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Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B D, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de l'Hérault du 5 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, en raison d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que la décision d'obligation de quitter le territoire était suffisamment motivée en droit, en visant les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi de deux requêtes distinctes, mais jointes, par Mme B C et M. A D, demandant l’annulation des arrêtés du 25 juin 2024 par lesquels le préfet de l’Aveyron leur a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. Les requérants invoquent notamment un défaut de motivation, une méconnaissance du droit d’être entendu, un défaut d’examen sérieux de leur situation, et une violation des articles L. 613-1, R. 521-4 et R. 521-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). À titre subsidiaire, ils sollicitent la suspension de l’exécution de la décision d’éloignement dans l’attente de la décision de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA). Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions des requêtes, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que les arrêtés étaient suffisamment motivés et réguliers au regard des textes applicables, notamment le CESEDA et la charte des droits fondamentaux de l