau des Bellugues entre 1976 et 1980. Le tribunal a jugé que la loi du 23 février 2022, qui a institué un mécanisme de réparation forfaitaire, faisait obstacle à toute action en responsabilité de droit commun pour les mêmes dommages. Il a également estimé que la créance de la requérante était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968, le point de départ de la prescription étant la cessation des conditions de vie indignes en 1980. En conséquence, la demande a été rejetée.
N° TA83-2301939(TA83-2301939)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé la décision du 19 avril 2023 par laquelle le directeur du CNAPS avait retiré l’agrément de dirigeant à M. A..., au motif que l’administration n’a pas justifié que l’agent ayant consulté le fichier TAJ était spécialement habilité, en méconnaissance des articles L. 612-7 du code de la sécurité intérieure et R. 40-29 du code de procédure pénale. Le tribunal a également constaté que le CNAPS, malgré une mise en demeure, n’avait produit aucun mémoire, ce qui l’a conduit à acquiescer aux faits exposés par le requérant. L’annulation a été prononcée pour vice de procédure, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
N° TA83-2001292(TA83-2001292)
Le Tribunal administratif de Toulon a condamné l’État à verser 8 000 euros à M. B... pour le préjudice d’anxiété subi du fait de son exposition aux poussières d’amiante durant sa carrière d’ouvrier de pyrotechnie. La responsabilité de l’employeur public a été engagée pour manquement à son obligation de sécurité, en raison de l’absence de mesures de protection établies. Le tribunal a appliqué l’arrêté du 21 avril 2006 pour caractériser le risque d’exposition et le code civil pour les intérêts et leur capitalisation. La demande indemnitaire initiale de 54 000 euros a été partiellement accordée.
N° TA83-2500616(TA83-2500616)
Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 13 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a opéré une substitution de base légale, remplaçant l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) par le pouvoir discrétionnaire de régularisation du préfet, applicable aux ressortissants algériens régis par l'accord franco-algérien de 1968. Il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, M. B... ne justifiant pas d'une présence continue en France depuis plus de dix ans au sens de l'article 6 de cet accord.