Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2502527(TA83-2502527)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire pris par le préfet du Var. Le tribunal a estimé que l'activité professionnelle invoquée par le requérant, bien que réelle, ne présentait pas un caractère suffisamment stable et ancien pour justifier une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rendu applicable par l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA83-2502825(TA83-2502825)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. D... contestant l'arrêté du préfet du Var du 27 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient pas les dispositions des articles L. 613-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté le moyen tiré de la violation de l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA83-2504703(TA83-2504703)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... demandant la suspension de la décision implicite de rejet de son recours contre la suspension de son droit au revenu de solidarité active (RSA). La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B... n'avait pas introduit de requête distincte en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. De plus, le requérant n'a pas démontré l'urgence nécessaire à la suspension, faute de justifier de ses revenus et charges. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA83-2202279(TA83-2202279)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A... contestant son arrêté de nomination et titularisation en qualité d'agent spécialisé de police technique et scientifique (ASPTS). La requérante soutenait qu'elle aurait dû être reclassée au grade d'agent spécialisé principal, invoquant notamment le décret du 3 mai 2002 et une rupture d'égalité de traitement. Le tribunal a opposé la tardiveté de la requête, la décision contestée datant du 23 juillet 2018 et ayant été notifiée le 27 août 2018, rendant le recours irrecevable. Les conclusions indemnitaires ont également été jugées irrecevables faute de demande préalable auprès de l'administration.
N° TA83-2502526(TA83-2502526)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. E..., ressortissant tunisien, contestant l’obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Var le 31 mai 2025. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire, l’insuffisance de motivation, et l’erreur manifeste d’appréciation au regard de l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Il a estimé que le requérant ne justifiait pas d’une entrée régulière ni d’une vie familiale ancienne et intense en France, et que la décision ne méconnaissait pas les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ou de la Convention internationale des droits de l’enfant. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA83-2502418(TA83-2502418)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A..., ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté préfectoral du 18 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire disposant d'une délégation régulière, et a jugé l'arrêté suffisamment motivé en droit et en fait. La solution retenue est fondée sur les articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-3, L. 613-1 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA83-2503970(TA83-2503970)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par les parents d'un enfant handicapé afin d'obtenir l'affectation d'une aide humaine individuelle (AESH) pour compenser son handicap et garantir son droit à l'éducation. La juridiction a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, le rectorat de l'Académie de Nice avait procédé au recrutement d'un AESH dédié à l'enfant, lequel avait débuté sa mission le 14 octobre 2025, et qu'un renfort supplémentaire était prévu. En conséquence, le tribunal a estimé que la demande d'injonction avait perdu son objet et qu'il n'y avait plus lieu d'y statuer.
N° TA83-2504490(TA83-2504490)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par Mme B... d'une demande d'annulation d'une mesure de prolongation de tutelle. Par une ordonnance du 10 novembre 2025, le juge des référés a rejeté cette requête pour incompétence de la juridiction administrative. Il a rappelé que, en application des articles L. 213-4-1 et L. 213-4-2 du code de l'organisation judiciaire, les litiges relatifs aux mesures de tutelle relèvent de la compétence exclusive du juge judiciaire, et non du juge administratif.
N° TA83-2504437(TA83-2504437)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la suspension de la décision du ministre de l’intérieur lui notifiant la perte totale de points de son permis de conduire. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de manière suffisamment grave et immédiate l’atteinte à sa situation professionnelle, notamment par la production de pièces probantes. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA83-2504456(TA83-2504456)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du ministre de l’intérieur du 22 mai 2025 notifiant à M. B... la perte totale de points de son permis de conduire. Le juge estime que l’urgence n’est pas caractérisée, le requérant n’apportant pas de justifications suffisantes démontrant une atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle ou personnelle, d’autant qu’il peut recourir à d’autres modes de transport. En application de l’article L. 522-3 du même code, la requête est rejetée sans examen de la légalité de la décision contestée.
N° TA83-2504146(TA83-2504146)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’un permis de construire modificatif délivré par le maire de Saint-Tropez. Les sociétés requérantes invoquaient des violations du plan local d'urbanisme (PLU) approuvé le 30 juin 2025, notamment sur la surface de plancher, la préservation des arbres et les distances aux limites séparatives. Le juge a estimé qu'aucun moyen n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, compte tenu d'un certificat d'urbanisme délivré le 12 juin 2025, rendant inapplicable le nouveau PLU. La requête a été rejetée et les sociétés condamnées à verser 2 000 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA83-2504151(TA83-2504151)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête en référé suspension de la SAS Free Mobile, qui contestait la décision du maire de La Londe les Maures s'opposant à sa déclaration préalable pour l’implantation d’une station relais de téléphonie mobile en zone A. Le juge des référés a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, violation du code de l'urbanisme et du PLU) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée, et Free Mobile a été condamnée à verser 5 000 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA83-2504600(TA83-2504600)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par un détenu contestant une peine d’interdiction du territoire de cinq ans prononcée par le tribunal correctionnel de Nice, ainsi qu’un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français. Le juge a rejeté les conclusions relatives à la peine d’interdiction du territoire comme portées devant une juridiction incompétente, seul le juge judiciaire (cour d’appel) étant compétent. Les conclusions dirigées contre l’arrêté préfectoral du 7 juillet 2025 ont été rejetées pour tardiveté, le recours ayant été introduit après l’expiration du délai d’un mois suivant sa notification. Cette décision s’appuie sur les articles R. 922-17 et R. 222-1 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 614-2 et L. 921-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA83-2504648(TA83-2504648)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B.... Ce dernier demandait la suspension de la saisine de la section disciplinaire et de la prolongation de son interdiction d'accès à l'université, invoquant une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas que la mesure conservatoire ou la procédure disciplinaire faisaient obstacle à la poursuite de sa scolarité ou à sa préparation au concours du CAPES.
N° TA83-2504370(TA83-2504370)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la société Veolia Energie France de remettre en fonctionnement le système de chauffage du Hameau de Porquerolles, sous astreinte de 500 euros par jour de retard. La juridiction a considéré que le système de chauffage, élément de sécurité et de confort pour le public et les agents, était nécessaire au bon fonctionnement du service public assuré par le Parc national de Port-Cros. L'urgence a été caractérisée par la nécessité de garantir la continuité du service public et la protection de la santé, et la mesure a été jugée utile et non contestée sérieusement, l'administration ne pouvant contraindre son cocontractant sans décision juridictionnelle.
N° TA83-2504372(TA83-2504372)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a été saisi par la société BR d’une demande de suspension de la procédure de passation d’un marché public de remplacement de portes palières, attribué par l’OPH Var Habitat. La société requérante contestait l’analyse de son offre, invoquant une erreur manifeste d’appréciation sur la valeur technique, un défaut de motivation de la décision de rejet et une méconnaissance du principe d’égalité de traitement. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés au regard des dispositions des articles L. 551-1 du code de justice administrative et L. 2152-7 du code de la commande publique.
N° TA83-2504256(TA83-2504256)
Suspension de la perte de points du permis de conduire. Tribunal Administratif de Toulon. Donne acte du désistement du requérant de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction. Met à la charge de l'Etat une somme de 800 euros au titre des frais de justice (articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991).
N° TA83-2504388(TA83-2504388)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la suspension du refus d’agrément d’accueillant familial prononcé par le Président du Conseil départemental du Var. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, un manque d’impartialité et une erreur manifeste d’appréciation. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative et le code de l’action sociale et des familles.
N° TA83-2504310(TA83-2504310)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... contestant un avis de saisie à tiers détenteur émis pour le recouvrement d’une amende forfaitaire majorée de 240 euros. Le juge a estimé que cette contestation, relative au recouvrement d’une amende pénale, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative mais de celle du juge judiciaire, en application de l’article L. 521 du code de procédure pénale. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.
N° TA83-2501310(TA83-2501310)
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A... C..., ressortissant tunisien, contre un arrêté du préfet du Var du 23 décembre 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir du préfet pour tardiveté, faute pour l'administration de prouver une notification régulière de l'arrêté. Sur le fond, le tribunal a rejeté la requête, jugeant que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'intéressé ne remplissait pas les conditions des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A... C....