Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2504139(TA83-2504139)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme B... d'une demande d'annulation d'un avis de saisie à tiers détenteur émis pour le recouvrement de deux amendes pénales majorées. Le juge a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a rappelé que les contestations relatives au recouvrement d'amendes pénales relèvent de la compétence du juge judiciaire, et non du juge administratif. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence de la juridiction administrative.
N° TA83-2504419(TA83-2504419)
Le Tribunal Administratif de Toulon, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme B... contre le refus de bourse sur critères sociaux opposé par le Crous de Nice-Toulon, s’est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 312-1 et R. 351-3 du code de justice administrative, il a transmis l’affaire au Tribunal Administratif de Nice, seul compétent car l’autorité ayant pris la décision litigieuse a son siège à Nice, dans le ressort de cette juridiction.
N° TA83-2504310(TA83-2504310)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... contestant un avis de saisie à tiers détenteur émis pour le recouvrement d’une amende forfaitaire majorée de 240 euros. Le juge a estimé que cette contestation, relative au recouvrement d’une amende pénale, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative mais de celle du juge judiciaire, en application de l’article L. 521 du code de procédure pénale. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.
N° TA83-2504253(TA83-2504253)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 18 septembre 2025 par lequel le préfet du Var a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A... et l'a obligé à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était satisfaite, le refus de renouvellement plaçant le requérant dans une situation irrégulière l'empêchant de travailler et de subvenir à ses besoins. Il a également considéré que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à la saisine obligatoire de la commission du titre de séjour, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours.
N° TA83-2503903(TA83-2503903)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur une demande de suspension d’un refus de titre de séjour, a rejeté la requête de M. A... pour défaut d'urgence. Le juge a estimé que, s'agissant d'une première demande de titre, aucune présomption d'urgence ne s'appliquait et que le requérant ne justifiait pas de circonstances particulières, sa précarité étant imputable à son maintien irrégulier sur le territoire malgré une précédente obligation de quitter la France. La solution est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA83-2504211(TA83-2504211)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. et Mme B... demandant la suspension de la décision du 18 septembre 2025 de la commission de l’académie de Nice refusant l'autorisation d'instruction en famille pour leur fils A..., ainsi que de la mise en demeure de scolarisation du 22 septembre 2025. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, de l'erreur de droit dans l'appréciation du projet éducatif ou de l'absence de raison objective au refus, n'était de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité des décisions contestées. La condition d'urgence n'a pas été retenue comme suffisamment caractérisée.
N° TA83-2504278(TA83-2504278)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a été saisi par M. et Mme C... d’une demande de suspension de la décision de la commission académique du rectorat de Nice rejetant leur demande d’autorisation d’instruction en famille pour leur enfant A... pour l’année 2025-2026. Les requérants invoquaient l’urgence et une erreur de droit, soutenant que l’administration avait outrepassé son pouvoir en contrôlant l’appréciation de la situation propre de l’enfant, alors qu’elle ne devait vérifier que l’adaptation du projet éducatif à cette situation. Le tribunal a examiné la requête sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. La solution retenue n’est pas explicitée dans le texte fourni, mais le juge des référés a été amené à se prononcer sur la condition d’urgence et le doute sérieux quant à la légalité de la décision, en application des dispositions du code de l’éducation relatives à l’instruction en famille.
N° TA83-2504415(TA83-2504415)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur une demande de suspension d’un refus de permis de construire, a rejeté la requête de la SAS US Investissement Holding. La société invoquait l’urgence en raison du risque de devoir payer une indemnité d’immobilisation de 16 500 euros prévue dans une promesse de vente. Le juge a estimé que cette condition suspensive n’étant pas réalisée, le risque financier n’était pas établi, et que la société ne démontrait pas une atteinte grave et immédiate à sa situation. Par conséquent, la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’étant pas remplie, la demande de suspension a été rejetée sans examen des moyens de légalité.
N° TA83-2504277(TA83-2504277)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi en référé suspension d’une décision de la commission académique du rectorat de Nice refusant l’autorisation d’instruction en famille pour l’enfant A... pour l’année 2025/2026. Les requérants contestaient notamment une erreur de droit, l’absence de prise en compte de la continuité pédagogique et de la situation propre de l’enfant, ainsi que la régularité de la composition de la commission. La solution retenue par le juge des référés n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision s’inscrit dans le cadre de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, qui conditionne la suspension à une urgence justifiée et à un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. Les textes appliqués incluent les dispositions du code de l’éducation relatives à l’instruction en famille, notamment l’article L. 131-5.
N° TA83-2504279(TA83-2504279)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi en référé suspension d’une décision du rectorat de Nice refusant l’autorisation d’instruction en famille pour l’enfant A... pour l’année 2025-2026. Les requérants invoquaient l’urgence et une erreur de droit, estimant que l’administration avait outrepassé son contrôle en jugeant le fond du projet éducatif. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence n’était pas remplie, la rentrée scolaire étant déjà effective et l’enfant pouvant être scolarisée dans l’attente d’un jugement au fond. Cette décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige une urgence justifiée pour suspendre une décision administrative.
N° TA83-2504376(TA83-2504376)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C..., ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet du Puy-de-Dôme du 21 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans, ainsi qu'un arrêté du préfet du Var l'assignant à résidence. Le juge a écarté le moyen d'incompétence de la signataire de l'obligation de quitter le territoire, en raison d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que le préfet n'avait pas à se fonder sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, la situation de l'intéressé relevant du droit commun du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que l'arrêté était suffisamment motivé au regard des articles L. 611-1 et L. 612-2 du CESEDA.
N° TA83-2501226(TA83-2501226)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 9 janvier 2025 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes faisait obligation à M. A., ressortissant ivoirien, de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a retenu que M. A., arrivé en France à l'âge de trois ans, y avait suivi toute sa scolarité et y vivait avec sa mère, son frère et sa sœur, de nationalité française, justifiant ainsi d'une vie privée et familiale bien établie. Le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.
N° TA83-2301369(TA83-2301369)
Le Tribunal administratif de Toulon a examiné la requête de Mme B... contestant son licenciement par la Caisse nationale militaire de sécurité sociale (CNMSS) durant sa période d'essai. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, un vice de procédure et une erreur d'appréciation. Le tribunal a jugé que la décision de licenciement était suffisamment motivée et que la procédure applicable en période d'essai, moins formaliste, avait été respectée. Constatant que l'insuffisance professionnelle de l'agent était établie, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme B..., y compris ses conclusions indemnitaires. La solution s'appuie sur les dispositions du décret n°86-83 du 17 janvier 1986 relatif aux agents contractuels de l'État.
N° TA83-2501655(TA83-2501655)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par M. B..., ingénieur civil de la Défense, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du ministre des armées du 3 avril 2025 prononçant sa révocation. En cours d’instance, le ministre a retiré cette décision le 26 mai 2025 et réintégré l’agent, rendant les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sans objet. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. En revanche, il a condamné l’État à verser 3 000 euros à M. B... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA83-2503510(TA83-2503510)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a pris acte du désistement pur et simple de la société C-Logik de sa demande de provision de 7 031,30 euros dirigée contre la Chambre de Commerce et d’Industrie du Var. La société avait saisi le juge des référés sur le fondement de l’article L. 541-1 du code de justice administrative. Le désistement ayant été accepté, le tribunal a ordonné qu’il en soit donné acte, sans qu’il soit besoin de statuer au fond. Cette décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2404288(TA83-2404288)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par la société C-Logik d’une demande de provision fondée sur l’article L. 541-1 du code de justice administrative, visant à obtenir le paiement de sommes dues par la Chambre de Commerce et d’Industrie du Var au titre d’un contrat. Par un mémoire du 16 octobre 2025, la société requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le juge des référés a donné acte de ce désistement par ordonnance du 4 novembre 2025. Aucune condamnation n’a été prononcée.
N° TA83-2504299(TA83-2504299)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la mutation d’un adjudant-chef de gendarmerie formulée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable, la décision de mutation ayant déjà reçu exécution à la date de la requête. En conséquence, la suspension de l’exécution de l’acte ne pouvait plus être prononcée.
N° TA83-2201258(TA83-2201258)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A... contre le refus du maire de Grimaud de lui délivrer un permis de construire pour la surélévation d'un garage. Le tribunal a jugé que la zone d'aménagement concerté (ZAC) du Bouchage n'ayant pas été supprimée, les règles de densité de son règlement, intégrées au plan local d'urbanisme (PLU), étaient opposables. Il a estimé que ces règles, qui limitent la surface de plancher autorisée, étaient conformes à l'article L. 151-27 du code de l'urbanisme et que le projet de M. A..., qui dépassait cette limite, méconnaissait ces dispositions.
N° TA83-2201026(TA83-2201026)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de Mme A... contre l'arrêté du 8 février 2022 par lequel le maire de Saint-Mandrier-sur-Mer a retiré son permis de construire pour fraude. La commune soutenait que la parcelle était enclavée, en violation de l'article DP UAU 8 du PLU, et que la requérante avait intentionnellement trompé l'administration. Le tribunal a jugé que la simple saisine du tribunal judiciaire pour résoudre des difficultés de raccordement aux réseaux ne constitue pas une manœuvre frauduleuse, et que la commune n'a pas démontré l'intention de tromper. Par conséquent, le tribunal a annulé l'arrêté de retrait, appliquant les articles L. 424-5 du code de l'urbanisme et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2201242(TA83-2201242)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SCI CCHB2, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 12 avril 2022 par lequel le maire de Vidauban avait refusé un permis de construire pour transformer un entrepôt en commerce alimentaire. Le tribunal a jugé que le maire pouvait opposer un nouveau motif de refus à une nouvelle demande, même si celle-ci visait à remédier aux motifs d'un précédent refus. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans que le tribunal ne se prononce sur la légalité des autres motifs de refus. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme.