Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2303510(TA83-2303510)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du département du Var de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". Le requérant s’est désisté de sa requête par un mémoire enregistré le 11 septembre 2025. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sans examiner le bien-fondé de la demande. La décision est fondée sur le code de l’action sociale et des familles et le code de justice administrative.
N° TA83-2203486(TA83-2203486)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 31 mai 2022 par lequel le maire de Régusse s'est opposé à une déclaration préalable de division parcellaire. La juridiction a jugé que l'avis conforme défavorable du préfet du Var, sur lequel se fondait l'arrêté, était illégal car il appliquait à tort l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme, alors que la commune, classée en zone de montagne, relevait exclusivement des articles L. 122-5 et suivants du même code. Par conséquent, l'arrêté du maire, privé de base légale, a été annulé. Le tribunal a enjoint à la commune de réexaminer la déclaration préalable dans un délai de quinze jours.
N° TA83-2203341(TA83-2203341)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par la SASU Mounikov Invest pour contester deux arrêtés du maire de Signes refusant des permis de construire des maisons individuelles, motifs pris d'un risque d'incendie de forêt. La requérante soutenait que le maire avait commis une erreur de fait et une erreur d'appréciation au regard de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, en estimant que le projet n'était pas exposé à un risque notable et que des prescriptions spéciales auraient pu être imposées. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que le maire n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant les permis en raison du risque d'incendie, et a écarté les autres moyens. Les demandes d'injonction et au titre des frais de justice ont été rejetées.
N° TA83-2501368(TA83-2501368)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A... épouse C..., ressortissante chinoise, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Var du 4 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, puis a jugé que la décision ne méconnaissait ni les dispositions de l'article L. 423-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
N° TA83-2203479(TA83-2203479)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du maire de Solliès-Ville du 26 octobre 2022 s'opposant à la déclaration préalable de la société Free mobile pour l'installation d'une antenne-relais de téléphonie mobile. Le tribunal a jugé que le maire ne pouvait pas fonder son refus uniquement sur l'article N1 du PLU, car les articles N1 et N2 doivent être appliqués de manière combinée, et que le projet, relevant d'une infrastructure nécessaire à un service public ou d'intérêt général, pouvait être autorisé. Cependant, le tribunal a rejeté la demande d'annulation au motif que le projet, par sa hauteur de 24 mètres dépassant la cime des arbres, n'était pas intégré dans le site environnant, en particulier au regard du site classé du mont Coudon. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement des articles N1, N2 et DG9 du règlement du PLU de Solliès-Ville.
N° TA83-2501369(TA83-2501369)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 13 mars 2025 par lequel le préfet du Var refusait un titre de séjour à Mme B..., ressortissante turque, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a estimé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a relevé que l'intéressée était mariée depuis 2021 avec un compatriote titulaire d'une carte de résident, mère de deux enfants nés en France, et qu'elle justifiait d'une intégration sociale et professionnelle. En conséquence, il a enjoint au préfet de lui délivrer un titre de séjour d'un an mention "vie privée et familiale" et a condamné l'État à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA83-2501370(TA83-2501370)
Le Tribunal Administratif de Toulon, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. A..., a annulé l’arrêté du 6 mars 2025 par lequel le préfet du Var refusait le renouvellement de son titre de séjour et l’obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet n’avait pas suffisamment établi que la présence de M. A... constituait une menace pour l’ordre public au sens de l’article L. 412-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, faute de s’être informé des suites des signalements. Il a également estimé que la décision méconnaissait l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de l’ancienneté et de l’intensité des liens familiaux de l’intéressé avec une ressortissante française.
N° TA83-2402158(TA83-2402158)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de la SCI Ugo, de la SCI Les Vignes et de M. A... qui demandaient l'annulation du permis de construire initial du 20 août 2018 et du permis modificatif du 15 février 2024 délivrés par le maire de La Môle pour un immeuble en R+2. Les conclusions dirigées contre le permis de 2018 ont été jugées irrecevables car tardives, le délai de recours contentieux de deux mois ayant couru à compter de l'affichage régulier sur le terrain. Concernant le permis modificatif de 2024, les moyens soulevés, notamment l'insuffisance du dossier, la caducité du permis initial et la méconnaissance du plan local d'urbanisme, ont été écartés comme non fondés. La décision s'appuie sur les articles R. 421-1 du code de justice administrative et R. 600-2 du code de l'urbanisme.
N° TA83-2201896(TA83-2201896)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme C... épouse B..., qui contestait le calcul de son indemnité différentielle et demandait le versement de 158 412 euros. La requérante soutenait que la prescription quadriennale ne lui était pas opposable et qu'elle avait droit à un taux de prime de rendement de 32% depuis 1983. Le tribunal a fait droit à l'argument du ministre des armées, considérant que la créance était prescrite en application des articles 1 et 2 de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. La demande d'annulation de la décision implicite de rejet et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.
N° TA83-2504114(TA83-2504114)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi d'une requête en tierce-opposition par plusieurs sociétés maritimes visant à obtenir l'annulation d'une ordonnance de référé du 18 septembre 2025. Cette ordonnance avait fait droit à une demande de la Métropole Toulon Provence Méditerranée en désignant un expert pour déterminer si certains navires, objets de contrats d'affrètement, relevaient du régime des biens de retour. Le tribunal a jugé la tierce-opposition recevable, les sociétés justifiant d'un droit auquel l'ordonnance attaquée a préjudicié. Sur le fond, il a rejeté la requête en estimant que la mesure d'expertise, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, était utile et ne portait pas atteinte aux droits des requérants, l'erreur de visa de l'article R. 531-1 étant une simple erreur de plume sans incidence.
N° TA83-2504294(TA83-2504294)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C... qui demandait la prolongation de son hébergement d'urgence avec ses deux enfants, pris en charge par le département du Var. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ayant été informée plusieurs mois à l'avance de la cessation de cette prise en charge, et que le droit au logement ne constitue pas une liberté fondamentale au sens de cette procédure d'urgence. La solution retenue s'appuie sur le règlement départemental d'aide sociale (délibération n°G40 du 13 décembre 2021) et la fiche n°118, qui limitent la prise en charge hôtelière au-delà du 4ème anniversaire de l'enfant, sans que la dérogation accordée ne puisse être prolongée.
N° TA83-2503904(TA83-2503904)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté comme irrecevable la requête en référé-suspension du préfet du Var, qui demandait la suspension de l'exécution de la décision du maire de Cogolin d'installer une statue de saint Maur sur un rond-point. Le juge a constaté que le recours gracieux du préfet, formé le 13 juin 2025, avait été rejeté par la commune le 8 juillet 2025, ouvrant un délai de recours contentieux expirant le 9 septembre 2025. Or, le déféré préfectoral n'a été enregistré que le 25 septembre 2025, soit après l'expiration de ce délai. En conséquence, la requête a été jugée tardive et irrecevable, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond du litige relatif à la violation de la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l'État.
N° TA83-2503986(TA83-2503986)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la demande de suspension de l'exécution d'un marché public d'isolation de combles, présentée par la société E2P Sud Isolation sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requérante contestait la régularité de la procédure de passation, invoquant notamment un défaut de clarté des documents de consultation, un manquement au principe d'égalité de traitement et une erreur dans l'appréciation de son offre. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de la commande publique.
N° TA83-2202589(TA83-2202589)
Le Tribunal Administratif de Toulon annule l'arrêté du 10 mars 2022 par lequel le garde des sceaux a rapporté l'affectation de Mme A... à Mayotte. La décision est annulée pour défaut de motivation, l'arrêté ne mentionnant pas les considérations de fait qui le fondent, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Par ailleurs, le retrait de l'affectation, intervenue plus de quatre mois après l'arrêté initial du 29 décembre 2020, est illégal au regard des articles L. 242-1 et L. 242-3 du même code.
N° TA83-2502460(TA83-2502460)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de Mme C... épouse B..., ressortissante tunisienne, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Var. La requérante invoquait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que la décision préfectorale n'était entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation et ne portait pas une atteinte disproportionnée à ses droits. La solution s'appuie sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA83-2502484(TA83-2502484)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, du vice de procédure concernant l'avis du collège de médecins de l'OFII, et de la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral du 24 mars 2025.
N° TA83-2504276(TA83-2504276)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la demande de M. B... qui sollicitait la suspension d’un titre exécutoire émis par la communauté de communes Provence-Verdon pour le recouvrement d’une redevance d’enlèvement des ordures ménagères. Le juge estime que cette redevance, calculée en fonction du service rendu, relève d’un service public industriel et commercial. En conséquence, le litige entre l’usager et le service ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative mais de l’ordre judiciaire, conformément aux articles L. 2224-13, L. 2224-14 et L. 2333-76 du code général des collectivités territoriales. La requête est donc rejetée comme manifestement irrecevable pour incompétence.
N° TA83-2503785(TA83-2503785)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a été saisi par les sociétés Bouygues Télécom et Cellnex France d’une demande de suspension de l’arrêté du 20 mai 2025 par lequel le maire de Roquebrune-sur-Argens s’est opposé à la déclaration préalable pour la création d’une antenne relais de téléphonie mobile. Le juge a examiné la condition d’urgence, retenant que l’implantation de cette antenne visait à décharger un site saturé et à assurer la continuité du service public de téléphonie, ce qui caractérise une urgence justifiant la suspension. Sur le doute sérieux, il a considéré que le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de l’acte, faute de délégation régulièrement publiée, était propre à créer un tel doute. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l’exécution de l’arrêté contesté, sans faire droit aux demandes d’injonction ou d’astreinte, et a rejeté les conclusions de la commune. Cette décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative et les articles L. 34-9
N° TA83-2301321(TA83-2301321)
Le Tribunal Administratif de Toulon (4ème chambre) a rejeté la requête de la SAS Adiate Sud Est (ASE) comme irrecevable pour tardiveté. La société demandait la décharge de rappels de TVA d’un montant de 219 473 euros pour la période du 1er juillet 2013 au 30 juin 2015. Le tribunal a constaté que la requête, enregistrée le 2 mai 2023, avait été introduite après l’expiration du délai de deux mois suivant la notification de la décision de rejet de sa réclamation du 24 mars 2023, en méconnaissance des articles R. 199-1 du livre des procédures fiscales et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2503789(TA83-2503789)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête en référé suspension de la SA Bouygues Telecom et de la SAS Cellnex France. Celle-ci contestait la décision du maire de Signes du 1er juillet 2025 s'opposant à une déclaration préalable pour l'implantation d'un pylône de téléphonie mobile. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment la violation de l'article UZA 2 du plan local d'urbanisme, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La condition d'urgence n'a pas été examinée en raison de l'absence de doute sérieux. Les sociétés requérantes ont été condamnées à verser 2 000 euros à la commune au titre des frais de justice.