31 592 décisions disponibles — page 44/1580
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande de la société Shurgard France, qui contestait l'assujettissement à la taxe annuelle sur les locaux de stockage (article 231 ter du CGI) pour des espaces de circulation dans son établissement de Ballainvilliers. La juridiction a jugé que ces espaces, nécessaires à l'accès aux unités de stockage individuelles louées, ne constituaient pas des parties communes exclues de l'assiette, mais faisaient partie intégrante des locaux de stockage imposables. Le tribunal a également confirmé l'inclusion des surfaces d'escaliers dans l'assiette de la taxe.
**Sujet principal** : Contestation par une société de l'assiette d'une cotisation supplémentaire de taxe sur les locaux de stockage, concernant l'inclusion ou non des espaces de circulation dans la surface taxable. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Versailles (7ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de la société Shurgard France. Il juge que les espaces de circulation (hall, couloirs, escaliers) desservant les unités individuelles de stockage louées ne constituent pas des parties communes exclues de l'assiette, mais font partie intégrante des locaux de stockage imposables au sens de l'article 231 ter du CGI. **Textes appliqués** : Article 231 ter du code général des impôts (CGI) définissant les locaux de stockage soumis à la taxe et les modalités de calcul des surfaces.
**Sujet principal** : Contestation par une société de l'assiette d'une taxe sur les locaux de stockage, concernant l'inclusion des espaces de circulation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Versailles. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de la société Shurgard France. Il juge que les espaces de circulation intérieurs desservant les unités de stockage individuelles louées ne constituent pas des parties communes au sens du code général des impôts et sont donc imposables. **Textes appliqués** : L'article 231 ter du code général des impôts, qui définit l'assiette de la taxe sur les locaux de stockage en Île-de-France et exclut les parties communes de cette assiette.
La société Shurgard France contestait devant le Tribunal Administratif de Versailles l'assujettissement à la taxe sur les locaux de stockage (article 231 ter du CGI) pour des espaces de circulation dans son établissement de Montigny-le-Bretonneux. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que ces espaces, nécessaires à l'activité de stockage en libre-service et non constituant des parties communes au sens fiscal, devaient être inclus dans l'assiette de la taxe.
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme B... C... visant à annuler une sanction disciplinaire de 30 jours d'arrêts avec dispense d'écrou prononcée par la gendarmerie nationale. Le tribunal a jugé que la requérante n'apportait pas d'éléments suffisants pour établir l'existence d'un harcèlement moral ou un détournement de pouvoir ayant motivé la sanction. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la défense, notamment les articles L. 4123-10-2 et L. 4122-4, relatifs à la protection des militaires contre les mesures de représailles.
Le Tribunal administratif de Versailles constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. B..., qui demandait une injonction à la préfète de l'Essonne pour obtenir un logement adapté. La juridiction relève que le requérant a signé un bail le 18 décembre 2025 et ne conteste pas l'adéquation de ce logement à ses besoins. Elle fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence d'objet d'une requête.
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête d'un ressortissant haïtien contestant le retrait de sa carte de résident. La juridiction estime que le courrier préfectoral attaqué, sollicitant simplement les observations de l'intéressé, ne constitue pas une décision faisant grief. La requête est donc déclarée irrecevable, sans examen au fond, sur le fondement des règles de procédure administrative.
Le Tribunal Administratif de Versailles a annulé l'arrêté de transfert vers la Slovénie d'une ressortissante turque demandant l'asile en France. La juridiction a estimé que la préfète de l'Essonne n'avait pas procédé à un réexamen effectif de la situation personnelle de la requérante, notamment au regard de ses attaches familiales en France et de son état de vulnérabilité, comme l'exigeait un jugement antérieur. La décision s'appuie sur le règlement Dublin III (UE n°604/2013) et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande de suspension en référé du retrait d'une carte de résident longue durée-UE. Le juge a estimé que le requérant, condamné pour agression sexuelle incestueuse sur mineur, n'avait pas soulevé de moyen créant un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui autorisent le retrait en cas de menace grave pour l'ordre public.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'un détenu visant à obtenir la conservation et la communication de preuves (vidéosurveillance, documents) relatives à des agressions qu'il allègue avoir subies. Le juge a considéré que l'administration pénitentiaire avait déjà procédé à la conservation des images et s'était mise à disposition pour les faire visionner, privant ainsi la demande d'objet et ne caractérisant pas d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a enjoint à la préfète de l'Essonne de convoquer un étranger pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée en raison des conséquences de l'absence de titre sur la situation de l'intéressé, qui avait engagé ses démarches en temps utile mais rencontrait un blocage administratif. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et condamne l'État à verser 500 euros au requérant au titre des frais d'instance.
Le Tribunal administratif de Versailles constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête en annulation et en injonction de M. B..., car la préfète de l'Essonne a, postérieurement à l'introduction du recours, fait droit à sa demande en lui délivrant une carte de séjour. La juridiction rejette également la demande d'allocation de frais présentée sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle se fonde sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, rejette la demande d'un candidat visant à enjoindre au préfet de modifier la nuance politique attribuée à sa liste électorale de « extrême-droite » en « divers droite ». Le juge estime que l'attribution administrative d'une telle nuance, qui n'apparaît pas sur le matériel de vote, ne constitue pas par elle-même une atteinte grave et illégale à une liberté fondamentale affectant la sincérité du scrutin. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative et le décret du 9 décembre 2014.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a été saisi d'une demande de liquidation d'une astreinte. Constatant que l'injonction initiale (ordonnance du 17 décembre 2025) avait été intégralement exécutée par la préfète de l'Essonne, le juge a décidé qu'il n'y avait pas lieu de procéder à cette liquidation. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 911-7 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la demande de suspension et d'injonction formée par un candidat aux élections municipales. Le juge des référés estime que le changement de salle communale imposé tardivement par la mairie, bien que regrettable, ne constitue pas un refus de mise à disposition ni une atteinte grave et illégale à la liberté de réunion. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative et l'article L. 2144-3 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête de M. G... A... visant à annuler son arrêté de reconduite à la frontière vers l'Algérie et son assignation à résidence. La juridiction estime que la décision préfectorale, fondée sur une condamnation pénale entraînant une interdiction définitive du territoire, est suffisamment motivée et que le requérant n'établit pas avoir été privé de son droit à la défense. Elle applique principalement le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les principes généraux du droit de l'Union concernant les droits de la défense.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a rejeté la demande d'une mère d'élève visant à enjoindre l'administration d'affecter immédiatement un professeur de physique-chimie dans un collège des Yvelines. Le juge a estimé que la condition d'absence de contestation sérieuse prévue par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas remplie, les difficultés de recrutement invoquées par l'académie constituant un obstacle sérieux. La carence d'enseignement, bien que regrettable, a été jugée résulter d'une pénurie de candidats et non d'une abstention fautive de l'administration.
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. C... B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que l'arrêté préfectoral était légal, suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les droits de la défense ou le droit au respect de la vie familiale. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment au regard des condamnations pénales de l'intéressé.
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. C... A..., un ressortissant ivoirien, visant l'annulation d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et d'une assignation à résidence. Le juge a estimé que l'OQTF était légalement motivée au regard de la situation administrative et des antécédents du requérant, et que les moyens invoqués, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH concernant sa vie familiale, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant par ordonnance, a rejeté une requête en excès de pouvoir visant l'implicite de rejet d'une demande de titre de séjour. La juridiction a constaté que cette requête était un doublon d'une précédente demande enregistrée la veille. En conséquence, elle a ordonné la radiation de la seconde requête des registres du greffe, sans examen au fond, en application des règles de procédure du code de justice administrative.