Droit européen — EUR-Lex
46 726textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE.
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165 043Par année
Affaire C-271/23: Arrêt de la Cour (Grande chambre) du 27 janvier 2026 – Commission européenne / Hongrie [Manquement d’État – Article 258 TFUE – Recevabilité – Décision (UE) 2021/3 – Position à prendre, au nom de l’Union européenne, lors de la reconvocation de la soixante-troisième session de la Commission des stupéfiants, créée par le Conseil économique et social des Nations unies, en ce qui concerne l’inscription du cannabis et des substances apparentées aux tableaux annexés à la convention unique sur les stupéfiants de 1961, modifiée par le protocole de 1972, et à la convention sur les substances psychotropes de 1971 – Prise de position et vote d’un État membre contraires à cette position de l’Union – Article 4, paragraphe 3, TUE – Principe de coopération loyale – Effets du comportement reproché à la date d’expiration du délai fixé dans l’avis motivé – Effets continus sur l’unité et la cohérence de l’action internationale de l’Union – Article 3, paragraphe 2, TFUE – Compétence externe exclusive – Affectation de règles communes ou altération de leur portée – Exception d’illégalité soulevée en défense – Irrecevabilité]
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la Hongrie pour manquement à ses obligations en vertu du principe de coopération loyale (article 4, paragraphe 3, TUE). En cause, le vote et la prise de position de la Hongrie, contraires à la position de l'Union, lors d'une session de la Commission des stupéfiants de l'ONU concernant le classement du cannabis. Cet arrêt confirme que, même après l'expiration du délai de l'avis motivé, un État membre peut être sanctionné si son comportement passé continue de porter atteinte à l'unité et à la cohérence de l'action internationale de l'Union dans un domaine relevant de sa compétence externe exclusive.
27 janvier 2026
Ordonnance du vice-président de la Cour du 26 janvier 2026.#Société d'exploitation des ports du Détroit contre Commission européenne.#Pourvoi – Intervention – Demande d’intervention introduite après l’expiration du délai de six semaines prévu à l’article 143, paragraphe 1, du règlement de procédure du Tribunal – Article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Recevabilité ».#Affaire C-742/25 P(I).
Cette ordonnance du vice-président de la Cour de justice de l'Union européenne, rendue dans le cadre d'un pourvoi, admet la recevabilité d'une demande d'intervention présentée tardivement. Elle précise que le dépassement du délai de six semaines prévu à l'article 143, paragraphe 1, du règlement de procédure du Tribunal peut être excusé au regard du droit à un recours effectif garanti par l'article 47 de la Charte des droits fondamentaux. Pour le praticien français, cette décision assouplit les conditions de recevabilité des interventions tardives devant les juridictions de l'Union, en privilégiant la protection juridictionnelle effective sur la rigueur procédurale.
26 janvier 2026
Affaire T-55/26: Recours introduit le 26 janvier 2026 – Casa Granado Laboratórios Farmácias e Drogarias/EUIPO – Boss (BOSSA GRANADO – RIO)
L'affaire T-55/26 oppose Casa Granado Laboratórios Farmácias e Drogarias à l'EUIPO concernant la marque de l'Union européenne "BOSSA GRANADO – RIO". Le recours, introduit le 26 janvier 2026, vise à contester une décision de l'Office relative à une opposition formée par le titulaire de la marque antérieure "BOSS". Pour un professionnel du droit français, cette affaire illustre les critères d'appréciation du risque de confusion et de la similitude phonétique et visuelle entre marques complexes, dans le cadre du contentieux des marques de l'Union européenne.
26 janvier 2026
Affaire C-30/26, SHR Germany: Demande de décision préjudicielle présentée par le Landgericht Köln (Allemagne) le 26 janvier 2026 – SHR Germany GmbH/RL
Cette demande préjudicielle du tribunal allemand vise à clarifier l'application des règles de l'UE sur la responsabilité du fait des produits défectueux. Elle concerne l'interprétation de la directive 85/374/CEE, notamment pour déterminer si un défaut de conception peut être retenu lorsque les risques d'un produit étaient scientifiquement inconnus au moment de sa mise sur le marché.
26 janvier 2026
Ordonnance du Tribunal (troisième chambre) du 26 janvier 2026.#République de Pologne contre Commission européenne.#Recours en annulation – Aides d’État – Transports – Aide concernant une infrastructure de transport – Aide existante – Acte non susceptible de recours – Acte purement confirmatif – Irrecevabilité.#Affaire T-201/25.
Le Tribunal de l'Union européenne rejette comme irrecevable le recours en annulation introduit par la Pologne contre une décision de la Commission européenne relative à une aide d'État dans le secteur des transports. La décision attaquée est considérée comme un acte purement confirmatif d'une décision antérieure et non comme un acte faisant grief, ce qui la rend insusceptible de recours. Cette ordonnance rappelle les strictes conditions de recevabilité des recours en annulation, notamment l'absence de nouveauté substantielle dans un acte qui se borne à confirmer une situation juridique préexistante.
26 janvier 2026
Affaire T-201/25: Ordonnance du Tribunal du 26 janvier 2026 – Pologne/Commission (Recours en annulation – Aides d’État – Transports – Aide concernant une infrastructure de transport – Aide existante – Acte non susceptible de recours – Acte purement confirmatif – Irrecevabilité)
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable le recours en annulation introduit par la Pologne contre une décision de la Commission européenne relative à une aide d'État dans le secteur des transports. La juridiction a considéré que l'acte attaqué était un acte purement confirmatif d'une décision antérieure et ne constituait pas un acte susceptible de recours. Cette ordonnance rappelle les strictes conditions de recevabilité des recours en annulation, notamment l'impossibilité de contester un acte qui se borne à confirmer un acte antérieur devenu définitif.
26 janvier 2026
Avis 1/25: Demande d'avis présentée par la Commission européenne au titre de l'article 218, paragraphe 11, TFUE
La Cour de justice de l'Union européenne est saisie par la Commission européenne d'une demande d'avis (procédure Avis 1/25) sur la compatibilité d'un accord international envisagé avec les traités, conformément à l'article 218, paragraphe 11, TFUE. Cette procédure préventive vise à déterminer si l'Union dispose de la compétence exclusive ou partagée pour conclure cet accord, et si son contenu est conforme au droit primaire de l'UE. Pour un professionnel du droit français, cet avis est crucial car il fixera les limites des compétences externes de l'Union et pourrait impacter la marge de manœuvre des États membres dans le domaine concerné.
26 janvier 2026
Ordonnance du vice-président de la Cour du 26 janvier 2026.#Société d'exploitation des ports du Détroit contre Commission européenne.#Pourvoi – Intervention – Demande d’intervention introduite après l’expiration du délai de six semaines prévu à l’article 143, paragraphe 1, du règlement de procédure du Tribunal – Article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Recevabilité.#Affaire C-742/25 P(I).
Cette ordonnance du vice-président de la Cour de justice de l'Union européenne, rendue dans le cadre d'un pourvoi, admet la recevabilité d'une demande d'intervention présentée après l'expiration du délai de six semaines prévu à l'article 143, paragraphe 1, du règlement de procédure du Tribunal. La Cour fonde sa décision sur l'article 47 de la Charte des droits fondamentaux, garantissant un droit à un recours effectif, pour écarter la forclusion et permettre à la Société d'exploitation des ports du Détroit d'intervenir dans le litige l'opposant à la Commission européenne.
26 janvier 2026
Ordonnance du Tribunal (troisième chambre) du 26 janvier 2026.#République de Pologne contre Commission européenne.#Recours en annulation – Aides d’État – Transports – Aide concernant une infrastructure de transport – Aide existante – Acte non susceptible de recours – Acte purement confirmatif – Irrecevabilité.#Affaire T-201/25.
26 janvier 2026
Affaire T-54/26: Recours introduit le 25 janvier 2026 – Kosiorek/EUIPO – Romanowski (CERAMIZATOR)
La Cour de l'Union européenne est saisie d'un recours formé par M. Kosiorek contre une décision de l'EUIPO dans un litige l'opposant à M. Romanowski concernant la marque de l'Union européenne "CERAMIZATOR". Le requérant conteste la validité de cette marque, invoquant probablement des motifs relatifs à la distinctivité ou à des droits antérieurs. Cette affaire illustre les voies de recours disponibles en droit des marques de l'UE devant le Tribunal.
25 janvier 2026
Affaire T-57/26: Recours introduit le 23 janvier 2026 – Flughafen Dortmund/Commission
L'affaire T-57/26 oppose l'aéroport de Dortmund à la Commission européenne concernant une décision relative aux aides d'État. Le recours vise à contester la qualification ou le traitement d'aides publiques accordées à l'aéroport, potentiellement en lien avec des mesures de compensation ou des financements publics. Cette jurisprudence est pertinente pour les professionnels du droit français intervenant dans le secteur des transports et des aides d'État, car elle clarifie les conditions de compatibilité des financements aéroportuaires avec le marché intérieur.
23 janvier 2026
Affaire C-26/26, Exsan: Demande de décision préjudicielle présentée par le Hof van Cassatie (Belgique) le 23 janvier 2026 – Exsan NV/CMA CGM SA
La Cour de justice de l'Union européenne est saisie d'une question préjudicielle par la Cour de cassation belge portant sur l'interprétation du règlement (CE) n° 44/2001 (Bruxelles I) en matière de compétence judiciaire dans le transport maritime. L'affaire Exsan NV/CMA CGM SA concerne la détermination du tribunal compétent pour connaître d'une action en responsabilité contractuelle intentée par un chargeur contre un transporteur maritime, en l'absence de clause attributive de juridiction. Cette décision clarifiera les critères de rattachement pour les litiges internationaux en droit des transports.
23 janvier 2026
Affaire T-51/26: Recours introduit le 23 janvier 2026 – QI/Commission
L'affaire T-51/26 concerne un recours introduit par QI contre la Commission européenne le 23 janvier 2026. Le requérant conteste vraisemblablement un acte ou une décision de la Commission, et l'arrêt à venir précisera les conditions de recevabilité et le bien-fondé du recours en droit de l'Union. Cette affaire est pertinente pour les praticiens du droit français car elle illustre les voies de recours directes devant le Tribunal de l'Union européenne contre les institutions.
23 janvier 2026
Affaire C-28/26, Volkswagen: Demande de décision préjudicielle présentée par le Landesgericht Steyr (Autriche) le 23 janvier 2026 – Mayrhofer KG/Volkswagen AG
La Cour de justice de l'Union européenne est saisie d'une question préjudicielle autrichienne dans l'affaire C-28/26, opposant Mayrhofer KG à Volkswagen AG. Cette demande porte sur l'interprétation du droit de l'Union en matière de responsabilité du fait des produits défectueux et de protection des consommateurs, dans le contexte des émissions polluantes des véhicules. Le litige vise à déterminer si un acheteur peut obtenir réparation du constructeur automobile pour un préjudice économique subi en raison d'un logiciel de manipulation des émissions, au-delà des actions contractuelles contre le vendeur.
23 janvier 2026
Affaire C-27/26, Skoda: Demande de décision préjudicielle présentée par le Bezirksgericht Traun (Autriche) le 23 janvier 2026 – SENNA Nahrungsmittel GmbH & Co KG/SKODA AUTO a.s.
La Cour de justice de l'Union européenne est saisie d'une question préjudicielle relative à l'interprétation du règlement (CE) n° 6/2002 sur les dessins ou modèles communautaires, dans le cadre d'un litige opposant SENNA Nahrungsmittel GmbH & Co KG à SKODA AUTO a.s. devant une juridiction autrichienne. L'affaire porte sur la protection conférée par un dessin ou modèle communautaire enregistré pour des pièces de rechange automobiles, et plus spécifiquement sur la portée de la clause de réparation (« clause de réparation ») prévue à l'article 110 de ce règlement. Cette décision clarifiera les limites de la protection des dessins et modèles pour les pièces destinées à la réparation d'un produit complexe, en l'espèce des éléments de carrosserie de véhicules, ce qui intéresse directement les praticiens du droit de la propriété intellectuelle et de la concurrence en France.
23 janvier 2026
Affaire T-50/26: Recours introduit le 23 janvier 2026 – QI/Commission
L'affaire T-50/26 concerne un recours introduit par QI contre la Commission européenne, visant à contester la légalité d'un acte de cette institution. Le requérant invoque des moyens tirés de la violation du droit de l'Union, notamment des principes de proportionnalité et de protection de la confiance légitime. Pour un professionnel du droit français, cette affaire illustre les voies de recours directes devant le Tribunal de l'Union européenne contre les décisions de la Commission.
23 janvier 2026
Affaire T-48/26: Recours introduit le 23 janvier 2026 – Decora/EUIPO (CUTTING LINES)
L'affaire T-48/26 oppose Decora à l'EUIPO au sujet de la marque de l'Union européenne verbale "CUTTING LINES". Le recours, introduit le 23 janvier 2026, vise à contester une décision de l'EUIPO, probablement relative au refus d'enregistrement ou à une opposition, en invoquant des moyens tirés de la violation du règlement sur la marque de l'Union européenne. Pour un professionnel du droit français, cette affaire illustre les critères d'appréciation du caractère distinctif des marques descriptives ou dépourvues de caractère distinctif.
23 janvier 2026
Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 22 janvier 2026.#F.F. contre Istituto nazionale della previdenza sociale (INPS).#Renvoi préjudiciel – Sécurité sociale – Travailleurs migrants – Règlement (CE) no 883/2004 – Égalité de traitement – Totalisation des périodes – Article 58 – Accord entre la Communauté européenne et ses États membres, d’une part, et la Confédération suisse, d’autre part, sur la libre circulation des personnes – Prestations d’invalidité – Complément pour garantir le bénéfice du minimum légal de l’allocation d’invalidité – Conditions de durée de cotisation plus strictes pour les travailleurs ayant exercé leur droit à la libre circulation.#Affaire C-633/24.
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'article 58 du règlement (CE) n° 883/2004, lu à la lumière du principe d'égalité de traitement, s'oppose à une réglementation nationale qui soumet l'octroi d'un complément d'invalidité visant à garantir un minimum légal à des conditions de durée de cotisation plus strictes pour les travailleurs migrants que pour les travailleurs nationaux. En l'espèce, le système italien ne peut pas exiger d'un travailleur ayant exercé son droit à la libre circulation qu'il justifie de périodes de cotisation plus longues que celles applicables aux travailleurs n'ayant jamais quitté l'Italie pour bénéficier de ce complément. Cette décision précise les obligations de totalisation des périodes et de non-discrimination dans le cadre des prestations d'invalidité, y compris pour les travailleurs relevant de l'accord CE-Suisse sur la libre circulation des personnes.
22 janvier 2026
Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 22 janvier 2026.#Vlaams Gewest contre P&O North Sea Ferries Limited et P&O Ferries Limited.#Renvoi préjudiciel – Règlement (CEE) no 4055/86 – Application du principe de la libre prestation des services aux transports maritimes entre États membres et entre États membres et pays tiers – Article 56 TFUE – Article 191 de l’accord de commerce et de coopération entre l’Union européenne et la Communauté européenne de l’énergie atomique, d’une part, et le Royaume-Uni de Grande‑Bretagne et d’Irlande du Nord, d’autre part – Libre prestation des services – Restrictions – Réglementation nationale prévoyant le paiement d’une redevance pour l’utilisation obligatoire des services d’un système d’assistance au trafic maritime, en fonction de la longueur du navire concerné (“Verkeersbegeleidingssysteem (VBS)”) – Réglementation s’appliquant au trafic maritime à destination des ports du Vlaams Gewest [Région flamande (Belgique)] intégrés dans ce système d’assistance et en provenance d’un port d’un autre État membre que le Royaume de Belgique, mais ne s’appliquant pas au trafic entre ces ports flamands – Accord sur le retrait du Royaume-Uni de Grande‑Bretagne et d’Irlande du Nord de l’Union européenne et de la Communauté européenne de l’énergie atomique (Brexit).#Affaire C-413/24.
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la réglementation flamande imposant une redevance pour l'utilisation obligatoire du système d'assistance au trafic maritime (VBS), calculée en fonction de la longueur du navire et applicable uniquement au trafic en provenance ou à destination d'un port d'un autre État membre, constitue une restriction à la libre prestation des services de transport maritime. Cette restriction n'est pas justifiée, car elle traite différemment le trafic international et le trafic national sans raison objective, et ne peut être justifiée par des objectifs de sécurité maritime ou de protection de l'environnement. L'arrêt précise également que l'article 191 de l'accord de commerce et de coopération avec le Royaume-Uni (post-Brexit) ne s'oppose pas à une telle réglementation, dès lors qu'elle s'applique de manière non discriminatoire aux services de transport maritime entre la Belgique et le Royaume-Uni.
22 janvier 2026
Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 22 janvier 2026.#RM et EM contre Santander Bank Polska S.A.#Renvoi préjudiciel – Protection des consommateurs – Directive 93/13/CEE – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Article 6, paragraphe 1, et article 7, paragraphe 1 – Contrat de prêt hypothécaire indexé sur une devise étrangère contenant des clauses abusives – Effets de la constatation du caractère abusif d’une clause – Nullité du contrat – Jurisprudence nationale prévoyant la naissance de deux créances de restitution indépendantes – Action du consommateur tendant à la restitution des mensualités versées au titre du contrat – Créance du professionnel correspondant au montant du prêt – Recouvrement – Droit du professionnel de soulever une exception de compensation de sa créance avec celle du consommateur – Régime de répartition des dépens – Effet dissuasif de l’interdiction des clauses abusives – Principe d’effectivité – Obligation d’interprétation conforme au droit de l’Union.#Affaire C-902/24.
22 janvier 2026