Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2302042(TA83-2302042)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B... contestant la décision du 3 mai 2023 constatant l'invalidité de son permis de conduire. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions relatives à cinq infractions, les points correspondants ayant été restitués avant l'introduction de la requête. Sur le fond, il a estimé que l'administration avait satisfait à son obligation d'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, garantie essentielle pour le conducteur. Par conséquent, la décision attaquée a été jugée légale et la demande de restitution du permis rejetée.
N° TA83-2302521(TA83-2302521)
Le Tribunal administratif de Toulon a annulé partiellement la décision du préfet de police des Bouches-du-Rhône du 5 juin 2023 suspendant le permis de conduire de Mme B... pour neuf mois. La suspension était motivée par un dépassement de vitesse de 51 km/h, relevant du 3° du I de l'article L. 224-2 du code de la route. Le tribunal a jugé que, selon le II du même article, la durée maximale d'une telle suspension ne pouvait excéder six mois, en l'absence de circonstances aggravantes prévues par la loi. La décision a donc été annulée en tant qu'elle fixait une durée supérieure à six mois, et l'État a été condamné à verser 1 200 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA83-2501749(TA83-2501749)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet de la Loire-Atlantique refusant l’échange de son permis de conduire turc. En défense, le préfet a fait valoir que la décision attaquée avait été abrogée et que la demande était en cours d’instruction. Invité à confirmer le maintien de ses conclusions, le requérant n’a pas répondu dans le délai imparti. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté, et le tribunal donne acte de ce désistement par ordonnance.
N° TA83-2302427(TA83-2302427)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A... contestant le retrait de trois points sur son permis de conduite suite à une infraction du 10 mars 2020. Le tribunal a jugé que la réalité de l'infraction était établie, faute pour le requérant de prouver avoir contesté l'amende forfaitaire majorée dans les délais légaux, conformément aux articles L. 223-1 et L. 225-1 du code de la route combinés au code de procédure pénale. Il a également estimé que l'administration avait respecté son obligation d'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A..., y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA83-2303269(TA83-2303269)
Le Tribunal Administratif de Toulon a constaté le désistement d’instance de l’association One Voice, qui demandait l’annulation du refus implicite du préfet du Var de communiquer des documents relatifs aux élevages du département. L’association n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invitée par la juridiction en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par ordonnance du 23 octobre 2025, le tribunal a donc donné acte de ce désistement.
N° TA83-2302176(TA83-2302176)
Le Tribunal administratif de Toulon a annulé la décision du 11 mai 2023 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé l'échange du permis de conduire belge de Mme B... contre un permis français. Le tribunal a jugé que, conformément à l'arrêté du 8 février 1999, la perte de points sur le permis français imposait au préfet de procéder à cet échange et non de le refuser. En revanche, les conclusions dirigées contre la décision du 26 juin 2012 constatant l'invalidité du permis ont été rejetées comme irrecevables car tardives, la notification étant réputée effectuée en 2012. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande d'échange dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 800 euros à Mme B... au titre des frais de justice.
N° TA83-2400166(TA83-2400166)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme A... d’un recours contestant la date d’ouverture de ses droits au revenu de solidarité active (RSA) fixée par la CAF du Var. La requérante s’est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 9 septembre 2025. Le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple et a donné acte de celui-ci par un jugement du 22 octobre 2025. La décision applique les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code de justice administrative.
N° TA83-2503424(TA83-2503424)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral du 18 août 2025 suspendant son permis de conduire pour quatre mois. Le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 26 septembre 2025. La magistrate désignée, statuant sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 222-13 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement par ordonnance du 22 octobre 2025. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement d’instance.
N° TA83-2504314(TA83-2504314)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A... visant à suspendre la décision du président de l’université de Toulon du 17 octobre 2025. Cette décision abrogeait une précédente interdiction d’accès temporaire et étendait cette interdiction jusqu’à la décision de l’instance disciplinaire. Le juge a estimé que la condition d’urgence particulière, nécessaire pour justifier une intervention dans un délai de quarante-huit heures, n’était pas établie par le requérant. En effet, les arguments avancés (qualité défaillante des cours, dégradation de l’état de santé, mauvaise foi de l’université) n’ont pas été jugés suffisants pour caractériser une urgence justifiant le prononcé de mesures de sauvegarde.
N° TA83-2504249(TA83-2504249)
Le Tribunal administratif de Toulon, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Var du 6 octobre 2025 portant obligation de quitter le territoire français, a constaté que le requérant résidait à Marseille. En application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que le litige relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Marseille. Par une ordonnance du 22 octobre 2025, il a transmis le dossier à cette juridiction.
N° TA83-2400689(TA83-2400689)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B... qui demandait l'annulation du refus du département du Var de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement". Le tribunal a jugé que l'état de santé du requérant ne justifiait pas l'attribution de cette carte, en application des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que de l'arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue confirme la décision du président du conseil départemental.
N° TA83-2400965(TA83-2400965)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus du département du Var de lui délivrer la carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement ». La requérante invoquait un périmètre de marche inférieur à 200 mètres et la nécessité d’être accompagnée pour justifier son état de santé. Le tribunal a appliqué les dispositions des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que l’arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation.
N° TA83-2400958(TA83-2400958)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus du département du Var de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement ». La requérante invoquait un névrome de Morton causant des douleurs et des difficultés à la marche nécessitant l'usage d'une canne. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017, qui conditionnent l’attribution de cette carte à une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche limité et inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide humaine ou technique. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA83-2400712(TA83-2400712)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B... contestant le refus implicite du département du Var de lui délivrer la carte mobilité inclusion (CMI) portant la mention « stationnement ». Le requérant invoquait une réduction de son périmètre de marche à moins de cent mètres en raison de violents vertiges. Le tribunal a estimé que les éléments fournis ne permettaient pas d'établir que son handicap réduisait de manière importante et durable sa capacité de déplacement à pied au sens des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ni qu'il remplissait les critères de l'arrêté du 3 janvier 2017. Par conséquent, la demande d'annulation de la décision implicite de refus a été rejetée.
N° TA83-2400584(TA83-2400584)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A... contestant le refus du département du Var de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement ». Le juge a estimé que les éléments fournis par le requérant, notamment ses allégations de maladie neurologique et de périmètre de marche limité, ne suffisaient pas à démontrer une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied au sens des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que de l’arrêté du 3 janvier 2017. La décision administrative a donc été confirmée.
N° TA83-2400022(TA83-2400022)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A... contestant le refus du département du Var de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement". Le juge a estimé que l'intéressé, qui souffrait de douleurs et avait subi une seconde opération, ne démontrait pas remplir les conditions fixées par le code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, notamment un périmètre de marche limité à moins de 200 mètres ou la nécessité d'une aide humaine ou technique systématique. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA83-2302456(TA83-2302456)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A... contestant le détail des prélèvements effectués par la CAF du Var sur ses prestations sociales pour rembourser un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 2 523,69 euros, estimant qu'un trop-perçu de 605,70 euros lui avait été prélevé. La juridiction a jugé que la CAF avait produit un tableau récapitulatif démontrant que le montant total des retenues correspondait exactement à l'indu réclamé, sans erreur de calcul. Les arguments de la requérante, fondés sur des calculs incohérents et non probants, n'ont pas permis d'établir un prélèvement excessif. La décision s'appuie sur le code de l'action sociale et des familles et le code de justice administrative.
N° TA83-2400957(TA83-2400957)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus du département du Var de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement". La requérante invoquait son état de santé, notamment une discopathie dégénérative et des douleurs réduisant sa mobilité. Le tribunal a appliqué les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que l’arrêté du 3 janvier 2017, qui exigent une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied (périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou recours systématique à une aide). La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation.
N° TA83-2400181(TA83-2400181)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en matière d’aide sociale, a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A... contre le refus du président du conseil départemental du Var de lui délivrer la carte mobilité inclusion (CMI) portant la mention « stationnement ». Le requérant invoquait un périmètre de marche inférieur à 200 mètres en raison d’une spondylarthrite ankylosante. Le tribunal a rejeté sa requête, estimant que les critères d’attribution prévus par l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017 n’étaient pas remplis.
N° TA83-2504160(TA83-2504160)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... contestant son transfert aux autorités espagnoles et son assignation à résidence. La requérante, ressortissante sénégalaise entrée en France avec un visa délivré par l'Espagne, soutenait que ces décisions méconnaissaient l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en raison de sa maîtrise du français et de la scolarisation de son fils en France. Le tribunal a considéré que la requérante ne remettait pas en cause l'application du règlement (UE) n°604/2013, qui désigne l'Espagne comme État responsable de l'examen de sa demande d'asile, et que les moyens tirés de la violation des conventions internationales n'étaient pas fondés.