Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2501342(TA83-2501342)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A..., ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté préfectoral du 27 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car l'intéressé, dont la majorité avait été établie par expertise médicolégale, n'avait pas sollicité le titre dans l'année suivant son dix-huitième anniversaire. Il a également estimé que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de sa situation personnelle et familiale. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles relatives à l'obligation de quitter le territoire et aux frais de justice.
N° TA83-2501367(TA83-2501367)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme E... épouse B..., ressortissante tunisienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Var du 30 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signature ayant été régulièrement déléguée, et a jugé que la décision de refus de titre de séjour ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 435-1 ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et interdiction de retour ont été maintenues.
N° TA83-2201242(TA83-2201242)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SCI CCHB2, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 12 avril 2022 par lequel le maire de Vidauban avait refusé un permis de construire pour transformer un entrepôt en commerce alimentaire. Le tribunal a jugé que le maire pouvait opposer un nouveau motif de refus à une nouvelle demande, même si celle-ci visait à remédier aux motifs d'un précédent refus. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans que le tribunal ne se prononce sur la légalité des autres motifs de refus. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme.
N° TA83-2201258(TA83-2201258)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A... contre le refus du maire de Grimaud de lui délivrer un permis de construire pour la surélévation d'un garage. Le tribunal a jugé que la zone d'aménagement concerté (ZAC) du Bouchage n'ayant pas été supprimée, les règles de densité de son règlement, intégrées au plan local d'urbanisme (PLU), étaient opposables. Il a estimé que ces règles, qui limitent la surface de plancher autorisée, étaient conformes à l'article L. 151-27 du code de l'urbanisme et que le projet de M. A..., qui dépassait cette limite, méconnaissait ces dispositions.
N° TA83-2402128(TA83-2402128)
Le Tribunal administratif de Toulon a annulé le certificat d'urbanisme opérationnel délivré le 2 février 2024 par la maire de La Martre pour un projet de deux constructions. Le préfet du Var avait saisi le tribunal en excès de pouvoir, arguant d'une méconnaissance de l'article L. 122-5 du code de l'urbanisme, car le terrain se situait en discontinuité du village et dans une zone non urbanisée sans assainissement collectif. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté du déféré, estimant que le recours gracieux du préfet avait prorogé le délai. Sur le fond, il a fait droit à la demande du préfet en annulant la décision attaquée.
N° TA83-2201026(TA83-2201026)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de Mme A... contre l'arrêté du 8 février 2022 par lequel le maire de Saint-Mandrier-sur-Mer a retiré son permis de construire pour fraude. La commune soutenait que la parcelle était enclavée, en violation de l'article DP UAU 8 du PLU, et que la requérante avait intentionnellement trompé l'administration. Le tribunal a jugé que la simple saisine du tribunal judiciaire pour résoudre des difficultés de raccordement aux réseaux ne constitue pas une manœuvre frauduleuse, et que la commune n'a pas démontré l'intention de tromper. Par conséquent, le tribunal a annulé l'arrêté de retrait, appliquant les articles L. 424-5 du code de l'urbanisme et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2300616(TA83-2300616)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. E... d’une demande de condamnation in solidum de la commune du Pradet et de la métropole Toulon-Provence-Méditerranée (TPM) pour les dommages causés à sa propriété par l’absence de système de collecte des eaux pluviales sur l’avenue des Pins et par le défaut d’entretien des murs de soutènement de la voie publique. Le tribunal a rejeté l’exception de chose jugée opposée par la métropole TPM concernant les désordres antérieurs à un jugement de 2015, mais a estimé que l’aggravation des préjudices n’était pas établie et que les désordres sur les murs de clôture et la maison étaient sans lien de causalité direct avec les eaux pluviales. Il a limité l’indemnisation aux seuls travaux de reprise des venues d’eau, après application d’un abattement pour vétusté et d’un partage de responsabilité, condamnant in solidum la commune et la métropole à verser 40 038,08 euros à M. E..., ainsi que 6 882,94 euros au titre des frais d’expertise. Les conclusions à
N° TA83-2301938(TA83-2301938)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en excès de pouvoir, a examiné la requête de M. A... contestant le retrait de sa carte professionnelle d'agent de sécurité privée par le directeur du CNAPS. Le tribunal a constaté que le CNAPS, malgré une mise en demeure, n'a pas produit de mémoire, ce qui vaut acquiescement aux faits. Sur le fond, le juge a vérifié la compatibilité du comportement de l'intéressé avec l'exercice de ses fonctions au regard des articles L. 611-1, L. 612-6 et L. 114-1 du code de la sécurité intérieure. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision repose sur l'analyse des conditions d'honneur, de probité et de sécurité publique prévues par ces textes.
N° TA83-2304047(TA83-2304047)
Le Tribunal Administratif de Toulon annule le titre de perception émis le 11 avril 2023 par lequel le directeur départemental des finances publiques de l’Essonne imposait à la SARL de l’Hosté une contribution spéciale de 18 250 euros pour emploi d’un étranger sans titre de travail. La juridiction retient que le titre de perception ne comporte pas la signature de son auteur et que l’administration n’a pas produit l’état récapitulatif signé, en méconnaissance de l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration et du B du V de l’article 55 de la loi de finances rectificative du 29 décembre 2010. Cette annulation pour vice de forme n’emporte pas extinction de la créance, l’administration pouvant régulariser le titre.
N° TA83-2302095(TA83-2302095)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. D... C... et de son fils M. A... C... demandant l'annulation de la décision du 11 avril 2023 par laquelle la rectrice de l'académie de Nice a prononcé l'exclusion définitive de M. A... C... du lycée du Parc Saint-Jean. Le tribunal a d'abord jugé la requête recevable, M. A... C... ayant régularisé la procédure en reprenant les conclusions à son compte après sa majorité. Sur le fond, il a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que la mesure conservatoire d'interdiction d'accès à l'établissement, prise en application des articles R. 421-10 et D. 511-33 du code de l'éducation, ne constituait pas une sanction.
N° TA83-2302153(TA83-2302153)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de Mme B... contestant le refus d’autorisation d’instruction dans la famille pour son fils, motivé par la pratique intensive du tennis. La rectrice de l’académie de Nice a fait valoir qu’une décision du 12 juillet 2023 de la commission prévue à l’article R. 131-11-10 du code de l’éducation avait finalement accordé l’autorisation sollicitée. Le tribunal a constaté que cette décision était intervenue avant la formation d’une décision implicite de rejet du recours administratif préalable obligatoire. Par conséquent, les conclusions à fin d’annulation de la requérante sont devenues sans objet, et il n’y a plus lieu de statuer sur la requête.
N° TA83-2501123(TA83-2501123)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté les requêtes de Mme F... épouse B... et de M. B..., ressortissants algériens, contestant les arrêtés du préfet du Var du 7 février 2025 leur refusant un titre de séjour et leur faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a substitué la base légale des décisions de refus de séjour, initialement fondées sur les articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au pouvoir de régularisation discrétionnaire du préfet prévu par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Il a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés.
N° TA83-2301939(TA83-2301939)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé la décision du 19 avril 2023 par laquelle le directeur du CNAPS avait retiré l’agrément de dirigeant à M. A..., au motif que l’administration n’a pas justifié que l’agent ayant consulté le fichier TAJ était spécialement habilité, en méconnaissance des articles L. 612-7 du code de la sécurité intérieure et R. 40-29 du code de procédure pénale. Le tribunal a également constaté que le CNAPS, malgré une mise en demeure, n’avait produit aucun mémoire, ce qui l’a conduit à acquiescer aux faits exposés par le requérant. L’annulation a été prononcée pour vice de procédure, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
N° TA83-2501062(TA83-2501062)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet du Var refusant son titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette solution a été retenue car le requérant, célibataire et sans charge de famille, ne justifiait que d'une présence récente en France (moins de quatre ans) et conservait des attaches dans son pays d'origine où il avait vécu jusqu'à l'âge de vingt ans.
N° TA83-2501144(TA83-2501144)
Le Tribunal Administratif de Toulon (3ème chambre) a annulé l'arrêté du préfet du Var du 5 mars 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme B... épouse D..., ressortissante ivoirienne. Le préfet avait motivé son refus par la menace pour l'ordre public que représenterait la présence de l'intéressée, en se fondant sur plusieurs signalements pour des faits divers. Le tribunal a jugé que cette qualification de menace pour l'ordre public était infondée, car les seules condamnations pénales de la requérante étaient anciennes (2007 et 2009) et les autres faits invoqués n'avaient donné lieu à aucune poursuite, le préfet ne produisant aucune pièce probante. En conséquence, le tribunal a estimé que l'arrêté méconnaissait l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA83-2501171(TA83-2501171)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté du préfet du Var refusant la délivrance d'un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le titre sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment en raison de l'absence de caractère réel et sérieux de la formation suivie par le requérant. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 435-3 et R. 431-10 du même code, ainsi que sur l'article 47 du code civil.
N° TA83-2501056(TA83-2501056)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 12 février 2025 refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le requérant ne pouvait utilement invoquer l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 régissant déjà la délivrance de titres de séjour pour activité salariée. Il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la régularisation, faute pour M. A... de justifier d'une présence continue suffisante ou de circonstances exceptionnelles, malgré une activité professionnelle établie depuis 2022. La solution retenue s'appuie sur les stipulations de l'accord franco-tunisien et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA83-2501063(TA83-2501063)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. D..., ressortissant tunisien, qui contestait l’arrêté du préfet du Var du 12 février 2025 lui refusant un titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le refus ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de l’entrée irrégulière de l’intéressé, de son mariage récent et de l’absence de preuve d’une insertion professionnelle ou familiale ancienne en France. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris les demandes d’injonction et de frais de justice.
N° TA83-2203314(TA83-2203314)
Le Tribunal administratif de Toulon a examiné la requête de Mme A..., qui demandait la condamnation in solidum de la commune de Bandol, de son assureur et de la communauté d’agglomération Sud-Sainte-Baume pour des préjudices subis lors d’une chute sur le sentier du littoral à Bandol le 27 juillet 2015, imputée à un défaut d’entretien normal d’une barrière de sécurité. La commune et son assureur contestaient la matérialité des faits et invoquaient l’imprudence de la victime, tandis que la communauté d’agglomération soutenait que le sentier ne relevait pas de sa compétence. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que Mme A... n’apportait pas la preuve suffisante du lien de causalité entre l’ouvrage public et le dommage, et que la responsabilité pour défaut d’entretien normal n’était pas établie. Les conclusions relatives aux frais de justice ont également été rejetées, et les appels en garantie sont devenus sans objet.
N° TA83-2501071(TA83-2501071)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté les requêtes de Mme F... épouse B... et de M. B..., ressortissants algériens, qui contestaient les arrêtés du préfet du Var refusant leur titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a substitué la base légale des décisions de refus de séjour, initialement fondées sur les articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, par le pouvoir de régularisation discrétionnaire du préfet, conformément à l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Il a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. Les conclusions accessoires ont été rejetées par voie de conséquence.