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Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné la requête de Mme A et autres demandant l'annulation du permis de construire délivré le 7 juillet 2023 par le maire de Saint-Germain-de-la-Grange à la SCCV Saint Germain Plaisir pour la construction de 54 logements. Les requérants invoquaient de nombreux moyens, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'irrégularité de la consultation de la COBAHMA, et la méconnaissance de plusieurs articles du règlement du PLU (UB3, UB9, UB11, UB12, UB13) et du code de l'urbanisme (L. 111-11, L. 111-3). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a mis à la charge des requérants la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de M. A, détenu pour crimes terroristes, contestant son affectation dans un quartier "spécifique" de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir du ministre de la justice, jugeant que cette décision, bien que ne constituant pas un isolement, restreignait significativement les contacts avec les autres détenus et était donc susceptible de recours pour excès de pouvoir. Sur le fond, le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision était justifiée par la nécessité de prévenir les atteintes à l'ordre et à la sécurité publiques, conformément aux dispositions du code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi par la société Chantiers Modernes Construction d’un litige relatif au décompte général d’un marché de construction de passerelles pour le Grand Pôle intermodal de Juvisy-sur-Orge. La société demandait l’arrêt du décompte à un montant de 13 155 100,81 euros HT, le versement d’un solde de 810 571,13 euros HT, la décharge de pénalités de retard de 440 626,18 euros, ainsi que des intérêts moratoires. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ces demandes, considérant que le mémoire en réclamation de la société était tardif au regard des stipulations du cahier des clauses administratives générales (CCAG) applicables, et que, à titre subsidiaire, les demandes de rémunération complémentaire et de décharge des pénalités n’étaient pas fondées. La décision s’appuie notamment sur les articles 50.1.1 du CCAG et les principes de loyauté contractuelle.
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la demande de Mme A, étudiante en soins infirmiers, qui contestait son exclusion définitive de l’Institut de formation de Mantes-la-Jolie (Croix-Rouge française), prononcée en novembre 2021. La requérante invoquait notamment l’incompétence de la juridiction administrative, un défaut de motivation, des irrégularités de procédure et une erreur d’appréciation. Le tribunal a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par l’association, considérant que l’institut exerce une mission de service public et que les décisions litigieuses sont des actes administratifs. Sur le fond, il a annulé les décisions d’exclusion pour vice de procédure, en raison du non-respect du principe du contradictoire et de l’absence de communication préalable du dossier scolaire à l’étudiante, en méconnaissance des articles L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration et 15 de l’arrêté du 21 avril 2007.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, fait droit à la demande de Mme E et ordonne une expertise médicale judiciaire au contradictoire du Centre Hospitalier de Meulan Les Mureaux. Cette mesure, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, est jugée utile pour déterminer les éventuels manquements fautifs lors de sa prise en charge et évaluer ses préjudices. La mission confiée à l'expert inclut l'examen des soins prodigués, l'évaluation des préjudices et l'avis sur une éventuelle perte de chance. Les demandes accessoires des parties (pré-rapport, réserves, dépens) sont rejetées.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Madame C, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet des Yvelines du 11 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Elle a également jugé l'arrêté suffisamment motivé en droit et en fait, conformément aux articles L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Enfin, le tribunal a estimé que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée au regard des dispositions de l'article L. 423-23 du même code.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. E et Mme C, qui contestaient le refus du recteur de l’académie de Versailles d’autoriser l’instruction en famille de leur fille B pour l’année 2024-2025. Les requérants invoquaient une erreur de droit et une erreur manifeste d’appréciation au regard du 4° de l’article L. 131-5 du code de l’éducation, ainsi qu’une atteinte à la vie privée et à l’intérêt supérieur de l’enfant. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était fondée, considérant que l’administration avait correctement apprécié l’adéquation du projet éducatif à la situation de l’enfant sans méconnaître les textes applicables, notamment le code de l’éducation et les conventions internationales invoquées.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. et Mme B d’une demande de désignation d’expert pour déterminer les circonstances de la prise en charge de leur fils par un service hospitalier et évaluer ses préjudices. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête par un acte enregistré le 11 octobre 2024. Le tribunal, statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement d’instance. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater la volonté des parties de mettre fin à la procédure.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de la SARL Villabate, qui contestait une prescription imposée dans son permis de construire pour une véranda à Rambouillet, exigeant une structure en acier. Le projet se situant dans un site patrimonial remarquable, l’architecte des Bâtiments de France (ABF) avait assorti son accord de cette prescription, que le maire était tenu de reprendre en application de l’article R. 425-2 du code de l’urbanisme. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation de l’avis de l’ABF, aucune disposition légale n’imposant une telle motivation. Il a également jugé que la prescription était fondée sur le règlement de l’aire de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine (AVAP), qui impose des matériaux spécifiques pour préserver le caractère patrimonial du site.
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme C et M. D, qui demandaient l’annulation du refus d’autorisation d’instruction en famille pour leur enfant de 3 ans. Le tribunal a jugé que la décision de la commission académique des recours de l’académie de Versailles était suffisamment motivée en droit et en fait, et qu’elle n’était pas entachée d’un défaut d’examen sérieux. Il a également écarté les moyens tirés de l’erreur manifeste d’appréciation, de la méconnaissance de l’intérêt supérieur de l’enfant et du droit à la vie privée et familiale. La solution retenue s’appuie notamment sur les articles L. 131-5, L. 131-11-1 et R. 131-11-6 du code de l’éducation, ainsi que sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi par la société Chantiers Modernes Construction d'un litige relatif au décompte général d'un marché public de travaux de réparation et reconstruction au Grand Pôle intermodal de Juvisy-sur-Orge. La société requérante contestait le rejet de son mémoire en réclamation et demandait l'indemnisation de surcoûts liés à des sujétions techniques imprévues et à la désorganisation du chantier. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de la société, jugeant que son mémoire en réclamation était irrecevable car tardif, et qu'en tout état de cause, les préjudices allégués n'étaient pas établis. La décision s'appuie sur les stipulations du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de travaux.
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. et Mme D, qui demandaient l'annulation de la décision du 8 juillet 2024 de la commission académique de l'académie de Versailles leur refusant l'autorisation d'instruire en famille leur enfant. Le tribunal écarte le moyen tiré de l'irrégularité de la composition de la commission et juge que l'administration n'a pas commis d'erreur de droit en examinant la réalité de la situation propre de l'enfant invoquée au titre du 4° de l'article L. 131-5 du code de l'éducation. Il estime également que le refus n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, l'intérêt supérieur de l'enfant, au sens de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant, étant de suivre une scolarisation en établissement pour son entrée au cours préparatoire.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. et Mme C et A, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Saint-Germain-de-la-Grange pour un ensemble de 54 logements. Le tribunal a jugé que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisant, car ils n'ont pas démontré que le projet était de nature à affecter directement leurs conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de leur bien, conformément à l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. Par conséquent, la requête a été déclarée irrecevable.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. C, qui contestait la décision du maire de Thiverval-Grignon du 12 mars 2022 retirant un permis de construire tacite et refusant un permis pour l’aménagement d’une grange. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe, jugeant que le signataire disposait d’une délégation valable et que la procédure contradictoire prévue à l’article L. 121-1 du code des relations entre le public et l’administration avait été respectée. Sur le fond, il a estimé que les motifs de refus tirés de la méconnaissance des articles UA3 et UA12 du plan local d’urbanisme (PLU) étaient fondés, notamment en raison de l’insuffisance de la voie de desserte pour les engins de secours. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de la société Enh Services, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des rappels de TVA pour un montant total de 261 777 euros. La société, qui exerce une activité dans le domaine solaire, avait été soumise à une vérification de comptabilité ayant conduit à des rehaussements. Le tribunal a jugé que la procédure de taxation d'office était régulière, la société n'ayant pas déposé ses déclarations de TVA dans les délais légaux, et a écarté les moyens relatifs au bien-fondé des impositions, notamment la déductibilité de certaines charges. La décision s'appuie sur les articles L. 66 du livre des procédures fiscales et 39 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. D et Mme B contestant le permis de construire délivré à la société Nexity pour un ensemble de 90 logements à Plaisir, ainsi que le permis modificatif. La juridiction a écarté les moyens d’incompétence et de risque pour la salubrité publique (article R. 111-2 du code de l’urbanisme), ce dernier étant infondé compte tenu de l’avis favorable du service d’assainissement. Le tribunal a toutefois identifié des vices tenant à la méconnaissance des articles UC6 (recul insuffisant par rapport à la rue du Vieux Moulin) et UC10 (hauteur excessive à l’égout du toit) du règlement du PLU. En application de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme, il a sursis à statuer pour permettre la régularisation du permis.
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de la SAS Alapont France, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2016 et 2017. La société soutenait que le contrat avec la régie des transports de Marseille était achevé comptablement et fiscalement en 2016, ce qui rendait injustifié le rehaussement de ses travaux en cours. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale avait correctement appliqué les articles 38 et 209 du code général des impôts, en considérant que les travaux en cours devaient être évalués au prix de revient jusqu'à la réception complète, laquelle n'était pas intervenue en 2016. La demande de décharge des impositions a donc été rejetée.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 10 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du principe du contradictoire, et la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ainsi que de l'accord franco-algérien. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement, en application des articles L. 612-2, L. 612-3, L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande de la SAS Kuntz Couverture, qui sollicitait la décharge de cotisations d'impôt sur les sociétés pour les exercices clos en 2018 et 2019. La société avait été taxée d'office pour défaut de déclaration, conformément aux articles L. 66 et L. 68 du livre des procédures fiscales, après une mise en demeure restée sans effet. Le tribunal a jugé la procédure régulière, écartant le moyen tiré de l'impossibilité de saisir la commission des impôts, cette voie n'étant pas ouverte en cas de taxation d'office. Les conclusions relatives à une pénalité prévue à l'article 1759 du code général des impôts ont été déclarées irrecevables, faute de réclamation préalable.
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de M. B, agent de la protection judiciaire de la jeunesse, contestant l’exécution du jugement du 2 février 2023 ordonnant la reconstitution de sa carrière. Le tribunal a rejeté comme irrecevables les conclusions dirigées contre l’arrêté de détachement du 26 septembre 2023 et les arrêtés de reconstitution de carrière des 11 avril et 28 mai 2024, car ces actes constituent des litiges distincts de l’exécution du jugement. Sur le fond, le tribunal a jugé que l’administration avait entièrement exécuté le jugement en procédant à la reconstitution de carrière et en versant les rappels de rémunération dus, et a donc rejeté les demandes d’annulation, d’injonction et d’indemnisation de M. B. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code général de la fonction publique et des décrets relatifs aux carrières des personnels éducatifs.