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Le Tribunal administratif de Toulouse annule l’arrêté du 1er mars 2022 par lequel la préfète de l’Ariège avait interdit à M. A... d’acquérir et de détenir des armes des catégories A, B et C sur le fondement de l’article L. 312-3-1 du code de la sécurité intérieure. La juridiction estime que les seules déclarations du requérant lors d’une audition, non corroborées par un signalement ou une condamnation, sont insuffisantes pour établir un comportement dangereux justifiant une telle interdiction. L’arrêté est donc annulé pour erreur d’appréciation, et l’État est condamné à verser 1 200 euros à l’avocat de M. A... au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête en référé suspension de M. A..., qui contestait l'arrêté préfectoral du Tarn suspendant son permis de conduire pour huit mois suite à une conduite en état d'alcoolémie. Le juge a estimé que les moyens soulevés (incompétence de l'auteur de l'acte, défaut de motivation, absence de procédure contradictoire, erreur d'appréciation sur la durée de la suspension et le refus d'un dispositif anti-démarrage) n'étaient manifestement pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la demande a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé la décision du 8 décembre 2022 par laquelle le chef d'établissement du collège Emile Zola avait prononcé une exclusion temporaire d'un jour avec sursis à l'encontre d'un élève pour utilisation de téléphone portable. La juridiction a jugé que cette sanction méconnaissait le règlement intérieur de l'établissement, lequel prévoyait des sanctions disciplinaires uniquement en cas de récidive, non établie en l'espèce. La décision s'appuie sur les articles L. 511-5 et R. 421-5 du code de l'éducation.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. Radan, ressortissant marocain, contestant l'arrêté préfectoral du 29 octobre 2025 le maintenant en rétention administrative. Le requérant soutenait que cette décision était entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'erreur de droit, estimant que les conditions de recevabilité de la demande d'asile étaient sans incidence sur la légalité de la décision de maintien en rétention. S'agissant de l'erreur manifeste d'appréciation, le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur en maintenant M. Radan en rétention, dès lors que sa demande d'asile, présentée après un rejet définitif par la CNDA, visait à faire échec à l'exécution de la mesure d'éloignement. La requête a été rejetée, et les conclusions accessoires (aide juridictionnelle, injonction, frais) ont été écartées.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... B... qui demandait l’effacement de son signalement dans le système d’information Schengen (SIS). Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant ne démontrant pas que son inscription au SIS, consécutive à une obligation de quitter le territoire français (OQTF) devenue définitive, faisait obstacle à sa demande de régularisation au Portugal. Il a également jugé que la mesure sollicitée se heurtait à une contestation sérieuse, l’inscription au SIS étant légalement fondée sur l’article 24 du règlement (UE) 2018/1861 et l’OQTF non exécutée. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B..., ressortissant thaïlandais, qui demandait l'annulation de la décision du préfet de la Haute-Garonne refusant de lui délivrer une carte de résident « longue durée – UE ». Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de sa situation. Sur le fond, il a jugé que le requérant ne justifiait pas de ressources stables, régulières et suffisantes au cours des cinq dernières années, comme l'exige l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui contestait le refus de la préfète de l’Aveyron de lui délivrer une carte de résident. Le requérant invoquait une erreur d’appréciation sur le caractère stable, régulier et suffisant de ses ressources. Le tribunal a estimé que, malgré une activité professionnelle, les revenus annuels de M. B... (notamment 16 006 euros en 2023 et 14 252 euros en 2024) étaient insuffisants pour justifier la délivrance d’une carte de résident, conformément à l’article 3 de l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988. La décision attaquée a donc été jugée légale, et la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par le département de la Haute-Garonne d’un recours en plein contentieux visant à engager la responsabilité de la société Kalitec Génie climatique pour des désordres affectant le réseau de chauffage d’un collège. Le département demandait la condamnation de la société à lui verser plus de 595 000 euros. Par un mémoire enregistré le 3 novembre 2025, le département s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 6 novembre 2025, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur une demande de suspension d'une sanction disciplinaire de vingt jours d'enfermement en cellule disciplinaire infligée à un détenu du centre de détention de Seysses, a rejeté la requête. Le juge a estimé que la condition d'urgence, pourtant présumée en matière de placement en quartier disciplinaire, n'était pas caractérisée en l'espèce, et qu'aucun des moyens soulevés (vice de procédure, défaut de compétence, erreur manifeste d'appréciation) n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision se fonde sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme Khalida Choual et M. Lyamine Khechai, pour leurs enfants mineurs, d’une demande d’annulation de la décision de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) du 10 octobre 2025 mettant fin à leurs conditions matérielles d’accueil. Les requérants contestaient la décision pour incompétence, défaut de motivation et d’examen, ainsi que pour méconnaissance des articles L. 522-1 et L. 551-16 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, jugeant que la décision était suffisamment motivée, prise par une autorité compétente et fondée sur le refus d’une proposition d’hébergement, sans erreur manifeste d’appréciation. En conséquence, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. C..., ressortissant nigérian, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) du 30 septembre 2025 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le requérant invoquait notamment un défaut d’examen, un défaut de motivation, une erreur de fait, et la méconnaissance des articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), ainsi que de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de la requête, estimant que la décision de l’OFII était suffisamment motivée et fondée sur une application correcte des textes, notamment l’article L. 551-15 du CESEDA qui permet de refuser les conditions matérielles d’accueil en cas de demande de réexamen.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. E..., aide-soignant, qui contestait le refus du CHU de Toulouse de reconnaître l’imputabilité au service de son syndrome anxiodépressif. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe, jugeant que le signataire de la décision disposait d’une délégation de signature régulièrement publiée, que l’avis du médecin du travail avait bien été produit, et que la décision était suffisamment motivée en droit et en fait. Sur le fond, le tribunal a estimé que la pathologie « hors tableau » de M. E... ne présentait pas de lien direct et certain avec le service, et que le taux d’incapacité partielle permanente de 25 % n’était pas établi. La demande d’expertise médicale a été rejetée comme inutile, et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la demande de M. B..., militaire, qui contestait le refus du ministre des armées de lui accorder une pension militaire d'invalidité pour des séquelles de contusions dorso-lombaires avec discopathie L4-L5. Le tribunal a appliqué le code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre, notamment ses articles L. 121-4 et L. 121-5, qui conditionnent l'octroi d'une pension à un taux d'invalidité d'au moins 10 %. Se fondant sur le guide-barème indicatif, le tribunal a estimé que les éléments médicaux fournis par M. B... ne démontraient pas un taux d'invalidité atteignant ce seuil, et a rejeté sa requête. La solution retenue confirme ainsi la décision de la commission de recours d'invalidité du 14 décembre 2022.
Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme A... tendant à l'annulation du refus de titre de séjour opposé par le préfet de la Haute-Garonne. La requérante n'a pas régularisé sa requête, malgré deux demandes du greffe, en ne produisant pas la décision attaquée et en ne communiquant pas son adresse. En application des articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée par ordonnance.
Le Tribunal administratif de Toulouse, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du préfet des Hautes-Pyrénées fixant le pays de destination d’une mesure d’éloignement, a transmis l’affaire au Tribunal administratif de Pau. Le juge a estimé que, bien que le requérant fût initialement retenu dans un centre de rétention situé dans le ressort de Toulouse, son assignation à résidence à Tarbes justifiait, dans l’intérêt d’une bonne administration de la justice, l’application des règles de compétence territoriale prévues aux articles R. 922-1 et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est un renvoi pour compétence, fondé sur l’article R. 351-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision « 48 SI » du 5 août 2025 par laquelle le ministre de l'intérieur a invalidé le permis de conduire de M. A... pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas démontré l'impossibilité de recourir à des solutions alternatives pour ses déplacements professionnels, malgré ses horaires atypiques. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment le défaut d'information préalable prévu aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. A..., assistant familial, contestant le refus du département du Tarn de régulariser sa situation et de l'indemniser après qu'aucun enfant ne lui a été confié depuis janvier 2020. Le requérant invoquait la violation des articles L. 423-31 et L. 423-32 du code de l'action sociale et des familles, qui prévoient le versement d'une indemnité d'attente puis la reprise du salaire ou le licenciement après quatre mois sans accueil. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme A... et M. C..., propriétaires d’une maison en bordure de la route nationale 88, qui demandaient la condamnation de la commune de Quins à réparer les préjudices matériel et moral résultant d’infiltrations d’eau. Le tribunal a rejeté leur demande, jugeant que la responsabilité de la commune ne pouvait être engagée, car l’entretien et la gestion des eaux pluviales de la route nationale 88 relèvent de la compétence du département et non de la commune. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de la voirie routière.
Le Tribunal administratif de Toulouse a examiné la requête de M. B..., ressortissant marocain, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour "travailleur saisonnier" et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, estimant que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en se fondant sur l'absence d'autorisation de travail lors de l'embauche, condition requise par l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que le refus n'était pas disproportionné. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral du 8 août 2024, en application des articles L. 421-34 et L. 433-1 du même code, ainsi que de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la société Relyens Mutual Insurance contestant un titre exécutoire émis par l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) pour un montant de 30 317,72 euros. Le tribunal a jugé que le titre exécutoire n’était pas irrégulier, l’erreur matérielle sur la dénomination du débiteur étant sans incidence, et que la responsabilité du centre hospitalier universitaire de Toulouse était engagée en raison de manquements dans la prise en charge orthodontique et chirurgicale de la patiente. La solution retenue confirme l’obligation de payer de l’assureur, en application des dispositions du code de la santé publique relatives à l’indemnisation des accidents médicaux.