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AccueilDroit européen

Droit européen — EUR-Lex

5 670textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2024.

5 670

Total documents

429 633

Avec texte intégral

275 350

Résumés IA

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Législation

Règlement · Directive · Décision · Recommandation

86 854

Jurisprudence UE

Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions

45 587

Textes consolidés

Versions consolidées des textes

28 359

Actes préparatoires

Propositions · Communications · Initiatives

82 771

Relations extérieures

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Autres

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Par année

202420232022202120202019201820172016201520142013
En vigueurAbrogé
Jurisprudence UEAnnée 2024Effacer tout
Jurisprudence CJUE62024CJ0318

Jurisprudence CJUE — 62024CJ0318

29 juillet 2024

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Jurisprudence CJUE62023CJ0119

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 29 juillet 2024.#Virgilijus Valančius contre Lietuvos Republikos Vyriausybė.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Vilniaus apygardos administracinis teismas.#Renvoi préjudiciel – Article 19, paragraphe 2, troisième alinéa, TUE – Article 254, deuxième alinéa, TFUE – Nomination des juges du Tribunal de l’Union européenne – Garanties d’indépendance – Capacité requise pour l’exercice de hautes fonctions juridictionnelles – Procédure nationale de proposition d’un candidat aux fonctions de juge du Tribunal de l’Union européenne – Groupe d’experts indépendants chargé d’évaluer les candidats – Liste de mérite des candidats remplissant les exigences prévues à l’article 19, paragraphe 2, troisième alinéa, TUE et à l’article 254, deuxième alinéa, TFUE – Proposition d’un candidat figurant sur la liste de mérite autre que le candidat le mieux classé – Avis du comité prévu à l’article 255 TFUE sur l’adéquation des candidats.#Affaire C-119/23.

Cet arrêt précise les exigences de l'Union européenne concernant la procédure nationale de sélection des candidats au Tribunal de l'Union. Il confirme que les États membres doivent établir une liste de mérite classant les candidats remplissant les conditions d'indépendance et de compétence, mais que le gouvernement national conserve la liberté de proposer au Conseil un candidat figurant sur cette liste, même s'il n'est pas le mieux classé. La Cour souligne que cette proposition doit néanmoins respecter l'obligation de motiver tout écart par rapport au classement établi par le groupe d'experts indépendants.

29 juillet 2024

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Jurisprudence CJUE62024CN0520

Affaire C-520/24 P: Pourvoi formé le 29 juillet 2024 par Jaw de Croon Holding BV contre l’arrêt du Tribunal (sixième chambre) rendu le 29 mai 2024 dans l’affaire T-77/23, Jaw de Croon Holding/OCVV

Il s'agit d'un pourvoi devant la Cour de justice de l'Union européenne contre un arrêt du Tribunal de première instance, concernant un litige en matière de droit de la concurrence et de contrôle des concentrations. L'affaire porte sur l'évaluation par l'OCVV (l'Autorité néerlandaise des marchés financiers) d'une opération de concentration et sur l'application du règlement sur les concentrations. Le pourvoi vise à contester l'interprétation et l'application des règles européennes en la matière par le Tribunal.

29 juillet 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CA0713

Affaire C-713/22, LivaNova: Arrêt de la Cour (Grande chambre) du 29 juillet 2024 (demande de décision préjudicielle de la Corte suprema di cassazione – Italie) – LivaNova plc / Ministero dell'Economia e delle Finanze, Ministero dell'Ambiente e della Tutela del Territorio e del Mare, Presidenza del Consiglio dei ministri (Renvoi préjudiciel – Sociétés – Scissions des sociétés anonymes – Sixième directive 82/891/CEE – Article 3, paragraphe 3, sous b) – Scission par constitution de nouvelles sociétés – Notion d’élément du patrimoine passif [non] attribué dans le projet de scission – Responsabilité solidaire de ces nouvelles sociétés pour le passif résultant de comportements de la société scindée antérieurs à cette scission)

Cet arrêt interprète la notion d'« élément du patrimoine passif non attribué » au sens de la directive sur les scissions, en précisant que les nouvelles sociétés issues d'une scission peuvent être tenues solidairement responsables des dettes liées à des comportements antérieurs de la société scindée, même si ces dettes ne sont pas explicitement mentionnées dans le projet de scission. La Cour indique que cette responsabilité s'applique notamment lorsque les créanciers ne peuvent identifier, au moment de la scission, l'ensemble des éléments du passif concernés par les agissements de la société scindée.

29 juillet 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CA0697

Affaire C-697/22 P: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 29 juillet 2024 – Koiviston Auto Helsinki Oy, anciennement Helsingin Bussiliikenne Oy / Commission européenne, République de Finlande, Nobina Oy, Nobina AB [Pourvoi – Aides d’État – SA.33846 (2015/C) (ex 2014/NN) (ex 2011/CP) – Élément pertinent postérieur à la publication de la décision d’ouverture de la procédure formelle d’examen – Identification du bénéficiaire de l’aide – Obligation de publier une décision d’ouverture modificative – Droit du bénéficiaire de l’aide de faire valoir ses observations – Formalité substantielle – Incompatibilité avec le marché intérieur – Récupération de l’aide ordonnée par la Commission européenne – Montant à récupérer – Compétence de l’État membre concerné]

Cet arrêt traite des obligations procédurales de la Commission européenne en matière de contrôle des aides d'État, notamment lorsqu'un élément nouveau (ici l'identification du bénéficiaire réel) apparaît après l'ouverture de la procédure formelle d'examen. La Cour précise que dans une telle situation, la Commission doit publier une décision d'ouverture modificative pour garantir le droit à être entendu du bénéficiaire concerné, cette formalité étant substantielle.

29 juillet 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CN0522

Affaire C-522/24, Ministero della Difesa: Demande de décision préjudicielle présentée par le Consiglio di Stato (Italie) le 29 juillet 2024 – BG/Ministero della Difesa

Cette demande préjudicielle concerne l'interprétation des règles de l'Union en matière de marchés publics de défense et de sécurité. Elle vise à clarifier les conditions dans lesquelles un État membre peut invoquer des motifs de sécurité essentielle pour déroger aux principes fondamentaux du droit de l'Union, notamment la libre circulation des marchandises et la liberté d'établissement. La réponse de la Cour guidera les juridictions nationales sur la portée de l'exception de sécurité dans le cadre d'un contrat de défense.

29 juillet 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CA0436

Affaire C-436/22, ASCEL: Arrêt de la Cour (première chambre) du 29 juillet 2024 (demande de décision préjudicielle du Tribunal Superior de Justicia de Castilla y León – Espagne) – Asociación para la Conservación y Estudio del Lobo Ibérico (ASCEL) / Administración de la Comunidad de Castilla y León [Renvoi préjudiciel – Conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages – Directive 92/43/CEE – Articles 2, 4, 11, 12, 14, 16 et 17 – Système de protection stricte des espèces animales – Canis lupus (loup) – Exploitation cynégétique – Évaluation de l’état de conservation des populations de l’espèce concernée – État de conservation défavorable inadéquat de cette espèce – Exploitation incompatible avec le maintien ou le rétablissement de l’espèce dans un état de conservation favorable – Prise en considération de toutes les données scientifiques les plus récentes]

Cet arrêt précise les conditions strictes pour autoriser la chasse du loup ibérique sous la directive Habitats. La Cour estime qu'une exploitation cynégétique est incompatible avec l'objectif de conservation lorsque l'espèce présente un état de conservation défavorable inadéquat, et exige que les autorités s'appuient sur toutes les données scientifiques récentes pour cette évaluation.

29 juillet 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CA0623

Affaire C-623/22, Belgian Association of Tax Lawyers e.a.: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 29 juillet 2024 (demande de décision préjudicielle de la Cour constitutionnelle – Belgique) – Belgian Association of Tax Lawyers, e.a. / Premier ministre/ Eerste Minister [Renvoi préjudiciel – Coopération administrative dans le domaine fiscal – Échange automatique et obligatoire d’informations en rapport avec les dispositifs transfrontières devant faire l’objet d’une déclaration – Directive 2011/16/UE, telle que modifiée par la directive (UE) 2018/822 – Article 8 bis ter, paragraphe 1 – Obligation de déclaration – Article 8 bis ter, paragraphe 5 – Obligation subsidiaire de notification – Secret professionnel – Validité – Articles 7, 20 et 21 ainsi qu’article 49, paragraphe 1, de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Droit au respect de la vie privée – Principes d’égalité de traitement et de non-discrimination – Principe de légalité en matière pénale – Principe de sécurité juridique]

Cet arrêt de la Cour de justice confirme la validité des obligations de déclaration et de notification prévues par la directive DAC6 en matière de dispositifs fiscaux transfrontières, en les conciliant avec le secret professionnel des avocats. La Cour juge que ces obligations, bien que constituant une ingérence dans le droit au respect de la vie privée, sont proportionnées et justifiées par l'objectif de lutte contre l'évasion fiscale. Elle précise également que le principe de légalité en matière pénale n'est pas méconnu, car les sanctions pour non-respect relèvent du droit national des États membres.

29 juillet 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CA0624

Affaire C-624/22, BP France: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 29 juillet 2024 (demande de décision préjudicielle du Conseil d'État – France) – BP France SAS / Ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique [Renvoi préjudiciel – Promotion de l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables – Directive 2009/28/CE – Articles 17 et 18 – Directive 2018/2001/CE – Articles 25, 29 et 30 – Critères de durabilité et de réduction des émissions de gaz à effet de serre – Vérification du respect de ces critères – Biocarburants utilisés pour le transport – Production de carburants selon le procédé de cotraitement – Preuves de conformité auxdits critères de durabilité – Méthode du bilan massique – Méthodes d’évaluation de la teneur en huiles végétales hydrotraitées (HVO) dans les carburants produits selon ce procédé – Réglementation d’un État membre exigeant une analyse physique au carbone 14 – Article 34 TFUE – Libre circulation des marchandises]

Cet arrêt clarifie les méthodes de preuve admissibles pour démontrer le respect des critères de durabilité des biocarburants dans le cadre des directives européennes. La Cour juge qu'une réglementation nationale qui impose systématiquement une analyse physique au carbone 14 pour vérifier la teneur en biocarburants, au mépris de la méthode du bilan massique prévue par le droit de l'Union, constitue une entrave à la libre circulation des marchandises. Elle précise ainsi les obligations des États membres en matière de contrôle, en soulignant la primauté des règles de preuve harmonisées au niveau européen.

29 juillet 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0202_RES

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 29 juillet 2024.#Minister for Justice and Equality contre MA.#Renvoi préjudiciel – Accord de commerce et de coopération entre l’Union européenne et la Communauté européenne de l’énergie atomique, d’une part, et le Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord, d’autre part – Remise d’une personne au Royaume-Uni aux fins de poursuites pénales – Compétence de l’autorité judiciaire d’exécution – Risque de violation d’un droit fondamental – Article 49, paragraphe 1, et article 52, paragraphe 3, de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Principe de légalité des délits et des peines – Modification, défavorable à cette personne, du régime de libération conditionnelle.#Affaire C-202/24.

Cet arrêt précise les conditions de la remise d'une personne au Royaume-Uni au titre de l'Accord de commerce et de coopération. La Cour statue que l'autorité judiciaire d'exécution doit vérifier si la remise expose l'individu à un risque réel de violation de l'article 49 de la Charte des droits fondamentaux, notamment en cas de modification défavorable du régime de libération conditionnelle. Elle confirme ainsi l'obligation de contrôle du respect des droits fondamentaux, même dans le cadre de la coopération pénale avec le Royaume-Uni post-Brexit.

29 juillet 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CA0774

Affaire C-774/22, FTI Touristik (Élément d’extranéité): Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 29 juillet 2024 (demande de décision préjudicielle de l’Amtsgericht Nürnberg – Allemagne) – JX / FTI Touristik GmbH [Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière civile – Compétence judiciaire, reconnaissance et exécution des décisions en matière civile et commerciale – Règlement (UE) no 1215/2012 – Article 18 – Compétence judiciaire en matière de contrats conclus par les consommateurs – Détermination de la compétence internationale et territoriale des juridictions d’un État membre – Élément d’extranéité – Voyage dans un État tiers]

Cet arrêt précise que l'article 18 du règlement Bruxelles I bis, qui protège la compétence des juridictions du domicile du consommateur, s'applique même lorsque le voyage objet du contrat se déroule entièrement dans un État tiers. La Cour confirme ainsi que l'élément d'extranéité nécessaire pour l'application du règlement peut être satisfait par la seule situation transfrontalière entre le professionnel et le consommateur, sans que le lieu d'exécution du service doive être situé dans l'Union.

29 juillet 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0202

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 29 juillet 2024.#MA.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Supreme Court (Irlande).#Renvoi préjudiciel – Accord de commerce et de coopération entre l’Union européenne et la Communauté européenne de l’énergie atomique, d’une part, et le Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord, d’autre part – Remise d’une personne au Royaume-Uni aux fins de poursuites pénales – Compétence de l’autorité judiciaire d’exécution – Risque de violation d’un droit fondamental – Article 49, paragraphe 1, et article 52, paragraphe 3, de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Principe de légalité des délits et des peines – Modification, défavorable à cette personne, du régime de libération conditionnelle.#Affaire C-202/24.

Cet arrêt de la Grande Chambre précise les conditions de la remise d'une personne au Royaume-Uni au titre de l'Accord de commerce et de coopération. La Cour juge que l'autorité judiciaire d'exécution doit refuser la remise si elle constate un risque réel de violation du principe de légalité des délits et des peines, garanti par la Charte des droits fondamentaux, en raison d'une modification rétroactive défavorable du régime de libération conditionnelle.

29 juillet 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CA0768

Affaire C-768/22: Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 29 juillet 2024 – Commission européenne / République portugaise (Manquement d’État – Directive 2005/36/CE – Reconnaissance des qualifications professionnelles – Titres de formation d’architecte – Article 49, paragraphe 1 – Droits acquis – Ingénieurs civils habilités à réaliser des projets architecturaux – Article 59, paragraphe 3 – Exigences limitant l’accès à une profession ou son exercice – Articles 45, 49 et 56 TFUE – Entrave à la libre circulation des travailleurs, à la liberté d’établissement et à la libre prestation de services)

La Cour de justice constate un manquement du Portugal pour avoir maintenu, au-delà de la période transitoire prévue, des droits acquis permettant à des ingénieurs civils de réaliser des projets architecturaux sans détenir le titre d'architecte reconnu par la directive 2005/36/CE. Cette législation nationale constitue une entrave injustifiée aux libertés de circulation, car elle crée une inégalité de traitement au détriment des architectes qualifiés d'autres États membres.

29 juillet 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0624

Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 29 juillet 2024.#BP France SAS contre Ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Conseil d'État (France).#Renvoi préjudiciel – Promotion de l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables – Directive 2009/28/CE – Articles 17 et 18 – Directive 2018/2001/CE – Articles 25, 29 et 30 – Critères de durabilité et de réduction des émissions de gaz à effet de serre – Vérification du respect de ces critères – Biocarburants utilisés pour le transport – Production de carburants selon le procédé de cotraitement – Preuves de conformité auxdits critères de durabilité – Méthode du bilan massique – Méthodes d’évaluation de la teneur en huiles végétales hydrotraitées (HVO) dans les carburants produits selon ce procédé – Réglementation d’un État membre exigeant une analyse physique au carbone 14 – Article 34 TFUE – Libre circulation des marchandises.#Affaire C-624/22.

Cet arrêt clarifie les méthodes de preuve admissibles pour démontrer le respect des critères de durabilité des biocarburants dans le cadre des directives européennes. La Cour juge qu'une réglementation nationale qui impose systématiquement une analyse physique au carbone 14 pour vérifier la teneur en biocarburants, au mépris des méthodes de bilan massique prévues par le droit de l'Union, constitue une entrave à la libre circulation des marchandises prohibée par l'article 34 TFUE. Elle précise ainsi les obligations des États membres en matière de preuve et les limites de leur pouvoir de contrôle dans ce domaine.

29 juillet 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0624_SUM

Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 29 juillet 2024.#BP France SAS contre Ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique.#Renvoi préjudiciel – Promotion de l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables – Directive 2009/28/CE – Articles 17 et 18 – Directive 2018/2001/CE – Articles 25, 29 et 30 – Critères de durabilité et de réduction des émissions de gaz à effet de serre – Vérification du respect de ces critères – Biocarburants utilisés pour le transport – Production de carburants selon le procédé de cotraitement – Preuves de conformité auxdits critères de durabilité – Méthode du bilan massique – Méthodes d’évaluation de la teneur en huiles végétales hydrotraitées (HVO) dans les carburants produits selon ce procédé – Réglementation d’un État membre exigeant une analyse physique au carbone 14 – Article 34 TFUE – Libre circulation des marchandises.#Affaire C-624/22.

Cet arrêt clarifie les méthodes de preuve admissibles pour démontrer le respect des critères de durabilité des biocarburants dans le cadre du procédé de cotraitement. La Cour juge qu'une réglementation nationale qui impose systématiquement une analyse physique au carbone 14, en excluant la méthode du bilan massique prévue par le droit de l'Union, constitue une entrave à la libre circulation des marchandises. Elle précise ainsi l'interaction entre les directives sur les énergies renouvelables et les obligations de preuve des opérateurs économiques.

29 juillet 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0697_RES

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 29 juillet 2024.#Koiviston Auto Helsinki Oy contre Commission européenne.#Pourvoi – Aides d’État – SA.33846 (2015/C) (ex 2014/NN) (ex 2011/CP) – Élément pertinent postérieur à la publication de la décision d’ouverture de la procédure formelle d’examen – Identification du bénéficiaire de l’aide – Obligation de publier une décision d’ouverture modificative – Droit du bénéficiaire de l’aide de faire valoir ses observations – Formalité substantielle – Incompatibilité avec le marché intérieur – Récupération de l’aide ordonnée par la Commission européenne – Montant à récupérer – Compétence de l’État membre concerné.#Affaire C-697/22 P.

Cet arrêt précise les obligations procédurales de la Commission européenne en matière de contrôle des aides d'État, notamment lorsqu'un élément nouveau (comme l'identification d'un bénéficiaire) survient après l'ouverture de la procédure formelle d'examen. La Cour confirme que la Commission doit, dans ce cas, publier une décision d'ouverture modificative pour garantir le droit des parties concernées à être entendues, cette formalité étant substantielle. L'arrêt rappelle également que le calcul du montant à récupérer relève de la compétence de l'État membre chargé de l'exécution de la décision de récupération.

29 juillet 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CA0014

Affaire C-14/23, Perle: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 29 juillet 2024 (demande de décision préjudicielle du Conseil d'État – Belgique) – XXX / État belge, représenté par la Secrétaire d’État à l’Asile et la Migration [Renvoi préjudiciel – Politique d’immigration – Directive (UE) 2016/801 – Conditions d’entrée et de séjour des ressortissants de pays tiers à des fins d’études – Article 20, paragraphe 2, sous f) – Demande d’admission sur le territoire d’un État membre à des fins d’études – Autres finalités – Refus de visa – Motifs de rejet de la demande – Absence de transposition – Principe général d’interdiction des pratiques abusives – Article 34, paragraphe 5 – Autonomie procédurale des États membres – Droit fondamental à un recours juridictionnel effectif – Article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne]

Cet arrêt interprète l'article 20, paragraphe 2, sous f), de la directive 2016/801, en précisant que les autorités nationales peuvent refuser un visa étudiant si elles constatent que la demande a pour but principal de contourner les règles d'immigration, même en l'absence de transposition explicite de cette disposition. La Cour rappelle que ce refus doit respecter le droit à un recours effectif garanti par l'article 47 de la Charte, sans que l'article 34, paragraphe 5, de la directive n'impose une forme procédurale spécifique aux États membres pour motiver une telle décision.

29 juillet 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CA0185

Affaire C-185/23, protectus: Arrêt de la Cour (Grande chambre) du 29 juillet 2024 (demande de décision préjudicielle du Najvyšší správny súd Slovenskej republiky – Slovaquie) – protectus s.r.o., anciennement BONUL, s.r.o. / Výbor Národnej rady Slovenskej republiky na preskúmavanie rozhodnutí Národného bezpečnostného úradu (Renvoi préjudiciel – Décision 2013/488/UE – Informations classifiées – Habilitation de sécurité d’établissement – Retrait de l’habilitation – Non-divulgation d’informations classifiées fondant le retrait – Article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Obligation de motivation – Accès au dossier – Principe du contradictoire – Article 51 de la charte des droits fondamentaux – Mise en œuvre du droit de l’Union)

Cet arrêt de la Grande Chambre précise les garanties procédurales applicables lors du retrait d'une habilitation de sécurité pour une entreprise, dans le cadre de la mise en œuvre de la décision 2013/488/UE sur les informations classifiées. La Cour juge que l'article 47 de la Charte des droits fondamentaux s'applique et impose, même pour des motifs de sécurité nationale, que l'entreprise concernée ait un accès effectif au dossier et puisse se défendre utilement, sous le contrôle d'un juge. Elle rappelle que ces obligations s'imposent aux autorités nationales lorsqu'elles mettent en œuvre le droit de l'Union.

29 juillet 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CA0286

Affaire C-286/23, Asociaţia Crescătorilor de Vaci Bălţată Românească Tip Simmental: Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 29 juillet 2024 (demande de décision préjudicielle de la Curtea de Apel Braşov – Roumanie) – Asociaţia Crescătorilor de Vaci Bălţată Românească Tip Simmental / Genetica din Transilvania Cooperativă Agricolă, Agenţia Naţională pentru Zootehnie Prof. Dr. G. K. Constantinescu [Renvoi préjudiciel – Politique agricole commune – Règlement (UE) 2016/1012 – Reproducteurs de race pure – Procédure d’agrément des organismes de sélection – Procédure d’approbation des programmes de sélection – Possibilité de refuser l’approbation d’un programme de sélection supplémentaire pour la même race, concernant le même territoire, si cette approbation est susceptible de compromettre un programme de sélection déjà existant – Droit des éleveurs d’animaux de race pure de choisir entre les différents programmes de sélection existants]

Cet arrêt clarifie les conditions dans lesquelles un État membre peut refuser l'approbation d'un programme de sélection supplémentaire pour une race bovine, en interprétant le règlement (UE) 2016/1012. La Cour juge qu'un tel refus est possible s'il est établi que le nouveau programme compromettrait sérieusement la viabilité économique ou les objectifs génétiques d'un programme existant, et non pour le seul motif qu'il créerait une concurrence. Elle rappelle également le droit des éleveurs de choisir librement entre les programmes de sélection agréés.

29 juillet 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62024TN0387

Affaire T-387/24: Recours introduit le 26 juillet 2024 – Makhlouf/Conseil

Ce recours concerne une action en annulation dirigée contre le Conseil de l'Union européenne, portant sur des mesures restrictives (gel des avoirs) prises dans le cadre de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC). L'affaire examine le respect des droits de la défense et du droit à un recours effectif lors de l'inscription et du maintien d'une personne sur une liste de sanctions.

26 juillet 2024

Détail →
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