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Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. B A d'une demande de décharge des prélèvements sociaux (124 110 euros) acquittés en 2021 suite à la clôture de son plan d'épargne en actions (PEA). La juridiction a d'abord écarté la fin de non-recevoir de l'administration, jugeant la réclamation préalable recevable car les prélèvements avaient bien été effectués le 19 octobre 2021 et non en 2019. Sur le fond, le tribunal a constaté que la plus-value de cession de titres réalisée en 2019 avait été régulièrement placée en report d'imposition sur le fondement de l'article 150-0 B ter du code général des impôts. En conséquence, le tribunal a prononcé la décharge des prélèvements sociaux litigieux, l'administration ne pouvant les imposer avant la fin du report d'imposition.
Le Tribunal Administratif de Versailles a statué sur la requête de M. et Mme B contestant leurs cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2016 à 2023, en raison d’un désaccord sur la surface de leur bien (68 m² revendiqués contre 76,30 m² retenus par l’administration). Le tribunal a constaté que le dégrèvement accordé par l’administration pour les années 2016 et 2017 rendait sans objet les conclusions correspondantes. Sur le fond, il a rejeté le surplus des conclusions, jugeant que la surface réelle de 76,30 m², établie par un constat de géomètre du cadastre non sérieusement contesté, devait être retenue, et que la surface de 68 m² invoquée par les requérants correspondait à une surface corrigée au sens de la loi Carrez, sans incidence fiscale. La décision s’appuie sur les articles 1494, 1495 et 1496 du code général des impôts.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. A d’une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Essonne refusant le renouvellement de son titre de séjour. En défense, la préfète a fait valoir que la requête était devenue sans objet, le dossier de l’intéressé ayant été transféré à la préfecture des Bouches-du-Rhône et sa précédente demande clôturée. Le juge des référés a constaté que ces éléments n’étaient pas contestés et a prononcé un non-lieu à statuer, estimant que la requête était effectivement devenue sans objet.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de la SCI du 42 rue de l'Artoire, qui demandait la décharge d'une amende de 5 000 euros infligée sur le fondement de l'article 1734 du code général des impôts. La société n'a pas établi avoir communiqué à l'administration fiscale, dans le délai imparti, les informations comptables demandées dans le cadre du droit de communication prévu à l'article L. 81 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de la prescription, estimant que l'infraction commise en 2018 n'était pas prescrite lors de la mise en recouvrement de l'amende en 2021.
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. A, un ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Essonne lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal estime que la décision est suffisamment motivée et que le préfet a procédé à un examen individuel de la situation de l'intéressé. Il écarte la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, considérant que la cellule familiale peut être reconstituée au Sénégal, et que la menace pour l'ordre public, justifiée par des condamnations pénales, rend la mesure proportionnée. Enfin, le moyen tiré de la violation de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne est rejeté, celui-ci ne s'appliquant pas aux États membres dans ce contexte.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B, ressortissante marocaine, d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de carte de résident. La requérante invoquait l'urgence, présumée en matière de renouvellement de titre de séjour, et soulevait plusieurs moyens, dont un défaut de motivation et une méconnaissance des articles L. 423-7 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie, faute pour la requérante de justifier de circonstances particulières la caractérisant, et qu'aucun moyen sérieux n'était de nature à créer un doute sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de VERSAILLES a rejeté la demande de la SASU Geo TP, qui contestait des rappels d'impôt sur les sociétés et de TVA pour les exercices 2015 à 2017, ainsi que des pénalités et amendes, pour un montant total de 661 134 euros. La société, active dans les travaux d'adduction d'eau et de gaz, revendiquait notamment l'exonération de zone franche urbaine (ZFU) prévue à l'article 44 octies A du code général des impôts. Le tribunal a jugé que la société ne remplissait pas les conditions pour bénéficier de cette exonération, notamment en raison de l'absence d'un salarié sédentaire à temps plein dans ses locaux et du non-respect du seuil de 25% de chiffre d'affaires réalisé avec des clients situés en ZFU. Par conséquent, les rehaussements fiscaux et les pénalités pour manquement délibéré ont été maintenus.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la commune d'Aulnay-sur-Mauldre visant à obtenir une expertise judiciaire. Cette mesure concerne des désordres affectant le centre de loisirs communal, notamment l'effondrement d'un talus vers le vide sanitaire, imputés à la société ENP, titulaire du lot gros œuvre. Le juge a estimé l'expertise utile pour déterminer les causes, l'étendue des désordres, les travaux nécessaires et les responsabilités encourues, en raison d'un litige né du refus de la société d'intervenir. En revanche, la demande de la commune tendant à imposer à l'expert le dépôt d'un pré-rapport a été rejetée, cette modalité relevant de la libre appréciation de l'expert dans le respect du contradictoire.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B, qui demandait la réduction de son impôt sur le revenu pour 2019. Le requérant contestait l’imputation de la fraction déductible de la CSG, qu’il souhaitait reporter sur ses revenus de 2019 en raison du caractère exceptionnel d’une cession de valeurs mobilières réalisée en 2017. Le tribunal a jugé que, conformément au II de l’article 154 quinquies du code général des impôts, la CSG déductible ne peut être imputée que sur les revenus de l’année de son paiement, soit 2018. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2023. Le juge a estimé que la vacance des logements n'était pas indépendante de la volonté du propriétaire, condition requise par l'article 1389 du code général des impôts pour bénéficier d'un dégrèvement. Il a également écarté le moyen tiré de la prise de position formelle de l'administration sur le fondement des articles L. 80 A et L. 80 B du livre des procédures fiscales, les dégrèvements antérieurs n'étant pas motivés. En conséquence, la demande de décharge de l'imposition et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande de M. A, qui contestait les cotisations de taxe d’habitation et de taxe foncière pour 2020 et 2021 relatives à sa maison à Maule. Le requérant soutenait que la valeur locative était erronée, notamment en raison d’un coefficient d’entretien de 1,2 inadapté et de la vétusté du bien. Le tribunal a jugé que le coefficient d’entretien de 1,20, correspondant à un état « bon », était justifié au vu des éléments du dossier, et que les autres moyens, dont la méconnaissance de la doctrine administrative, n’étaient pas fondés. La solution s’appuie sur les articles 1380, 1388, 1407, 1496 et 1517 du code général des impôts, ainsi que sur les articles 324 H à 324 Q de son annexe III.
Le Tribunal administratif de Versailles annule la décision du 2 novembre 2023 par laquelle le préfet de l'Essonne a refusé le renouvellement de la carte de résident de M. A, ressortissant turc. Le tribunal juge que le préfet ne pouvait légalement opposer à M. A la condition de menace à l'ordre public prévue à l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, cette disposition n'étant pas applicable au renouvellement d'une carte de résident. La substitution de base légale demandée par la préfète, fondée sur l'article L. 432-3 du même code, est également écartée, M. A n'ayant fait l'objet d'aucune condamnation pour les faits visés par ce texte. Le tribunal enjoint à la préfète de délivrer la carte de résident sollicitée dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction avec autorisation de travail et un examen de sa demande de renouvellement de certificat de résidence algérien. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur la délivrance de l'attestation, celle-ci ayant été accordée par une ordonnance antérieure du 10 mars 2025 et un récépissé remis le 19 mars 2025. En revanche, la demande d'injonction pour statuer sur le renouvellement du titre a été rejetée, car elle excède la compétence du juge des référés en raison de son caractère définitif. La décision applique les articles L. 521-3 et L. 511-2 du code de justice administrative, ainsi que les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de l'association France terre d'asile, qui demandait la décharge de la taxe d'habitation à laquelle elle a été assujettie en 2023 pour des logements situés à Élancourt. La solution retenue est fondée sur le non-respect par l'association des obligations déclaratives prévues aux articles 322 et 322 bis de l'annexe III au code général des impôts, condition nécessaire pour bénéficier de l'exonération prévue à l'article 1414 du code général des impôts. Le tribunal écarte les moyens de l'association, jugeant que la possession d'un agrément ou le caractère inédit du refus sont sans incidence sur le bien-fondé de l'imposition.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé suspension de M. B, qui contestait le retrait de son titre de séjour par le préfet des Yvelines. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut d'examen, erreur d'appréciation de la menace pour l'ordre public, atteinte à la vie privée et familiale) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, rendant inutile l'examen de l'urgence. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le juge estime que la mesure, motivée par le trouble à l'ordre public lié à des condamnations pénales et à des signalements, ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'intéressé étant célibataire et sans charge de famille en France. Il écarte également le moyen tiré des risques en cas de retour au Sénégal, faute d'éléments probants et de demande d'asile. La décision est fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête de M. B, qui contestait des rappels de TVA pour la période 2017-2019. Le tribunal écarte le moyen tiré de l’insuffisance de motivation de la proposition de rectification, la procédure de taxation d’office n’étant pas soumise à l’article L. 57 du livre des procédures fiscales. Il juge également que l’activité de récupération de déchets n’est plus exonérée de TVA depuis l’abrogation de l’article 261-3 du code général des impôts, et qu’elle est soumise à la taxe en application de l’article 283-2 sexies du même code. En conséquence, la demande de décharge et les conclusions accessoires sont rejetées.
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. A, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet des Yvelines ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal écarte comme inopérant le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, la décision de transfert ne préjugeant pas de l'examen au fond de la demande par l'Espagne. Il estime également que la remise des brochures d'information en français, langue que l'intéressé comprend, satisfait aux exigences de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013, et qu'aucune incohérence dans le compte rendu d'entretien n'entache la décision. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B, un ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet des Yvelines du 9 avril 2025 lui retirant son titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a estimé que la décision de retrait était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen individuel de la situation, en se fondant sur le casier judiciaire chargé du requérant (vols, violences, menaces). Il a jugé que l'ingérence dans sa vie privée et familiale, au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, était justifiée par la nécessité de préserver l'ordre public. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions indemnitaires.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé suspension de M. A, qui contestait l'invalidation de son permis de conduire. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas introduit de requête au fond, ce qui rend sa demande de suspension irrecevable en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, prise sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, a été rendue sans instruction ni audience.